Le Procès de Louis XIV

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Les multiples guerres de Louis XIV ont suscité en Europe une riche propagande dirigée contre la France et les Français ou contre la personne du roi et son entourage. François-Paul de Lisola a été l’inspirateur le plus précoce et le plus virulent de cette rhétorique. Né en Franche-Comté en 1613, zélé serviteur du Saint-Empire germanique, catholique fièle et farouche défenseur des intérêts des Habsbourg d’Autriche et d’Espagne, il mena une double carrière de diplomate et d’écrivain politique. De la guerre de Dévolution dans les Pays-Bas espagnols (1667-1668) à sa mort en 1674, il composa une série de pamphlets qui rencontrèrent un succès considérable. Ces textes servirent de référence et de modèle dans la guerre psychologique qui s’engagea contre Louis XIV, au moment où les armées royales triomphaient en Europe. S’appuyant sur une vaste enquête archivistique et combinant avec fiesse l’analyse des réseaux de Lisola, des canaux de diffusion de ses idées (notamment en pays protestants), de son vocabulaire et de sa pensée politique, l’auteur s’efforce de mesurer l’inflence exercée sur les élites et les milieux éclairés d’Europe par Le Bouclier d’État et de Justice (1667), le texte le plus largement répandu et commenté de Lisola. Avec la redécouverte de ce véritable bréviaire d’opposition à la France de Louis XIV, c’est un pan oublié du Grand Siècle qui se dévoile, loin des idées reçues sur la gloire du Roi Soleil ou des caricatures faciles de son règne.
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EAN13 : 9791021013759
Nombre de pages : 400
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Cet ouvrage est publié sous la direction de Denis Maraval
Cet ouvrage est publié avec le concours du Centre national du Livre.
© Éditions Tallandier, 2015
2, rue Rotrou – 75006 Paris
www.tallandier.com
EAN : 979-10-210-1375-9
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« History has its foreground and its background :and it is principally in the management of its perspective,that one artist differs from another. » Thomas MACAULAY,Edinburgh Review, mai 1828.
Semper Clarae
INTRODUCTION
Comment Churchill rencontra Lisola
Entre 1933 et 1938, Winston Churchill publia une biographie en quatre volumes de son ancêtre John Churchill duc de Marlborough , célèbre vainqueur de la bataille de Blenheim (1704). Les années 1929-1939 correspondent dans la carrière politique de Churchill à une longue traversée du désert. Privé de tout office ministériel, marginalisé au sein du parti conservateur en raison de ses diatribes contre un projet dedominion appliqué à l’Inde et de sa gestion maladroite de la crise de l’abdication d’Édouard VIII (1936), Churchill passa le plus clair de son temps à écrire articles et ouvrages dans l’espoir de préparer un retour au premier plan et de rétablir ses finances personnelles, durement éprouvées par les conséquences du krach de 1929. La publication du premier volume deLa Vie de Marlborough, en décembre 1933, coïncida avec la décision prise par Hitler, élu chancelier en janvier de la même année, de se donner quatre ans pour mettre sur pied une armée de 300 000 hommes, en infraction des stipulations du traité de Versailles (1919). Pour Churchill , qui restait député de la Chambre des communes, ce fut le début d’une longue campagne qui l’obligea à mobiliser son immense talent rhétorique pour tenter de convaincre ses concitoyens, encore traumatisés par la boucherie de 1914-1918, du danger que représentait une Allemagne réarmée. La lutte contre la politique d’apaisement de ses collègues conservateurs – également soutenue par les partis de gauche, les syndicats et l’essentiel des organes de presse – devint son cheval de bataille et, à partir de mai 1940, la justificationex post factodu caractère prophétique de ses avertissements. L’Histoire lui avait donné raison, lui que l’opinion publique désavouait dans les années 1930. Sans qu’il faille s’en étonner lorsque l’on s’intéresse de près à Churchill,La Vie de Marlboroughconstituait une œuvre à mi-chemin entre la biographie et l’autobiographie. Multiples sont les ponts dressés par l’auteur entre périodes moderne et contemporaine. Pour écrire, celui-ci s’entourait des meilleurs historiens professionnels de son temps, mais sa vocation historique était tournée vers la politique et non vers le progrès de la connaissance. C’est ce qui l’autorisait, dans un raccourci un peu hasardeux, à comparer les ambitions de la France du Grand Siècle à celles de l’Allemagne des années 1930 : Louis XIV, en un sens, n’avait fait que reprendre une ambition héritée de Philippe II d’Espagne pour la transmettre à Napoléon qui l’avait lui-même transmise au Kaiser avant que cet héritage ne tombât entre les mains du Führer. Le virus de la tyrannie, en somme, se transmettait comme par mimétisme d’un despote à un autre. Et, dans cette longue galerie des ennemis de la liberté, Louis XIV occupait une place de choix. Si ce roi
avait triomphé, affirmait Churchill, les Britanniques seraient moins libres aujourd’hui – dans les années 1930, donc – qu’ils ne le furent sous la domination de Napoléon et du Kaiser. Héros de la biographie de Churchill, le duc de Marlborough était celui qui était parvenu à « briser le pouvoir exorbitant de la France », à la fois en fermant l’accès aux vallées du Danube aux armées françaises après 1704 et en tenant bon dans les Flandres, allant jusqu’à reprendre Lille – ville française depuis 1667 – en 1708. La chance aidant, Marlborough aurait peut-être pu marcher sur Paris. Si on demandait aujourd’hui à un amateur éclairé du Grand Siècle qui furent les grands héros de la lutte contre Louis XIV en Europe, au moins trois noms seraient sans doute cités : Marlborough, bien sûr, et, à côté de lui, Guillaume III d’Orange et le prince Eugène. Marlborough reste le héros (controversé) des Britanniques ; Guillaume III le héros (longtemps oublié) des Néerlandais et le prince Eugène celui des Allemands et des Autrichiens. Mais qui, aujourd’hui, se souvient de François-Paul de Lisola ? Bien que, dans un mélange de coquetterie et de prudence, Churchill se défendît de vouloir rivaliser avec les historiens professionnels, l’étendue de ses lectures était assez large pour qu’il ait entendu parler de Lisola. À la lumière des sources existantes, il semble que ce nom soit parvenu à sa connaissance par l’intermédiaire de son assistant de recherche Maurice Ashley, un jeune historien diplômé de l’université d’Oxford chargé de rassembler des sources manuscrites en Europe en vue de la rédaction deLa Vie de Marlborough. Envoyé à Vienne, où sont encore conservés une grande partie des papiers diplomatiques de Lisola, Ashley en profita pour faire la connaissance d’Alfred Pribram, auteur en 1894 de la première biographie du publiciste et diplomate de l’Empire dont il est question ici.La Vie de Marlboroughconstituant un monument littéraire et historique de quatre volumes à la gloire d’un ancêtre dont Churchill cherchait à rétablir la réputation malmenée, il n’y a pas lieu de s’étonner que les deux autres grandes figures de la lutte antifrançaise – Guillaume III et le prince Eugène – occupent une place moins éminente que dans certaines études de la même époque. Churchill assumait pleinement l’ambition hagiographique de son ouvrage, écrit dans le même élan de piété familiale que celui qui avait guidé la rédaction de la biographie de son père Lord Randolph en 1906. Plus intriguant, cependant, est le cas de Lisola. Autant Marlborough et Guillaume d’Orange, tous deux nés en 1650, étaient contemporains, autant Lisola, né en 1613, appartenait à une génération antérieure qui avait notamment connu les affres de la guerre de Trente Ans (1618-1648). À la mort de Lisola en 1674, le futur duc de Marlborough n’était que John Churchill, fringant colonel d’un régiment anglais au service de Louis XIV en vertu d’une alliance militaire signée en 1672 par Charles II d’Angleterre avec son cousin Bourbon contre la Hollande. Ce décalage de génération entre le diplomate de l’Empire et le futur vainqueur de Blenheim explique sans doute pourquoi il n’est pas question de Lisola dansLa Vie de Marlborough. Mais, comme souvent, la consultation des archives permet d’éviter les conclusions hâtives. La lecture par Ashley de la correspondance de Lisola – sans oublier la rencontre avec Pribram – resta-t-elle vaine ? Partiellement seulement. Car, outre que son enquête apporta des éléments de contexte importants sur les années 1670 – une époque où John Churchill débutait son ascension à la Cour des Stuarts –, le futur Premier ministre put se familiariser avec Lisola, un nom absent des grandes études
e historiques du second XIX siècle dont il avait eu connaissance, comme la célèbre Histoire de l’Angleterrede Thomas Macaulay (1848-1849). Pour savoir ce que Churchill pensait de Lisola, ce n’est pas sur la version imprimée mais sur les brouillons deLa Vie de Marlboroughfaut se pencher. Sur la base des qu’il recherches qui étaient faites pour lui, Churchill avait l’habitude de dicter un brouillon qui était retranscrit par une secrétaire pour être ensuite envoyé sans tarder à l’imprimerie. Le premier jeu d’épreuves constituait en réalité un prolongement de la phase de rédaction, l’auteur apportant de nombreuses corrections de style qui marquaient le passage définitif du discours oral à la langue écrite. Le passage qui nous intéresse ici aurait dû se situer au chapitre IV du premier volume deLa Vie de Marlborough, intitulé « L’Europe de Charles II », où il est notamment question de la Triple-Alliance (1668), un traité antifrançais signé par l’Angleterre, la Hollande et la Suède auquel Lisola apporta une contribution décisive – il en sera longuement question dans cette étude. Voici donc ce qu’écrivit Churchill :
Cinq ou six hommes de différents pays, d’origines et de caractères très différents [« origines » et « caractères » étant préférés au mot « religion » de la première version], furent les architectes de la grande alliance qui devait finalement en sortir. Parmi eux, Lisola, un diplomate autrichien animé d’une haine viscérale de la France qu’il devait au sac de sa Bourgogne natale. Il semble qu’il ait été le premier à avoir consacré toute sa vie à ce dessein qui consistait à briser l’excès de puissance de la France.
Churchill fait le meilleur introducteur qui soit au sujet de ce livre. Car même s’il relégua finalement le nom de Lisola à l’obscurité d’une version provisoire qui devait le rester, il rappelle que Lisola fut effectivement le premier des grands opposants à Louis XIV en Europe. Dans l’Angleterre des années 1930, il fallait toute l’érudition de Keith Feiling, longtemps professeur à Oxford et conseiller historique de Churchill, pour que le nom de Lisola ne fût que cité au détour d’une ligne.
Le grand oublié du siècle de Louis XIV
Reconnaissons-le : ce qui valait dans la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres vaut encore aujourd’hui dans l’essentiel de l’Europe et du monde. En dehors des milieux historiques spécialisés, Lisola reste le grand oublié du siècle de Louis XIV , en dehors peut-être du monde germanophone. Comment expliquer ce contraste saisissant entre son omniprésence dans la diplomatie européenne et le discours politique des années 1665-1674 et le faible intérêt qu’il suscite dans les études louis-quatorziennes ? Comment expliquer, dans le cas français, que leDictionnaire du Grand Siècledirigé par François Bluche tout (1990) comme le non moins savantDictionnaire de l’Ancien Régime(1996) dirigé par Lucien Bély ne consacrent pas de notice à Lisola alors que les sources convergent pour considérerLe Bouclier d’État et de Justice– nous écrirons (1667) Le Bouclier – comme l’une des principales sources d’inspiration de la littérature antifrançaise en Europe ? Faut-il y voir la résultante lointaine de cet art de la dissimulation si savamment cultivé
par Lisola ? Ou, dans l’Hexagone, la conséquence du choix inconscient d’ignorer les discours qui ont pu écorner le « mythe Louis XIV » au moment où il était en train de se forger ? Le « procès de Louis XIV » dont il est question dans ce livre est donc un procès qui, volontairement ou non, a été escamoté au profit de deux tendances : d’un côté, une tradition historiographique tournée vers la célébration d’un roi fondateur de l’État, patron des arts et garant de la puissance française en Europe ; de l’autre, une tradition critique héritée des Lumières qui considèregrosso modorien de sérieux contre que Louis XIV n’a pu s’écrire en langue française avant 1715 et que seuls des philosophes évoluant dans une république des lettres régénérée pouvaient s’emparer de ce droit d’inventaire. Or, nous pensons queLe Boucliera constitué le premier grand manifeste (1667) d’opposition à Louis XIV, devenant dès 1668 un véritable bréviaire pour la littérature antifrançaise qui commençait à éclore en Angleterre, en Hollande, en Espagne et dans le Saint-Empire germanique.Le Procès de Louis XIVraconte l’histoire de ce livre : l’histoire de sa conception, de son écriture, de sa publication, de sa diffusion en Europe, de sa traduction en langues étrangères, de ses avatars et des innombrables commentaires qu’il suscita. Ce procès était bien celui d’un jurisconsulte intenté à un roi, mais devant un tribunal qui était celui de l’opinion publique. Car, de l’avis de Lisola lui-même, « ce monde est gouverné par l’opinion publique et le moindre événement est aussi facilement gonflé qu’il est mis sous le tapis ». Cette intelligence de l’opinion publique ne fait pas forcément de Lisola un homme des proto-Lumières, même s’il est toujours e e tentant de considérer que le XVII siècle fut le siècle de l’État et le XVIII celui d’un « espace public » (Jürgen Habermas) régi par le commerce des idées et une explosion de la presse. Né en 1613 à Salins, à l’époque où la Franche-Comté était encore espagnole, juriste de formation et diplomate de carrière, Lisola appartenait à ce que nous appelons la « génération Richelieu », à savoir des publicistes formés à l’école de la raison d’État et participant à l’émergence d’un droit public encore embryonnaire. Lors de la naissance de Louis XIV en 1638, Lisola avait déjà vingt-cinq ans, l’âge de la maturité pour un homme de ce temps. L’ancien élève de la célèbre faculté de Dole avait été élevé dans une province qui constituait un foyer de la Contre-Réforme et il n’hésitait pas à se présenter comme « fils adoptif de la Compagnie de Jésus », cherchant d’ailleurs la protection du père Nithard au cours des années 1665-1666 passées en ambassade à Madrid. En 1639 débuta pour le jeune Lisola une carrière diplomatique au service de l’empereur qui devait durer trente-cinq ans. Polyglotte, il écrivait alternativement en latin (la langue des traités diplomatiques), en italien (l’une des langues officielles de la cour impériale), en espagnol et en français (la langue de la république des lettres). Il fut l’un des grands diplomates de son temps, se spécialisant sans le vouloir dans ce que l’on appelle aujourd’hui la « résolution des conflits »(conflict resolution), envoyé par la cour impériale pour des missions qui l’amenèrent à voyager aux quatre coins de l’Europe : Berlin, Varsovie, Dantzig, Londres, La Haye, Bruxelles ou encore Madrid. Si Lisola ne fut jamais en poste à Paris (ou à Versailles), c’est pour la même raison qui fit duBouclierun best-seller européen : la cour de France l’aurait préféré mort que vivant. Il répondait à un modèle de diplomate tout à fait singulier dans l’Europe moderne : ni « espion » ni « ambassadeur » (Lucien Bély), mais résident et publiciste.
Le paradoxe veut en effet que, malgré sa notoriété sur la scène diplomatique européenne, il ne fût jamais élevé au rang d’ambassadeur, titre plus naturellement réservé aux membres de la noblesse impériale. Ainsi s’explique le fait que Lisola se trouva parfois en binôme avec un ambassadeur, comme à Madrid en 1665-1666 ou à Londres en 1666-1668 : situation quelque peu bancale qui n’était pas forcément faite pour servir les intérêts des Habsbourg tant la coordination entre un « chef de poste » officiel et une sorte d’électron libre agissant parfois en dehors de son cahier des charges pouvait être délicate. Résident et non ambassadeur de l’empereur, Lisola fut surtout un publiciste de grand talent, auteur, outreLe Bouclier, d’une petite vingtaine de libelles antifrançais. Ces textes, publiés de façon souvent anonyme, posent des problèmes d’attribution quasiment insurmontables. Que l’on ait pensé que tel ou tel pamphlet fût de sa plume ne veut pas dire pas qu’il l’était effectivement. Comme le faisait remarquer le très perspicace Pierre Bayle dès 1675 : « À la vérité, tous ces faiseurs de libelles savent assez bien leur Lisola, et ils affectent même de se servir des titres qu’il donnait à ses ouvrages. Ils aiment surtout le magnifique titre deBouclier d’État. » Lisola fut presque victime de son succès, comme il l’écrit en parlant de lui à la troisième personne : « Il est vrai que l’avidité des libraires leur a fait ramasser quelques fragments mal agencés de deux ou trois autres de ses ouvrages, qu’ils ont mis sous presse avec tant de défauts que l’auteur même a de la peine à les reconnaître. » Voilà commentLe Boucliernaître en Europe des « enfants supposés », autrement dit des fit textes apocryphes qu’un libraire ou un imprimeur en quête de succès avait intérêt à faire passer pour une œuvre de Lisola. Le Boucliereffectivement un tel succès que des effets d’imitation ne sont rencontra pas à exclure tant en matière de style que de perspectives thématiques. « Je ne suis point homme à déguiser mes sentiments », écrivait Lisola à Schwarzenberg en 1665. Pourtant, nul mieux que lui ne savait dissimuler son identité d’auteur, au point de susciter la moquerie de ses contradicteurs français qui se plaisaient à le décrire comme un « caméléon d’inconstance », quelque part entre le « léopard », le « tigre », le « renard » et le « perroquet ». Bref, un personnage de métamorphoses, à la fois omniprésent et insaisissable. Dans un ouvrage qui a fait date, Marc Fumaroli a montré que la France voulut au e XVII siècle « s’imposer à l’Europe par la réussite des lettres et des arts autant que par la victoire des armes ». Lisola participa pleinement de cet « âge de l’éloquence », conscient que la consolidation de l’État français après les troubles civils des années 1640 et 1650 se ferait au détriment des autres puissances européennes, de même que le « triomphe de l’éloquence française », et notamment de son éloquence juridico-politique, se ferait aux dépens du magistère exercé par l’empereur. C’est un député gallois du Parlement britannique, probable lecteur de Lisola comme bien des élus de la Chambre des communes en 1672-1673, qui résuma le mieux la politique d’opposition inspirée parLe Bouclier(1667) : vaincre la domination en Europe de « l’éloquence française ». Ainsi s’explique sans doute le choix fait par Lisola de rédiger son œuvre en français, s’appropriant la langue des dominants pour la retourner plus savamment contre eux ; un choix parfaitement calculé puisque la version manuscrite préparatoire duBouclier, dont il sera ici question pour la première fois depuis la e (re)découverte de Lisola par les historiens germanophones à la fin du XIX siècle, fut rédigée en espagnol dans les années 1665-1666. Sans compter que le titre même de
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