Le Sénégal sous Abdoulaye Wade

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Le résultat des élections locales du 22 mars 2009 est une éclatante victoire pour tout le peuple sénégalais et un avant-goût de 2012 pour tous ceux qui s'opposent vaillamment au régime libéral d'A. Wade. L'auteur, avec force et conviction, analyse sans concession l'échec intégral du régime libéral d'Abdoulaye Wade au pouvoir depuis 10 ans.
Publié le : jeudi 1 avril 2010
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EAN13 : 9782296255197
Nombre de pages : 321
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Le Sénégal sous Abdoulaye Wade
Mandiaye Gaye Le Sénégal sous Abdoulaye Wade Banqueroute, corruption et liberticidePréface de Boubacar Boris Diop L’HARMATTAN
Auteur des publications suivantes aux Editions L’Harmattan Enjeux politiques à Dakar 1945-1960, 2000. La vie sociale à Dakar 1945-1960, 2000. Aube de sang, 2005. © L'HARMATTAN, 2010 57, rue de l'ÉcolePolytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 9782296117587 EAN : 9782296117587
REMERCIEMENTS Je remercie mon ami, le Professeur Cheikh Faty Faye, pour son assistance et sa disponibilité qu’il m’a apportées dans la réalisation de cet ouvrage. Je remercie aussi tous mes amis qui, de près ou de loin m’ont suggéré et encouragé à publier cet essai, qui constitue un résumé d’une partie des contributions que j’ai déjà publiées dans la presse. Amis parmi lesquels je citerai : Abdoul Aziz Diop Bathie Ngoye Thiam Almamy Mamadou Wane Moctar Fofana Niang Mody Niang Adama Diouf de Xalimasn Bassirou Ndiaye de Archipo Ibrahima Cissé de Infosen Et tant d’autres…. Je remercie tout particulièrement mon ami Boubacar Boris Diop, qui m’a fait l’honneur et l’amitié de me dédicacer cet ouvrage. C’est un geste qui me va droit au cœur. Je remercie également les nombreux amis lecteurs, de leurs encouragements, soutiens et conseils, qu’ils n’ont jamais cessé de m’apporter. Ils comprendront que je ne puisse pas les citer tous ici, mais ils se reconnaîtront à travers ces mots. Je remercie aussi toute la presse privée nationale libre, qui, grâce à elle, j’ai pu diffuser sans entrave, mon point de vue de citoyen libre, à travers leurs colonnes, ondes et sites Internet, sur la façon dont mon pays a été gouverné hier et aujourd’hui. Elle constitue à mes yeux une sentinelle irremplaçable, sans laquelle, les citoyens ne connaîtraient jamais les coups tordus, les nombreux scandales tels que la Lonase, l’Anoci, le monument de la Renaissance, etc…, les crimes odieux et autres complots ourdis et perpétrés contre le peuple sénégalais par un régime sans foi ni loi. Son existence et sa pérennité sont une garantie pour l’information plurielle et diversifiée du citoyen, ainsi que pour une démocratie réelle au sens large du terme.
DEDICACES Je dédie ce travail à mes chers parents, qui m’ont tant apporté dans mon éducation et qui, malgré leurs conditions sociales modestes ont su m’inculquer les valeurs de droiture, de dignité, d’éthique, d’humilité et de respect envers l’autre. A mes chers enfants Arame, Khady, Samba et Anna et mes petits enfants Ndeye Marème, Djické et Tabara Aissatou, qui me comblent d’affection constante. A tous amis d’enfance inséparables, qui m’ont toujours apporté leur assistance dans tous les domaines et me témoignent de leur fidélité sans faille. A mon épouse et compagne qui a su supporter avec patience, les durs moments d’une vie conjugale, faite de privations de toutes sortes. A mon cher oncle feu Samba Seye et son épouse qui m’ont couvert de bienveillance dans mon enfance. A mes sœurs Khady et Yacine pour leur tendresse, leur affection et leur assistance depuis notre enfance. A tous mes neveux et nièces pour leur gentillesse, leur affection et le respect qu’ils me vouent. Une mention particulière à Khady Cissé A tous mes homonymes pour leur affection à mon égard, à qui je souhaite une pleine vie. A mes camarades de lutte et de combats de tous ordres d’hier à aujourd’hui et à titre posthume pour ceux qui ne sont plus de ce monde ainsi qu’à tous les citoyens sénégalais qui ont à cœur la situation grave que vit leur pays sous Abdoulaye Wade. J’exhorte toutes les générations confondues, qui se battent contre cet état de fait, à persévérer davantage dans leurs justes combats, pour leur peuple et un Sénégal meilleur où, il fait bon vivre parce que, devenu : un Etat de droit effectif, de démocratie non virtuelle mais concrète, respectueux des lois et règlements de la république et sans aucune discrimination entre les citoyens sénégalais.
PREFACE “Contribuer”, dit le dictionnaire, c’est «aider, participer (avec d'autres) à la réalisation d'un projet, d'une entreprise, avoir une part, plus ou moins importante, dans la production d'un résultat…» Mais ce n’est peut-être pas si simple, car les mots ont souvent une seconde vie, plus ou moins secrète. Ainsi me suffirait-il de demander à un ami étranger son avis sur « la dernière contribution de Mody Niang dansWalf »pour le plonger dans un profond embarras. Le malentendu serait tout à fait compréhensible dans la mesure où le vocable “contribution” est devenu, depuis le début des années 90, une sorte de « sénégalisme ». Notre langage politique l’a enrichi de nouvelles nuances et l’on peut même dire qu’il fleure bon chez nous la controverse citoyenne. A l’origine de cette mutation sémantique : les quotidiens privés qui, en offrant de larges espaces d’expression à tous, ont transformé une rubrique souvent négligée – le “courrier des lecteurs” – en lieu privilégié du débat démocratique. Dans le feu de la lutte contre Diouf et le PS, ce choix éditorial intelligent et généreux nous a peu à peu familiarisés, parmi des dizaines voire des centaines d’autres signatures, avec les opinions de Moubarack Lô, Ibrahima Sène, Djibril Albert Ndiaye et Mandiaye Gaye. Par des textes au vitriol ou des analyses rigoureuses et sereines, chacun d’eux a su apporter sa touche personnelle dans la réflexion sur la situation politique et sociale du Sénégal. A l’instar de Mandiaye Gaye - qui se présente volontiers comme un « observateur actif » - ils se sont intéressés à des sujets aussi sérieux et divers que la politique agricole, la pêche industrielle et les relations entre les confessions mais également entre les confréries religieuses. Le grand public, qui ne savait presque rien d’eux au départ, n’a pas tardé à découvrir de fortes individualités, avant tout soucieuses d’offrir en partage à leurs semblables une riche expérience humaine et intellectuelle. Le parcours politique de Mandiaye Gaye est particulièrement révélateur à cet égard. «Le Sénégal sous Abdoulaye Wade» est en effet le livre d’un homme qui, ayant placé sa vie sous le signe du combat contre l’injustice, n’a jamais pu se résigner au silence ou à l’inaction. Les anciens camarades de Mandiaye Gaye parlent aujourd’hui encore avec respect et émotion de son esprit de sacrifice et de son dévouement à leur idéal commun. Élève à St-Louis, il est « recruté » dès l’âge de dix huit ans au Parti africain de l’Indépendance (PAI) par Youssouf Ly et feu Elimane Kane – en même temps, note-t-il malicieusement, qu’un certain Mouhamadou Keita, futur… chef d’État-major général de notre armée et figure de proue des Assises nationales ! Le PAI se voulait un parti communiste et en 1963 Mandiaye Gaye s’en va à Moscou pour une formation à l’Institut international de la Coopération. C’était toutefois une époque un peu bizarre où
un jeune Sénégalais ne pouvait se rendre au pays de Lénine que par le train, en faisant un petit détour chez Modibo Keita… Revenant au Sénégal deux ans plus tard dans l’Express Dakar-Bamako, Mandiaye Gaye est arrêté en gare de Kidira et passe quatre mois en prison. Aussitôt après sa libération, il entre dans la clandestinité. On sait ce qu’il est advenu par la suite du PAI. Mandiaye Gaye se retrouve au Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) où, jusqu'à sa démission en 1997, il est membre du Comité central et de la Commission centrale de contrôle. Mais pour ce comptable de formation – il a servi entre autres à l’Ipg et à Africauto – s’éloigner du combat politique organisé ne signifiait en aucune façon se désintéresser du sort de ses compatriotes. La parution de ce livre montre bien que sa passion de la chose publique est restée intacte même pendant la période où il a pu s’interroger sur la validité de ses choix philosophiques antérieurs. Son intégrité a fini par payer : aujourd’hui le nom de Mandiaye Gaye compte et sur tous les sujets d’intérêt national ses avis sont sollicités et écoutés d’une oreille attentive. Le paradoxe, c’est qu’il est devenu la voix des sans-voix sans l’avoir vraiment cherché, au moment même où, conscient des limites de l’action partisane, il ne voulait surtout plus prétendre parlerau nom de… S’il s’est mis un jour à alimenter les journaux de ses courriers, c’était avec la modeste ambition de suggérer aux autorités et aux populations des solutions pratiques à des problèmes auxquels lui-même, vivant dans la banlieue, était parfois directement confronté. Mais au fil des ans, encouragé par les réactions des lecteurs, il a senti la nécessité d’affiner toujours un peu plus sa réflexion et de lui donner une portée nationale. Une solide formation idéologique l’avait fort heureusement préparé à ce délicat exercice. Il n’y a sans doute rien de plus beau que la possibilité pour un citoyen anonyme de dire : “Notre pays est en crise, voici ce que je propose pour y remédier”. Cela peut paraître aller de soi dans une démocratie qui se respecte. Il faut pourtant du caractère pour refuser de subir la parole des autres et oser se battre, presque seul et pour ainsi dire à mains nues, contre toutes sortes de pouvoirs institués. Jusqu’au bout Mandiaye Gaye est resté fidèle à ses convictions et c’est avec une légitime fierté qu’il vient non pas de rassembler mais de faire fusionner dans un même ouvrage plusieurs décennies de « contributions ». L’on y cherchera cependant en vain la toute première, parue dansLe Soleilen 1970 et fustigeant – déjà… ! - la gestion de la Senelec par le régime de Senghor. Le président Diouf est lui aussi absent du livre, même si l’auteur ne l’a guère ménagé à l’époque oùLe Matinmais surtout WalfadjrietSud Quotidien étaient au faîte de leur puissance. Pourquoi donc Mandiaye Gaye a-t-il choisi de faire de l’actuel président du Sénégal son unique cible ? Certains l’accuseront
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