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Le
service
en
public
A frique
du
sport
noire
É tudes africaines C ollection dirigée par D enis ryen et F rançois anga A koa D ernières parutions Robert A KIN DE sous la dir de es acquis économiques du B énin de 1960 à 2010   C hristian EB OUM B OU J E M BA ransports et développement urbain en A frique   William B OLOUVI n regard inquiet sur l’ A frique noire   Julien C OMT E T émoires de djembéfola. E ssai sur le tambour djembé au ali. éthode d’apprentissage du djembé (avec partitions et CD )   Juan A VIL A D éveloppement et lutte contre la pauvreté, e cas du ozambique   JeanSerge M A SS A M BA M A KOUM B OU olitiques de la mémoire et résolution des conflits   A pollinaireSam SIM A NTOTO M AF UT A a face occulte du D ieu des C ongolais   Toavina R A L A M B OM A H A Y adagascar dans une crise interminable   e édition  A lphonse Zozime T A M E K A MT A E ric Wilson F O FAC K dir es urgences africaines, éécrire l’histoire, réinventer l’ E tat   HenriPensée MP E R E N G avec la collab de Jerry MP E R E N G  istoire du C ongo inshasa indépendant. olitique économique  Julien B OKILO a C hine au C ongo-B razzaville. tratégie de l’enracinement et conséquences sur le développement en A frique   B ouyo Kwin Jim N A R E M icrofinance et réduction de la pauvreté de la femme rurale en A frique. C omprendre la dérive vers le monde urbain   Kanel E N GE N D J A N G OULOU e développement des industries culturelles au G abon   F rancis NK EA N D ZI G U E a procédure pénale au G abon  Moussa B OUR E IM A ’économie agricole au iger   Yaya SY émoires d’ancêtres,  E ssé A MOUZOU ouammar adhafi et la réalisation de l’ nion africaine  
Le
F rançois C laude D ikoumé
service public du sport
en A frique noire
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Paris
A
tous
les
miens.
R E M E R C I E M E NTS
ous remercions sincèrement tous ceux qui ont permis à ce livre de paraître et particulièrement :
-otre modeste équipe de recherche dans laquelle BE O B O ABEA C laude et E GA BA A E E Philomène se sont entièrement mobilisés pour relever tous les défis qui se présentent généralement aux jeunes chercheurs.
-D O C   E G qui n’a ménagé ni effort, ni temps pour la relecture du manuscrit.
-amad A  ABA A B OU qui a mis à notre disposition toutes les conditions idoines de travail.
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A V A NT PROPOS
A vec la notion de « service public du sport en A frique », nous avons il y a plus de vingt ans 1 déjà affirmé avec force, la trame de fond du contenu de ce concept. E n effet, nous avions insisté sur la spécificité de la gestion du sport par les E tats en A frique oscillant autour de l’action exclusive de la puissance publique. E tat en A frique avions-nous démontré était au commencement et à la fin de la gestion du sport ; il n’y avait de gestion du sport que pour servir les intérêts de l’ E tat en somme. a définition de la structure du sport mondial et de l’organisation du sport au C ameroun a semblé dès lors comme objectifs secondaires de notre œuvre, mais non moins importants. ogiquement, il était inéluctable que nous vérifions plus de vingt ans après, si les réponses définitives aux hypothèses de l’époque tiennent toujours face aux fluctuations qu’ont connues les E tats africains depuis 1989. C ’est l’une des raisons fondamentales, sans être exclusive qui justifie la réécriture d’une nouvelle édition. ous avons néanmoins gardé le titre de la première édition, que nous aurions pu modifier, pour indiquer la novation dans la téléologie du service public du sport dans cette deuxième édition. ’histoire du sport est ontologiquement liée à l’histoire classique des relations internationales ; nous avions écrit avant la chute du mur de B erlin, l’avènement de la mondialisation et le triomphe du modèle libéral capitaliste. l faut dire que ces mutations internationales et bien d’autres encore ont entraîné des changements de posture au sein des organismes sportifs internationaux. ’avènement de la « démocratie sportive » et l’éclosion de ce que G erald S  O appelle la « puissance sportive » sécrètent un faisceau de pouvoirs parfois déroutants pour les E tats du monde. l est indéniable que l’aura du C O et de la F FA par exemple est différente depuis ce que F rancis F U UY A A dénomme la fin de l’histoire (la guerre froide). A u début des années quatre-vingt et dix, on a constaté une restructuration profonde dans la gestion de ces organismes transnationaux de management du sport avec l’obligation faite aux représentations régionales et nationales de s’arrimer à cette nouvelle donne que nous qualifions de « démocratie sportive ». ous pensons que si au niveau d’autres continents ( E urope, A mérique et A sie), cette « démocratie sportive » s’applique sans difficulté, l’ A frique a eu besoin de faire beaucoup de restructurations du cadre réglementaire et institutionnel afin de répondre aux attentes continentales. es dispositifs réglementaires régionaux ont changé sous l’effet de la mutation institutionnelle qu’a connu le processus d’intégration africaine (passage de 1 D  OU E ( F ), e service public du sport en A frique : ’exemple du C ameroun , D alloz, Paris, 1989.
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l’OU A à l’U A en 000). e C SS A , ce qui n’est guère surprenant est renvoyé aux oubliettes ; la C onférence des inistres en charge des Sports de l’Union A fricaine ( C SU A ) est arrivée et a renforcé les pouvoirs de gestion pratique du sport africain par l’ AC O A en se cantonnant quant à elle, à l’élaboration des politiques sportives continentales. ais, force est de constater qu’au niveau des E tats et en nous appuyant sur l’exemple du C ameroun, la prégnance exclusive de l’ E tat d’antan sur la gestion du sport a connu un relâchement aujourd’hui. E n effet, les dispositifs réglementaires et institutionnels des pays d’ A frique (du C ameroun en particulier) ont changé, reconnaissant le pouvoir disciplinaire aux associations sportives nationales, ce qui est une véritable rupture téléologique avec le temps où celles-ci étaient ni plus ni moins qu’un service du inistère en charge des Sports (relais de l’administration). E n ce sens la loi n° 011/018 du 15 juillet 011 relative à l’Organisation et à la Promotion des A ctivités Physiques et Sportives au C ameroun illustre en son article 3 , la présence prépondérante de l’ E tat et la centralité de ce dernier dans l’organisation de l’activité physique et sportive au niveau du C ameroun mais, elle reconnaît aussi en son article premier que « a présente loi régit l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives. E lle vise à :-instaurer la confiance et une entente mutuelle entre les acteurs du mouvement sportif national dans le respect de leurs droits légitimes (…) ». e « respect de leurs droits légitimes » est une novation que ladite loi reconnaît aux acteurs des droits que l’ E tat entend respecter ; ceci démontre aussi que la coopération supplante la tutelle rigide de l’administration. onobstant toutes ces évolutions, il ne faut pas pour autant surestimer le pouvoir des acteurs du sport au sein des E tats et sous-estimer les prérogatives de puissance publique qu’exercent ces derniers sur la gestion du sport. l nous semble en fait que l’ E tat ne cède que ce qu’il veut bien céder ; si les organismes sportifs internationaux recommandent l’élection au sein des associations nationales, ceci n’est pas toujours respecté ; c’est le cas au B ahreïn ou au aroc par exemple. C es deux pays restent pourtant membres de la F FA . a puissance sportive existe bien mais, elle n’est pas encore véritablement à comparer à la puissance étatique qui elle, est adossée sur la souveraineté et le territoire qu’aucune autre entité en dehors de l’ E tat ne possède. Tant que les choses seront ainsi nous n’assisterons pas à un retournement du monde. «-(1) E tat détermine la politique de développement de l’éducation physique et des sports et ’ ssure de sa mise en œuvre. (2) e développement des activités physiques et sportives et s a du sport de haut niveau incombe à l’ E tat et au mouvement sportif national constitué d’associations et des fédérations sportives.(3) E tat et les collectivités territoriales décentralisées, en relation avec le C omité ational lympique et portif du C ameroun, e C omité ational aralympique C amerounais, les fédérations sportives nationales, ainsi que toute personne physique ou morale de droit public ou privé, assurent la promotion et le développement du sport et de l’éducation physique».
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