Les Entreprises et l'intégration européenne

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Cet ouvrage propose des zooms sur plusieurs pays membres de l'UE, sur des secteurs (bancaire, agroalimentaire, automobile, public), des fonctions managériales (marketing, GRH) et des stratégies (nationales, organisationnelles ou encore individuelles) pour susciter réflexions et analyses sur une problématique à la fois très vaste et assez peu étudiée.
Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9782140007019
Nombre de pages : 326
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Sous la direction de Stela RAYTCHEVA& Gilles ROUET
LES ENTREPRISES ET L’INTÉGRATION EUROPÉENNE
Local & Global
Les entreprises et l’intégration européenne
e Cet ouvrage est le 48 de la
e et le 38 publié dans le cadre de la Chaire Jean Monnetad personam« Identités et Cultures en Europe »,
dont 28 dans cette collection : Migrations, Mobilités, Frontières et Voisinages,Maria Rošteková & Serge Dufoulon (dir.) Citoyennetés et Nationalités en Europe,articulations et pratiques,Gilles Rouet (dir.) Nations, cultures et entreprises en Europe,Gilles Rouet (dir.) Productions et perceptions des créations culturelles,Helena Bálintová & Janka Palková (dir.) La photographie : mythe global et usage local,Ivaylo Ditchev & Gilles Rouet (dir.) Usages de l’Internet, éducation & culture, Gilles Rouet (dir.) Usages politiques des nouveaux médias, Gilles Rouet (dir.) Participations & citoyennetés depuis le Printemps arabe,Antoniy Galabov & Jamil Sayah (dir.) Internet ou la boîte à usages, Serge Dufoulon (dir.) Europe partagée, Europe des partages, Serge Dufoulon & Gilles Rouet (dir.) Frontières géoculturelles & géopolitiques, Gilles Rouet & François Soulages (dir.)Quelles frontières pour quels usages ?, Gilles Rouet (dir.) e-Citoyenneté, Anna Krasteva (dir.) Médias et sociétés interculturelles,Martin Klus & Gilles Rouet (dir.) Arts et espaces publics, Marc Veyrat (dir.) Mobilisations citoyennes dans l’espace public,Gilles Rouet (dir.) Esthétiques de l’espace public,Serge Dufoulon & Jacques Lolive (dir.) Identités et espaces publics européens, Radovan Gura & Natasza Styczyńska (dir.) Esthétiques de la ville : équipements et usages, Thierry Côme & Gilles Rouet (dir.)Migrations en blanc. Médecins d’est en ouest, Anna Krasteva & Despina Vasilcu (dir.) Intégration et voisinages européens,Radovan Gura & Gilles Rouet (dir.) Services publics, entreprises publiques, quelle place pour les citoyens ?,A. Galabov & G. Rouet (dir.) La rue et l’e-rue.Nouvelles contestations citoyennes,Petia Gueorguieva & Anna Krasteva (dir.) Innovations managériales : enjeux et perspectives, Thierry Côme & Gilles Rouet (dir.) Penser et construire l’Europe, Bogdan Bogdanov Éducation et dialogue interculturel,Ľudovít Hajduk & Martin Klus (dir.) Les citoyens et l’intégration européenne,Radovan Gura & Gilles Rouet (dir.)
Sous la direction de Stela RAYTCHEVA& Gilles ROUETLes entreprises et l’intégration européenne
Volume publié avec le concours de la Chaire Jean Monnetad personam« Identités et Cultures en Europe » et de l’Institut d’Études Européennes de l’Université Jagellon, Cracovie Rédacteur scientifique : Christophe Lips Partenaires de la collection RETINA International, Recherches Esthétiques & Théorétiques sur les Images Nouvelles & Anciennes, ECAC,Europe Contemporaine & Art Contemporain, Paris 8, Institut Supérieur de Management & Laboratoire de Recherche en Management, LAREQUOI, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, IEEI,Institut d’Études Européennes et Internationales, Reims & Faculté de Sciences Politiques et des Relations Internationales, Banská Bystrica.Comité scientifique international de lecture Argentine(Silvia Solas, Univ. de La Plata),Belgique(Claude Javeau, Univ. Libre de Bruxelles), Brésil(Alberto Olivieri, Univ. Fédérale de Bahia, Salvador),Bulgarie(Ivaylo Ditchev, Univ. de Sofia St-Clément d’Ohrid),Chili(Rodrigo Zuniga, Univ. du Chili, Santiago),Corée du Sud(Jin-Eun Seo, Daegu Arts University, Séoul),Espagne(Pilar Garcia, Univ. de Séville),France(Gilles Rouet, Univ. de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, Univ. Matej Bel, Banská Bystrica & François Soulages, Univ. Paris 8),Géorgie(Marine Vekua, Univ. de Tbilissi),Grèce(Panayotis Papadimitropoulos, Univ. d’Ioannina),Japon(Kenji Kitamaya, Univ. Seijo, Tokyo),Hongrie(Anikó Ádam, Univ. Catholique Pázmány Péter, Budapest),Russie(Tamara Gella, Univ. d’Orel),Slovaquie(Radovan Gura, Univ. Matej Bel, Banská Bystrica),Taïwan(Stéphanie Tsai, Univ. Centrale de Taïwan, Taïpei)© L’Harmattan, 2016 5-7 rue de l’École polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISSN : 2257-3690 ISBN :978-2-343-08886-0EAN :9782343088860
Introduction Stela Raytcheva & Gilles Rouet Ce volume collectif aborde une double problématique : celle du rôle des entreprises dans l’intégration européenne, d’une part, et celle des conséquences de l’intégration européenne sur les entreprises, d’autre part. Les entreprises, privées, publiques ou mixtes, sont assez rarement étudiées par rapport à l’intégration européenne ou alors surtout à un niveau macro-économique ou sectoriel. Pourtant, l’intégration européenne implique une relative homogénéisation des systèmes de contrôle de gestion, une mise en place d’indicateurs et de normes partagés, et une convergence des systèmes comptables. Ce livre est à l’image que nous nous faisons de l’Europe. Approches croisées, interdisciplinaires et internationales, la cohérence de l’ensemble émerge justement de la complémentarité des points de vue. Les auteurs sont des chercheurs en sciences de gestion, en sciences économiques, en relations internationales, en science politique, en sociologie, en anthropologie, en communication ou encore en philosophie. Ils sont Français, Bulgares, Slovaques, Polonais. La fertilité du croisement de l’étude des organisations et de celle de la construction européenne est évidente. L’entreprise, en tant qu’objet d’étude, est généralement étudiée selon deux niveaux : national et global. Quant à l’intégration européenne, elle est souvent analysée aux niveaux régional (transfrontalier, développement des régions défavorisées), national et européen. Ce décalage d’échelle, entre autres, renforce une certaine tendance des sciences de 1 management et des organisations à chercher desbest practices, à exploiter ces connaissances à l’échelle mondiale sous prétexte de partage et d’apprentissage sans frontières, mais dont peuvent
1. À l’exception des études critiques et post-coloniales.
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Stela Raytcheva & Gilles Rouet
résulter conformisme et domination, ignorance et négligence du local. De plus, la faible prise en compte, par les sciences du management, du niveau européen, autre qu’à travers le prisme de l’impact des réglementations européennes sur les stratégies des organisations, traduit une sous-estimation du fait que les firmes elles-mêmes sont porteuses de projets politiques (au sens large) et culturels. Il est difficile de pouvoir mettre en évidence l’européanité de l’entreprise « européenne ». En particulier à cause de la diversité des perceptions et des attitudes des Européens vis-à-vis des entreprises et la confiance plus ou moins importante qu’ils leur accordent (Gilles Rouet). Cette diversité est liée à l’histoire de chaque pays, de chaque région, mais aussi à la temporalité de l’intégration politique. Le cas de la Bulgarie est analysé par Albena Antonova qui relativise la capacité d’intégration des pays membres et la portée des aides financières européennes dans un contexte local caractérisé par la corruption et par un déficit de culture civique et politique. Des convergences existent pourtant et il est possible de mettre en évidence un mouvement de co-construction des stratégies, des pratiques organisationnelles, des politiques et projets. Pierre Baudy analyse ainsi l’impact de la conception du service public des institutions européennes sur le secteur public français et les conséquences profondes économiques et socioculturelles. Ensuite, Alain Buzelay met en évidence l’influence de l’intégration européenne sur les secteurs bancaires et financiers. Les entreprises sont aussi acteurs de l’intégration européenne. Xavier Richet le montre bien avec son analyse de l’intégration et de la transition des pays d’Europe centrale et orientale prenant en compte l’impact des investissements directs étrangers. Les transferts de compétences et le financement de projets locaux d’envergure ont facilité les transformations des pays de l’ancien bloc socialiste les plus attractifs pour les investisseurs (main-d’œuvre formée, réglementation favorable,flat tax, etc.). En adoptant une perspective stratégique, Philippe Very et Emmanuel Métais affirment que l’engouement de certains hommes politiques pour le « made in France » est réducteur. La chaîne de production européenne des constructeurs automobiles européens ne se fait pas au détriment des économies nationales, mais les soutient. De leur côté, Stéphane Magne et Thierry Côme étudient les perceptions des 8
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consommateurs français concernant les labels européens. Leur étude montre que si les labels français inspirent la confiance, les labels européens auront une utilité uniquement en cas d’exigences de qualité et de contrôle plus étendues que les françaises. Pierre Bailly retrace l’évolution historique des modèles de relations sociales nationaux et les efforts, impacts et spécificités des relations sociales européennes sur le rapport entre employeurs et travailleurs. S’il atteste une influence positive de l’intégration européenne sur les pays d’Europe centrale et orientale, son analyse l’amène à une conclusion plus mitigée quant à la capacité des acteurs européens à favoriser un dialogue social constructif et équilibré. Néanmoins, les échanges, implantations et confrontations ont des conséquences bénéfiques pour Jana Marasová et Anna Vallušová qui montrent que le(s) modèle(s) européen(s) de gestion des ressources humaines se caractérisent par des valeurs humanistes, fondamentales pour le projet de construction européenne, ce qui contribue à l’évolution démocratique des pays d’Europe centrale et orientale et, donc, au projet européen. Pour autant, Malgorzata Patok, avec son étude des travailleurs polonais en France, montre que même si l’Union européenne impose un traitement non discriminatoire des employés des pays membres, les stéréotypes et les frontières symboliques persistent à des degrés variés. Les organisations patronales, syndicales ou interprofes-sionnelles sont également acteurs de l’intégration européenne, comme le démontre Saphia Richou avec son analyse dans le secteur agroalimentaire, également étudié, sous l’angle de la construction d’une image et d’une réputation, par Stela Raytcheva et Saphia Richou. Ainsi, les stratégies et politiques des institutions européennes sont mises en perspective par les pratiques locales (nationales, individuelles, organisationnelles). Le développement des pratiques de lobbying constitue également un lien entre la construction européenne et les entreprises ou organisations sectorielles ou patronales, en particulier. Mourad Attarça interroge ces pratiques qui, à la condition d’un encadrement, peuvent contribuer à l’intégration européenne. Pour Serge Dufoulon, toutes les organisations sont acteurs de la vie politique, culturelle et sociale de l’Union européenne, mais un désenchantement des citoyens européens par rapport, en particulier, aux organisations et à l’UE, est dû au manque de 9
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