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Les grandes familles politiques de Guadeloupe

De
202 pages
L'appartenance à une famille prestigieuse de Guadeloupe est-elle nécessaire et suffisante pour se voir attribuer le droit d'être élu ? Qu'en est-il des compétences et mérites individuels ? Les postes politiques peuvent-ils se transmettre comme un héritage transgénérationnel ? L'auteur analyse les écrits et témoignages de ceux qui occupent encore le devant de la scène politique (Lucette Henri-Michaux), ceux qui se sont retirés (Henri Bangou), et a obtenu des interviews de fils, petit-fils ou neveux de certains (Lucien Bernier, Frédéric Jalton, René Toribio, François Louisy, Paul Lacavé, Furcie Tirolien).
Voir plus Voir moins

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LES GRANDE

S FAMILLES
POLITIQUES DE

GUADELOUPE












































Jean-Claude LEFORT






LES GRANDES FAMILLES
POLITIQUES DE GUADELOUPE
Un héritage transgénérationnel



Préface de Fred Deshayes

Postface de Pierre-Yves Chicot






Illustration de couverture : Eric Nagau

© L'Harmattan, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris


http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-99364-8
EAN

:

9782296993648

« () La classe politique de 1946 à nos jours a choisi - par un
esprit conservateur -, une politique de lintendance marquée
par la peur que ça ne manque. Si un tel diagnostic savérait
juste, cest toute la classe qui aura failli à sa mission salvatrice
() La critique, certes, ne suffit pas, mais lirresponsabilité
lorsquelle affecte le bien commun, mérite la dénonciation.
Nous lavons fait en mettant à lindex ce que nous avons appelé
une politique de lintendance, en fustigeant chez nos
responsables labsence du sens du pays, loubli de ce quest la
politique et en osant charger plus durement les politiques que
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s n°8 - août 2003 -



























Remerciemenformel qui a su déceler les fautes de
fDMraaopnnip eelc loeo mu iStdaéle dtèsse y àln et: ac txuer ee ti ntout mpaordtiocvualir èreet mceenut x à qTuai ti onÉtv evloyunleu,
c de, Gilbert Al
rester anonymes ;
éRgicalh ;ac rodl lèReumeblin dont la contribution informatique a été sans
Mes gs due e,R Fà Or,é notammese nitn tDeravniieelw sM adreisu sé lquusi, met aà atiodués,
au plan logistiq aliser l
ceux et celles qui me sont restés fidèles, pour la réalisation
technique de ce
éAtén teofifneec tiMvee.u rlett ,o suavnrsa gqeu ;i la réalisation de ce livre n'aurait pas
Mon amie Nicole Ageneau pour son excellence artistique.





































SOMMAIRE




PRÉFACE................................................................................ 11
PCRHOALPIOTGRUE E1 . .:. ..N...é..p..o.t.i..s..m..e.. .i.n..t.e..r.n..a..t.i.o..n..a..l. .?.. ............................................................ 2173
CHAPITRE 2 : La famille Michaux........................................ 43
CHAPITRE 3 : La famille Bangou.......................................... 59
CHAPITRE 4 : La famille Jalton ............................................ 81
CHAPITRE 5 : La famille Bernier .......................................... 99
CHAPITRE 6 : La famille Toribio ........................................ 113
CCHHAAPPIITTRREE 87 :: LLaa ffaammiillllee LTiarcoaliveé n. .............................................................................. 113233
CHAPITRE 9 : La famille Louisy ......................................... 145
CHAPITRE 10 : La famille Girard........................................ 157
CONCLUSION ..................................................................... 177
ANNEXE : Histoire dhier et daujourdhui ......................... 185
POSTFACE ........................................................................... 189
BIBLIOGRAPHIE ................................................................ 193



























PRÉFACE


Cest un bel ouvrage de journalisme que vous avez entre les
doigts. Laventure a pour point de départ une observation
simple et terrible à la fois ; au cur du mécanisme républicain,
que le constituant de la troisième République avait cru
verrouiller en bannissant lhérédité dans la dévolution du
pouvoir, il y a des pratiques successorales. Certes, aucun
mandat politique nest acquis par filiation, chacun doit subir
lépreuve du suffrage universel, mais lévidence est là, le fils, le
petit-fils, le neveu viennent un jour asseoir dans le siège de
lancêtre leurs propres volontés politiques quils nhésitent
dailleurs pas à placer dans la droite ligne de leurs
prédécesseurs. Ce livre ouvre les portes dun paradoxe qui
remet en cause la puissance du dogme républicain en observant
ses manifestations dans la vie politique guadeloupéenne.

Loin de laridité dans laquelle la science politique nous aurait
entraînés, les faits y sont chaleureusement décrits en alternant
panorama, vue densemble et plans rapprochés. Décrits ?
Lauteur ne sest pas contenté de dépeindre des situations ou
dillustrer certains comportements à travers des anecdotes, son
point de vue critique se dévoile au fil des pages et ne se saisit
dans sa globalité quà la lecture du livre entier. Sa plume
souvent nuancée, nest pas toujours tendre avec ses
contemporains pourtant, jamais ses écarts ne nuisent à la
bonne tenue de luvre qui au final apparaît sans complaisance
ni polémique inutile. Elle nenvisage pas de front les
nombreuses questions que lhéritage politique suscite ; avec
une feinte neutralité, elle dresse le tableau de familles
politiques, et, comme tout bon reportage, se présente comme
une contribution à un débat ouvert dans une société en
mouvement.

Comme moi, certains estimeront que la soif qui naît à la lecture
des premières pages nest pas étanchée à la fin du livre. Alors,
peut-être aurez-vous envie de rencontrer lauteur pour en
savoir plus sur les questions que vous vous êtes posées Quel
est le fondement de ces pratiques ? Le goût précoce de lenfant

11

qui voit son père jouer dun instrument auquel il sattache et
quil se promet de pratiquer ; lobéissance, voire la dévotion
des partisans qui acceptent daccomplir les mêmes tâches au
profit dun membre dune même famille ; la confiance dans la
continuité des relations établies avec les réseaux de
financement de la vie politique ? Ne sommes-nous pas éloignés
de lesprit Républicain lorsquun leader politique impose la
désignation de sa descendance au sein de lorganisation qui la
porté au pouvoir ? Le livre ose, mais il noublie pas que
lhéritier est un apprenti qui entre naturellement dans la
danse ; ses premiers pas sont aisés, mais les progrès suivants
ne sont dus quà son seul mérite. Cest donc, quune nouvelle
lecture simpose, pour une nouvelle rencontre avec la
conviction Jean-Claude Lefort na pas pu nous quitter sans tout
dire Bonne lecture.
















Fred Deshayes

Maître de Conférences en Droit public,
Université des Antilles et de la Guyane

12

PROLOGUE


Lhistoire
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13

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une rencontre opportune ont laiss crites ou des
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nullement indispensable de leur demander audience.

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que, social et culturel de mon pays. Le journalisme est
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régions ultramarines ? Pour Marcel Gauchet
1
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« le quatrième

1
Marcel Gauchet, philosophe français, dans un article
numéro 138 de 2006 titré
Contre-pouvoir, méta pouvoir,

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pouvoir est celui qui empêche le peuple de tomber dans
lesclavage en maintenant quelque chose de sa puissance dans
effet de corr lus, doivent leur rappeler
les intervall
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leur mission au sein du s ncadrant dans
lexercice du pouv dans ce cas,
rdesupne cmt édtea lpoopuivniooirn o qiarf.i nA dine ssi,a tlies fapihriel odseosp hmeé dpiaarsl ea u service des
ui rappelle aux hommes de pouvoir, leur
pMoopnu lamtiéotinesr. dobservateur de lactualité requiert des facultés
indispensables délciostuet er evieet nt àd aacncarloyîstree ; conatcicnouemllpelimr entc emttae
cporonfsecsiseinocne dpee rjsoounrnnaelle en faisant des choix réfléchis, en vertu
de deux principes fondamentaux : ne pas taire la vérité et être
ouvert à 360° sur le monde. Le fameux
Connais-toi, toi-même

de Socrate demeure fondamental. Et jy ajoute
Qui veut du
respect, sen procure
. Faire preuve de respect envers les autres
démontre la valeur qui leur est accordée. Pour ce qui concerne
la compréhension de cet univers politicien, jai eu la chance
dêtre pressenti par la Région Guadeloupe, à une époque

jl;rvcpddddm oeéooéieeeclour nnsceairnptL
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En 2012, lannée de la publication de cet ouvrage.

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« Lassimilation des vieilles colonies à la métropole serait la
meilleure réponse de la France aux théoriciens du racisme,
ainsi quune nouvelle garantie pour ces territoires contre les
convoitises
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antillais tenta épendant la guerre, en plein régim qe u'duen rVéiscehayu,
dd'eos bteUniSr Al'.i ndEnp enadoaûnt ce 1d9e4 0l,a Guunae deldoéulépge,a tisoonu s ldae prnootteactbiloens
guadeloupéens se rend à Fort-de-France pour sentretenir avec
le consul américain. Selon lhistorien nord-américain, Éric T.
Jennings
3
, il sagit de
« Faire connaître au président Roosevelt
les décisions des habitants de la Guadeloupe, relatives à leur
désir d'être libérés de la France et d'être placés sous la
éricaine. »

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« Proclamer l'indépendance de la Guadeloupe ; placer l' at
indépendant de la Guadeloupe sous la protection américaine.
Dès que le gouvernement américain se sera engagé à envoyer
trois bâtiments de guerre et un navire de ravitaillement à la
Guadeloupe, le Comité d'initiative () proclamera sur-le-


3
Éric T. Jennings,
Monuments to Frenchness ? The Memory of the Great War
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-Karthala 1993.
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dissidents - lui reprmoecnhte,r oent t lseos n prraolblileèmmeens t qàu oVtiidciheyn s-. eDn' ajuutirlelse t - 19d4o0n t - leets
esfufretcotuitv elam efantç oà nf adiroen tr eitlr oaupvpelir qauuaixt , parfois avec nrit guceounrt roetv ersé, contarpiabcuiaténst
ddiraedcatipvtaetsi onp ént eatd inedi esl taec sr.pé

êatSciohonen reatôv lefec a vesosagrtliu asaigasdénoetnl néo uruadnpleeée emfpnoeosri slmseeou rndss  navuoitvmoanbanroveeemauuiusgee.ls e àcRm eetMnetna, roilnees-s
lorganisatio x
e, la protection et le développement des divers cheptels, la pla
cdGuéalltaurnets pvéi vprairè rleess jaurstiqsuà 25% des terrains en cèaensne. Omn ièpraerls el ovcraailemsne tenastt ti doanuu sdnseei
autosuffisance alimentaainrse .( vLaen ntrearivea,i lt idsseas gem, aptiotreri ep rveégétale), les cordonniers
uatsislviisestleeon ptà l elsa prénceuusp érMaitciohne lidne sp ofuûrt sl a mréétaalillsiaqtiuoens deet saeutmrelles de chaussunrdeuse. s Oent
t dans la production de savon, et de sel
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géee sd. aUlnceo ople etitt ed iensdsuesntrciee. apparaîes felrariasi llàe s lfaoide dun
depuis St Martin. Enfin, naissance dun carburant antil
 ncelle n° 15
du 20 novembre 1944, article
Le Front Démocratique au
travail
.

17

cdoémmomcurnatiisqteu e deé èGrire ardm ialivorte. En 1945, le jeune mouvement
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collaboré avec le régime tSeor rinp,o iur dénoncer ceux qui ont
smoocinadlieasl ee t féindiueq, uleer leGsé nméasses labomripeuulsseers . dLea nSoeucvoenlldees gluuettrerse
ral De Gaulle r
Antillaéifsé rqé ui se sont distingués au moment deoen mdl ia nhdiiqosumsei dmeeta ngSceae i ;na tiulexs-
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n. urTioesu,t eefnovisos liaétueu sa ptidlaoensn
conomique, les Antilles ressentent aussi la
prix. Au lendemain du conflit mondial, le tableau off a
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misère profonde et endémique
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1958, mais dores et déjà à la sortie de la guerre, les premiers
jaleocn s lad e blénaésdsiimilation française sont posés dans les colonies
samevlooyne nB déel écnounst, rec
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némane nullement dune volonté ni dune décision du pouvoir
métropolitain, mais bel et bien de celles des élus des colonies
en loccurrence, trois députés communistes - Césaire et Bissol
de la Martinique, Vergès de la Réunion - auxquels se joint le
Guyanais Monnerville. Leur préoccupation est à la fois
historique et sentimentale dune part, pragmatique dautre
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ant, au plus fort des débats de lAssemblée nationale,
Marius Moutet, le ministre de la France en
garde les élus contre les risques encourdus Oudtraeppmleirq, uemr etl eur


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pIrlé telnuid ufmalelnati t cocnaspitdeér rése t codimssmuea daenr ti-lfersa nçeaxitsr éemt isgtears deert toauutt redse amgêitmatee uerns
service quelques conseillers plus ou moins corrompus et compromis avec
Vichy. consés
8
60 ans de Départementalisation
: Catalogue collectif ; documents erv
dRaénusn iloens. BMiébdliioatthhèèqquuee s Cdaer aïGbeu aBdeetltoiunpo-e,L adrea ,

GCIuRy a-n eC, endter e MdaIrntifnoirqmuaet ieotn deet dlea
Recherche- 2006.

18

requête dune assimilation intégrale.
« Je crains, dit-il, que les
vieilles colonies napparaissent comme des parents pauvres qui
pourront être, sacrifiés, devant lurgence de certains intérêts
métropolitains. Il est inutile despérer que la France intègre
900000 personnes de plus dans la masse de celles qui
bénéficient des lois sociales. Vous légiférez dans
lenthousiasme, mais il est dangereux de faire des promesses
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aLsessi mialénsc ieecnhannesg emceonlto ndiee ss tatduet.v iLeensn reenlta tioanins sei ntrfea vleosr ahbolems meàs
t les assimilationnistes ne varieront pas dun iota.
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eloupe. Dans une causerie radiodiffus
Andr ierre
10
nous app
peuples des Antilles franêtçruaesinsde s cmdeie e ulqex ucrsh avuosisséisn sq udee lleas aCuatrrae ïsbl eeest.
Ils seront, dit-il, mieux v et
ils ressentiront,
« La fierté dêtre la France, la fierté de savoir
que sa culture, ses navires et ses avions ne sont pas une
monnaie octroyée en échange de tonnes de sucre ou de
bananes, mais le produit du génie de ses propres écrivains, de
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cest bien là, le
sens profond du terme assimilation qui marque le vote de cette
loi du 19 mars 1946 :
« Assimiler cela ne signifie point être


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pcLhoauinvmgapeamtêieenntc de e sdteast uta -n csiuertnonuets dacnosl olne iceso nteesxtt e rdéee llpeé n;u riàe dlévrièdence, aucnuen
1947, itM atrrieu rs égMléo uptaert ,u na counpé de bias gaucettitoe nms apgairqtuice.u liDèer ejamnevnitae rp m1a9sr-4q 6ug auà neotrercets o-:b rlea
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suppression du si trcaovnatirli bufoé rcà él,' élv'oalbuotliiotino nd u dsut atruét gdiems e pedéuep alrle'si ncdoilgoénniasté s,e t unlea
promulgation du premier code du travail pour tous les d p tements d'Outre-
mer. Il aura ain
tâche entamée avant guerre.comme ministre des colonies. Il a aussi contr
à la nomination - avecs leé lsuosu tideen ilan dégfaeucctihbel e gduea dGealsotuopné eMnonne

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