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Methodes de recherche en relations internationales

De
272 pages
Étudier les faits sociaux que sont les relations internationales, tenter de les décrire, de
les interpréter, de les comparer, demande immanquablement au chercheur deffectuer
un choix de méthodes et doutils. Or, paradoxalement, alors que les ouvrages
théoriques traitant des relations internationales sont relativement nombreux, la
présentation des divers moyens de lenquête empirique demeure peu développée.
Cet ouvrage réunit une vingtaine de chercheurs et denseignants et offre un panorama
de données, de ressources et de méthodes utiles pour mener une recherche sur
les relations internationales et la fonder de la manière la plus rigoureuse possible.
On y trouvera une réfl exion critique sur la construction et lusage des banques de
données, sur la pratique des entretiens, sur le recours à la cartographie, sur lanalyse
des discours et des images ou sur lemploi de diverses méthodes quantitatives.
Guide pratique pour le chercheur, ce livre sadresse aussi à un public plus général,
intéressé par les études sur les relations internationales et qui se demande légitimement
comment sont produites les conclusions des « experts ».
populaire, elle est revenue depuis comme une antienne : les socialistes
français seraient incompétents en matière économique. Mais ne
sagit-il pas dun stéréotype ?
Sappuyant sur des sources et des témoignages inédits, Mathieu Fulla
entreprend danalyser les programmes économiques du parti socialiste,
depuis les discussions entre experts jusquà leur intégration dans les
discours partisans. Il propose ainsi une histoire économique du politique
qui éclaire les débats actuels au sein de la gauche. Au fi l de cet
ouvrage, le lecteur apprendra notamment que, dès 1936, Léon Blum
pratiquait la « détente fi scale » chère à Pierre Moscovici. Quant aux
déclarations énamourées de Manuel Valls ou dEmmanuel Macron aux
entreprises, la perspective historique permet dy voir, plutôt que lacte
de naissance dun « social-libéralisme à la française », lavènement
dun socialisme qui tend à préférer loffre productive au relèvement du
pouvoir dachat des classes populaires.
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Méthodes de recherche en relations internationales
Sous la direction de Guillaume Devin
Catalogage Électre-Bibliographie (avec le concours de la Bibliothèque de Sciences Po) Méthodes de recherche en relations internationales/ Guillaume Devin (dir.). – Paris : Presses de Sciences Po, 2016. – (Relations internationales).
ISBN papier 978-2-7246-1895-2
ISBN pdf web 978-2-7246-1896-9
ISBN 978-2-7246-1897-6
ISBN xml 978-2-7246-1898-3
RAMEAU : – Relations internationales : Recherche : Méthodologie
DEWEY : – 327 : Relations internationales
La loi de 1957 sur la propriété intellectuelle interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit (seule la photocopie à usage privé du copiste est autorisée). Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, du présent ouvrage est interdite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris).
© Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2016.
TABLEDES MATIÈRES
Liste des contributeurs9 Introduction11 Guillaume Devin Première partie Quelques réflexions préalables et naturellement contestables Chapitre 1 /DÉCRIRE, REPRÉSENTER, INTERPRÉTER Guillaume Devin et Marie-Françoise Durand17 Chapitre 2 /LA CONSTRUCTION DE L’OBJET ET LA COMPARAISON DANS L’ÉTUDE DES RELATIONS INTERNATIONALES Thomas Lindemann39 Deuxième partie À propos de certaines ressources et de leur traitement possible Chapitre 3 /LA CONSULTATION DES ARCHIVES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES LES CAS FRANÇAIS ET AMÉRICAIN Una Bergmane59 Chapitre 4 /PRENDRE LES IMAGES AU SÉRIEUX COMMENT LES ANALYSER ? Corentin Cohen et Frédéric Ramel71 Chapitre 5 /PENSER ET REPRÉSENTER LA DIMENSION SPATIALE DES ACTEURS ET DES SOCIÉTÉS Marie-Françoise Durand et Benoît Martin93 Chapitre 6 /LE PORTAIL INTERNET DE L’ONU LE MULTILATÉRALISME INSTITUTIONNEL PRIS DANS LA TOILE Mélanie Albaret et Delphine Placidi-Frot115 Troisième partie Quand on est « sur le terrain » Chapitre 7 /L’ENQUÊTE DE TERRAIN Marieke Louis, Lucile Maertens et Marie Saiget141 Chapitre 8 /L’ENTRETIEN EN RELATIONS INTERNATIONALES Delphine Alles, Auriane Guilbaud et Delphine Lagrange159 Quatrième partie Les apports des approches quantitatives Chapitre 9 /CHIFFRER LE MONDE APPROCHES QUANTITATIVES ET RELATIONS INTERNATIONALES Vincent Tiberj179
Chapitre 10 /EXEMPLES DE TRAITEMENT DES DONNÉES QUANTITATIVES EN RELATIONS INTERNATIONALES Simon Hug193 Chapitre 11 /L’ANALYSE DE CORRESPONDANCES MULTIPLES EN RELATIONS INTERNATIONALES Médéric Martin-Mazé213 Chapitre 12 /DES MOTS ET DES DISCOURS DU QUANTITATIF AU QUALITATIF Alice Baillat, Fabien Emprin et Frédéric Ramel227 Chapitre 13 /CLASSER, ORDONNER, QUANTIFIER Milena Dieckhoff, Benoît Martin et Charles Tenenbaum247 Table des documents267
Liste des contributeurs
– Mélanie ALBARET, maître de conférences des Universités en science politique à l’Université d’Auvergne, Clermont-Ferrand, chercheuse au Centre Michel de l’Hospital (Université d’Auvergne), chercheuse associée au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Delphine ALLES, professeure des Universités en science politique, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, chercheuse au Laboratoire interdisciplinaire d’étude du politique Hannah Arendt (LIPHA-PE). – Alice BAILLAT, doctorante en science politique (relations internationales) au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. – Una BERGMANE, doctorante au Centre d’histoire de Sciences Po Paris. – Corentin COHEN, doctorant en science politique (relations internationales) au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. – Guillaume DEVIN, professeur des Universités en science politique, Sciences Po Paris, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Milena DIECKHOFF, attachée temporaire d’enseignement et de recherche en science politique, Université Lille 2, doctorante (relations internationales) au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. – Marie-Françoise DURAND, géographe-cartographe, Atelier de cartographie de Sciences Po Paris. – Fabien EMPRIN, maître de conférences en didactique des mathématiques, Université de Reims Champagne-Ardenne, Centre d’études et de recherches sur les emplois et les professionnalisations (CEREP).
– Auriane GUILBAUD, maître de conférences des Universités en science politique, Université Paris 8, chercheuse au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA-Labtop). – Simon HUG, professeur au département de science politique et de relations internationales de l’Université de Genève. – Delphine LAGRANGE, maître de conférences des Universités en science politique, Université Paris 2 Panthéon-Assas, chercheuse au Centre d’études et de recherches de sciences administratives et politiques (CERSA).
– Thomas LINDEMANN, professeur des Universités en science politique, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. – Marieke LOUIS, maître de conférences des Universités en science politique, Sciences Po Grenoble. – Lucile MAERTENS, postdoctorante, Global Studies Institute/Université de Genève et docteure associée au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Benoît MARTIN, géographe-cartographe à l’Atelier de cartographie de Sciences Po Paris, doctorant en science politique (relations internationales) au Centre de
recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Médéric MARTIN-MAZÉ, docteur en science politique, Department of War Studies, King’s College, Londres.
– Delphine PLACIDI-FROT, professeure des Universités en science politique à la Faculté Jean-Monnet, Université Paris-Sud, chercheuse à l’Institut d’études de droit public (IEDP).
– Frédéric RAMEL, professeur des Universités en science politique, Sciences Po Paris, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Marie SAIGET, attachée temporaire d’enseignement et de recherche en science politique, Université Lille 2, doctorante (relations internationales) au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
– Charles TENENBAUM, maître de conférences des Universités en science politique, Sciences Po Lille.
– Vincent TIBERJ, professeur des Universités associé, Sciences Po Bordeaux, chercheur associé au Centre Émile-Durkheim de Sciences Po Bordeaux.
Introduction Guillaume Devin
L’idée de ce livre est complémentaire aux développements de ce qu’il est convenu 1 d’appeler la sociologie des relations internationales . À partir du moment où l’on admet que les faits internationaux sont des faits sociaux, il n’est guère surprenant de les soumettre à une enquête qui mobilise les outils des sciences sociales. Comme le disait Jacques Vernant, il y a plus de soixante ans, dans un texte oublié : « en reconnaissant la parenté de l’étude des relations internationales avec la sociologie et les sciences de l’homme [...] on ouvre à la sociologie un domaine où ses méthodes et son souci du bien penser, du penser en profondeur plus qu’en surface, de la 2 compréhension, justifient son intrusion ». Voilà un constat sobrement et solidement posé qui fait apparaître beaucoup de gloses sur ce que serait ou devrait être « la sociologie de l’international » comme des exercices fastidieux et inutiles. En revanche, la réflexion sur les sources et la question de l’adaptation des méthodes méritent toute notre attention, alors qu’elles sont restées relativement négligées. Pourquoi cette tardiveté ? Probablement parce que dans le domaine des relations internationales, les théories, principalement d’origine anglo-étatsunienne, ont toujours exercé une très forte influence sur la recherche en privilégiant le débat interparadigmatique aux dépens des approches empirico-déductives. Ceci ne revient pas à dire que les théories ne sont pas suggestives, qu’elles ne reposent pas sur un certain nombre d’observations empiriques, mais elles ont fini par fonctionner comme des cadres préétablis de la pensée, engourdissant la curiosité scientifique pour tout ce qui ne répondait pas à leurs propositions générales. De ce point de vue, plaider pour plus d’empirie ne constitue pas une proposition antithéorique, mais un programme de recherche préalable à l’élaboration théorique ou, tout du moins, à certaines généralisations. Ici l’enquête précède la conceptualisation. À dire vrai, c’est la démarche retenue par un bon nombre de chercheurs en relations internationales. Il y a d’ailleurs un décalage entre la place massive accordée par les enseignements aux grandes théories (réalisme, libéralisme, constructivisme, 3 etc.) et l’usage bien plus limité de ces paradigmes dans la recherche . Et l’on peut penser qu’avec l’engouement pour le constructivisme, qui est autant une théorie qu’une démarche de recherche, les études de relations internationales se concevront 4 de moins en moins sans la connaissance approfondie d’un « terrain » . Quoi qu’il en soit, c’est la conviction partagée par les auteurs de cet ouvrage. Le projet consiste à se familiariser avec certaines démarches de la recherche empirique, lorsque l’objet porte sur les relations internationales, entendues, très largement, comme « toutes formes de relations entre membres de sociétés séparées, 5 étatiques ou non ». Si l’objet est « complexe » (au sens où il est constitué de multiples liens et de plusieurs niveaux d’action qu’il s’agit de relier et de penser ensemble), il ne diffère pas de la plupart des faits sociaux. Il convient donc de réduire la complexité en identifiant l’énigme de la recherche que l’on se propose de résoudre et en se donnant les moyens de mener l’enquête. Avoir les idées claires et la capacité de le démontrer ne vont pas de soi. Il n’y a pas de recette générale. On ne s’engage pas dans une recherche avec des plans d’ingénieur. L’aventure débute par le tâtonnement : on décrit, on observe, on collecte, on questionne, on compare, on interprète, en essayant progressivement de donner une forme cohérente et logique à toutes nos interrogations. Tout commence donc par ce qui ressemble d’abord à une expérience. En ce sens, selon la
belle formule hégélienne de Claudio Magris, « la méthode est la construction de 6 l’expérience ». Le parcours est escarpé. Les premiers moments de la recherche ne sont pas spontanément confortables d’un point de vue intellectuel (pour ne rien dire des conditions matérielles de la recherche qui peuvent être éprouvantes). Ce qui domine, en premier lieu, c’est l’impression d’être débordé par sa recherche, de ne plus savoir quel en est le périmètre et encore moins l’issue. Bien encadrée, cette incertitude peut devenir riche de promesses. Il faut savoir se perdre pour découvrir un chemin. L’apparente dispersion des lectures et des données permet de cerner l’énigme et de revenir chargé de nouvelles hypothèses. Ouvrir sa recherche (chercher des objets ou des phénomènes comparables) ou l’exposer aux éclairages de disciplines différentes constitue un exercice toujours stimulant. Ce décentrage permet de maintenir actif le principe selon lequel une recherche doit toujours tenter de proposer des conclusions d’une portée plus générale que celles portant sur l’objet particulier de l’enquête. La recherche est un exercice de liberté : un appel à l’intuition imaginative et à la curiosité critique. Mais à la différence de l’essayisme, l’intuition et la curiosité sont contrôlées ici par l’administration de preuves obtenues au terme d’une démarche rigoureuse. Nombre d’« experts » des relations internationales ne s’en soucient guère. On aimerait pourtant savoir plus souvent comment ils construisent leurs interprétations : selon quelle(s) méthode(s), avec quelles sources ? C’est à cette démarche que ce livre invite en proposant, après quelques réflexions préalables, un panorama de ressources et de méthodes appliquées à la recherche sur les relations internationales. L’ensemble n’a pas prétention à l’exhaustivité. L’application des méthodes quantitatives à l’étude des relations internationales et le débat sur la triangulation des méthodes occuperaient à eux seuls un épais volume. Ce livre ne doit pas se lire non plus comme une docte leçon sur ce que les internationalistes ne feraient pas et sur ce qu’ils devraient découvrir. L’ambition se veut plus modeste mais l’orientation est claire : la recherche empirique sur les relations internationales repose, comme aurait 7 dit Robert K. Merton, sur un « éclectisme discipliné » et s’apprécie à l’aune de ses résultats.
1.Guillaume Devin(dir.), Dix concepts sociologiques en relations internationales, Paris, CNRS Éditions, 2015 ; Guillaume Devin,Sociologie des relations internationales, Paris, La Découverte, 2013, p. 3-6 ; Bertrand Badie, Quand l’histoire commence, Paris, CNRS Éditions, 2013 ; Frédéric Ramel, « Sociologie », dans Thierry Balzacq et Frédéric Ramel (dir.),de Traité relations internationales, Paris, Presses de Sciences Po, 2013, p. 499-522. 2.Jacques Vernant, « Vers une sociologie des relations internationales », Politique étrangère, 17 (4), 1952, p. 232. 3.Dans l’enquête TRIP 2009 sur la discipline des relations internationales dans dix pays (la France n’en fait pas partie), il apparaît que si plus de 70 % d’un cours d’introduction aux RI sont consacrés à la présentation des grands paradigmes, près de 25 % des enquêtés indiquent ne pas faire usage de ces paradigmes dans leurs recherches. Voir Richard Jordanal., One or Many ? et TRIP Survey of International Relations Faculty in Ten Countries, College William and Mary, Williamsbourg (Va.), 2009 (disponible sur www.wm.edu/). 4.Une tendance que l’on ne retrouve pas seulement dans les travaux des politistes, mais qui est également forte parmi les historiens des relations internationales. Voir Pierre Grosser, « État de la littérature. L’histoire des
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