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Mieux d'État

De
118 pages
L’État n’est pas une vue de l’esprit, une abstraction. Il est un outil appartenant aux citoyens et qui doit être à leur service. Ce livre présente une vision politique du rôle de l’État du Québec, de ses institutions et des services publics, qui doit protéger le bien commun. Il plaide pour que l’engagement politique et citoyen se porte à la défense de cet idéal.Le Québec possède des atouts pour son développement économique, technologique, social et politique – et pour prendre sa place dans le monde. Son État doit être revu, afin qu’il soit meilleur, plus fort et adapté aux défis actuels. Mais le Québec ne dispose que d’un demi-État. Il est nécessaire pour son épanouissement qu’il contrôle la totalité de ses outils de développement avec l’indépendance du Québec.
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MARTINE OUELLET AVEC LA COLLABORATION DEIANIK MARCIL
L’AVENIR DU QUÉBEC, CE N’EST PASMOINS D’ÉTAT, MAIS L’État du Québec,Etel queUX nous l’avons construit au D’ÉTAT temps de la Révolution tranquille, se présen tait sous la forme d’un projet politique et de société. Un projet au service du bienêtre de lacollectivité et de son épanouissement. Les gouvernements libérauxont entrepris de saccager cet héritage. Il nous faut reconstruire unÉtat plus fort, indépendant, qui assurera une meilleure justicesociale, un développement économique intelligent soucieux de protéger l’environnement et nos communautés.
MIEUX D’ÉTAT a été publié sous la direction de Ianik Marcil
Conception de la couverture : Bruno Ricca Recherche typographique : Elizabeth Laferrière Design graphique et mise en page : Bruno Ricca Direction de l’édition : Renaud Plante Direction de la production : MarieClaude Pouliot Révision : JennyValérie Roussy Correction : Marie Lamarre
© 2015 Martine Ouellet et les éditions Somme toute
ISBN 9782924283806 epub 9782924283813 pdf 9782924283820
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication et la SODEC pour son appui financier en vertu du Programme d’aide aux entreprises du livre et de l’édition spécialisée.
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Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est interdite. Une copie ou reproduction par quelque procédé que ce soit, photographie microfilm, bande magnétique disque ou autre, constitue une contrefaçon passible des peines prévues par la loi du 11 mars 1957 sur la protection des droits d’auteur.
e Dépôt légal – 2 trimestre 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada
Tous droits réservés Imprimé au Canada
MARTINE OUELLET AVEC LA COLLABORATION DEIANIK MARCIL
MIEUX D’ÉTAT
TABLES DES MATIÈRES Préface......................................................................................................9 Introduction.........................................................................................13 1. À la défense du bien commun..................................................17 Qu’estce que le bien commun ?..........................................18 Les biens publics.........................................................................20 Le rôle de l’État...........................................................................22 2. L’État : un outil appartenant aux citoyens...........................26 Le monstre indomptable.........................................................27 Un rôle constructif.....................................................................29 La protection de toutes et de tous......................................32 3. La privatisation sournoise.........................................................34 Les finances publiques comme cheval de Troie...........35 La mécanique de la privatisation........................................38 Privatisation et perte de solidarité......................................40 4. L’État, garant de notre bienêtre............................................44 La force de l’État........................................................................45 À la défense de la socialdémocratie.................................48 5. Le développement économique intelligent.........................51 La construction du Québec moderne...............................52 Le modèle d’HydroQuébec..................................................54 Vers un développement économique intelligent..........57 6. Un réseau soutenant le bien commun...................................62 L’État n’est pas seul...................................................................63 Un réseau de solidarité............................................................66 7. Revaloriser l’expertise publique..............................................71 L’importance de l’expertise publique................................72 Les conséquences de la perte d’expertise........................76
8. Augmenter l’agilité de l’État.....................................................81 Efficacité et pratiques de gestion........................................82 Audelà de l’efficacité : l’agilité............................................85 Des citoyensemployés au cœur de l’État.......................88 9. Favoriser le dialogue social.......................................................90 La démocratie passe par les institutions de l’État.......91 La mise en pratique de la délibération.............................94 10. La place du Québec dans le monde..................................100 Un joueur majeur dans le monde....................................101 Un levier du développement économique intelligent..........................................................104 Un État complet.......................................................................106 Conclusion.........................................................................................111
martine ouellet
PRÉFACE Le monde a beaucoup changé. On ne cesse de le répéter. Au Québec, comme ailleurs, nous nous retrouvons dans un grand tourbillon de changements que certains grands observateurs des sociétés qualifient de basculement du monde. L’évolution des technologies de communication rapproche les marchés. Il en résulte une mondialisationaccélérée qui fait place à un large marché libre, à une circu lation rapide des capitaux et à une spéculation produisant plus de richesses que l’économie traditionnelle d’échanges de biens et de services. Si jadis le pouvoir politique ainsi que le pouvoir économique étaient au service des citoyens, voilà que l’élément central du développement est désormais le capital. L’argument économique est l’argument final de la plupart des décisions, y compris celles des gouvernements. Pourtant, cette domination du capital n’a pas que des effets financiers, mais aussi des effets sur l’emploi, la justice so ciale, le bienêtre, le bien commun, l’éducation, la santé, la culture, l’identité d’un peuple, etc. Des effets aussi sur la dé mocratie, sur des gouvernements qui se définissent depuis fort longtemps comme étant des gouvernements du peuple, par le peuple et pour le peuple. Depuis quelques décennies, un libéralisme exacerbé remplace la socialdémocratie. En conséquence, le système économique dominant ne fonctionne plus pour la grande majorité de la popula tion, dit le grand économiste américain Joseph Stiglitz. «Ces valeurs du système économique dominant sont la conséquence de la faillite du système politique et alimente une instabilité et une efficacité qui l’aggravent à leur tour. 1 C’est ce cercle vicieux qui nous plonge dans l’abîme. »
1 Joseph Stiglitz,Le prix de l’inégalité, Éditions LLL, 2012.
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mieux d’état
Les citoyens assistent impuissants aux pires dérives non seulement du système financier, mais aussi des projets de sociétés démocratiques dans lesquelles chacun et cha cune ont une place et un rôle à jouer afin d’assurer à tous une vie digne. Au contraire, règnent les indignations, les inégalités, autant de sources d’injustices, de fraudes, de conflits et même de guerres, sans qu’aucune autorité po litique ne semble capable d’y trouver solution.
II est donc urgent de repenser la mission de l’État, de re donner au politique le pouvoir et les moyens de faire du citoyen l’élément central du développement des socié tés. De réformer aussi une science économique qui s’est 2 fourvoyée, disent de nombreux économistes , de mettre fin à la montée de la pauvreté et de trouver remède à une planète épuisée qui demande grâce. Bref, de réaffirmer que l’État appartient aux citoyens et qu’il doit être le lieu de rendezvous de la solidarité en vue d’assurer la défense du bien commun.
Nous sommes donc aujourd’hui à la croisée des che mins. Alors que nous vivions dans des sociétés, voilà que nous vivons dans des économies.
Arrive à point cette publication de Martine Ouellet. En trepreneure de l’engagement politique, l’auteure initie une réflexion structurée sur le rôle incontournable de l’État dont la finalité est la protection du bien commun, tout en étant un outil appartenant aux citoyens. Un État au service de la population.
Un livre précieux puisqu’il devient une incitation à réflé chir sur l’équilibre à établir entre les pouvoirs des trois
2sérrettasetsminocoéesdteesMnafi, Éditions LLL, 2010.
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