Omar Bongo Ondimba. Le secret d'un pouvoir pacificateur

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Omar Bongo Bondimba a exercé pacifiquement son pouvoir de leader et de manager sur le Gabon car il en avait les secrets. Quels sont ces secrets ? Quelles en étaient les stratégies de mise en oeuvre ? Comment prendre en compte ces valeurs pour l'entretien et la consolidation de la paix dans le monde ? Cet ouvrage expose les aspects axiologiques de l'oeuvre pacificatrice de l'ancien président du Gabon.
Publié le : jeudi 1 mars 2012
Lecture(s) : 165
EAN13 : 9782296486171
Nombre de pages : 130
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Omar Bongo Ondimba

Le secret d’un pouvoir pacificateur

Points de vue
Collection dirigée par Denis Pryen
teFrançois Manga-Akoa
Déjà parus

Patrick ATOUDA BELAYA,
Cinquante ans après les
indépendances, quel héritage pour la jeunesse africaine ?
, 2012
Ernest Nguong Moussavou,
Françafrique. Ces monstres qui
nous gouvernent
, 2012.
Nguila Moungounga-Nkombo,
Mon combat politique

(entretiens avec Jean Saturnin Boungou), 2011.
Gaston M’bemba-Ndoumba,
L’école d’expression française en
Afrique
, 2011.
Erick Césaire QUENUM et OSWALD PADONOU,
Le Bénin et
les opérations de paix. Pour une capitalisation des expériences,
2011.
Roger Démosthène CASANOVA,
Putsch en Côte d’Ivoire,

2011.
Ismaël Aboubacar YENIKOYE,
Intelligence des individus et
intelligence des sociétés
, 2011.
Pierre N’DION,
Quête démocratique en Afrique tropicale
,
2011.
Emmanuel EBEN-MOUSSI,
Le médicament aujourd’hui.
Nouveaux développements, nouveaux questionnements
, 2011.
Koffi SOUZA,
Le Togo de l’Union : 2009-2010
, 2011.
Lucien PAMBOU,
Conseil Représentatif des Associations
Noires. Le CRAN, de l’espérance à l’utopie
, 2011.
David GAKUNZI,
Côte d’Ivoire : le crime parfait,
2011.
Djié AHOUE,
Et si Ouattara n’avait pas gagné les élections ?,

2011.
Emmanuel KIGESA KANOBANA,
Dipenda, Témoignage d’un
Zaïrois plein d’illusions
, 2011.

François Mongumu Ebuta
Omar Bongo Ondimba
Le secret d’un pouvoir pacificateur

L’H
ARMATTAN

© L'H
ARMATTAN
, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@

wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-96204-0
EAN : 9782296962040

«
Il n y a pas de paix sans une volonté farouche de
la réaliser, la paix attend toujours son prophète ».
Omar
Bongo Ondimba, Séoul.
«
Une constante a toujours guidé mon action :
préserver notre indépendance, garantir l’unité nationale,
maintenir la paix sociale
, assurer le progrès pour tous,
faire connaître et respecter le Gabon sur la scène
internationale. »
Omar Bongo Ondimba, Libreville.

DEDICACE

A tous les artisans de la paix,
A tous les entrepreneurs de la paix, pour une humanité
plus fraternelle,
A toutes les victimes de la violence et des guerres,
A tous les réfugiés et apatrides,
A tous les humanistes et les philanthropes,
A mes très chers enfants,
A la mémoire de mes parents,
A la nation gabonaise et à l’Afrique pacifique,
La paix est éternelle.

REMERCIEMENTS

Cette modeste réflexion est l’expression de notre
curiosité sur la personnalité pacificatrice de feu Omar
Bongo Ondimba, ancien chef de l’Etat et président de la
République Gabonaise. Nous avons voulu mettre en
exergue ses efforts combien louables en matière de paix au
Gabon et dans le monde. A travers cet écrit, nous lui
témoignons, à titre posthume, notre affection et notre
admiration.
Nous exprimons notre sentiment de profonde gratitude à
Monia BONGO pour son implication personnelle dans la
pérennisation de la mémoire de feu OMAR BONGO
ONDIMBA.
Merci cordial à M. Nicolas MBA-ZUE, ancien conseiller
du Premier ministre chargé de l’Education, pour la
correction et ses remarques judicieuses et pertinentes qui
nous ont amené à nous remettre en cause avant de finaliser
cette œuvre.

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PREFACE

Ces dernières années et bien avant même sa disparition, de
nombreux ouvrages ont été écrits sur l’œuvre, la
personnalité et le parcours politique d’Omar Bongo
Ondimba, ancien président de la République gabonaise
décédé le 8 juin 2009 en Espagne.
En 1986, le groupe
Jeune Afrique
avait consacré une
biographie à celui qui était devenu, après son accession à
la magistrature suprême, le père de la Rénovation.
1
En
1987, une autre biographie, éditée par le Parti
Démocratique Gabonais, reprenait le parc
2
ours et les
grandes réalisations du chef de l’Etat gabonais.
En 1994, le journaliste français Christian Casteran
publiait, chez Albin Michel, un livre d’entretiens avec
Omar Bongo
3
. Et plus récemment, on peut signaler les
ouvrages de Josué Koloko
4
et de Guy Nzouba Ndama
5
, de
Grégoire Biyogo
6
et de Pierre Saulet
7
.



1
Jeune Afrique,
Omar Bongo,
Paris, les Editions Jeune Afrique, 1986.
2
Parti Démocratique Gabonais,
Omar Bongo, vingt ans de rénovation,
Libreville, Editions du PDG, 1987.
3
Christian Casteran,
Omar Bongo, confidences d’un Africain,
Paris,
Albin Michel, 1994.
4 Josué Koloko,
El Hadj Omar Bongo Ondimba, un bilan inégalé. Une
histoire exemplaire,
Paris, JK Communications, 2005.
5 Guy Nzouba Ndama
, Une éthique du pouvoir. L’art politique
d’Omar Bongo Ondimba,
Editions Raponda-Walker, Libreville. 2008.
6 Grégoire Biyogo,
Omar Bongo Ondimba, l’insoumis
, Paris,
l’Harmattan, 2008.
7 Pierre Saulet,
les médiations d’OmarBongo Ondimba,
Libreville,
Raponda-Waponda, 2008. On peut signaler aussi le texte d’Omar
Bongo Ondimba lui-même :
Blanc comme nègre,
Paris, Grasset, 2001.

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Sans être exhaustive, cette liste a le mérite de montrer que
la personnalité d’Omar Bongo Ondimba intéressait aussi
bien les journalistes que les universitaires, et même les
hommes politiques. Les raisons de cet engouement étaient
multiples ; je peux en évoquer ici trois :
1.

La longévité au pouvoir du président Bongo
Ondimba ;
2.

La sagesse éprouvée d’un homme d’Etat qui avait
toujours su concilier les exigences d’une gestion
rationnelle des ressources naturelles et les
demandes contradictoires d’acteurs politiques ou
de citoyens désireux de participer à la gestion du
pays ou de bénéficier des richesses nationales ;
3.

L’implication du chef de l’Etat gabonais dans les
conflits qui embrasaient les pays africains et, plus
largement, certaines régions du monde.
L’ouvrage de François Mongumu Ebuta s’intéresse à ce
dernier aspect de l’œuvre et de la personnalité d’Omar
Bongo Ondimba : sa vocation à semer la paix autour de lui
et à éteindre les conflits où qu’ils naissaient.
Diplômé en philosophie (option épistémologie) et en
théologie morale, l’auteur ne pouvait s’intéresser qu’à
l’œuvre pacificatrice d’Omar Bongo Ondimba, d’autant
plus qu’il est aussi fondateur d’une ONG : l’Observatoire
pour la paix en Afrique centrale (OPAC).
En partant du postulat que « tout pouvoir revêt un secret »,
étant donné que « le pouvoir contient le mythe et le
mystère de celui qui l’exerce », François Mongumu
examine ce qui pouvait être le fondement de la
philosophie politique d’Omar Bongo Ondimba.
Les deux premiers chapitres de son étude lui permettent
d’envisager les aspects spirituels et pragmatiques de cette

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politique. Ce que l’auteur appelle le « zen bongoïste » était
à la fois une attitude de réserve, de repli sur soi, de
méditation, de maîtrise de soi, mais aussi d’ouverture à
l’autre, de recherche de consensus ou de compromis – sans
pour autant se renier ni se compromettre – de
compréhension de l’autre et des enjeux du moment.
Une telle quête, on peut aisément le comprendre, avait
beau être métaphysique ou spirituelle, elle ne pouvait faire
fi d’un certain paraître, ce que l’auteur désigne par la
« dimension somatique » du pouvoir de Bongo Ondimba.
Le pouvoir ne se mesure pas au physique d’un homme,
dit-il, mais à la « dimension de ce qu’incarne
transcendentalement » ce physique.
Raison pour laquelle l’homme doit mettre de l’harmonie
dans son corps, dans ses pensées, dans ses rapports avec
autrui et avec la nature. La joie profonde et immense
(jubilation ou délectation) qu’il en tirait était la preuve
d’un parfait équilibre physique, métaphysique et spirituel
d’un homme dont les sollicitations venues du monde entier
ne pouvaient ébranler la détermination à faire régner la
paix. Homme de dialogue dont le leitmotiv était toujours
l’amour du prochain, Omar Bongo ne reculait devant
aucun obstacle dès lors qu’il s’agissait de faire triompher
son idéal d’amour. Pour représenter ce règne où l’amour
s’engendre et s’assume, Mongumu crée ce néologisme
magnifique : « agapocratie », formé d’« agapè », que la
théologie définit comme la forme la plus extrême, la plus
noble et la plus sublime de l’amour, et de « -cratie »,
suffixe d’origine grecque (kratein) désignant le « système
de gouvernement ».

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