On les disait terroristes sous l'occupation du Liban-Sud

De
L'histoire du Liban-Sud depuis la fin du XIXe siècle à 2004. Pièce de théâtre «Diane et Jean», qui a servi de déclencheur à Wajdi Mouawad pour «Incendie>
Publié le : lundi 10 juin 2013
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EAN13 : 9782923107875
Nombre de pages : 160
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J O S É E L A M B E R T
On les disait terroristes sous l’occupation du LibanSud
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On les disait terroristes sous l’occupation du LibanSud
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ONLESDISAITTERRORISTESSOUSLOCCUPATIONDULIBANSUD
Les Éditions Sémaphore 3962,avenue HenriJulien Montréal (Québec) h2w 2k2
14 2811 5 594
info@editionssemaphore.qc.ca www.editionssemaphore.qc.ca
isbn : 9782923107012 (papier) édition trilingue isbn : 9782923107295 (pdf) français isbn : 9782923107875 (epub) français
© Les Éditions Sémaphore et Josée Lambert,2004 Dépôt légal : BAnQ et BAC, premier trimestre2004
Diffusion Dimedia www.dimedia.com/
Distribution du NouveauMonde www.librairieduquebec.fr/
Éditions électroniques : Jean Yves Collette, AnneMarie Arel info@vertigesediteur.com
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J O S É E L A M B E R T
On les disait terroristes sous l’occupation du LibanSud
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REMERCIEMENTS
EN 1995,découvert le LibanSud : région isolée, méconnue j’ai et au cœur decomplexes tensions régionales. Je n’aurais pu y comprendre les enjeux et y travailler sans l’aide et l’accueil, notamment, des familles Mansouri, Cheikh Hussein, Akhrass Mourad, de Montréal et d’Aitaroun, Daher, de Brossard et de Nabatiyeh, AkhdarFahs, de Montréal et de Jibchit. Je tiens aussi à remerciersayed Nabil Abbas,cheikh Ali Sbeiti, Marie Debs, Souha Béchara, Hussein Hoballah, Linda Matar, Youssef Ndaira, Mohammed Yassine, Najat et Hassan El Achkar, Nahla Chahal et les membres des associations libanaises d’ici et du Liban. Sans eux, ce livre ne serait pas.
Je remercie les exdétenus et leur famille pour leur chaleureux accueil et le temps qu’ils m’ont alloué pour que je puisse recueillir leurs récits. Je leur suis profondément reconnaissante ; il leur a fallu souvent bien du courage pour retourner dans un passé empreint de douleur. Pour leur soutien, leurs recherches et leurs documentations, je tiens à souligner le travail des membres du Followup Committee for the Support of Lebanese Detainees in Israeli Prisons, en particulier celui de son secrétaire général Mohammed Safa, d’Amnesty International, de Human Right Watch et de B’Tselem. Durant toutes ces années, mes amis proches ont fait preuve de générosité, de patience et de compréhension. Merci à tous, et en particulier à Nathalie Vaillancourt, Andrée Jobin, MarieClaude et
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Mohammed Fleyfel, Christiane Lacombe, Raynald Adams, Ange Fournier, Isabelle Bleau, Benoit Melançon, Paul Aubé, Nadine Ltaif, Denis Marcotte, Raymond Legault, François Lavallée, Alice Bergeron et Eugène Dufresne.
Ce livre est le fruit d’un travail d’équipe et je désire exprimer ma gratitude à tous les collaborateurs et, en particulier, à l’éditrice Lise Demers qui a eu la délicate tâche d’orchestrer l’ensemble. De même, je tiens à exprimer mes sincères remerciements à mes amis et aux amis des Éditions Sémaphore qui ont participé aux activités de financement de cet ouvrage.
Enfin, je ne peux passer sous silence l’appui de ma famille qui a su comprendre que je consacre tant de temps à des familles d’un autre continent. Cette compréhension est empreinte de solidarité et c’est pourquoi je leur dédie ce livre.
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PRÉFACE
LORSQUE J’AI ÉTÉ INVITÉpréfacer ce livre, plusieurs à questions se sont précipitées dans ma tête. Comment traiter le sujet ? Pourraije prendre mes distances, moi qui suis étroitement lié à tous les éléments qui entrent dans sa création, à commencer par le sujet qui me touche de près, par les personnages que je respecte infiniment, par les scènes qui me sont familières et par l’auteure qui m’est chère. Fautil que j’aborde le livre comme étant un hommage à la résistance sudlibanaise ou estce préférable de le traiter comme un hommage à tous les résistants en général ? Doisje parler du livre et de son contenu ou étaler mes opinions sur l’auteure et son engagement pour la défense des droits de la personne ? Estil nécessaire d’approcher l’auteure en tant qu’artiste et écrivaine ou ne seraitil pas mieux de l’aborder en tant qu’être humain engagé ?
J’avoue qu’il ne m’a pas été facile de répondre à ces questions. Car si je peux arriver, avec difficulté, à dissocier l’auteure de son œuvre et de sa vie, il m’est impossible de me distancier du contenu, des événements, des personnages, et de l’auteure avec qui j’ai tissé des liens inséparables d’amitié et de lutte sur les différents fronts locaux et mondiaux.
Avant tout, je veux dire que Josée Lambert, qui est allée plusieurs fois dans cette partie du monde, a passé des moments intenses dans cet univers. Elle était proche de son sujet et elle est tombée amoureuse du LibanSud, de ses gens modestes et généreux ainsi que de ses paysages fascinants. Elle était, par ses activités ici et
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ailleurs au Liban, directement engagée dans les événements, fortement impliquée dans la mêlée et, en même temps, infiniment déterminée à ne manquer aucun détail et à ne laisser filer aucune nuance, si petite ou grande soitelle.
Josée a toujours fait le bon choix, même lorsque le danger la plaçait dans des situations inconfortables. Elle a connu de près l’abus de pouvoir des miliciens qui occupaient le sud libanais, quand elle a essayé de franchir un de leurs postes de contrôle. Lorsque l’on tient compte de la difficulté qu’il y avait à entrer au Liban Sud, être une artiste engagée se révèle un atout. Car jamais un artiste non engagé n’aurait couru de tels risques pour prendre des photographies. Jamais une écrivaine éloignée de la lutte menée par le peuple libanais n’aurait pu raconter de telles histoires fascinantes. L’engagement aidant, plusieurs portes se sont ouvertes devant l’âme de Josée, devant son objectif et sa plume. D’ailleurs, comment un photographe faitil pour photographier une atrocité ou une injustice sans réagir ou sans prendre position ? Comment faitil pour ne pas trembler alors que les femmes, les enfants et les hommes, avec leurs histoires terribles d’existence humiliée, envahissent brutalement son objectif ? Estil possible ou même imaginable qu’un artiste plein de finesse et d’humanisme parvienne à toucher les cordes sensibles sans réagir ou sans que son refus ne s’exprime dans son œuvre ?
Josée Lambert ne voulait pas que le détachement – cette forme de protection mentale instinctive utilisée généralement par des photographes professionnels pour s’éloigner des tragédies et de la douleur – s’installe entre elle et son sujet. Elle voulait et je dirais même qu’elle tendait à faire tomber les voiles et les obstacles qui la séparaient de son sujet. Elle était loin de faire de ses photographies un miroir qui renvoie une image, sans y mettre son grain de sel.
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