Petit dictionnaire des cultes politiques en France 1960-2000

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L'objectif de ce Petit dictionnaire est de recenser, pour la France et sur la période 1960-2000, les associations, publications ou partis offrant un double aspect ésotérique et politique. On pourrait presque ajouter, en ce qui concerne la fin de la période, "élitiste et adepte de la théorie du complot". L'ésotérisme est ici entendu comme un ensemble de doctrines ou d'enseignements dont le sens profond, caché, est réservé à ceux qui sont capables d'en saisir le sens... souvent par le biais d'une initiation spécifique favorisant une sorte d'"éveil". 365 structures "politico-ésotériques" sont ici présentées.
Publié le : mercredi 1 septembre 2010
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EAN13 : 9782296708044
Nombre de pages : 279
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PETIT DICTIONNAIRE DES CULTES POLITIQUES EN FRANCE
1960 - 2000
Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland   Chômage, exclusion, globalisation Jamais les « questions contem-poraines » nont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions Contemporaines » est doffrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Derniers ouvrages parus Steven E. Stoft,Dépasser Copenhague : Apprendre à coopérer. Proposition de politique mondiale post-Kyoto, 2010. Bernard OLLAGNIER,Communiquer, un défi français. De l'illusion du tout com' à la communication réelle, 2010. Jean-Pierre CASTEL,Le déni de la violence monothéiste, 2010. Sergiu MIŞCOIU,Naissance de la nation en Europe, 2010. Joëlle MALLET, Sophie GEORGES,Une action sur l'emploi qui change tout,2010. Alem SURRE-GARCIA,La théocratie républicaine, Les avatars du Sacré, 2010. Asmara KLEIN, PubliezLa coalition « »'. ce que vous payez Une campagne pour la gestion respons able des ressources naturelles,2010. Olivier BATAILLE,Les Apprentissages professionnels informels. Comment nous apprenons au travail pour se former toute sa vie, 2010. Stéphane ENGUELEGUELE,Justice, politique pénale et tolérance zéro, 2010. Marie-Christine ZELEM, Odile BLANCHARD, Didier LECOMTE (dir.), L'éducation au développement durable. De l'école au campus, 2010. Robert HOLCMAN,Euthanasie, l'ultime injustice, 2010. Gilbert BOUTTE,Nicolas Sarkozy face à la crise, 2010. Edward GRINBERG,L'intervalle. Vers une théorie du dynamisme créatif, 2010. Christian MARION,Participation citoyenne au projet urbain, 2010.
Cyril Le Tallec PETIT DICTIONNAIRE DES CULTES POLITIQUES EN FRANCE
1960 - 2000 LHarmattan
Du même auteur
Les sectes ufologiques (1950-1980), LHarmattan, 2005. Les sectes politiques (1965-1995), LHarmattan, 2006. Mouvements et sectes néo-druidiques en France (1935-1970), LHarmattan, 2006. Les sectes pseudo-chrétiennes (1950-2000), LHarmattan, 2007.
© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12941-2 EAN : 9782296129412
 AVERTISSEMENT AUX LECTEURS   Dans le cadre de ceʺpetit dictionnaireʺdes cultes politiques en France nous retenons la définition selon laquelle l’ésotérisme afférent désigne un ensemble de doctrines ou d’enseignements dont le sens profond, caché, est réservé à ceux qui sont capables d’en saisir le sens… souvent par le biais d’une initiation spécifique favorisant une sorteʺd’éveilʺ. Durant la seconde partie du vingtième siècle, en Occident, l’adjectifʺésotériqueʺa été ainsi appliqué à un nombre important d’organisations ou de mouvements discrets, élitaires ou sélectifs, dont une des motivations pouvait être, parallèlement, de peser sur la vie politique à plus ou moins longue échéance. Il s’agissait, souvent, de sociétés initiatiques, d’ordres traditionnels, de mouvements aux prétentions très spécifiques ou de groupes de recherche. D’autre part, au sein de l’Hexagone,ʺdeux tendances contraires ont donné naissance aux mêmes engeances : le souffle libérateur de Mai 68 et la volonté de revenir à une morale sévère ont servi de discours à des gourous en mal de sectes (1)ʺ. L’objectif de ceʺpetit dictionnaireʺ aux visées forcément partielles, voire subjectivesest de tenter de recenser, pour la France et sur la période courant des années soixante à l’an deux mille, les associations, publications ou partis offrant ce double aspect ésotérique et politique. On pourrait presque ajouter, en ce qui concerne la fin de la période étudiée,ʺélitiste et adepte de la théorie du complotʺ. L’ouvrage s’intéresse, ainsi, bien plus aux structures et à leurs interactions… qu’aux hommes et femmes qui les animèrent. En effet,ʺlorsqu’il reconstitue le squelette d’un plésiosaure, le paléontologue n’entend pas étudier le psychisme de l’animalʺ. Il est évident que les choix ici effectués peuvent être contestés et qu’aucune étude exhaustive relative à ces discrets cultes hexagonaux n’a jamais été écrite… et ne le sera sans doute jamais. De plus,ʺplusieurs groupes qui font indubitablement partie de ces mouvances ésotériques refusent avec énergie de s’y laisser cataloguerʺ. Là encore, la césure avec le monde religieux et politique traditionnel est doncʺintellectuellement claire mais structurellement bien plus difficile à situerʺ.  7
Cependant, comme le précise le journaliste Renaud Marhic dans un ouvrage consacré auxʺextrémistes de l’occulteʺ,ʺhabitué aux groupuscules, voire à l’activité clandestine, le militant extrémiste ne peut que se sentir à l’aise dans le dédale des mouvements occultistes. Quoi qu’il en soit, l’évidence est là. On sera bien en mal de trouver de farouches gauchistes, comme on trouve leurs opposés, au sein du courant occultisteʺ. Il existe pourtant, nous l’avons dit, desʺactivistes ésotéristes de gaucheʺ et l’on décrit, dans ces pages, quelques unes de leurs réalisations les plus notables. En effet, depuis la fracture idéologique de 1968, divers mouvements cultuels sont aptesʺà rameuter soit les plus gauchisants, soit les plus fascisants, avec le même succès, chacun tenant son porte-voix (2)ʺ. Rappelons toutefois que, souvent, entre la théorie et son application pratique, ʺil y a beaucoup de cimetièresʺEnfin, en ce qui concerne le voisinage sorcellerie-extrême droite, il existe bien des passerellesʺentre les deux paganismesʺʺmais pas suffisamment pour qu’ils fusionnent totalementʺ. Ceux qui les pratiquent sont en effet bien trop différents, tant dans leurs référencesʺpiholsphsoueiqʺ dans que leurs préoccupations immédiates (3).  Bien entendu, l’auteur ne s’est pas ici contenté de reprendre des nomenclatures connues car, le plus souvent, il tire ses informations  après les vérifications d’usage, lorsqu’elles sont possiblesdeʺfanzinesʺ, deʺskinzinesʺouʺzinoïʺ(fanzines dits ʺskinheadsʺ), deʺzinotériquesʺ(petits bulletins artisanaux réalisés par des fanatiques de l’étrange et du paranormal) et des divers documents produits par les organisations concernées elles-mêmes (4). Ces multiples informations furent donc recueillies au cours de vingt années de quêtes, d’enquêtes et de recoupements. Par ailleurs, la longueur des notices n’a aucun lien proportionnel avec l’importance numérique des organisations ou publications citées : elle n’est fonction que de l’aspect inéditou, au moins, de l’originalitéde leurs approches. Ce travail ne comprend pas, cependant, la présentation des nombreuses formations musicales liées à ces courants ésotérico-politiques… et il n’explore pas, de même et sauf exceptions très marquantes (par exemple à caractère sedevacantiste), les multiples arcanes de la chrétienté traditionaliste ou intégriste. 8  
Les sphères liées à la franc-maçonnerie, fort bien étudiées par ailleurs, ne seront également pas présentées dans le cadre de cet ouvrage. Nous n’avons, en effet, pas cru utile de leur consacrer une ligne supplémentaire. Pour finir, le termeʺskinheadʺest utilisé, ici, par commodité, et ne concerne absolument pas les jeunes gens passionnés de musique ska et de reggae qui constituent l’âme de ce mouvement, multiracial par essence (5). D’ailleurs, depuis la fin des années quatre-vingt, on entend plusʺqu’exceptionnellement parler d’eux (6)ʺ. Ajoutons que lesʺskinheadsʺ d’extrême droite sont parfois, pour leur part, appelés péjorativement boneheads (littéralement ʺcrâne d'osʺ anglais) à des fins évidentes de en différenciation. Cette expression semble se populariser en France vers le début des années quatre-vingt-dix, même si elle est plus ancienne.   Notes  (1) Jacques Cotta et Pascal Martin,Dans le secret des sectes, Paris, Flammarion, 1992, p. 180. (2)Ibid.Voir également certains écrits anarchisants de A.-R. Königstein. (3) Roger Faligot et Rémi Kauffer,Le marché du diable, Paris, Fayard, 1995, p. 158. (4) Rappelons toutefois queʺbien souvent, comme les pieuvres et les calamars, les groupes initiatiques se dérobent à la curiosité des profanes en répandant un flot d’encre. Entendons par là qu’on publie sur eux de nombreux ouvrages qui ne font qu’embrouiller les problèmes et qui rendent indéchiffrables des énigmes déjà complexes en elles-mêmesʺ Frère, (Jean-PaulVie et mystères des Rose+Croix, Ligugé, Mame, 1973, p. 7). (5)ʺsentent plus proches des émigrés jamaïquains queCes fils d’ouvriers se des banlieusards parvenus de la « middle class ». Pauvres Noirs et petits Blancs sont dans la même galère. Ils écoutent la même musique d’origine jamaïquaine, le reggae, ou son ancêtre, le ska (un rythme plus rapide) que jouent des groupes tels que les Pioneers, les Upsetters ou des artistes comme Desmond Decker. Mais ils apprécient également volontiers la « soul music » en provenance des Etats-Unis (Tamlatown, James Brown). Comme toujours en Angleterre, une mode musicale engendre une mode vestimentaire et les jeunes prolos blancs amateurs de reggae cultivent un look opposé à celui des Hippies. Les fils de l’East End se rasent le crâne et la presse populaire les affuble du surnom de Skinheadsʺ (Philippe Broussard,Génération Supporter, Paris, Robert Laffont, 1990, p. 305). (6) Fiammetta Venner,Extrême France, Paris, Grasset, 2006, p. 103.     
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