Petites humeurs passagères

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40 billets d'humeur et d'humour commentent les événements importants ou futiles de ces dix dernières années, de la cagnotte de Lionel Jospin à la retraite de Zinédine Zidane. Entre réflexions philosophiques, brèves de comptoir et coups de gueule personnels, l'auteur nous propose un voyage original dans l'actualité.
Publié le : vendredi 1 février 2008
Lecture(s) : 203
EAN13 : 9782296191631
Nombre de pages : 113
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Petites humeurs passagères
À lire quand vous voulez, où vous voulez… Si vous voulez !

Patrick Guès

Petites humeurs passagères
À lire quand vous voulez, où vous voulez… Si vous voulez !

Préface de Wojtek Kalinowski

L’HARMATTAN

© L’Harmattan, 2008 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-05030-3 EAN : 9782296050303

À mes amis que j’importune si souvent avec mes opinions à l’emporte-pièce, je leur dédie ce petit livre pour me racheter. À Sabine, Martine et Denis pour leur aide précieuse. À mon magazine préféré, Le Lien des Maisons familiales rurales. À tous ceux qui me font tant marrer !

Du même auteur : Préface et notes biographiques Le Livre

de Lauzun, L’Harmattan, 2007 Ils se sont engagés dans les Maisons familiales rurales, ouvrage collectif,
L’Harmattan, 2007

PRÉFACE

Quoi qu’en disent les incrédules, il arrive ma foi que les derniers deviennent les premiers et inversement. Me voilà par exemple, personne inconnue s’il y en a, et pourtant bien installé dans cette préface située, vous l’aurez remarqué, tout au début de l’ouvrage comme il se doit, à la tête de la colonne des pages qui s’apprêtent à défiler l’une après l’autre devant vous, cher lecteur. À première vue, rien entre le ciel et la terre ne semblait me prédestiner à cet honneur, et il m’aura fallu traverser deux mers et vider la troisième, celle remplie du vin mongol que nous avons eu le plaisir de boire ensemble quelque part entre le deuxième et le troisième périphérique de Pékin, pour y accéder. Mais puisque nous sommes tous là, tous dans un état de sobriété exemplaire – vous-même, cher lecteur ou chère lectrice (à moins que vous ne lisiez à deux), moi le préfacier et les « billets » de Patrick Guès, sachons apprécier la jovialité et la perspicacité des considérations qui nous attendent. Oui, cher lecteur, vous avez bien lu : considérations. Je dirais même « Considérations sur la France » si un penseur mal famé n’avait pas usurpé le droit à ce titre déjà en 1796. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : l’auteur nous parle modestement des billets d’humeur, mais chaque « billet » cache une petite œuvre de l’esprit. Les Français aiment railler la France et les choses françaises, soit . Autant le faire comme Patrick Guès, avec douceur dans la voix et sans prétention, en dépliant chaque histoire avec soin, sans forcer les traits. Humoriste né et fin observateur du temps qui court, Patrick Guès trouve ses sujets partout, le plus souvent dans ce que nous nous plaisons à appeler l’actualité. Vous souvenez-vous du premier « Loft » à la télévision, ou de votre premier téléphone portable ? Ou des heurs et malheurs des « grands projets » de France qui, à l’instar de la Bibliothèque François Mitterrand, prennent l’eau de toute part ? Et

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quel plaisir de retrouver toutes ces figures qui, il y a encore quelques années, réchauffaient leur voix et leur ego sous le feu des caméras, mais que la République ingrate a, soit déjà oubliées (Luc Ferry…), soit est en train de le faire (Raffarin…), soit souhaiterait l’avoir déjà fait (Jospin, Villepin et j’en passe)… Rideau… L’année 2007 s’achève, et avec elle une certaine période de la vie collective des Français. Telles les prises de vue d’un documentaliste avisé, les « billets » de Patrick Guès en ont capturé quelques-uns des moments les plus comiques et les plus absurdes. À ne pas en douter, la période qui s’ouvre lui offrira de la matière pour un deuxième volume. Car la chose la plus merveilleuse avec la France, c’est que l’on ne s’y ennuie jamais ?

Le préfacier de service
Wojtek Kalinowski

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PETITES HUMEURS PA S SAGÈRES

INTRODUCTION

Il me fut demandé un jour, à mon grand étonnement, de produire un petit billet d’humeur. Depuis le temps que je l’ouvrais sans qu’on me le demandât, j’accédais avec un plaisir non dissimulé à la commande qui m’était passée. Tant qu’à râler, autant en faire profiter mes concitoyens ! Ainsi, entre 1998 et 2008, dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai écrit régulièrement et j’écris toujours avec bonheur pour un magazine associatif1 même si cette charge ne représente, malheureusement, qu’une très faible part du dur labeur que je dois accomplir pour survivre. Récemment, j’ai relu l’ensemble de ces textes d’une seule traite, ce que je n’avais jamais fait auparavant. L’idée a germé alors dans mon esprit de les réunir. N’est-il pas intéressant, me suis-je demandé (moi qui ai une vie intérieure très riche), de regarder, a posteriori, ce à quoi j’avais réagi, entre mes quarante et mes cinquante ans ? Ne serait-il pas passionnant de replacer ces réactions quasiment spontanées dans le contexte de l’époque, ai-je pensé avec l’à-propos qui me caractérise ? Aussitôt dit, aussitôt fait, je m’attelai à la tâche. J’ai sélectionné les quarante textes qui m’ont paru les plus révélateurs de la période. Ils ne sont pas forcément branchés, « people » ou « modes ». Certains ont été publiés, d’autres pas. Quelques-uns sont sérieux, la plupart beaucoup moins. Je vais donc vous parler, Amis lecteurs, entre autres, du téléphone portable, des régimes amaigrissants, de la cagnotte de Lionel Jospin, de l’hôpital Georges Pompidou, du réalisateur Raymond Depardon, de la bouffe industrielle, de la télé-réalité, du succès d’Harry Potter, des petites phrases de Monsieur Raffarin, de vos vacances, de la mode du

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Botox, de l’invasion de l’Irak, du débat sur l’école, des soixante-quinze ans de Tintin, des jeux olympiques, du non au référendum européen, de la grippe aviaire, de la retraite de Zinédine Zidane, des ours dans les Pyrénées, du Grenelle de l’environnement… Une énumération à la Prévert ou plutôt à la Patrick Guès devrais-je dire ! Je tiens à vous préciser, chers lecteurs, qu’il n’y a aucun message affiché ou apocryphe dans ces écrits. La seule ambition de ce livret est de vous décrocher, de temps en temps, un sourire ! L’objectif de l’exercice est de tourner en dérision des événements importants ou futiles de ces dix dernières années, d’ironiser, plutôt que de hurler de désespoir, sur ces comportements humains, sources inépuisables d’inspiration. Le ridicule ne tue plus. Le burlesque est dans le vent. Le cocasse nourrit le réel. Comme dit l’adage populaire, nous pouvons rire de tout. J’espère que vous apprécierez ce voyage en compagnie de mes coups de gueule et de ma mauvaise foi. « Que la moquerie soit avec vous… et avec votre esprit ! »

L’auteur de service
Paris, janvier 2008

Nota bene : Les renvois de bas de page, qui sont là pour vous éclairer, sont rassemblés à la fin de chaque billet d’humeur.

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Le Lien des Maisons familiales rurales : Magazine trimestriel tiré en 60 000 exemplaires à l’attention des adhérents de ce mouvement.

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PETITES HUMEURS PA S SAGÈRES

PROLOGUE

Le texte ci-après reprend, sans vergogne et sans scrupule, de larges extraits de l’extraordinaire Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes2 de Jean-Luc Hennig. Cet ouvrage est un pur enchantement tant par la somme de connaissances qui y sont rassemblées que par son humour ravageur. J’invite le lecteur à se le procurer et à le ranger en bonne place dans sa bibliothèque. Après sa lecture, vous porterez, croyez-moi sur parole, un regard différent sur le slogan « Mangez cinq fruits et légumes par jour » dont on nous rebat, à juste titre disons-le, les oreilles. Cet éphémère discours a été écrit en 1996 pour répondre à des amis qui se moquaient gentiment de moi après une décoration puisque c’est de cela qu’il s’agit : la remise d’une médaille ! Mon fantasme aurait été de faire cette intervention lors de la cérémonie officielle mais j’ai manqué de courage. Cette version est donc restée limitée à un cercle d’intimes. Ce manque est aujourd’hui réparé.
Monsieur le ministre de l’Agriculture, dans sa haute clairvoyance et sa générosité légendaire, béni soit son Nom et Celui de toute sa Descendance, vient de me faire Chevalier dans l’ordre du Mérite Agricole3. Chevalier du Mérite Agricole ! Cette distinction m’honore certes mais cette dignité me surprend. Ai-je autant mérité de la Nation reconnaissante ? Qu’ai-je fait pour l’agriculture de mon pays ?

ö

Le poireau

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