RD Congo, le 30 juin 2005

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"Ce texte a été publié pour la 1ère fois en juin 2005, dans un contexte de grande tension sociale et politique en RDC. Une tension liée à l'interprétation de l'article 196 de la "Constitution de la transition", portant sur la date du 30 juin 2005, censée mettre fin à la période de la "transition politique". Au moment où nous rééditons ce texte, pour la richesse de sa teneur historique, le contexte politique congolais est une fois de plus dominé par le débat constitutionnel, avec en perspective les nébulosités de l'horizon 2016..." Eddie Tambwe Kitenge
Publié le : vendredi 1 mai 2015
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EAN13 : 9782336379715
Nombre de pages : 134
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RD Congo, le 30 juin 2005 : Ça passe ou Ç a C as se ? B a M y n su gu
RD Congo, le 30 juin 2005 : Ça passe ou Ç a C as se ? B a M y n su gu
RD Congo, le 30 juin 2005 : Ça passe ou Ç a C as se ?
B a M y n su gu









RD Congo, le 30 juin 2005 :
Ça passe ou ça casse ?

Retour sur un épisode crucial
de l’histoire congolaise











Banza Mukalay Nsungu







RD Congo, le 30 juin 2005 :
Ça passe ou ça casse ?

Retour sur un épisode crucial
de l’histoire congolaise

Préface de Camille Sesep N'Sial












Comptes rendus L’Harmattan

Ce texte a été publié pour la première fois par
Les éditions congolaises (RDC) « Africa Text », en juin 2005.
La présente édition n’a donc été possible
Que grâce à l’aimable autorisation de cet éditeur.































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06354-6
EAN : 9782343063546


Sommaire


Préface 9

Avant-propos de l’auteur 15

1. En attendant le 30 juin 17

1.1. De la fête à la psychose : la signification d'une date 17
1.2. Les dessous des cartes 26
1.3. Les thèses qui s’affrontent 27

2. Des mots pour construire ou détruire 47

Position de l’Udps 47
Position du Parti lumumbiste unifie (Palu) 56
Position du MLC 63
Position du RDC 68
Position du PPRD 76
Position de la composante « opposition politique » 80
Position des autorités traditionnelles 87
Position de la Conférence épiscopale nationale du Congo 92
Position du président de la République 96
Position de la communauté internationale 113
M. J.M. Guehenno 113
Les Etats-unis d’Amérique 116
Le Président Thabo Mbeki 118




Préface
1De Camille Sesep N'Sial

On « parle » la politique autant qu'on la « fait ». La
politique est même sans doute un des domaines où la
parole se constitue elle-même en un acte puissant : en
occupant et en organisant l'espace public, elle influence
les modalités de la vie en société. Le verbe n'est pas
seulement « communication », mais construction ou
destruction. En politique, les mots ont un pouvoir et
constituent à la fois des outils ou des enjeux pour ceux qui
briguent la tête des institutions. Leur force réside dans
leur capacité à mobiliser les énergies, à déplacer les
foules, à ancrer les idéologies ou les convictions dans les
2esprits » Cette analyse de Marie Soleil Frère contribue,
sans doute, à la mise en lumière des enjeux réels de la
chaîne des textes produits autour du 30 juin 2005 en
République Démocratique du Congo.
Dans l'histoire des nations, il y a des mots et des dates
qui impriment à leur itinéraire des trajectoires nouvelles,
qui traduisent leurs rêves, leurs passions, leurs angoisses.
Il y a des mots et des dates qui les mobilisent pour des
idéaux ou qui les démobilisent. Au Congo, le 30 juin
immortalise la rupture avec l'ordre colonial et
l'avènement d'une ère nouvelle. C'est le 30 juin de l'année
1960, en effet, que l'ancienne colonie belge accède à
l'indépendance. Indépendance : « le maître mot » s'était

1 Professeur ordinaire à l'Université de Kinshasa.
2 Marie Soleil Frère 2000, « Mots du pouvoir et pouvoir des mots : le
brique des médias au service du projet politique en Afrique
subsaharienne », Bulletin des séances, Académie Royal des Sciences
d'Outre-mer, Bruxelles, p.230.

9 doté des connotations multiples. Au départ, « certains y
voyaient la fin du règne des Blancs et partant, le retour
des ancêtres, les héros locaux. La plupart s'attendaient à
un retournement de situation, les Noirs remplaçant des
Blancs, prenant leurs grosses voitures, leurs grandes
maisons et recourant exclusivement à la langue magique,
le français. Ensuite, le mot désigna les arrivistes et les
3parvenus .
En 1960, le 30 juin fut un jour de joie et de fête. Mais
une fête de courte durée. Car, à peine le soleil des
indépendances commença à illuminer le ciel congolais,
des mots de mauvais augure surgirent dans le répertoire
commun. La jeune République indépendante allait
rapidement faire l'expérience douloureuse des
«sécessions », des « rébellions », des « mutineries », des
«complots », des « coups d'Etat ». Le mot « indépendance»
s'inséra ainsi dans un réseau associatif avec des mots qui
firent du 30 juin, dans certaines provinces, non pas ce
jour de fête qui fit danser et chanter un peuple en marche
vers la liberté et la dignité, mais « un jour de deuil et de
4méditation ».
Jour de méditation plutôt que de deuil, le 30 juin le
sera tout au long de la Deuxième République. Jamais,
cependant, dans l'histoire du pays, le « jour sacré de
l'immortel » n'avait suscité autant d'inquiétudes qu'en
2005. Durant des mois, une psychose sera entretenue
autour de cette date. Plus celle-ci approchait, plus
l'anxiété devenait générale. Elle connotait la violence
brutale. La dérive sémantique est manifeste. A la base de
cette dérive sémantique délibérément entretenue par des

3 Ndaywel, Histoire générale du Congo, Louvain-la-Neuve, Afrique
Editions-Dulot, 1998, p. 565.
4 Muya bia Lushiku, De l'Etat autonome du sud-Kasaï à la province du
Kasaï oriental et à la crise congolaise (1960-1966), Lubumbashi,
UNAZA, 1980.
10 acteurs politiques et sociaux se trouve l'interprétation de
l'article 196 de la Constitution de la transition. Cet article
était, en effet, au centre d'une lecture plurielle qui divisait
la classe politique congolaise. On pouvait s'en rendre
compte à travers les prises de position d'un certain
nombre d'acteurs politiques parmi les plus représentatifs.
D'une part, en effet, il y avait ceux (notamment l’UDPS,
Union pour la démocratie et le progrès social ; et le PALU,
Parti lumumbiste unifié) qui estimaient que l'architecture
institutionnelle et politique issue de l'accord global et
inclusif devait être défaite le 30 juin 2005 à minuit.
D'autre part, il y avait ceux qui soutenaient que l'ordre
constitutionnel et politique défini par l'accord global et
inclusif demeurait l’unique cadre de référence de la
gestion des ambitions et des différents au cours de la
transition.
Face aux thèses des uns et des autres, le PPRD (Parti du
peuple pour la reconstruction et la démocratie), le MLC
(Mouvement de libération du Congo), le RCD
(Rassemblement congolais pour la démocratie), la
Conférence nationale épiscopale du Congo, les autorités
traditionnelles et plusieurs autres acteurs politiques et
sociaux appelèrent au dialogue. Manifestement,
l'interprétation de l'article 116 et le discours sur le 30
juin se greffaient sur 11 situations socio-économiques du
pays, sur l'évaluation que l’on faisait de la transition et sur
les ambitions des acteurs politiques. A moitié vide ou à
moitié plein, le verre de la transition était au centre d'une
controverse qui divisait les acteurs politiques et sociaux.
A examiner de près les différentes positions, on
s'apercevait que le débat sur les élections était loin d'être
clos. Comme le faisait remarquer le professeur Ndaywel è
Nziem, face à la «peur de l'inconnu », « la tentation est
grande à chercher à gagner du temps et à rêver d'une
énième édition de la transition (...) Recycler, à partir de
11 juillet 2005, le régime de la transition qui totalise déjà un
quart de siècle, par l'amorce d'une cinquième, à la suite de
la quatrième née des Accords de Sun City, serait
finalement, pour la RDC, un aveu d'impuissance, de
surcroît, une sorte de fuite en avant qui ne résoudrait rien
fondamentalement, puisque même ce nouveau cycle de
transition ne pourrait s'octroyer un objectif inédit, en
dehors de l'urgente nécessité d'organiser les « premières
élections pluralistes, transparentes et démocratiques »,
étape précisément où l'on se situe aujourd'hui. La RDC a
donc intérêt, pour le bien-être de sa population, à faire
l'économie des solutions en trompe-l’œil, pour saisir, une
fois pour toutes, le taureau par les cornes, c'est-à-dire, se
décider à quitter, une fois pour toutes, le champ de la
rhétorique sur les élections, pour oser aborder celui de la
pratique des élections. Il n'est donc pas indispensable de
faire du débat sur ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire le
30 juin, un nouveau prétexte pour perdre un temps si
précieux (...) on n'a pas d'autres choix que d'assumer,
aujourd'hui, l'interpellation des élections, activer ses
préparatifs, s'organiser pour mieux gérer le délai de grâce
de ces «deux fois six mois», qu'autorise l'article 196 de la
Constitution de la transition, en son alinéa 2, afin de
finaliser ce grand projet politique.
Pour ce faire, les Congolais étaient confrontés au défi
de s'entourer de toutes les garanties indispensables,
politiques, psychologiques et logistiques, pour réussir
cette entreprise électorale gigantesque, de cinq scrutins,
sur une quarantaine de bureaux de vote. Cela passe par la
mobilisation, dans un large consensus national, de toutes
les énergies disponibles, celle de la classe politique toutes
tendances confondues, mais aussi, celle de la société
civile, y compris celle de la diaspora congolaise qui ne
peut s'offrir le luxe de ne pas s'inscrire dans cette
erdynamique » (conférence tenue à Bruxelles, au VUB, le 1
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