Réflexions sur la Côte d'Ivoire

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Réfléchir sur la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui nous permet de présenter un certain nombre de réalités et de pratiques qui interpellent à la fois les politiques, les décideurs et la société civile. Les sujets abordés, d'ordre politique, social, culturel, économique, spirituel sont une invitation adressée à tous les citoyens, acteurs directs ou indirects de la construction d'une société moderne articulée autour de certains principes et valeurs, notamment républicains.
Publié le : dimanche 15 novembre 2015
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EAN13 : 9782336396927
Nombre de pages : 260
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ChristopheYAHOT
RÉFLEXIONS SUR LA CÔTE D’IVOIRE Préface de Gisèle Dutheuil
Réflexions sur la Côte d’Ivoire
Christophe YAHOTREFLEXIONS SUR LACOTE D’IVOIREPréface de Gisèle DutheuilL’Harmattan
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07897-7EAN : 9782343078977
PREFACE Ce recueil d’articles publiés dans la presse nationale ivoirienne témoigne de l’engagement du Professeur Christophe YAHOT. Son cursus philosophique a développé en lui un sens critique qu’il sait partager avec le plus grand nombre d’une manière accessible à tous. Eveilleur de conscience, il a un regard intellectuel pur qui l’écarte de la pression des chapelles politiques. C’est un penseur libre qui n’est jamais devenu un propagandiste, gardien du pouvoir en place, à l’image de nombre d’intellectuels en vogue dans le pays. Adepte de la démocratie, de la liberté, de l’Etat de droit, son combat vise à passer des discours à l’action.L’Afrique dans sa diversité est présentée comme le continent de l’avenir avec sa jeunesse, sa croissance démographique, ses matières premières, ses taux de croissance importants. Il n’en reste pas moins que la mauvaise gouvernance mine le continent et singulièrement la Côte d’Ivoire. Pays d’avenir certes, les institutions y sont en place, les matières premières aussi, encore faut-il en faire un bon usage. Malheureusement les principaux créateurs de richesse, les planteurs, ne profitent pas de la richesse qu’ils créent. La pauvreté reste importante et touche plus de la moitié de la population. Enserrés dans la corruption généralisée, un capitalisme de copinage malsain, les Ivoiriens, fatalistes, observent un développement captif de la sphère du pouvoir. Ils rêvent de l’émergence qu’évoquent toutes les communications officielles mais l’émergence s’annonce bien sélective. La Côte d’Ivoire, présentée comme une démocratie souffre d’un manque total de l’un de ses piliers: le contrepouvoir. La presse manque d’indépendance. Le parlement est à 90% entre les mains du pouvoir en place.
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La société civile manquant de moyens est fortement politisée. Notons que le manque de données fiables dans le pays interdit les analyses de fonds et la prospective. Tout repose sur les données officielles qu’il est impossible de vérifier dans l’opacité du secret. Les pères fondateurs des Etats-Unis, en leur temps, affirmaient qu’une démocratie qui se limiterait aux urnes s’apparenterait à une tyrannie.Dans un tel contexte, la présence médiatique du Pr Christophe YAHOT est salvatrice. Il inspire avec audace, sans repos. Il ouvre de nouvelles voies, impose de nouveaux angles d’analyse et propose des solutions. La lecture de cette série d’articles permet de suivre l’histoire de la Côte d’Ivoire sous un angle original en se laissant emporter dans la vérité de ces bouts d’histoire écrits au fils du temps ce qui laisse l’acuité du regard présent.Il brosse un tableau multicolore de la Côte d’Ivoire, n’hésitant pas à choquer pour réveiller les dormeurs fatalistes comme par exemple quand il titre « On vent et on achète l’insuffisance rénale en Côte d’IvoiIlre ». choisit des images qui choquent mais ne se limite pas à la critique. Des solutions de meilleure gouvernance, il en propose de multiples. Très pragmatique, sa réflexion, bien que s’inspirant fortement du siècle des lumières, est toujours très contextualisée. Il sait s’inspirer de bonnes idées d’ailleurs en les sélectionnant et les adaptant aux réalités du pays. Derrière une plume révoltée, précise, qui fait parfois sourire du fait de sa spontanéité dénudée, on devine la profonde tristesse d’un intellectuel qui connaît les maux de son pays, autant que ses potentialités. Il sait que le rêve est permis aux Ivoiriens, qu’un progrès partagé serait possible. Ses pistes de solutions pourraient s’articuler autour de quelques mots forts : responsabilité, recevabilité, contrôle, éthique.
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Ce n’est pas en singeant le développement occidental que la Côte d’Ivoire progressera. L’Ivoirien semble bien secondaire dans un pays obnubilé par tous les artifices qui lui permettront de progresser dans les classements mondiaux dont le « tout puissant »Doing Business. Il est bien plus important de monter dans les classements que de s’intéresser aux hôpitaux. Les sommes consacrées à la communication institutionnelle sont faramineuses. Cet optimisme de façade maintient les populations dans une opacité affligeante. Comment réagir quand vous nagez dans l’illusion? Comment oser ce plaindre quand la responsable d’une grande institution internationale parle à deux reprises de miracle ivoirien et qu’une autre présente le pays non pas comme une bonne destination pour investir mais comme la destination rêvée pour l’investissement? Dans ce pays magique, comment oser dire que ce n’est pas facile de ne manger qu’une fois par jour ? Pour répondre à cette dissonance, le Pr Christophe YAHOT a inscrit sa propre rime et continue à l’inscrire au quotidien. Dans son habit de philosophe africain, il éclaire, il ouvre de nouvelles voies, invitant de nombreux compatriotes à le rejoindre dans un sillon de lucidité et d’espoir. La Côte d’Ivoire atous les ingrédients de la réussite, il faut maintenant les utiliser dans le sens de l’intérêt général.Gisèle Dutheuil, Directrice d’Audace Institut Afrique.
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