Sarmiento et la Nation Civique

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Ce livre n'est pas tant un essai sur Sarmiento (1811-1888) qu'une réponse à des questions autour de la formation de la citoyenneté en Argentine. Susana Villavicencio trace avec une grande clarté un chemin dans l'oeuvre de Sarmiento, à la recherche de concepts qui pourraient éclairer d'une lumière nouvelle l'invention du politique en Argentine, la constitution de la nation et du sujet politique citoyen.
Publié le : vendredi 1 mars 2013
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EAN13 : 9782296530997
Nombre de pages : 226
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RECHERCHES A M É R I Q U E S LATINES
Susana Villavicencio
SARMIENTO ET LA NATION CIVIQUE
Citoyenneté et philosophies de la nation e (Argentine XIX siècle)
SARMIENTO ET LA NATION CIVIQUE
Recherches Amériques latines Collection dirigée par Denis Rolland et Joëlle Chassin La collectionRecherches Amériques latinespublie des travaux de recherche de toutes disciplines scientifiques sur cet espace qui s’étend du Mexique et des Caraïbes à l’Argentine et au Chili. Dernières parutions Guillaume GAUDIN,Penser et gouverner le Nouveau Monde depuis e Madrid au XVII siècle. L’empire de papier de Juan Díez de la Calle, commis du Conseil des Indes, 2013. Véronique LECAROS,L’Église catholique face aux évangélistes. Le cas du Pérou, 2012. Emilie DORÉ,Lima, Labyrinthe urbain. Quête de modernité et désarroi identitaire dans un quartier populaire, 2012. Patrick HOWLETT-MARTIN,La politique étrangère du Brésil de Lula (2003-2010). Une émergence contestée, 2012. e Enrique PILCO PAZ,Musiciens, religion et société dans les Andes auXXsiècle (Pérou), 2012. e Margot ANDRADE,La Colombie et la France. Relations culturelles XIX -e XX siècles, 2012. Christophe BELAUBRE,Élus de Dieu et élus du monde dans le royaume du Guatemala (1753-1808). L’Église, les familles de pouvoir et les réformateurs bourbons, 2012.Morgan DONOT et Michele PORDEUS RIBEIRO (dir.),Discours politiques en Amérique latine. Représentations et imaginaires, 2012.María Fernanda GONZÁLEZ,Hugo Chávez et Álvaro Uribe ou La force des mots, 2012. Sophie DAVIAUD (dir.),Amérique latine : De la violence politique à la défense des droits de l’homme, 2012. Sébastien JAHAN (dir.),Les violences génocidaires au Guatemala, une histoire en perspective,2012. Marie-Claire ALEXANDRINE-SINAPAH,Itinéraire d’un esclave poète à Cuba. Juan Francisco Manzano (1797-1854), entre littérature et histoire, 2012.e Fabrice PARISOT (éd.),siècleAlejo Carpentier à l’aube du XXI , 2012.
Susana Villavicencio SARMIENTO ET LA NATION CIVIQUE Citoyenneté et philosophies de la nation e (Argentine XIX siècle)
© L’HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99841-4 EAN : 9782296998414
À la mémoire de mon père J. Alberto Villavicencio,
Avant-propos à l’édition française Ce livre reprend une recherche autour de la figure de Domingo F. Sarmiento que j’ai menée à l’occasion de ma thèse de doctorat en philosophie soutenue à l’Université de Paris VIII. Elle a été éditée en espagnol par Eudeba, les presses de l’Université de Buenos Aires, en 2008. La publication de la présente version française coïncide avec la commémoration des deux cents ans de la naissance de Sarmiento. Né le 15 février 1811 dans la ville de San Juan, un an après la Révolution de l’Indépendance, enseignant, journaliste, homme d’action, titulaire d’une œuvre politique et polémique considérable, Sarmiento est une figure incontournable pour comprendre les contradictions du moment de la fondation de la nation en Argentine, et la singularité de la formation de la citoyenneté dans cette République naissante. Son lien avec la France se fonde sur des lectures faites dès sa jeunesse des historiens et des philosophes français – de Guizot et de Tocqueville à Victor Cousin, Théodore Jouffroy ou Pierre Leroux – dans lesquels il puise ses catégories de pensée. Mais aussi ce lien se fait à travers l’expérience directe de la politique française sous le régime de la Monarchie de Juillet, et le contact qu’il noue avec différents intellectuels et politiciens lors de ses missions en Europe et aux États-Unis afin d’étudier l’enseignement primaire dans les pays plus avancés, réalisés en 1847. Il faut signaler que son célèbre Facundo a été connu en France en 1846, aussitôt après sa parution en Argentine par le commentaire fait par Charles de Mazade dans laRevue des Deux-Mondes, et que certains autres de ses textes, singulièrement Argiropolis et la Educación popular, sont recensés par Ange Champgobert dansLa Liberté de penser, revue des républicains français dirigée par Amédée Jacques. Certes l’esprit du Bicentenaire des révolutions en Amérique latine n’est pas étranger à la publication de ce livre, pour autant il n’a pas l’ambition d’ajouter une contribution de plus à sa célébration. Il s´inscrit bien plutôt dans l’analyse, depuis une philosophie politique critique, d’un champ polémique propre à la naturalisation de la République dans la réalité hispano-américaine issue de la colonisation. Membre du cercle de ces lettrés argentins de la Génération de 1837, Sarmiento œuvre pour l’instauration du modèle de la nation civique comme général, gouverneur de la Province de San Juan, puis président de la République. Il fait œuvre, mais ce n’est certes pas celle d´un philosophe ni d´un historien de plume ou de profession. En reconstruisant le système matériel de ses idées politiques, j’ai cherché à faire émerger le paradigme philosophique qui
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