Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,13 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Souriez ! Vous êtes en France

De
204 pages
Après La France au vitriol, Christian Borromée met les points sur les i, dans les domaines où les Français se désespèrent. Ce sont les solutions à nos maux, ce sont les mesures qu'il faut mettre en oeuvre tout de suite. Souriez, la France va revivre dans les domaines de la justice, de la santé, de l'URSSAF, de l'égalité devant les lois et les impôts, de la liberté, de la Constitution, de la défense contre les abus des mensonges et des trucages... C'est un ensemble de solutions précises sans raisonnements fallacieux ou oiseux, ni chiffres en tout sens.
Voir plus Voir moins

Quelques ouvrages du même auteur : Solutions pour demain. Plon. Préface de Jacques Rueff de l’Académie Française, Postface d’Alain Peyrefitte de l’Académie Française. Epuisé. L’entreprise face aux risques financiers internationaux. Editions d’organisation. Prix Harvard. Epuisé. Le procès de Jean XXIII : dix semaines qui ébranlèrent l’Eglise. Les cinquante et un ans du Grand Schisme. 2003 Alger. 2003 La guerre des brebis. Voilées ? Dévoilées ? 2004 La France au vitriol. Les mensonges et les omissions qui expliquent les divisions actuelles des Français. 2004 Berlin 1943-1945 Une Française sous les bombes. L’Officine. 2005

SOMMAIRE
I LA FRANCE SANS CHIFFRE NI GRAPHIQUE II LE CONSTAT III COMMENT IV LA CONFIANCE V LA JUSTICE PENALE VI LA JUSTICE ADMINISTRATIVE VII LA JUSTICE CIVILE VIII LE PERMIS DE CONSTRUIRE IX LE SPECTRE DE L’URSSAF X LES RETRAITES XI LA SANTE XII L’EUROPE XIII L’EUROPE ET LES ETATS-UNIS XIV LAÏCITE, EGALITE XV LA PEUR XVI LA CREDIBILITE XVII CONTRATS, POUVOIRS, ABONNEMENTS, LETTRES ET AUTRES PETITES ESCROQUERIES XVIII TATILLONNERIES, REDONDANCES ET ABSURDITES XIX LE PARLER PRECIEUX XX LES DANSEUSES DE L’ETAT XXI LA FISCALITE XXII LE SERVICE PUBLIC XXIII L’EDUCATION NATIONALE XXIV L’ASSEMBLEE NATIONALE XXV LE SENAT XXVI LES FORCES DE L’ORDRE ET LES VILLAGES GAULOIS XXVII LA COHESION NATIONALE XXVIII LA GRANDE POLITIQUE XXIX LA CARAVANE FRANCE 11 15 21 25 29 43 45 51 55 61 65 75 83 87 91 99 105 115 125 137 147 159 163 169 173 175 179 183 189

SOURIONS À L’AVENIR :

NOUS SOMMES LES FRANÇAIS D’AUJOURD’HUI

I
LA FRANCE SANS CHIFFRE NI GRAPHIQUE.
Jacques Rueff m'avait expliqué il y a quelques années que les chiffres étaient tous inexacts. Nos instruments de mesure sont aussi imprécis en économie qu'en physique quantique. Les photons de la lumière frappent les particules que l'on veut observer et dont il est impossible de connaître à la fois la vitesse et l'emplacement exact. Le recensement devient imprécis, les statistiques d'exportation n'existent plus, les chiffres du chômage autorisent des commentaires dans les deux sens. Leur analyse donne lieu à des découvertes merveilleuses des faiseurs de dieux : voici la dernière loi qui explique le chômage de longue ou de courte durée, des hommes sans diplôme ou de ceux qui en ont trop ou pas les bons. Les variations d'un mois sur l'autre ouvrent la porte du discours politique : le chiffre est favorable à ma politique, oui répond l'opposant mais l'analyse plus fine de la statistique montre que… Les uns et les autres raisonnent sur des approximations inférieures aux marges d'erreur. Les médias embarquent et vogue la galère sur les virgules de pour cent.

11

Les prix ! Ah ! Les prix ! Le passage à l'euro a montré au public le prix ( !) qu'il fallait attacher aux statistiques. Il a été terrible pour chacun d'entre nous. Les statistiques ne l'ont pas vu ou n'ont pas voulu le voir au niveau collectif. Mais rien ne saurait empêcher les médias d’énoncer des chiffres. Ce sont les vertèbres de l’information, c'est-à-dire les arêtes d’un poisson qui n’est jamais frais, même récent. Le Général, qui maniait les adverbes et non les chiffres, a dit à la radio de Londres en 1942 « la France où le désastre, la trahison, l’attentisme, ont disqualifié la plupart des dirigeants » ; dans l'édition définitive, le Général a corrigé en « beaucoup parmi les dirigeants ». C’est plus simple qu'un pourcentage et cela éclaire la pensée politique du Général, sans illusions sur le passé mais se voulant plein d'espoir pour l'avenir. * Ce qui a une valeur est un graphique si son évolution est significative, si la courbe marque un infléchissement important. De faibles modifications sur plusieurs années représentent un bruit statistique confus sans signification particulière. En revanche l'explosion du déficit des comptes extérieurs américains après la déclaration d’inconvertibilité partielle du dollar en 1968, puis totale en 1971, montre une évolution significative. Il en est de même du nombre des ordinateurs ou plus tard de celui des téléphones mobiles. Mais est-il besoin de courbes avec chiffres en abscisse et en ordonnée pour parler de la montée asymptotique d’une courbe, c'est-à-dire en flèche, comme celles évoquées cidessus ou d’une évolution sans grande direction sur plusieurs années ? Comme la courbe du chômage en France, voire celle du chômage aux Etats-Unis, mais à un niveau bien inférieur.

12

Les pages qui suivent ne comportent aucun chiffre, ni aucune courbe. Ils seront remplacés par des adverbes. Ces derniers sont aussi imprécis que nos statistiques. Ils ont l’avantage d’être mieux supportés que les chiffres, fussent-ils romains. Ah ! Si l’on pouvait, à la fois, se passer des adverbes et des chiffres ! Oui, mais…

Prenez cet opuscule et pressez-le, comme un tube de dentifrice, il en sortira un projet de réforme à chaque pression. Alors …

SOURIEZ AUX SOLUTIONS FRANCAISES

13

II LE CONSTAT
La dégradation générale de la France se poursuit. On ne voit rien qui puisse l’arrêter. On a l’impression sinistre que la France a fait son temps. Elle est en voie de disparition. La démocratie ne fonctionne plus. Les élections se suivent, les équipes changent et le secteur public et les charges continuent à croître. Rien n’est fait pour endiguer la vague. Le nombre des fonctionnaires, des assistés, des clients de l’Etat est parvenu à représenter près de la moitié du corps électoral. Des mutuelles en arrivent à faire de la publicité pour des retraites réservées aux fonctionnaires ! Toute réforme de la fonction publique est considérée comme impossible. De toute façon, vous dit-on dans les cercles officiels, la grève l’empêcherait. Les élections arrivent. Les réformes avortent les unes après les autres devant les plus forts qui manifestent dans la rue. On augmente les charges de ceux qui n’ont pas de syndicat pour les défendre. Un grand secteur de la vie nationale se lézarde et s’écroule : la justice. Les responsables politiques déclarent qu’ils sont impuissants, car la justice échappe au contrôle démocratique. Le système est devenu fou et retourne aux pires errements de l’Ancien Régime. Les citoyens emprisonnés arbitrairement clament leur innocence, écrivent 15

aux élus politiques : il ne se passe rien. L’Etat est irresponsable, incapable d’arrêter les dérives des magistrats, eux-mêmes irresponsables en pratique. Le public attend des réformes et des sanctions contre les fautifs. Mais les magistrats font bloc derrière leur corporatisme et leur statut actuel et nul ne peut savoir ce que fera l’Assemblée Nationale, à la suite des conclusions de sa Commission d’enquête actuellement réunie. Les conversations avec le personnel judiciaire sont terribles. Morgue, impuissance, optimisme béat : on trouve de tout. La Justice civile est aussi gravement atteinte que la pénale. Celle-ci continue à emprisonner dans des conditions inhumaines. Des innocents, arrêtés arbitrairement, sont enfermés pendant des années dans d’ignobles cellules collectives. Dans quelle Afrique sommes-nous ? On demande en vain les libérations en fin de peine et la révision de bien des cas d’emprisonnement, ce qui permettrait de revenir à une situation moins horrible. Entre coupables en liberté et innocents en prison, la France a fait le choix des innocents en prison. Aucun gouvernement n’a écouté les Français – entre autres des députés ou des maires – qui ont eu à subir notre système carcéral et l’ont décrit dans son horreur. Nous nous complaisons dans le sadisme. Il n’y a pas d’autre mot. Et cela depuis bien longtemps, bien avant que le mot ne soit inventé à la suite de la publication des œuvres de Sade, dont la première date de 1791. * L’électricité et les trains s’arrêtent. L’Etat ne bouge pas. L’insécurité terrorise la France. Notre pays est à l’image de ce quai de gare où patrouillent des militaires, mais où aucun contrôle n’a été effectué pour détecter un explosif éventuel. 16

Les poids lourds roulent de plus en plus vite, sans contrôle, avec des étiquettes de vitesse fantaisistes. Les accidents de poids lourds se multiplient. Les statistiques sont faites par la Gendarmerie, qui enregistre les décès suivant des instructions opaques. L’alcool est toujours toléré au volant, au-dessous d’un certain seuil et les contrôles sont rares. A côté, on continue à glorifier la vitesse avec des rallyes, des courses dites de « Formule I », où le code de la route et le simple bon sens sont bafoués à chaque instant. Les pouvoirs publics n’ont toujours pas assimilés le fait que l’automobile n’était plus ce qu’elle était dans les années 1930, où le père Anselme, ivre mort, se démettait un bras en percutant une motte de foin avec sa Citroën. On rigolait. On ne rigole pas aux enterrements d’enfants écrasés par des poids lourds. Comme ils ne semblent pas avoir assimilé le fait que le 4/4 est le véhicule des routes difficiles et constitue une certaine protection contre la folie des transports de marchandises par la route. * Le problème de plusieurs grandes villes tourne au drame, en particulier à Paris. La pollution y devient effrayante. On ne fait rien. Les encombrements multipliés polluent d’autant plus. On oublie les précautions relatives aux transports d’urgence : Pompiers, Samu, Ambulances. Un professeur de pneumologie de la Salpetrière a indiqué qu’en cas de grippe aviaire transmise à l’homme, les transports en commun devraient être fermés. Le fait d’avoir multiplié les obstacles à la circulation automobile dans les villes se révélerait alors catastrophique. Provoquer des encombrements pour pénaliser l’usage de l’automobile semble avoir été une politique doublement mauvaise : du fait de la pollution et de la gêne ainsi créées, comme du manque de réflexion sur les situations d’urgence.

17

Les piétons sont pourchassés partout, y compris sur ce qui reste des trottoirs, par les automobiles, les motos, les scooters et jusqu’aux bicyclettes. On ne fait rien. La saleté des rues et des trottoirs nous ravale au niveau d’une ville du tiers monde. Les enfants jouent entre les voitures et les déjections d’animaux. La santé et la sécurité des habitants sont compromises, celles des enfants au premier chef, mais qui s’en inquiète ? Rien de tout cela n’est électoral. On ferme des services hospitaliers essentiels dans Paris, car ils ne respectent plus les règles élémentaires d’hygiène. Va-t-on se décider à redonner le pouvoir aux médecins, en diminuant le pouvoir des administratifs ? Ces derniers clament que l’hôpital de demain appartient aux procédures administratives et aux statistiques de tous genres. Le meilleur des mondes est en marche. Nul ne l’arrête. Les drames se succèdent. Des mourants tombent de leur lit faute de surveillance. Aucune réforme favorable à la santé n’est esquissée. On maintient des centaines de petits hôpitaux suréquipés, sans malades, aux médecins sans expérience suffisante. La décentralisation bloque toute réforme. Mais il faudrait des hélicoptères pour les transports d’urgence. Or les quelques hélicoptères disponibles sont en général réservés aux loisirs électoraux des politiciens parisiens. Comme pour la « Justice », le gouvernement aurait-il perdu tout pouvoir ? La Sécurité Sociale court à la faillite. A l’instar de tel groupe industriel, on retarde cette faillite grâce au financement public, ce qui entraîne une hausse des impôts. L’activité, le chômage, l’épargne, la consommation s’en ressentent. Toutes les contradictions sont occultées. La fiscalité est devenue folle. On parle de retraite par capitalisation et l’on augmente les impôts sur les revenus de cette retraite par capitalisation. On maintient un impôt sur le capital qui, à force d’exemptions destinées à des clientèles qui ont du capital, ne frappe plus que cadres et retraités qui vont devoir se constituer une retraite par capitalisation. Si les 18

textes étaient appliqués ce serait une part non négligeable des cadres qui seraient catalogués « grandes fortunes ». C’est la Mère Ubu Ministre ; les grandes fortunes françaises ont quitté la France et ce sont les cadres, les retraités et les veuves qui constituent les « grandes fortunes à la Alfred Jarry ». Les cotisations sociales ou salariales, l’impôt sur les salaires sont devenus incompréhensibles. Les subventions, qui sont gigantesques et accordées sans contrôle, obèrent le budget de l’Etat et les budgets locaux. Chacun sait qu’il y a trop de fonctionnaires. On ne fait rien par peur des grèves et des manifestations. La décentralisation, notamment du permis de construire, qui a été éloigné des préfets, a transformé la France en une boutique de corruption difficilement imaginable il y a quelques années. On construit n’importe quoi, n’importe comment, n’importe où. Rien ne résiste au béton autorisé par l’Etat au travers des organismes locaux. On coupe les arbres des villes, des communes, des routes : ils gênent, ils sont malades, ils sont dangereux, il faut bétonner « pour vous » à la place. Des affiches vous expliquent que le « Conseil Général » s’est penché sur votre sort et vous débarrasse enfin « pour vous et grâce à vous » de ces témoins gênants d’un âge inculte et révolu. On bétonne la montagne après le littoral, on laisse se construire le long des côtes des « aquacultures » horribles, polluantes et dangereuses. Les tribunaux administratifs semblent là seulement pour empêcher les citoyens de faire respecter la loi par les fonctionnaires et les politiciens locaux. L’antisémitisme, la pieuvre totalitaire du nationalsocialisme, réapparaît partout en France. Beaucoup sont atterrés, la majorité est indifférente, voire consentante. On passe force décrets. On oublie notre attitude inqualifiable vis-à-vis des Musulmans français, ou qui habitent en 19

France. Nous avons refusé de leur faire une place, des administrations aux pouvoirs politiques. Nous les avons rejetés avec mépris, quand ils étaient demandeurs de cette intégration. Elle ne les intéresse plus, semble-t-il. Mais de ce rejet sort l’antisémitisme. A mépriser les Musulmans, à les traiter comme nous l’avons fait, nous avons pavé la voie au retour de l’antisémitisme. Le mépris d’une minorité, pour sa religion, ses habitudes, ses mœurs entraîne le mépris pour toutes les autres minorités. Les Français n’ont que ce que leur Etat leur a donné depuis tant d’années : le mépris et la haine de l’autre. De la reconnaissance du fait Musulman en France dépend un retour à la normale par l’extinction de la xénophobie et de l’antisémitisme.

FOIN DU PASSE SOURIEZ AUX AUTRES !

20