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Téhéran

De
218 pages
L'encerclement de la capitale iranienne, par les montagnes au nord et à l'est, ainsi que la faiblesse du vent, aggravent la pollution atmosphérique et causent régulièrement une inversion thermique, avec un grand smog. Dans le cas de l'assainissement, l'état alluvial du sol au sud et l'état rocheux de la terre au nord ralentissent la réalisation du système d'égouts de la capitale iranienne. La dispersion gestionnaire, l'absence d'une gouvernance urbaine convenable et la pluralité des acteurs transforment la scène urbaine en une arène de conflits politiques. Le Gouvernement réformiste (1997-2005) tentera de concentrer toutes les affaires urbaines au sein de la municipalité, mais l'idée ne sera pas retenue sous le gouvernement suivant (2005-2013) qui portera les Conservateurs au pouvoir.
Ali Gharakhani est docteur en Aménagement de l'espace, Urbanisme de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.

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La mise en application efIcace des politiques visant à améliorer
montagnes au nord et à l’est, ainsi que la faiblesse du vent, aggravent
teurs transforment la scène urbaine en une arène de conits politiques.
Ali Gharakhani
Ali Gharakhani
Téhéran L’urbain et l’administration en question
Préface de Guy Burgel
L’urbain et l’administration en question
ErrancEs
Daniel Cohen éditeur www.editionsorizons.fr Errances, collection dirigée par Pedro Viana, Benoît Petit et Nader Vahabi
e LeXXIsiècle est considéré comme une ère de fluidité et d’ouverture : les changements dans le transport, la technologie et la culture amènent les gens à penser au-delà des frontières ; ils les franchissent pour de nombreuses raisons. Arrachés brutalement à leur famille, à leur milieu socio-culturel, eth-nique et politique et à leur pays, les migrants sont brutalement projetés dans une situation de « no man’s land », ballottés au gré des aléas des errances, exposés à la grande précarité matérielle et à son cortège de souffrances. On se demande désormais comment aborder le phénomène migra-toire alors qu’il s’est transformé à l’échelle mondiale ? Comment le migrant construit-il sa carrière dans cet espace hétérogène ? Le nouveau profil migra-toire de la période transnationale diffère des deux périodes classiques de la sociologie de la migration : fordiste et post- fordiste ; il brise l’ensemble de notre grille de lecture actuelle. Un migrant se trouve désormais « intégré » au sein de communautés existant à l’échelle planétaire grâce à Internet, ou à une échelle géographique interrégionale telle que la Communauté européenne, ou encore au travers d’entités non politiques comme les Organisations non gouvernementales (ONG). Ces flux migratoires contemporains posent la problématique du nomadisme, de la resocialisation que le concept de ci-toyen classique ne peut plus saisir. Comment penser, dans le même mou-vement, l’État et ses institutions, l’immigration et l’émigration ? Autrement dit, quelles sont nos réflexions épistémologiques et méthodologiques sur l’émigration et l’immigration que n’influencent pas les institutions étatiques, compte tenu des chambardements ainsi mis en lumière ? La collection « Errances » — créée par des chercheurs et des praticiens travaillant sur la question migratoire dans des disciplines différentes (so-ciologie, anthropologie, droit, économie, etc.) — a pour but de développer ces thématique en tenant compte du nouvel horizon du champ migratoire mondial.
ISBN:979-10-309-0104-7 © Orizons, Paris,2016
Téhéran L’urbain et l’administration en question
Dans la même collection
Nader Vahabi,La quatrième socialisation de la diaspora iranienne,2013 Nader Vahabi,Mémoire d’un parcours migratoire,2013
Ali Gharakhani
Téhéran L’urbain et l’administration en question
Préface de Guy Burgel
2016
Cet ouvrage est extrait d’une thèse soutenue le23mai2013à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense sous le titre «L’insertion du concept de développement durable dans les politiques urbaines à Téhéran». Cette thèse a été rédigée sous la direction de Philippe Haeringer dans le cadre de l’École doctorale Économie Organisations Société et du groupe Orients Urbains. Le jury était composé de Djamal Athari, Philippe Haeringer, Bernard Hourcade, Eric Huybrechts, Marie Ladier-Fouladi et Gabriel Wackermann.
Préface Téhéran, métropole singulière et ordinaire ?
u-delà des informations précieuses qu’Ali Gharakhani nous apporte A sur l’histoire, l’espace et la gestion de la capitale iranienne, le livre ouvre, à travers l’analyse de Téhéran, des perspectives intéressantes sur les processus universels de la métropolisation contemporaine. Comme toujours, les faits sont originaux, irréductibles à toute généralisation hâ-tive. Mais les logiques renvoient à des mécanismes globaux, réinterprétés chaque fois dans des expériences et des cultures localisées. Le premier est l’importance du fait politique dans la création motrice du fait métropolitain. Il apparaît toujours contingent, presque fortuit. Ici, c’est la décision d’un nouveau souverain d’abandonner à la fin duXVIIIe siècle les capitales traditionnelles de la Perse pour une modeste bourgade du plateau iranien qui fournit l’étincelle initiale. Elle sera suivie pendant plus deux siècles par les initiatives de tous les régimes qui se succèdent au pouvoir pour confirmer et renforcer le lieu et la prééminence urbaine de Téhéran : la dynastie Qâdjâr qui ouvre le pays sur l’Occident, les Pahlavis qui veulent accélérer son européanisation, puis son américanisation, la République Islamique, qui résiste aux velléités de décentralisation et de déplacement de la capitale. Même les évènements les plus dramatiques paraissent se placer dans la continuité de cette ville d’État : la guerre meurtrière entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), ses bombardements, ses souf-frances et ses victimes, ne découragent pas les flots de migrants ruraux et de réfugiés de grossir les rangs d’une population déjà nombreuse. Il est vrai, qu’auparavant, de la même façon, les Réforme agraires et la Révolu-tion blanche, décidées par Mohammad Reza Pahlavi, avaient eu des effets démographiques identiques. Preuve, s’il en fallait, contrairement aux idées