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Traité de relations internationales

De
1232 pages
Longtemps qualifi ées de « science américaine », les relations internationales
sont l’un des secteurs les plus porteurs du marché universitaire mondial :
offres de cours, programmes de recherche, intérêt des étudiants.
Fruit de la collaboration entre une soixantaine de chercheurs, séniors et
juniors, ce traité embrasse tous les aspects des relations internationales,
y compris dans leurs développements les plus récents. Il croise différentes
approches de ce champ scientifi que qu’il entend contribuer à renforcer et à
dynamiser dans le monde francophone.
Ce panorama complet se décline en quatre parties : l’histoire comparée
des relations internationales en tant que discipline universitaire ; l’analyse
des modalités par lesquelles les autres disciplines, des mathématiques
à la philosophie, l’appréhendent ; l’état des savoirs dans les différentes
branches du domaine ; et enfi n, rarement abordé, l’examen des canaux de diffusion
des connaissances, de la pédagogie aux débats publics au sein de la Cité,
sans oublier l’expertise et les nouveaux médias.
Portant l’ambition de renouveler la tradition ancienne du traité, cette
somme inédite en langue française se veut à la fois la porte d’entrée de la
discipline et sa référence pour tous les publics et acteurs concernés : étudiants,
enseignants, chercheurs, politiciens, diplomates et experts, professionnels
des associations et des organisations internationales.
Voir plus Voir moins
Catalogage Électre-Bibliographie(avec le concours de la Bibliothèque de Sciences Po) Traité de relations internationales/ Thierry Balzacq et Frédéric Ramel (dir.). – Paris : Presses de Sciences Po, 2013. ISBN papier 978-2-7246-1330-8 ISBN pdf web 978-2-7246-1331-5 ISBN epub 978-2-7246-1332-2 ISBN xml 978-2-7246-1333-9
RAMEAU : – Relations internationales : Recherche – Relations internationales : Étude et enseignement (supérieur)
DEWEY : – 327 : Relations internationales
La loi de 1957 sur la propriété intellectuelle interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit (seule la photocopie à usage privé du copiste est autorisée). Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, du présent ouvrage est interdite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris).
© PRESSES DE LA FONDATION NATIONALE DES SCIENCES POLITIQUES, 2013
LISTEDES CONTRIBUTEURS
– François AHMED MICHAUX BELLAIRE : doctorant rattaché au Centre Montesquieu de recherche politique (CMRP), Université Montesquieu-Bordeaux-4. – Jehane AWIT ADWANE : chargée de cours au Département d’histoire, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Saint-Joseph (Beyrouth). – Christine BABIKIAN ASSAF : doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Saint-Joseph (Beyrouth). – Bertrand BADIE : professeur des Universités en science politique à Sciences Po, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI-CNRS) de Sciences Po. – Stéphane BAELE : assistant de recherche et d’enseignement à la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité, Université de Namur. – Thierry BALZACQ : professeur ordinaire de science politique, titulaire de la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité, Université de Namur. – Sébastien BARTHE : chercheur à l’observatoire sur les États-Unis, Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). – Dario BATTISTELLA : professeur de science politique, Institut d’études politiques de Bordeaux. – Riccardo BOCCO : professeur de sociologique politique à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève), et membre du comité de pilotage du Centre d’études sur les conflits, le développement et la paix (CCDP). – Frédéric CHARILLON : professeur des Universités en science politique et directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM). – David CLINTON : professeur de science politique, Baylor University (Waco, Tex.). – Ariel COLONOMOS : directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. – Aurélien COLSON : professeur associé de science politique à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) et directeur de l’Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation (Irené, Paris et Singapour). – Daniel COMPAGNON : professeur de science politique, Centre Émile-Durkheim, Institut d’études politiques de Bordeaux. – Charles-Philippe DAVID : professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. – Barbara DELCOURT : professeure de science politique, Recherche et enseignement en politique internationale (REPI), Université libre de Bruxelles. – Guillaume DEVIN : professeur des Universités en science politique à Sciences Po, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI-CNRS) de Sciences Po. – DO DUC Thanh : directeur adjoint du Centre de formation continue des diplomates, Académie diplomatique du Vietnam. – Gérard DUSSOUY : professeur émérite à l’Université de Bordeaux, Greccap-CMRP, Université Montesquieu-Bordeaux-4. – Frank EBOGO : doctorant en science politique et chercheur associé au Centre de recherches d’études politiques et stratégiques (CREPS), Université de Yaoundé-II-Soa. – Carla EDDÉ : chef du Département d’histoire, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Saint-Joseph (Beyrouth).
– Thierry GARCIN : chercheur associé à l’Université Paris-Descartes, maître de conférences à l’École des hautes études commerciales (HEC), producteur délégué à Radio France. – Albane GESLIN : professeure de droit public, Institut d’études politiques de Lyon, Triangle. – Klaus-Gerd GIESEN : professeur de science politique à l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand). – Félix GRENIER : doctorant en science politique, Université d’Ottawa. – A. John R. G ROOM : professeur émérite de relations internationales, University of Kent (Cantorbéry), professeur invité de science politique, Canterbury Christ Church University (Cantorbéry). – Pierre GROSSER : agrégé et docteur en histoire, détaché à Sciences Po. – Luc Marius IBRIGA : maître-assistant de droit public à l’Université Ouaga-II (Ouagadougou). – Oliver JÜTERSONKE : responsable de la recherche pour le Centre d’études sur les conflits, le développement et la paix (CCDP) à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève) et chercheur associé au Centre d’éthique de l’Université de Zurich. – Léon KOUNGOU : chercheur associé à la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité, Université de Namur. – Josepha LAROCHE : professeure des Universités en science politique, Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, UMR 201 Développement et sociétés, directrice de Chaos international. – Frédéric LASSERRE : professeur titulaire de géographie, Université Laval (Québec). – Marjorie LEGENDRE : chercheure associée de la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité, Université de Namur. – Gordon MACE : professeur titulaire de science politique, Université Laval (Québec), Institut québécois des hautes études internationales, directeur du Centre d’études interaméricaines (CEI). – Alex MACLEOD : professeur de relations internationales, Université du Québec à Montréal (UQAM). – Élisabeth MEUR : doctorante en sciences politiques et sociales à la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité, Université de Namur. – Helen V. MILNER : professeur de science politique, Princeton University (N. J.), directrice du Niehaus Center for Globalization and Governance, et actuellement présidente de l’International Political Science Association-Association internationale de science politique (IPSA-AISP). – Germain NGOIE TSHIBAMBE : professeur au Département des relations internationales, Université de Lubumbashi. – Joseph-Vincent NTUDA EBODÉ : professeur de science politique, Université de Yaoundé-II-Soa, directeur du Centre de recherches d’études politiques et stratégiques (CREPS). – Pierre PAHLAVI : professeur agrégé et directeur adjoint à la recherche au Département des études de la défense du Collège des forces canadiennes de Toronto (CFC). – Stéphane PAQUIN : professeur de science politique, École nationale d’administration publique, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique internationale et comparée. – Franck PETITEVILLE : professeur de science politique, Institut d’études politiques de Grenoble, Pacte.
– Frédéric RAMEL : professeur des Universités en science politique à Sciences Po, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI-CNRS) de Sciences Po. – Michèle RIOUX : professeure d’économie politique internationale au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et directrice du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM). – Jean-Jacques ROCHE : professeur à l’Université Paris-2-Panthéon-Assas, directeur de l’Institut supérieur de l’armement et de la défense (ISAD). – Jean-Christophe ROMER : professeur d’histoire contemporaine, Institut d’études politiques de Strasbourg. – Valérie ROSOUX : chercheure qualifiée, Fonds national de la recherche scientifique (FNRS), Centre d’études des crises et conflits internationaux (CECRI), Université catholique de Louvain. – Léon SAMPANA : assistant de droit public et science politique à l’Université de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso). – Olivier SCHMITT : doctorant en relations internationales au Département deswar studies du King’s College London, associé à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM). – Andy SMITH : directeur de recherche, Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), Centre Émile-Durkheim, Institut d’études politiques de Bordeaux. – Georges-Henri SOUTOU : membre de l’Académie des sciences morales et politiques, professseur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne, directeur de la Fondation Thiers. – Philipp STUCKI : docteur en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève). – Nicolas TENZER : président de l’Initiative pour le développement de l’expertise française à l’international et en Europe (IDEFIE). – Bénédicte TRATNJEK : doctorante en science politique à l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand). – Claire TURENNE SJOLANDER : professeur de science politique, Université d’Ottawa. – Christophe VARIN : directeur du Centre d’études sur le monde arabe moderne (CEMAM), Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Saint-Joseph (Beyrouth). – Brigitte VASSORT-ROUSSET : professeure de science politique à la Faculté de droit de l’Université Lyon-3-Jean-Moulin, membre de l’équipe d’accueil Francophonie, mondialisation et relations internationales. – Pascal VENNESSON : professeur de science politique, S. Rajaratnam School of International Studies, Nanyang Technological University et Université Panthéon-Assas. – Jacques VIRET : médecin et docteur ès sciences en biophysique, professeur agrégé du Val-de-Grâce (ministère de la Défense). – Colin WIGHT : professeur de relations internationales, Université de Sydney. – Tanguy de WILDE D’ESTMAEL : professeur de science politique, Centre d’études des crises et conflits internationaux (CECRI), Université catholique de Louvain.
AVANT-PROPOS
Cet ouvrage est le fruit d’une recherche collective fondée sur une ligne directrice, irriguée par une vision commune et soutenue par une méthode. Ligne directrice.Le titre de cet ouvrage –Traité de relations internationales– atteste, s’il en est besoin, que les contributions rassemblées ici servent un projet peu couru, celui d’examiner, dans des contextes précis et de manière comparative, comment les relations internationales s’organisent en tant que discipline – et pourquoi pas – en tant que « science », en particulier dans le monde francophone. Mais, plus précisément, il pose la question de savoir quel est l’objet d’étude des relations internationales, et en quoi l’insertion culturelle de la discipline affecte sa nature, son contenu et ses limites. Quels sont en effet les champs d’étude (aussi appelés sous-disciplines, mais plus exactement sous-spécialisations) des relations internationales ? Comment, à la fois de manière descriptive et normative, se construisent et se transmettent les connaissances en relations internationales (acteurs, facteurs, processus) ? Vision commune.recherche a également un horizon unique : celui du Cette Traité. Celui-ci pourrait revêtir un caractère anachronique, le genre scientifique du traité correspondant aux reliques du passé. En effet, la mise à disposition de l’ensemble des connaissances grâce aux outils de la communication électronique rendrait vaine toute entreprise ayant prétention à l’exhaustivité. Or, nous ne souscrivons pas à ce jugement. D’une part, la circulation des savoirs sur internet aboutit bien souvent à des pratiques superficielles de recherche. D’autre part, les idées sous-jacentes à tout traité alimentent le présent volume, à savoir : l’évolution contextuelle de la discipline ou de ce champ (fonction historique) ; l’état de la production la plus récente enrichi d’outils de recherche (fonction didactique), mais aussi l’identification d’un segment particulier de la connaissance présentant une vitalité propre tant dans ses objets que dans son existence institutionnelle au sein de l’université (fonction scientifique). À la différence du manuel ou deshandbooks, le traité couvre d’autres dimensions qui demeurent sous-investies, en particulier celle de la diffusion pédagogique et sociétale des productions. Enfin, les directeurs de ce traité considèrent que, sous peine de renoncer à une partie importante de ce qu’ils sont, les francophones ne peuvent abdiquer leur manière de faire, de penser et de voir le monde, laquelle est singulièrement gravée dans la langue qui est la leur ; d’où la nécessité d’un traité francophone. Mais le degré d’originalité de nos pratiques ne peut s’évaluer qu’à l’aune d’une ouverture à celles des autres. Raison pour laquelle il nous a paru indispensable d’intégrer les réflexions de chercheurs d’autres aires linguistiques et culturelles. En confiant, par exemple, la préface et la postface à deux confrères représentatifs de manières différentes de faire des relations internationales, relevant par ailleurs d’espaces linguistiques distincts, nous avons voulu signifier que la touche francophone n’exclut pas un dialogue avec les chercheurs du monde anglophone. Méthode. L’élaboration des contributions repose sur le principe de la liberté universitaire. Le traité regroupe aussi bien des collègues jeunes et confirmés, des anglophones que des francophones. Et, parmi ces derniers, faut-il le rappeler, beaucoup ne sont pas de langue maternelle française. Nous avons pris le parti de tenir notre rôle de directeurs, en nous abstenant toutefois d’imposer aux auteurs notre conception de tel ou tel autre thème. Les priorités, en ce qui nous concerne, étaient d’assurer d’abord la qualité scientifique des différentes contributions et de veiller à la cohérence du projet, et par conséquent, de confier le texte au collègue qui nous semblait le mieux armé pour se hisser à la hauteur de la tâche. Chaque texte a ensuite été relu de manière croisée par les deux directeurs qui, dans un second
temps, ont confronté leur évaluation pour transmettre à l’auteur commentaires et propositions consolidés. Ces derniers se sont pliés à cet exercice, et nous nous estimons privilégiés d’avoir travaillé avec une équipe animée d’une telle disposition intellectuelle. Enfin, les textes révisés ont été relus, précisés ou amendés avant que ne commence le processus éditorial, notamment l’harmonisation de l’ensemble des chapitres. L’objectif était bien que chaque auteur soit et reste,in fine, responsable de son chapitre. Plusieurs d’entre eux susciteront des débats, qui ne manqueront pas d’être féconds. Au vrai, cela est attendu, et nous en sommes heureux. On le sait, les chercheurs ont chacun une manière particulière de concevoir leur sujet. Conception qui exprime tant leur parcours universitaire que leur insertion personnelle dans le champ et leur(s) expérience(s) professionnelle(s). Même s’il n’a pas été souvent facile de corriger complètement les biais que peuvent induire ces différentes influences, nous sommes honorés de la confiance que les auteurs nous ont témoignée, en acceptant de participer à ce projet, et nous les remercions. En ce sens, ceTraité est 1 d’abord leur œuvre .
Thierry Balzacq et Frédéric Ramel Lille et Paris, juillet 2013.
1. L’expression « relations internationales » sera employée avec des minuscules dans cet ouvrage. Les auteurs préciseront chaque fois s’ils analysent la réalité internationale ou bien le champ scientifique.
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