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Une année à Barcelone avec

De
70 pages
Où trouver autant de liberté et de spontanéité que dans le courrier des lecteurs? Expatriée en Espagne, fidèle du "Monde" et du "Nouvel Observateur", l’auteur a décidé de réagir à la presse française et de livrer une année entière de chroniques d’actualité où se mêlent réflexions, questionnements et prises de position. En s’intéressant autant aux faits qu’à la manière dont ils sont traités dans les médias, la professeur Françoise Meyze pose un regard singulier sur des sujets aussi variés que ceux qui ont fleuri entre juin 2010 et mai 2011. De la question du défilé du 14 juillet au mouvement des Indignés, en passant par l’affaire DSK, un an de réactions citoyennes sans censure.
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Une année à Barcelone avecLeMondeetLeNouvelObservateur
Du même auteur
Cimetière des nuages, Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1975
Poèmes pour létrangère, Éditions Millas-Martin, Paris, 1979
Lunaire, Éditions Publibook, Paris, 2003
Éclats de terre, Éditions Publibook, Paris, 2003
Vingt-six poèmes daprès la guerre et une poignée de rêves, Éditions Publibook, Paris, 2005
Un marcheur, Éditions Publibook, Paris, 201
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Françoise Meyze Une année à Barcelone avecLeMondeetLeNouvelObservateur
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com
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IDDN.FR.010.0117290.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2012
Préface Lidée de ce recueil de lettres est née à la suite dun envoi « sans lendemain » de quelques courriels que javais adressés en juin et en août 2010 auCourrier du jour du Mondeet àParoles de lecteursduNouvelObservateur. « Sans lendemain », parce que les textes nont pas été publiés et quaucune réponse ne mest parvenue pour expliquer leur refus. Jimagine, car lêtre humain ne peut sempêcher de formuler des hypothèses, à défaut de vérités, que : - Le Monde etLe Nouvel Observateur reçoivent beaucoup de courrier : ils doivent trier et il est préférable dêtre abonné. - Comme disent les éditeurs quand ils refusent des manuscrits, ils ne correspondaient pas à leur ligne éditoriale. Il est vrai que les courriels envoyés au Nouvel Observateur quelques critiques émettaient envers des propos de Jean Daniel dans son éditorial et sur un article concernant Carla Bruni. Mais ne devrait-on pas se féliciter de la pluralité des points de vue ? - Les textes ne présentaient aucun intérêt. Mais ils abordaient lactualité (Coupe du monde de football, 14-Juillet). Ils étaient courts, ce qui peut être intéressant pour un courrier des lecteurs, et démocratique puisquils laissaient de la place aux autres. - Ils étaient mal écrits. Mais je suis professeure de français : je me fais relativement confiance.
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Bref, loin den être abattue, acquise à une certaine sagesse  il ne faut pas attendre grand-chose quand on ne gravite pas dans les sphères du pouvoir , jai décidé de continuer à exercer ma liberté dexpression. Jai profité dune de ces bibliothèques de quartier, à côté de chez moi, à Barcelone où je vis actuellement, qui reçoivent la presse étrangère, dontLeNouvel Observateurchaque semaine etLe Monde alternance avec des en quotidiens dautres pays (chapeau pour la culture de proximité dans cette ville !). Il en résulte une série de textes, écrits entre juin 2010 et mai 2011, où se mêlent réflexions, questionnements, prises de position sur lactualité rapportée par ces deux journaux. Jai fait en sorte que la palette des thèmes abordés soit assez variée, même si les sujets politiques et sociaux dominent compte tenu des journaux choisis. Je revendique la liberté du lecteur et sa spontanéité, lhumour aussi car, sans lui, lHistoire ne serait que folie, sans renoncer au souci dêtre la plus juste possible dans le respect des informations traitées  dont je peux fournir les références, originaux ou photocopies.Au fil des mois, je me suis rendu compte que le champ lexical de létonnement revenait souvent dans mes textes. Lexplication en est peut-être que je vis dans un autre pays et que cette situation de funambule entre des langues et des cultures différentes, même si ne les séparent que les Pyrénées, a fini par me donner, outre ma naïveté naturelle, ce regardcandideet, je lespère aussi, un peupersan. Si javais eu une formation de sociologue, je naurais pas manqué danalyser le discours et le contenu du quotidien et de lhebdomadaire, leur évolution depuis leur création. En ce sens, ces douze mois étaient particulièrement intéressants puisquils furent aussi ceux de changements structurels et humains pour lun et pour lautre. Depuis le 2 novembre 2010, en effet,Le Mondenest plus la propriété de ses journalistes : trois
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