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Vie d'un homme d'hier, aujourd'hui et... juste un peu plus

De
312 pages
Ce n'est pas l'histoire d'une vie, mais bien d'une épopée : un merveilleux voyage à travers les continents, les cultures, les sociétés et les professions dans notre monde des plus grands bouleversements : la fin de la traction animale, la fin des Colonies et des Missions, la fin des révolutions et des guerres d'indépendance en Afrique, Amérique latine, Antilles... Tout cela, partout, l'auteur l'a vécu de ses yeux, de son corps, de sa réflexion... échappant parfois de justesse à la mort.
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ISBN :  978-2-3340-20075-53 n eCtsemêm s le paoirehistenv d uamsiei ,dn ie bopépe un nu : eéllievremegà t arue xovay continevers lesluc erut,stnsel iéocs té ls, sesssoiorefsep tel e monotrans ns darg sulp sed ednmeseerevulbos ndt altcar noiminas ntla:  n e  d aolocomitevà v ale, la  n de linoloC sed te se lr,euapden  a naeciassr véd sessios Mila nns, indpedéergus re te  sedtulosnoique latie, Améri nfAiruqdnnaece pae ligoon Me,inhC ,sellitnA ,en lestous de  étéiua emq h mo rnus. n escet ou Ttrap ,al li ,tuomenc comts cemend  emoemsel ottu, ps sderéa ex  nois teotrud tula vécu de ses eyxu ,eds noc rop ud noitadnof az utboib Kermiretaoigani nmi eosde lve, éatin crE neporucirg elograulicave  leceNugveà adsnl  elution a la révohcpasé p raaptnes pun dteurromo li tnodl été aio bretue qugiloccputaoi nùos  amment durant lOl à om a ,tratonisfoe  dstjuseesaponde Pste a Lirul tns atei,sé ntfaene trua qess te ,eviuJ erèm ancêtret de sesos nitne eoMbnirtiis dans,rihr C 929aP à éN.1 nerit espet laud iul erq neutdvat.enisérctracae enretam étôc uD els hugus paterng saocsnneto steiquanrlai, i nsnas hc gsiadel ,c no gteelsresliTsar du  tie, ilettec tnutrevuo spe dresmcot ri,lm merbsef noadteurs de la commuanuj éteviu ed inSaPét-rsteurbodnarg ses srevnAdn heCas let  epm-sC ah uedtâaee Chs. Lrents-pa selviujf xulimaoppr areolope itcsahswykl seW raCamondo,es, les Vi1320n  hunde  ua treve cilbuphuiourd. juet..d hmoema juei,rmedee,urut fon d-rusnraMl ,e rue935 : il sera ouénà l Eat tne1 
C h r i s t i a n d e M O N B R I S O N
Vie d’un homme d’hier, aujourd’hui et... juste un peu plus
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    Vie dun homme dhier, aujourdhui et... juste un peu plus
 
Christian de MONBRISON         V IE D UN HOMME D HIER ,  AUJOURD HUI  ET ... JUSTE UN PEU PLUS               
 LHarmattan
 
 
                                  © LHarmattan, 2013 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00270-5 EAN : 9782343002705
REFLEXIONS_INTERIEUR_HD  40/03/13  09:25  aPeg5
Pour ceux qui veulent savoir ce que fut cette Epoque des grands bouleversements.
Ce « JUSTE UN PEU PLUS » quil faut vouloir mettre dans tout ce que lon fait.
Tu n’es pas tenu de réussir Mais tu te dois d’entreprendre P IRKE A VOT
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REFLEXIONS_INTERIEUR_HD  04/03/13  902: 5 Page7
Qui se donne à l’Histoire, ne se donne à rien et à son tour n’est rien. Mais qui se donne au temps de sa vie, à la maison qu’il défend, à la dignité des vivants, celui-là se donne à la Terre et en reçoit la moisson qui ensemence et nourrit à nouveau. A LBERT C AMUS , dans L’Homme révolté
Confidence Cher lecteur qui, sans doute intrigué par le titre en couverture, allez pénétrer dans la source, puis dans les flots tumultueux de ce fleuve tout sauf tranquille du récit de ma vie, sachez que ma volonté de lécrire en mes quatre-vingts ans passés tient au désir de laisser un témoignage de la petite histoire dun homme au milieu de la grande Histoire de lhumanité qui, sa vie durant, a connu les plus grands et inimaginables bouleversements. Dans mon enfance où notre cocher Flamary venait à la gare de Moissac ou à celle de Valence dAgen nous chercher avec la carriole attelée à Coquette ou Haute-Volta qui, le reste de la journée tournaient dans la vallée à la pompe du potager pour alimenter la citerne du château de St-Roch, nous sortions du train les yeux piquants descarbilles de la locomotive à vapeur pour nous être penchés par la fenêtre à regarder défiler le paysage. Qui peut aujourdhui, du TGV, avoir de tels souvenirs  ? Et ma grand-mère maternelle de me raconter ses voyages de Tsarkoïe-Sélo à St Pétersbourg dans le même wagon que le moine Raspoutine, ou encore le départ de Blériot dans sa tentative historique du premier vol de traversée de la Manche, et ceux non moins héroïques de Mermoz créant les lignes dAir France vers lAmérique du Sud et lAsie. En cette enfance des années 30, combien peu de routes vicinales, canto-nales et même départementales étaient goudronnées  : chacune des rares voitures dalors, celle du boulanger, du boucher, du médecin de campagne, laissait derrière son passage une traînée de poussière blanche comme dans le ciel aujourdhui les avions supersoniques qui passent... Qui donc en ce temps-là possédait un frigidaire, bénéficiait dun téléphone  ?
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Et quel facteur dans nos campagnes utilisait un autre moyen de locomotion pour la distribution du courrier que ses pieds, ou au mieux sa bicyclette  ? Les rues des villes et des campagnes de mon enfance étaient peuplées de vieilles dames en noir, ces nombreuses veuves de la guerre de 1914, dhommes et vieillards aux jambes de bois et le bandeau sur lil, vieux avant lâge, ces malheureux rescapés du monstrueux carnage des tranchées de Verdun et de la Somme. Cependant, faut-il le savoir et le croire, nous étions encore en ce temps-là dans le Temps de «  lHumain  . » Lorsque, assistant à 8 ans en 1937 à lExposition Universelle de Paris, je pouvais voir place du Trocadéro, le Pavillon de lAllemagne dominé par la svastika du Reich dHitler, et celui de lU.R.S.S. au-dessus duquel trônaient la faucille et le marteau du communisme de Staline, ces deux emblèmes glorifiés devant le monde. Un an plus tard lUnivers allait entrer dans le temps de «  lInhumain  », commencé par La Nuit de Cristal  », et tout ce que comporte dinimaginable, dindescriptible que lon nomme aujourdhui «  La Shoah  ». Puis sest développée la guerre par la volonté dHitler et de Staline, qui coûta en 7 ans la vie à plus de 50 millions de personnes, civiles et militaires. Après le génocide dArménie quencore aujourdhui le gouvernement turc refuse de reconnaître malgré les preuves accablantes irréfutables... après la bombe dHiroshima-Nagasaki... après les génocides des Khmers rouges au Cambodge, des Tutsi au Rwanda... ny aurait-il plus despoir de redevenir «  humain  »  ? La question est grave, existentielle, et il est normal de se la poser. Il nest pas moins normal que lhomme qui a connu lère de «  lhumain  », et vécu lentrée dans «  lère nouvelle  », se sente le devoir de témoigner et proclamer sa confiance en lHomme. Mais quel est-il cet homme  ? Cet homme est toujours au milieu de nous, à la fois présent et nouveau, regardant vers lavenir parce que confiant en sa vie, et quel que soit son âge, car il nest dâge que de cur, de courage, damour et despérance comme vous le découvrirez, le comprendrez en lisant ce livre, et... à la réflexion, et... juste un peu plus.
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REFLEXIONS_INTERIEUR_HD  400/3/13  09:25  Page9
 Le citron pressé Nous sommes en 1954. Je suis à Yaoundé, capitale du Cameroun, seul en mission pour la journée auprès des diverses administrations qui voient avec satisfaction larrivée de la SAPAC à Douala et sa possible expansion commerciale pour alimenter en poisson frais les zones de NKongsamba, Maroua et autres. La journée fut rude. Je suis au bar de laéroport dans lattente du départ de lavion UAT qui va me ramener à Douala où je dois retrouver mon frère Gilles venu mépauler. Jai commandé un citron pressé que je sirote tout en bavardant avec un vieux Français du pays qui apprend bien des choses au nouveau venu que je suis. «  Pardon Messieurs de vous déranger. Vous êtes bien, sur le vol Yaoundé Douala de 19h05  ?  », me demande le jeune agent de la compagnie aérienne qui tient dans la main un billet, accompagné de près par une dame plutôt âgée et bien française qui mexplique lurgence pour elle dêtre au plus vite à Douala et... si je pouvais accepter de lui céder ma place, et prendre la sienne dans lavion suivant partant vingt minutes plus tard.  Bien sûr Madame, pas de problème, au « contraire je vais pouvoir finir ma conversation, et mon citron pressé  », et je demande à lagent de faire le nécessaire et lui tends mon billet. Une demi-heure plus tard je suis dans lavion de la dame, et au point fixe, par le hublot, je vois décoller mon avion qui avait dû être retardé pour une cause quelconque. Bref nous décollons à notre tour, et, après avoir pris de laltitude, quelques dix minutes après nous sommes pris dans un nuage noir épais, et vigoureusement secoués. En quelques secondes le pilote incline lavion vers la gauche et on le sent à la recherche dune sortie de lorage qui est extrê-mement impressionnant. Serions-nous dedans  ? Les visages un moment sont crispés, cest normal... et puis ça passe. Ouf  ! Mais lheure passe aussi, et comment se fait-il que nous ne sommes pas encore arrivés à Douala  ? «  Mesdames, Messieurs, cest le commandant de bord qui vous parle. En raison des fortes turbulences rencontrées au cours du vol nous avons dû nous détourner sur la Guinée portugaise où nous nous posons dans un instant. Veuillez attacher vos ceintures... ». Logés à lhôtel ce nest que le lendemain matin que nous avons pu regagner Douala, Douala en deuil, lavion sur lequel javais cédé ma place à Yaoundé en sirotant mon citron pressé ayant explosé en vol, dans la tornade, sans laisser la moindre trace. Cest bien, cest beau, cest bon assurément davoir, une fois dans sa vie, pris un tel jus de citron et... juste un peu plus . Qui pourrait imaginer que sa vie tienne à la consommation ou non dun jus de citron  ? Pourtant ce jour-là, sans le savoir, jallais, pour faire plaisir à lautre, et aussi me faire plaisir, jouer avec ma vie, avec la vie de lautre en choisissant de finir mon jus de citron. Ce nétait pas la première fois ni la dernière, comme vous le verrez en lisant ces souvenirs, que je devais échapper à une mort certaine. Nombreux sommes-nous sur terre, je pense, à vivre cette expérience de la vie, de la mort, qui est signal qui ne manque pas dinterroger. En tout état de cause ce que lon ressent intensément cest la sensation magique dune nouvelle naissance.
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