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VOTER CHIRAC. UN CAS DE FARCE MAJEURE

De
128 pages
Avez-vous l'impression qu'on vous a forcé la main pour voter Chirac ? Faites-vous partie de ces " mauvais citoyens " qui se sont abstenus ou ont voté blanc ? Et s'il s'agissait simplement d'une habile manipulation qui a marché au-delà de ce que le principal intéressé lui-même pouvait espérer ? Non, vous n'êtes pas parano, vous faites simplement partie des millions de personne victimes du piège pervers auquel la classe politique, les médias et les leaders d'opinion ont prêté leur concours avec une belle unanimité et parfois en toute naïveté.
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VOTER CHIRAC
UN CAS DE FARCE MAJEURE

La perversion en politique

Collection Questions Contemporaines dirigée par J.P. Chagnollaud, A. Forest, P. Muller, B. Péquignot et D. Rolland
Chômage, exclusion, globalisation... Jamais les «questions contemporaines» n'ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines» est d'offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Dernières parutions

Françoise D'EAUBONNE, L'homme de demain a-t-il un futur ?, 2002. Points CARDINAUX, Manifeste pour l'égalité, 2002. Michel VERRET, Sur une Europe intérieure... ,2002. J.C. BARBIER and E. VAN ZYL (eds), Globalisation and the world of work, 2002. Nicole PÉRUISSET-FACHE, Professeures, l'État c'est vous 1,2002. Bernard ROUX, Le département évanoui ?, 2002. Emile USANNAZ, La refondation du lien social, 2002. Joachim de DREUX-BRÉZÉ, Concilier l'homme et le pouvoir, avec Bertrand de Jouvenel, Simone Weil et Henri Laborit, 2002. Jean-Luc BEQUIGNON, Psychologues à la Protection Judiciaire de la Jeunesse,2002. Jean-François VENNE, Le lien social dans le modèle de l'individualisme privé. De chair et d'os, 2002. Paul ARlES, Pour sauver la Terre: l'espèce humaine doit-elle disparaître?, 2002. Michel AROUIMI, L'apocalypse sur scène, 2002. Calixte BANIAFOUNA, Vers une éradication du terrorisme universel ?, 2002. Vincent Sosthène FOUDA, Notions de réussite et d'échec dans la filiation adoptive, 2002. Collectif Habitat Alternatif Social, L'insertion durable, pratiques et conceptions, 2002. Robert DECOUT, Chronique d'une élection bouleversante, 2002.

Collection Qyestions Contemporaines

Jean-Michel DESMARAIS

VOTER CHIRAC
UN CAS DE FARCE MAJEURE

La perversion en politique

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRŒ

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino

ITAUE

@ L'Harmattan, ISBN:

2002

2-7475-3495-2

Ce n'est pas des richesses que vient la vertu, mais c'est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l'État. Platon Apologie de Socrate

Le courage, c'est d'être tout ensemble, et quelque soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage c'est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l'approfondir, de l'établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage c'est d'explorer la complexité presque infinie des faits et des détails et cependant d'éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales.

Jean JAURÈS Discours à la jeunesse Juillet 1903, Lycée d'Albi

SOMMAIRE
Avant propos

p. Il Le choc p. 15 p. 19 p. 27

22 avril2002

23 avril 2002 Les chiffres 24 avril 2002 Comment interpréter les résultats?
25 avril 2002 26 avril 2002 27 avril 2002 28 avril 2002 29 avril 2002 30 avril 2002

Campagne minable et erreurs tactiques p. 33 Les gens ou l'argent Démocratie, quelle démocratie? p.39 p.43

Du côté de la perversion narcissique p. 51 Aurait-on pu se passer de Chirac? Le paravent républicain p. 61 p.67 p.73 p. 79 du fascisme p. 89 p.95 p. 97 p. 101 p. 115 p. 123 p. 127

1er mai 2002 Je défile, tu défiles, nous défilons... 2 mai 2002 3 mai 2002 4 mai 2002 5 mai 2002 6 mai 2002 9 juin 2002... 17 juin 2002 En avant toute! Les fondements

Aux urnes citoyens! La poudre à éloigner les tigres llnaère victoire Votez pour nous Bienvenue en Chiraquie

Index des ouvrages cités

Avant propos

Fallait-il voter Chirac? Fallait-il voter tout court ?

Certes, on nous a assez répété que le vote est un devoir du citoyen mais quand aucune des propositions ne lui convient ou, pire encore, quand il a l'intuition qu'un mauvais coup se prépare, on est en droit de se demander si, justement, le premier devoir du citoyen n'est pas de dénoncer cette situation dans laquelle on tente de l'enfermer et, tout bonnement, de s'abstenir d'y participer. Oui mais, il y va de la démocratie, dira-t-on. Encore faudrait-il être certain que nous soyons réellement en démocratie. République, contrairement à l'idée communément admise, n'est pas, en effet, synonyme obligé de démocratie ainsi que le montre François de BernardI. Comme de nombreux Français, j'ai très mal vécu le résultat du premier tour des élections présidentielles de 2002. Mais, au fond de moi, une petite voix se manifestait avec insistance pour me dire que la curieuse façon dont on nous présentait les événements cachait une autre réalité. J'ai donc commencé à écrire au soir du premier tour, à tenir une sorte de journal au fil du clavier, d'une part, pour per1. François de Bernard, "Vemblème démocratique", Ed. des Mille et une nuits, 1998.

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mettre à ma pensée de cheminer et, d'autre part, afin de ne pas me laisser encombrer par la confusion dans laquelle la consigne péremptoire de voter Chirac me plongeait. Jour après jour, cela m'a conduit à la conviction que les électeurs français étaient manipulés d'une manière perverse. Certes, les spécialistes des sciences politiques me trouveront bien naïf: ce n'est sûrement pas la première fois et sans doute pas la dernière. Est-ce une raison pour ne rien dire et laisser faire? Certains m'ont objecté, et je n'ai sans doute pas fini de l'entendre, que tout ce que j'écrivais avait déjà été rapporté par les médias. C'est à la fois vrai et faux. Ce qui est vrai, c'est que je n'ai rien inventé: toutes les informations contenues dans ce livre viennent de la presse écrite ou audiovisuelle et de bon nombre d'ouvrages parus en librairie. Ce qui est faux, c'est que je n'ai vu nulle part ces informations éparses rassemblées dans un même article dont la conclusion aurait pu être: "est-on sûr qu'il faille voter Chirac au deuxième tour? ". On nous aurait donc trompés? Certes, cela ne fait pas plaisir de s'en apercevoir et, la plupart du temps, curieusement, au lieu d'en vouloir à l'instigateur de la manœuvre, on commence par se culpabiliser: j'ai été trop bête, j'aurais dû m'en rendre compte. Hélas non, on n'a pas été trop bête mais quand on n'est pas entraîné à 12

déceler les perversions, on a toujours du mal à s'imaginer qu'il y a un piège et, par voie de conséquence, on ne peut faire autrement que de tomber dedans. Mieux vaut donc, maintenant, évacuer cette culpabilité et apprendre, pour l'avenir, à repérer les indices annonciateurs des coups tordus. Au bout du compte, la vraie question que je me pose, est celle de la démocratie. Je sais bien que c'est un modèle, idéal par définition, jamais atteint. On peut cependant s'en approcher ou s'en éloigner. Je crains que ce que nous venons de vivre soit un symptôme d'éloignement. Si l'on veut agir sur les causes et se donner ainsi de vraies chances de les voir régresser, ne vaudrait-il pas mieux, d'abord, chercher à les comprendre?

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