Y a-t-il une nation pour sauver l'État ?

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Il s'agit ici de reprendre le questionnement sur les conceptions possibles de la nation elle-même, à partir d'un point de vue de prévention des conflits civils et internationaux. L'État, en tant que machine administrative, que garant d'un fonctionnement démocratique de la société, détenteur de la puissance publique, gère un pays. Que doit obtenir la nation de l'État pour qu'il modifie les structures, les méthodes de gouvernance nécessaires pour un mieux-être général ?
Publié le : mardi 1 mars 2016
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EAN13 : 9782140003462
Nombre de pages : 158
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Questions contemporaines
Y a-t-il une nation pour sauver l’État ?
Questions contemporaines Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland et Jean-Paul Chagnollaud Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Dernières parutions Julien GARGANI,Crises environnementales et crises socio-économiques, 2016. Pierre DE SENARCLENS,Les illusions meurtrières, Ethnonationalisme et fondamentalisme religieux, 2016. Annie COLL,Pour en finir avec le loup libéral, 2016. Louise FINES,Les crimes environnementaux et l’innocence persécutrice, 2016. Jean BRILMAN,La démocratie étouffée par l’État. L’étatisme, idéologie dominante en France, 2015. Roland GUILLON,Pour une autre globalisation. Essai de géopolitique des rapports sociaux, 2015. Renaud FABBRI,Eric Voegelin et l’Orient. Millénarisme et religions politiques de l’Antiquité à Daech,2015 Béatrice GRANDORDY,Le médecin devant le juge. Fait-il face à une « menace aggravée » du pénal ?, 2015. Georges KORNHEISER,Le capitalisme, cancer de l’humanité, 2015. Florent VILLARD,Critique de la vie quotidienne en Chine à e l’aube du XXI siècle, 2015. Julien PEQUIGNOT, François-Gabriel ROUSSEL (Dir.), Les métavers, Dispositifs, usages et représentations, 2015.
Bernard Crozel
Y a-t-il une nation pour sauver l’État ?
© L'HARM ATTAN, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07884-7 EAN : 9782343078847
Sommaire
Préface ........................................................................ 7 Prologue .................................................................... 11 Chapitre1 La Nation vivante et évidente ................................... 15 Chapitre 2 L'individu, la famille, la tribu, la communauté et la Nation................................................................ 29 Chapitre 3 Par où le « nous » peut fusionner avec « eux » ........ 75 Chapitre 4 L'école n'est pas tout et ne peut pas tout................. 105 Chapitre 5 Construire les chaînons manquants ........................ 119
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Préface
Le symbole Y choisi par Bernard Crozel comme titre pour ce livre n'est pas le fait du hasard.Il illustre parfaitement l'esprit de cet ouvrage.En numérologie la lettre Y signifie à la fois la forme d'un arbre dont les branches s'élèvent vers les cieux ainsi que, par sa forme, la langue bifide du serpent.Symbole de la croissance humaine mais aussi de la mort et de la guérison, la lettre Y est une lettre de passage qui induit des choix difficiles à faire mais qui sont d'une importance vitale pour notre avenir.Ainsi grâce à ce Y, Bernard Crozel va nous proposer, à la lecture des événements, un parcours initiatique non manichéen.Il évitera, autant que faire se peut, les pièges du bien et du mal, les amalgames confusionnels qui opposeraient les bons aux méchants.Les processus de développement sont souvent dépendants d'une multitude de variables où se croisent le politique et l'économique, les stratégies individuelles et les stratégies institutionnelles. Tensions permanentes qui nous conduisent à être un jour tous Charlie pour de multiples raisons et à voter Le Pen sans se poser de questions.Tensions, confusions soutenues par les médias où les professionnels de l'information imposent leurs lectures, leurs manières de voir, avec une familiarité excessive avec les décideurs politiques.De plus, face à la montée de l'individualisme moderne d'un côté et la poussée des différences de l'autre, les idéologies s'enferment dans des dogmes et calment l'impatience avec des alibis sécuritaires.Quant à l'école, elle oublie trop souvent le sens premier des valeurs laïques qui permettraient de valoriser et reconnaître culturellement les différences qui sont aujourd'hui mal tolérées, voire stigmatisées.La mondialisation est entre les mains de financiers, les
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politiques sans scrupule imposent des empires tel Monsanto, fomentent en secret des accords comme celui appelé « TAFTA ». Nos élus proposent aux citoyens un soi-disant « meilleur des Mondes ». En fait, une dictature parfaite qui aurait les apparences de la démocratie, avec comme complices de fanatiques prédicateurs moralistes sans humour ni amour, qui utilisent au nom des religions l'arme de la terreur en imposant leurs tabous, leurs fantasmes, leur folie meurtrière.Mais c'est oublier la capacité des peuples à résister, c'est oublier la force de l'indignation, c'est oublier que, si les éditorialistes parlent de crise de la démocratie, il y a aussi des nouvelles formes de démocratie qui émergent ici et là, et qui inquiètent ceux qui se sont installés sous le titre « Élus » et qui veulent coûte que coûte conserver leurs places et les avantages liés à ce statut en oubliant leur mission essentielle, celle de servir l'intérêt public.Le regard sur nos sociétés ne doit plus être le seul « privilège » des sociologues qui sont souvent influencés par ceux qui commandent les études. Seule une approche systémique avec une équipe pluridisciplinaire peut permettre de redonner à chacun sa place, de comprendre le sens du Vivre ensemble aujourd'hui, et observer les alliances qui s'opèrent.Il s'agit d'avoir une vision globale, prospective, utopique sur les différentes voies possibles, les alternatives et accepter le débat, la dialectique, parfois même l'absurde, le paradoxe pour inventer et construire une Nation vivante, accueillante qui donne du sens à l’État.Bernard Crozel, en conclusion, propose de reconstruire les chaînons manquants, certes, mais, comme Michel Wieviorka, il invite à regarder ce qui s'invente et pas seulement ce qui s'en va, ou ce qui se défait ou qui est en crise.Il nous invite à oser les champs du possible et à refuser la fatalité.
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Jean-Pierre Gilles Ancien éducateur de prévention Administrateur d'une fondation pour le logement des défavorisés Urgentiste humanitaire
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