60 jours à Paris en slow travel

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Nouvellement retraitée, Gisèle s’offre son plus grand rêve : prendre le temps de voyager. Un budget modeste, une détermination qui ne se laisse ébranler par rien ni personne, et la voilà à l’aéroport pour soixante jours de liberté totale à Paris. Récit d’un slow travel.
Publié le : vendredi 5 avril 2013
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EAN13 : 9782895710288
Nombre de pages : 132
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GISÈLE PRÉVOST
SOIXANTE JOURS À PARIS EN SLOW TRAVEL
Ré c it de voya ge * N ouve lle t e nda nc e
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    1. Aux Buttes Chaumont 2. Au Musée D’Orsay 3. Au Jardin du Luxembourg 4. À l’Opéra Garnier 5. Au Musée Picasso
    1. Des fontaines à faire rêver 2. Une architecture impressionnante 3. Des statues et monuments inspirants
SOIXANTE JOURS À PARIS
EN SLOW TRAVEL
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Prévost, Gisèle, 1949-
 Soixante jours à Paris en slow travel : récit de voyage nouvelle tendance
 ISBN 978-2-89571-012-7
 1. Prévost, Gisèle, 1949- - Voyages - France - Paris.  2. Paris (France) - Descriptions et voyages. I. Titre.
 DC707.P73 2011 914.4'3610484 C2011-942187-9
Photographies: Gisèle Prévost Infographiste: Maria Salvati Réviseures: Thérèse Trudel et Jacinthe Laforte Maquette de couverture: Marie-José Legault
Éditeurs: Les Éditions Véritas Québec 2555, ave. Havre-des-Iles, Suite 118 Laval, Québec H7W 4R4 Tél.: 450-687-3826 www.editionsveritasquebec.com
Distributeurs: Benjamin Livre Pour joindre l’auteur: prevostgisele@hotmail.com
Copyright © (2011) Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada
ISBN
Version imprimée 978-2-89571-012-7 Version numérique 978-2-89571-013-4
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Je ne suis pas revenu pour revenir Je suis arrivé à ce qui commence.
Gaston Miron, poète L’Homme rapaillé
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Introduction
Certains rêves s’imposent à nous avec une telle puissance que rien ne semble en mesure de freiner ces élans : même nos impossibilités ne tiennent pas la route devant la passion qui nous habite. Trouver un jour le temps, l’argent et la liberté de partir, sans négliger toutefois mes obligations familiales et professionnelles, m’a d’abord semblé appartenir au domaine de l’utopie. Mais était-ce réellement impossible?
Comme la plupart des voyageurs, mes premières expériences à l’étranger ont été de courts séjours, des escapades ou des forfaits tout inclus qui ont eu pour effet d’éveiller ma curiosité. Or, ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant? Voilà qui me permet de constater que mes premiers voyages, classiques évidemment, ont nourri ma passion jusqu’à m’amener à rêver… Pourrais-je un jour expérimenter une autre dynamique que celle de cette course contre la montre? Le contexte de ma prochaine aventure se précisait dans mon esprit : libérée des contraintes de temps, je pourrais vivre une expérience plus intime avec un pays, ses habitants et non seulement y passer; je voulais savourer pleinement chaque minute de découverte avec lenteur et délice. J’ignorais encore comment y arriver . Voilà d’où ma réflexion est partie, sans doute comme la plupart des insatiables devant l’exploration du monde qui les entoure, mais avec une dimension nouvelle pour moi: apprécier chaque chose comme on déguste le meilleur des cafés. Par hasard, je tombe juste au bon moment sur cette citation : «L'utopie est simplement ce qui n'a pas encore été essayé», a écrit un jour éodore Monod. La suite de ma «recherche du temps perdu» est aussi imprévisible pour moi qu’elle peut le paraître pour vous. Rêvez, rêvez… Il en restera toujours quelque chose.
Ma vision de ce voyage encore à l’état d’ébauche, après cela, s’est précisée: Partir assez longtemps pour avoir le loisir d’apprécier l’endroit que je découvre et pour entrer en relation étroite, quotidienne même, si possible, afin de partager les habitudes de vie des gens. J’ai constaté que c’est le voyageur qui crée le voyage. Ma réflexion m’amène à développer une vision segmentée du voyage à vivre, que je définis maintenant en deux catégories : je peux partir pour me dépayser, sortir de la routine en quelque sorte, ou partir pour explorer, pour me confronter à mes propres expériences humaines. Dans sonManuel de l’anti-tourisme, Rodolphe Christin
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place ses observations sur l’industrie du voyage avec un point de vue global, qui m’apparaît nécessaire. Car voyager, au fait, qu’est-ce que c’est?
On peut dire que la notion du voyage a perdu de son charme lorsqu’on a commencé à choisir ses destinations en fonction du prix du billet d’avion, et non par désir de se rendre dans telle ou telle région du monde. Le voyage n’est plus dans la destination, mais dans la carte postale du bonheur qu’on en ramène. Un voyage se mérite et se médite. Selon moi, tout voyage devrait s’inscrire dans 1 la durée et l’apprentissage de quelque chose ou de quelqu’un .
Ces mots font un écho en moi. Je veux vivre différemment ce futur voyage et apprendre autre chose sur une réalité qui peut se différencier un peu de ma perception initiale, en me faisant sortir de ma zone de confort, selon l’expression consacrée. Ce changement d’approche gagne à se vivre tranquillement, car il faut, me semble-t-il, avoir le temps nécessaire pour défaire certaines idées toutes faites, des notions acquises par une addition de présuppositions qui forment notre programmation mentale au fil des années, des lectures, des échanges aussi. N’avons-nous pas une vision du pays qui peut différer de la réalité?
1 Rodolphe C hristin,M anuel de l’anti-tourism e, M ontréal, Éditions Écosociet́e,́2010, p. 12-13.
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