Américains héros de cinéma

De
Publié par

La période est aux héros. Le cinéma, grâce à la technologie moderne a su donner à voir et à entendre ces mythes, fables et légendes qui n'avaient alors d'existence que dans nos esprits.
Le cinéma américain veut aller plus loin en imposant au monde ses héros avec toutes les valeurs qui l'accompagnent. Il voudrait nous persuader que seul un héros américain peut sauver l'humanité du désastre. Investi de la force du mythe, celui qui n'était alors qu'un héros de cinéma, transcende sa condition pour devenir le modèle unique que doit suivre l'humanité.
Publié le : mardi 1 mars 2005
Lecture(s) : 234
EAN13 : 9782296388314
Nombre de pages : 127
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

AMÉRICAINS HÉROS DE CINÉMA

cg L'Hannatian, 2005 ISBN: 2-7475-7874-7 EAN : 9782747578745

Jean UNGARO

AMÉRICAINS HÉROS DE CINÉMA

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

Harmattan Konyvesbolt 1053 Budapest, Kossuth L. u. 14-16 HONGRŒ

L'Harmattan Italla Via Degli Artisti 15 10214 Torino ITALŒ

Du même auteur Une éducations artistique pour tous? (en collaboration avec Philippe Pujas), Toulouse, éditions Érès, 1999. André Bazin: généalogies d'une théorie, Paris, L'Harmattan, 2000.

collection

de visu

coordination éditoriale: Yannick Lebtahi et Bernard Leconte
La collection de visu, focalisée en direction de l'audiovisuel, est un outil de travail constitué de courts ouvrages destinés aux étudiants et aux enseignants en communication, en audiovisuel ou en cinéma. Cette collection est ouverte à de jeunes chercheurs ou à des chercheurs confirmés livrant le fruit de leurs réflexions sur l'audiovisuel sous forme de prémisses ou d'aboutissements de leur travail et ceci dans le seul but de faire avancer la connaissance et sa diffusion dans le domaine retenu. Le substantif /audiovisuell doit être entendu ici au sens large du terme car il peut inclure des supports qui ne comportent pas de matière de l'expression sonore (comme la peinture, la bande dessinée, la fresque, le roman-photo, l'affiche publicitaire ou, parfois, le multimédia), ni visuelle (comme la radio, l'art lyrique ou la chanson), mais qui accueillent presque toujours des éléments scripturaux.

dernières parutions

Bernard LECONTE, scopiques,2004.

L'écran dans l'écran et autres rectangles Loach: engagement la campagne du roman

Erika THOMAS, L'univers de Ken politique et rencontre amoureuse, 2004.

Julien TERRAL, L'insécurité au journal télévisé: présidentielle de 2002, 2004. Eglantine MOIREZ, Lettre et télévision: épistolaire au petit écran, 2004. Bernard LECONTE, télévision,2004. Bernard 2004. LECONTE,

l'adaptation

Encore un tour! Le Tour de France et la Vu à la télé. Chroniques télévisuelles,

Emmanuelle MEUNIER, De l'écrit à l'écran. Trois techniques du récit: dialogue, narration, description, 2004. Yannick LEBT Am, Télé-Lille: de la genèse l'institutionnalisation de la télévision régionale, 2004. à

Merci à Hélène Duccini, Divina Frau-Meigs et Guy Lochard dont les remarques et les suggestions ont grandement contribué à l'élaboration de cet ouvrage

LE HEROS CINEMATOGRAPHIQUE AMERICAIN SAUVEUR DE L'HUMANITE
Il Y a dans certains des films cités dans les pages qui suivent une indéniable beauté plastique et parfois un charme réel. Certes, beaucoup ont conservé pour nous le charme nostalgique de l'enfance en nous remémorant nos premières émotions cinématographiques. Cette mélancolie ne doit cependant pas nous faire oublier qu'il y a toujours, dans la mise en œuvre des grands récits, qu'ils nous soient présentés sous forme de mythe, de fable, de roman, de poème ou de film, une vocation à former les consciences. Le cinéma américain a incontestablement produit quelques-uns des chefs-d'œuvre majeurs de l'art cinématographique, et les réalisateurs qui ont créé ces œuvres sont à placer parmi les meilleurs artistes du siècle. Cependant, la production américaine est traversée par des courants contraires qui font que cet art, qui est aussi une industrie, ne présente pas une cohérence systématique telle que la même analyse puisse s'appliquer sans distinction à tous les films. Par ailleurs, si faire état de ces contradictions dépasse largement le cadre de cet ouvrage, il serait tout à fait regrettable que le lecteur ait le sentiment que cette distinction indispensable entre l'art cinématographique et la production d'objets cinématographiques livrés à la consommation de masse, n'est pas faite. Elle doit, au contraire, être constamment présente à l' espri 1.

Américains,

héros de cinéma

Le cinéma occupe une place singulièrement importante dans l'édification de la conscience américaine. Sans le cinéma, grand pourvoyeur d'images, de sons et de récits épiques, les grands mythes américains n'existeraient pas ou seraient très différents de ce que les grandes fictions cinématographiques en ont fait. Si l'on considère quelques épisodes parmi les plus marquants de l'histoire des ÉtatsUnis, on s'aperçoit que seul le cinéma a eu la puissance d'évocation nécessaire pour porter ces événements à la hauteur du mythe: première immigration, guerre d'Indépendance, guerre de Sécession, conquête de l'Ouest, les deux Guerres mondiales, guerre du Viêt Nam, domination de l'espace.. . Il ne s'agit donc pas de réduire l'ensemble du cinéma hollywoodien aux films dont il sera question dans les pages qui suivent qui, eux, appartiennent à un genre particulier ou à des genres qui ont, chacun, leur singularité. Ces films ont vocation à être vus par tous, ce qui leur impose à la fois une construction symbolique et des formes de discours propres à être saisis immédiatement par le plus grand nombre. À cette fin ils utilisent des formes de rhétorique qui donnent lieu aux effets les plus spectaculaires, aux artifices les plus à même de frapper les imaginations et les plus aptes à laisser des traces durables dans l'esprit des spectateurs. On peut dénoncer la grossièreté des artifices, s'alarmer de l'utilisation abusive des effets spéciaux, il n'en reste pas moins que, produit de consommation de masse, ce cinéma est conduit, par la force des choses, à donner à voir ce que les spectateurs s'attendent à trouver sur l'écran, mais aussi, dans le même mouvement, à entraîner le public toujours plus loin dans la fable. Sensibles aux représentations dominantes, aux fortes idéologies que la nation américaine considère comme valables non 12

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.