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L'ancienne gendarmerie de Tomo

De
202 pages
Parmi les bâtiments militaires qui subsistent en Nouvelle-Calédonie, l'ancien poste de la gendarmerie de Tomo, situé en zone maritime d'une baie magnifique au sud-ouest de la Grande Terre, est aujourd'hui en ruine. Cet ouvrage est une étude historique et architecturale, qui puise ses sources sur le terrain même et s'appuie sur tous les documents retrouvés dans les centres d'archives de la Nouvelle-Calédonie et de la métropole concernés par le sujet.
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France irar
L’ancienne gendarmerie de Tomo
Étude historico-architecturale en Nouvelle-Calédonie
L’ancienne gendarmerie de Tomo
France Girard L’ancienne gendarmerie de Tomo Étude historico-architecturale en Nouvelle-Calédonie
Du même auteur, aux éditions L’Harmattan
L’ancien tribunal militaire de Nouméa et ses bâtiments annexes, 2014 La Mission catholique de Nakéty, 2014 La « Maison Mayet » et la « Station Laurie » à Canala,2014 Les Mines de la région Canala, 2014 La conception et la construction du pont de la Dumbéa, 2014© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-3-30122-8 EAN : 9782301228
AVANT-PROPOS
Les vestiges de l’ancien poste de gendarmerie de Tomo situés sur la zone maritime comprennent du Sud au Nord ceux de la poudrière, de la prison-magasin, du blockhaus, des caisses à eau, de la cuisine, d’un puits et d’une bâtisse ayant eu plusieurs vocations dont celles d’habitation et d’écurie. Classés monuments historiques en 2006, tous ces bâtiments se sont ruinifiés faute de l’indispensable maintenance et entretien après la désaffectation du poste de gendarmerie en 1933 et sa réaffectation quasi immédiate en bureau de poste. Parfaitement et régulièrement entretenu par les militaires avant leur départ, il a réussi à conserver sa bonne facture jusque dans les années 1950. Mais le service des P.T.T. comme celui des Travaux Publics qui l’ont occupé par la suite n’ont pas apporté le suivi qui s’imposait et ce jusqu’à ce que sa dégradation soit tellement avancée dans les années 1960 qu’elle devienne un véritable danger et que sa fermeture soit déclarée. Retracer l’histoire de ces vestiges a été un challenge. D’une part les archives détenues sur le territoire sont trop peu nombreuses et leur contenu trop ténu, le poste de gendarmerie comme le démontre l’étude étant d’une trop petite importance pour que les militaires se soient attachés à écrire des rapports à son sujet, et Tomo n’étant resté qu’une entité nominative avant l’amorce de son développement urbanistique dans les années 1940. Ce qui nous a obligés à nous rendre en métropole, où d’autre part les archives générales de la Gendarmerie du Service Historique de la Défense (SHD) ne sont conservées qu’à partir de 1913 et seulement à partir de 1923 pour la Nouvelle-Calédonie, et ne nous ont pratiquement rien fourni concernant directement Tomo. De même seulement quelques rares mais précieux renseignements puisés dans de nombreux ouvrages consultés au Centre des Archives d’Outre-Mer (CAOM) à Aix en Provence et dans quelques dossiers militaires fort heureusement conservés nous ont permis de trouver un fil conducteur, que l’on a déroulé en fonction des seules traces
architecturales examinées de nombreuses fois sur le site et analysées systématiquement et scrupuleusement. Parce qu’il est nettement plus facile et plus rapide de mener à bien une étude historique à partir de pièces écrites parfaitement répertoriées que de chercher toute bribe de renseignements dans une multitude de cartons les plus divers, souvent fort éloignés du sujet de recherche, la démarche de cette étude prend corps sur le terrain lui-même, c’est-à-dire sur l’aspect physique des vestiges et sur nos connaissances en histoire de l’architecture pour entrer dans une analyse comparative essentiellement basée sur les rapports des autorités militaires, en ce qui concerne les trois premiers chapitres. Le quatrième chapitre, consacré à la réaffectation du poste en service postal s’appuie sur les versements de documents de l’O.P.T. aux archives territoriales, mais notre déception est peut-être plus grande encore car très peu de pièces sont directement liées à ce qu’a pu être l’agence postale de Tomo entre 1933 et 1965, ce qui représente tout de même trente ans d’histoire. Enfin le dernier chapitre se propose de montrer l’impact des constructions à venir autour de chacun de ces vestiges classés, dès lors que le périmètre de protection inhérent à tout monument historique est respecté.
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REMERCIEMENTS
Que soient remerciés pour leur concours et leurs contributions diverses : La Direction de la Culture et du Patrimoine de la Province Sud, Messieurs Rosaire et Dajean du Service du Domaine, Monsieur Fleury de la DITTT, Les archivistes des ANC, Le Gendarme KAYS de Boulouparis, Le Gendarme Fossey-Cherrière de Nouméa, Le Gendarme Poivey du SHD, La Capitaine Séris de Fontainebleau, Madame Plastrini, au Musée des Armées de Paris, Mme André au CAOM, Monsieur Gopéa, Monsieur DELIESSE et Mme Hubert à la Direction Générale de l’O.P.T., Monsieur Alain Saussol, Monsieur José-Louis Barbançon, Monsieur Ismet Kurtovitch, Monsieur Jean-Marie Creugnet et sa tante Madame Gaspard Monsieur Roger Siret, Monsieur Charles Pita, Monsieur Gaëtan Barreteau. Car sans eux cette étude aurait été encore plus compliquée à réaliser ! A tous bonne lecture.