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LA CRÉATION DANS TOUS SES ÉTATS

De
282 pages
En face à face, sur le même sujet /La PROSE des pages paires et/La POÉSIE des pages impaires/Echangent la pensée et l'humour qui/Cheminent/En un chant qui rime sans tenir compte des /Tabous/Dans la musique de l'esprit. Les inventions de Dieu et des hommes/Défilent dans l'imagination/De Christina Orcyanac. Qui pour finir, suivra/Son ange gardien.
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La Création dans tous ses États

@ L'Harmattan, 2000 ISBN: 2-7475-0002-0

Christiana

Orcyanac

La Création

dans tous ses États

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) CANADA H2Y 1K9

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

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BESTIAl Editions

RETRAN G E Michel de Maule

PRIX HEREDIA De l'Académie Française PRIX ALBERT DAUZAT Des Poètes Français

AMOROSO Editions Rive Droite

LE FLAIR ET lA GRIFFE (ce que les animaux pensent Editions Michel de Maule

de nous)

IN D EX

8
13

Curriculum Inventaire Habitants L'homme

vitae de Dieu
I

CHAPITRE

de l'héritage de la Création

divin

CHAPITRE Il

67 89 129

CHAPITRE III
CHAPITRE IV

Les sentiments
CHAPITRE V

147 191 221
237 253

Les déchéances
CHAPITRE VI

de l'homme de l'homme

Les créations La grandeur

CHAPITRE VII

de l'homme
VIII VIX et le temps

CHAPITRE CHAPITRE

Les boules de l'univers
Le mouvement

CURRICULUM

VITAE

DE

DIEU

Auteur de tous les créateurs, impulsion de tous moteurs, son brevet d'invention le ravit. Sa profession sus-libérale a pour enseigne « Chacun pour tous et Dieu pour soi ». Les âmes sont des demoiselles d'honneur qui errent dans l'INFINIDEFINITIF de son mariage universel. Dieu de toutes les religions Dieu que nul ne peut convertir. Comment suivre les câbles de Ses célestes parcours? Ils sont une chevelure à milliards de mèches où nos espoirs s'emmêlent et s'invétèrent.

Ô Dieu, prestidigitateur où es-Tu?

de la vie

8

DIEU

Né de Lui-même, âge É TER Un inventeur sempiternel Dieu d'harmonique, Omnisonore Dieu d'omniforme, Omnicolore Il créa tout même le ciel Le superflu, l'essentiel

N

E

L

Dieu modeleur de paysages Dieu des oiseaux, des fleurs sauvages Usant du don d'ubiquité Pour surveiller l'humanité Il est partout propriétaire De tout espace et du mystère Le rechercher nous obnubile Où le trouver à domicile? On ne peut pas Le côtoyer On ne peut que Le déifier

9

LE

DOIGT

DE

DIEU

L'éminent index de la main de Dieu baguée de mystère et d'ongles irisés, se tend vers nous et régente l'Univers

10

DOIGT

DE DIEU

Le doigt De Dieu Tel une flèche Se pointa vers Un trou du ciel Fit exploser dans cette brèche Un univers Exponentiel

Il

1er CHAPITRE

INVENT

AIRE AGE

DE
L'HERIT

DIVIN

LA

LUMIERE

« LUX » le luxe des luxes en luxuriance vertigineuse. Cette lumière à la vitesse d'elle-même rayonne sa puissance irradie le cosmos. Délectation idéale des yeux, triomphe des soleils, elle se nomme aurore, feu follet, gloire ou clair de lune. Soudain l'œil de l'univers s'ouvre béant d'extase et l'esprit de la clarté céleste s'y répand par la splendeur du prisme. Dirigées vers la plus humble chose les flèches lumineuses conquièrent le cœur du paysage.

14

LUMIERE

Dieu créa la LUMIÈRE en premier allegro Du réel au reflet en un troublant brio

Les éclats coruscants miroitent sur les eaux Les rayons, les éclairs, paradent en faisceaux
Lucioles, flambeaux et feux follets chatoient Les miroirs, vers luisants et diamants festoient Enfin pour nous séduire en diaprant le ciel

Dieu lui fit en point d'orgue un superbe arc.en.ciel.

15

LES

COULEURS

les couleurs en cong.rès dans le bel arc.en.clel au~ armoiries polychromes, chanten en chœur dans tous les tons et nimbent de nuances les mirages. le spectacle est jaspé, diapré, chatoyant
BLANC...... le sein dans un élan divin allaita le prisme de son suc magique et la blancheur du lait fut source de tous départs.

BLEU..... En d'aquatiques jeux et souffles aériens ce bleu appartenant au Roi par les veines de la noblesse, azuré, ardoise ou marin s'attendrit sur l'iris de l'œil, se débauche dans le cyanure, se durcit en saphir parmi les joyaux et d'un matin au prochain matin il caresse les ciels et les mers.

16

COULEURS

Dieu se passionna pour l'art de la peinture, Coloria sans fin chaque brin de nature. Le BLANC nourri de lait resplendit de candeurs Eclairant par le pur la gamme des couleurs L'aube épouse le lys, le cristal, l'aubépine, Le cygne, l'albatros, la céruse, l'hermine. Le séraphique BLEU vint nuancer les ondes, Cajoler les ruisseaux, océans, mers profondes, Bleuets, myosotis, pervenches et saphirs, Colorer la tendresse, attendrir les zéphyrs.

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VERT.....
ce cousin par alliance de l'azur se couche sur des lits de feuilles, s'enroule autour de la taille des fleurs, s'approprie les forêts souveraines. Vêtu d'olivâtre et sinople il embrasse les légumes duvête les amandes, caracole allègrement sur les grenouilles. lorsqu'il s'exhibe dans les galas il se couvre d'émeraudes. le vert dans sa langue parle à la nature. S'il incite le bleu à se mettre voluptueusement vert alors incognito, ils enfantent une Turquoise.

au

JAUNE...... la terre encouragea les ocres, le vent caressa les sables blonds et Dieu fit aux bijoux lumineux le don précieux de l'or. le Jaune à la gaieté divine illumine les jonquilles, le cadmium, les colzas et se pavane sur les citronniers.

18

Un beau jour l'outremer épousa le citron Et l'enfant fut le VERT qui régna fanfaron. Des plantes amoureux sans retour il s'attache Est fier du céladon, savoure la pistache Sur amandes, crapauds, corsets de batracien Sur les feuilles embrassant les fleurs au quotidien, Ce vert fou d'émeraude, ou jade ou malachite De l'arbre est fanatique et jamais ne le quitte Et pour tout égayer Dieu créa l'astre d'or De la chaleur du JAUNE il dora le décor, La blonde céréale et les vives jonquilles, Le serin, les chinois et toutes leurs familles...

19

les fauves se glissent et s'assouplissent dans l'orangé se partagent le brique et le roux, chaleureux. le comble de l'ORANGE est une belle rousse vêtue de capucines, croquant une savoureuse mandarine devant un feu de cheminée aux flammes corail. C'est une teinte qui déclenche appétit, joie et passion ROUGE..... le paroxysme de l'amour s'habille en Rouge. Cramoisi de son sang flambant dans les artères ce ton rutilant, possessif et violent, qu'il soit cinabre, magenta, colombin ou ponceau, se fait aimer des lèvres. le rouge gourmand dévore les cerises, se meuble en acajou et santal, pare de rubis ses joyaux de fête et couve son dernier soupir sous la braise. l'intensité des fuchsias et amarantes en épousant des bleus virent au violet, zinzolin, lie de vin qui fondent une maison violette au fronton émaillé d'armoiries améthyste.

20

Les cuivres, mordorés, les fauves, leurs pelages Réchauffent les regards sur brûlants paysages Par l'ambre de l'automne en touches sur châtain Ou toutes les rousseurs sur peau de maroquin. Après avoir dansé dans le cœur de la flamme, L'ORANGE s'embrasa, la fougue prit son âme Alors il devint ROUGE et jaillit fulgurant Dans le sang de l'amour circule conquérant. La pourpre, le brasier, les vins et l'incarnat Le beau feu rutilant partout se déchaÎna, Passion écarlate ou ROSE convoitise, Fureur, soif et ivresse et tout ce qui l'attise.

21

Puis toutes les couleurs

enivrées

laissent entrer l'intrus Indigo qui s'abandonne bientôt au Bleu qui redonne la vie au Vert qui se laisse acheter par l'Or qui s'enflamme pour le Rouge et tous parcourent les routes du monde. Un dissident délicat, le Rose, fruit du Rouge et du Blanc, s'écarte sur les chemins de fleurs et se berce de son élégance.

22

Un grenat et l'azur se mirent en ménage Eurent un héritier, VIOLETpersonnage. Ses violettes sœurs, de Parme se vantant Flirtant avec le mauve et l'évêque entre-temps. Tout à coup l'INDIGOs'assit sur la palette Et sans consulter Dieu se décida vedette Entre bleu et violet en septième ton Mais Dieu fut indulgent et l'adopta dit-on. Des nuances sans fin fusèrent dans l'espace Intriguant les regards de tours de passe-passe Pour l'œil tout grand ouvert aux mirages fuyards Offrant des dioramas, des faisceaux par milliards.

23

LE

CIEL

Un immense toit fut nommé CIEL Coiffé d'un mystère bleu il recule à l'approche. Ses richesses sont dit-on ouvertes au public mais le pauvre humain qui veut le visiter poursuit une chimère et s'essouffle. De casqués et travestis Cosmonautes rivalisant modestement avec les météores qui sillonnent le Domaine de Dieu parcourent en contre-allée son trésor « privé » LUI, Sourit. Ses astres sont joyaux leurs fléaux: brodant le firmament, des vétilles.

24

CIEL

o CIEL! qu'on nomme Azur, Ether, "ou e céleste Pays démesuré, sans frontière, I m mod est e Aucun mot n'est si grand qu'il puisse définir Ton mystère olympien impossible à saisir. Diaphane secret ne s'ouvrant qu'à lui-même Ton grand parcours sans flèche atteint-il le suprême? Tu nous leurres toujours, faux-semblant d'horizon Nous, en pauvres naifs, flot tOns en pâmoison. Beauté capricieuse à lumière hyaline, Existence sans corps, présence sibylline Défiant, intangible, intriguant au-delà Tu pars et tu reviens, tu fuis en restant là.

A

At

.

25

Tes décors fugitifs fanfaronnent, S'estompent. De spectacles sans fin tes bateleurs nous trompent. Courtisé des zéphyrs, jaboté de vapeurs Tu toises le concret et les humaines peurs. lors erres Les foudres, les éC a' , les orages, tonn Feux artificieux de tes fêtes princières, Météores fougueux ou comètes clin d'œil, Cosmonautes casqués, amusent ton coup d'œil Les astres en colliers adornent tes toilettes, Paraissant à tes yeux de frêles gouttelettes. La Terre, Mars, Vénus, te sont grains de beauté Parsemés avec art, flattant ta royauté. Bracelets d'arc-en-ciel à loisir te bijoutent Sous tes fins nimbes bleus d'autres fards sont en Joutes, Etoiles à foison, brodent tes firmaments D'une riche parure en perles, diamants.

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Au ras de notre sol, tu vis tout contre l'homme Mais il ne ty voit pas, à ses pieds il te gomme. Nous t'ignorons de près, curieux clandestin Tu nous parais vraiment prendre corps au lointain

Des orteils au cerveau, frôlant nos corpuscules Troublant d'un vain espoir nos fragiles granules Ô Ciel, poumon des dieux, respirant I ' i n fin i As-tu un confident? Serait-ce un colibri?

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LES

NUAGES

Dans les faites de nos rêves ces mansardes molles sont meublées d'imprécis, des images volages qui diaphanes, flânent. Sur le grand écran céleste, les anges metteurs en scène font dérouler un film. Les acteurs sont Cumulus, Cirus, Mamatus, Nimbus tous Rébus de leur nom de famille. En flegmes noctambules, fantasques diurnambules, ils ont des caprices continuels. Pour l'ambiance du jeu le nuage parfois déverse des sanglots. Est-ce chagrin du ciel? Là comme ailleurs est le pleur.

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