La maison ancienne

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Connaître une maison ancienne, les matériaux dont elle est faite, les mises en oeuvre et les savoir-faire qui ont présidé à sa construction pour analyser correctement les problèmes qui l'affectent : telle est la démarche des auteurs, qui s'adressent aussi bien au propriétaire qu'à l'architecte, à l'artisan et à l'entrepreneur soucieux de mener à bien ensemble un projet de réhabilitation dans les règles de l'art. Cette démarche débouche naturellement sur la mise en place de solutions techniques qui ne contrarieront pas la logique de la construction d'origine.



L'ouvrage présente de façon approfondie les mises en oeuvre traditionnelles pour chaque élément du bâtiment, des fondations aux charpentes. Des fiches techniques permettent d'élaborer le diagnostic des principaux désordres qui les altèrent et d'y porter remède efficacement. Le problème de l'humidité, principale source des désordres, est traité tout particulièrement : description exhaustive des origines possibles et établissement d'un véritable programme de salubrité.



De très nombreux croquis et photos illustrent cet ouvrage conçu comme un guide pratique de la réhabilitation.




  • Liants traditionnels


  • Fondations


  • Murs porteurs et leurs enduits


  • Planchers


  • Escaliers


  • Toitures


  • Humidité dans la maison

Publié le : jeudi 8 mars 2012
Lecture(s) : 130
EAN13 : 9782212029727
Nombre de pages : 152
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Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

Au pied Au pied
du du
Au pied
duMUR MUROMURO O
Jean Coignet, urbaniste et architecte DPLG, participe à l’aménage-Jean Coignet Jean Coignet
ment de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise dans les années 1960 en Laurent Coignet
tant que chargé de mission à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme Laurent Coignet
de la Région parisienne (IAURP). Á partir de 1969, il travaille en Lamaisonancienne
indépendant et s’intéresse à la réhabilitation urbaine et architecturale.
Collection dirigée par Hervé Fillipetti, Hervé Fillipetti Construction, diagnostic, interventions De 1975 jusqu’à sa disparition, en 2001, il conçoit et met en œuvre Au pied
spécialiste du bâti rural ancien, profes-
avec d’autres praticiens des politiques de revalorisation de quartiers du
Connaître une maison ancienne, les matériaux dont elle seur à l’école d’Architecture de Paris- anciens de villes du sud de la France (Carpentras, Orange, Barjols, MUR LamaisonancienneO est faite, les mises en œuvre et les savoir-faire qui ont pré-
Avignon, Arles, Aix-en-Provence, Fréjus, etc.) et d’aménagement La Villette, directeur fondateur du sidé à sa construction pour analyser correctement les pro-
d’espaces touristiques naturels (littorals de Bretagne et de Côte d’Azur), blèmes qui l’affectent : telle est la démarche des auteurs, Construction, diagnostic, interventionsCentre européen de formation P.A.R.T.I.R. (Patrimoine
qui s’adressent aussi bien au propriétaire qu’à l’architecte, culturels (musées, fortifications dans les Alpes du Sud) ou appartenant
Architectural et Rural – Techniques d’Identification et à l’artisan et à l’entrepreneur soucieux de mener à bien
au patrimoine rural (bastides aquitaines). Ses interventions ont contribué
ensemble un projet de réhabilitation dans les règles de l’art.de Restauration).
à intégrer un certain nombre de sites naturels et de monuments dans le Cette démarche débouche naturellement sur la mise en
place de solutions techniques qui ne contrarieront pas la classement du patrimoine conservé.
logique de la construction d’origine.L’intervention sur l’ancien, réhabilitation ou restaura- Jean Coignet a enseigné à l’université de Paris VIII, à l’Institut d’amé-
L’ouvrage présente de façon approfondie les mises en Techniques de construction,
nagement régional d’Aix-en-Provence, à l’école d’architecture de tion, représente aujourd’hui près de 60 % du marché du œuvre traditionnelles pour chaque élément du bâtiment,
des fondations aux charpentesdes fondations aux charpentes. Des fiches techniques per- Marseille-Luminy puis à celle de Paris-La Villette.bâtiment. Le propos de cette collection est de donner à
mettent d’élaborer le diagnostic des principaux désordres
chacun - propriétaire (particulier ou collectivité locale), qui les altèrent et d’y porter remède efficacement. Le pro- Maçonneries de pierre, brique, galets,
Laurent Coignet, urbaniste, exerce en libéral depuis 1987. En collabo-blème de l’humidité, principale source des désordres, est murs en pan-de-bois, en pisé banchéarchitecte, artisan, maître d’ouvrage - une véritable
traité tout particulièrement : description exhaustive des ori- ration avec Jean Coignet, il a défini des stratégies conservatoires pour
gines possibles et établissement d’un véritable programme culture de la construction traditionnelle, les moyens de des sites d’intérêt culturel et historique dans les Alpes du Sud et le Var. Altérations et remèdesde salubrité.
comprendre les problèmes spécifiques au bâti ancien, En 2001 et 2002, il intervient dans la création de zones de protection
Traitement de l’humidité du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) à Rognonas De très nombreux croquis et photos illustrent cet ouvrage ainsi que les outils pour une intervention intelligente à
conçu comme un guide pratique de la réhabilitation. (Bouches-du-Rhône) et à Carpentras (Vaucluse). Il conduit parallèle-la fois conforme aux normes actuelles et respectueuse
ment des projets de rénovation de maisons particulières à Toulouse et
de la valeur patrimoniale des bâtiments.
dans sa région.
29,50 €
Photos de couverture : Hervé Fillipetti/Laurent Coignet
Code éditeur : G13451
ISBN : 978-2-212-13451-3
Conception couverture : Nord compo
J. Coignet - L. Coignet
LamaisonancienneAu pied Au pied
du du
Au pied
duMUR MUROMURO O
Jean Coignet, urbaniste et architecte DPLG, participe à l’aménage-Jean Coignet Jean Coignet
ment de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise dans les années 1960 en Laurent Coignet
tant que chargé de mission à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme Laurent Coignet
de la Région parisienne (IAURP). Á partir de 1969, il travaille en Lamaisonancienne
indépendant et s’intéresse à la réhabilitation urbaine et architecturale.
Collection dirigée par Hervé Fillipetti, Hervé Fillipetti Construction, diagnostic, interventions De 1975 jusqu’à sa disparition, en 2001, il conçoit et met en œuvre Au pied
spécialiste du bâti rural ancien, profes-
avec d’autres praticiens des politiques de revalorisation de quartiers du
Connaître une maison ancienne, les matériaux dont elle seur à l’école d’Architecture de Paris- anciens de villes du sud de la France (Carpentras, Orange, Barjols, MUR LamaisonancienneO est faite, les mises en œuvre et les savoir-faire qui ont pré-
Avignon, Arles, Aix-en-Provence, Fréjus, etc.) et d’aménagement La Villette, directeur fondateur du sidé à sa construction pour analyser correctement les pro-
d’espaces touristiques naturels (littorals de Bretagne et de Côte d’Azur), blèmes qui l’affectent : telle est la démarche des auteurs, Construction, diagnostic, interventionsCentre européen de formation P.A.R.T.I.R. (Patrimoine
qui s’adressent aussi bien au propriétaire qu’à l’architecte, culturels (musées, fortifications dans les Alpes du Sud) ou appartenant
Architectural et Rural – Techniques d’Identification et à l’artisan et à l’entrepreneur soucieux de mener à bien
au patrimoine rural (bastides aquitaines). Ses interventions ont contribué
ensemble un projet de réhabilitation dans les règles de l’art.de Restauration).
à intégrer un certain nombre de sites naturels et de monuments dans le Cette démarche débouche naturellement sur la mise en
place de solutions techniques qui ne contrarieront pas la classement du patrimoine conservé.
logique de la construction d’origine.L’intervention sur l’ancien, réhabilitation ou restaura- Jean Coignet a enseigné à l’université de Paris VIII, à l’Institut d’amé-
L’ouvrage présente de façon approfondie les mises en Techniques de construction,
nagement régional d’Aix-en-Provence, à l’école d’architecture de tion, représente aujourd’hui près de 60 % du marché du œuvre traditionnelles pour chaque élément du bâtiment,
des fondations aux charpentesdes fondations aux charpentes. Des fiches techniques per- Marseille-Luminy puis à celle de Paris-La Villette.bâtiment. Le propos de cette collection est de donner à
mettent d’élaborer le diagnostic des principaux désordres
chacun - propriétaire (particulier ou collectivité locale), qui les altèrent et d’y porter remède efficacement. Le pro- Maçonneries de pierre, brique, galets,
Laurent Coignet, urbaniste, exerce en libéral depuis 1987. En collabo-blème de l’humidité, principale source des désordres, est murs en pan-de-bois, en pisé banchéarchitecte, artisan, maître d’ouvrage - une véritable
traité tout particulièrement : description exhaustive des ori- ration avec Jean Coignet, il a défini des stratégies conservatoires pour
gines possibles et établissement d’un véritable programme culture de la construction traditionnelle, les moyens de des sites d’intérêt culturel et historique dans les Alpes du Sud et le Var. Altérations et remèdesde salubrité.
comprendre les problèmes spécifiques au bâti ancien, En 2001 et 2002, il intervient dans la création de zones de protection
Traitement de l’humidité du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) à Rognonas De très nombreux croquis et photos illustrent cet ouvrage ainsi que les outils pour une intervention intelligente à
conçu comme un guide pratique de la réhabilitation. (Bouches-du-Rhône) et à Carpentras (Vaucluse). Il conduit parallèle-la fois conforme aux normes actuelles et respectueuse
ment des projets de rénovation de maisons particulières à Toulouse et
de la valeur patrimoniale des bâtiments.
dans sa région.
Code éditeur : G13451
ISBN : 978-2-212-13451-3
Photos de couverture : Hervé Fillipetti/Laurent Coignet
Conception couverture : Nord compo
J. Coignet - L. Coignet
Lamaisonancienne01_49.qxd 22/01/08 7:16 Page 1
La maison ancienne
Construction, diagnostic, interventions01_49.qxd:01_49.qxd 30/01/12 10:19 Page2
Dans la collection Au pied du mur
Y. BARET, Restaurer sa maison : guide d’intervention sur le bâti ancien, 2006
P. BERTHOLON, O. HUET, Habitat creusé : guide du patrimoine troglodytique
et de sa restauration, 2005
J. & L. COIGNET, Maçonnerie de pierre : matériaux et techniques, désordres
et interventions, 2007
COLLECTIF D’AUTEURS, Les granges 1. Centre et Ouest de la France, 2004
COLLECTIF D’AUTEURS, Les granges 2. Est de la France, 2006
COLLECTIF D’AUTEURS, Fermes et maisons villageoises, 2005
J.-M. LAURENT, Pierre de taille : restauration de façades, ajout de lucarnes, 2003
C. LE PABIC, Toits d’ardoise : pose traditionnelle et restauration, 2004
G. PEIRS, La brique : fabrication et traditions constructives, 2004
B. PIGNAL, Terre crue : techniques de construction et de restauration, 2005



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Au pied
du
MURo
La maison ancienne
Construction, diagnostic, interventions
Jean Coignet architecte urbaniste
Laurent Coignet urbaniste
Sixième tirage 2012 avec nouvelle présentation01_49.qxd:01_49.qxd 30/01/12 10:19 Page4
Crédits iconographiques
Croquis de Laurent Coignet
Photographies de Laurent Coignet (p. 20, 22, 24, 25, 26d., 26g., 27, 28, 29, 30, 31,
32, 33, 34, 35, 36g., 40, 41, 42, 43, 44, 45, 47, 48h., 48b., 49, 56, 59, 60, 61, 75,
77, 79, 97, 99) ;
Hervé Fillipetti (p. 26c.,36d., 37, 48c., 67, 83, 84, 90, 91, 101, 106, 107, 113, 118,
119, 120, 122, 123) ;
Christophe Le Pabic (p. 86).
Avec l’aimable autorisation de M. Dupré (Maison Peyrol à Bruniquel, p. 60) et de la
mairie de Bruniquel (château de Bruniquel, p. 22, 31, 59 et 79).
Éditions Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75140 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Aux termes du Code de la propriété intellectuelle, toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle
de la présente publication, faite par quelque procédé que ce soit (reprographie, microfilmage, scannérisation,
numérisation…) sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite et constitue
une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
L’autorisation d’effectuer des reproductions par reprographie doit être obtenue auprès du Centre Français
d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS.
© Groupe Eyrolles, 2003-2006
© Groupe Eyrolles, 2012, pour la nouvelle présentation.
ISSN 1765-7601
ISBN 978-2-212-13451-301_49.qxd:01_49.qxd 30/01/12 10:19 Page5
Sommaire
Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
Évaluation des désordres . . . .7
Liants traditionnels . . . . .9
Fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Murs porteurs et leurs enduits . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Planchers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51
Escaliers. . . . . . . . . . . . . .77
Toitures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89
Humidité dans la maison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .137
Bibliographie. . . . . . . . . . . .142
Table des matières . . . . . . .145
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tation des techniques contemporaines au comportement des
matériaux de construction traditionnels a fait l’objet de nom-
breuses propositions, parfois prises en compte par la réglemen-
tation de la construction.
Pourtant, alors qu’aujourd’hui, de manière générale, tant dans
le domaine urbain que dans le domaine architectural, la réhabi-
litation des bâtiments et quartiers anciens occupe une place deAvant-propos premier plan, on assiste de plus en plus à la mise en place de
programmes de réhabilitation dans lesquels les structures
anciennes des bâtiments sont intégralement supprimées, l’en-
veloppe seule étant conservée, la façade allant jusqu’à perdre
son rôle structurel : les bâtiments sont «vidés», des structures
secondaires mises en place, les éléments d’architecture anté-eDans le courant du XX siècle, avec l’apparition et le développe-
rieure conservés jouant le rôle d’une citation, d’un décor.ment du béton armé et de matériaux nouveaux, sous l’impul-
Même dans de petites opérations de réhabilitations privées, ilsion d’un extraordinaire mouvement de renouveau urbain et
n’est pas rare de voir l’intégralité des planchers et charpentesd’une croissance sans précédent, on a assisté à une modifica-
démolis comme préalable à un projet de réhabilitation coûteux.tion en profondeur des techniques de construction, ainsi que desa
structures économiques dans lesquelles s’exerce l’acte de L’objet de ce livre est de montrer qu’il est possible de respecter
construire. Des matériaux manufacturés homogènes, des tech- les structures traditionnelles du bâti ancien, et d’adapter celui-ci
niques réglementées, des savoir-faire différents, associés à l’idée aux contraintes et aux normes contemporaines (normes de
de progrès, ont présidé à la disparition relativement brutale, au confort thermique, hygrométrique, phonique…), en appliquant
lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de la majorité des une démarche technique qui passe par la connaissance des arts
mises en œuvre traditionnelles locales. de bâtir traditionnels et des matériaux disponibles.
Entre 1950 et 1960, ces nouvelles techniques de construction Dans ce cadre, le projet de réhabilitation doit passer par une
eapparues et développées entre la fin du XIX siècle et les années reconnaissance du bâtiment permettant de projeter une réhabi-
de l’entre-deux-guerres acquièrent leur maturité. Même dans litation en harmonie avec la logique constructive de ses struc-
les petits programmes de construction, comme pour la pro- tures. Il inclut nécessairement un relevé géométrique détaillé,
duction de maisons individuelles, le recours au calcul des struc- permettant d’identifier les techniques constructives, leurs parti-
tures, et l’application des techniques contemporaines, ont cularités, les désordres éventuels.
consacré la disparition des techniques locales et traditionnelles. Aspect non négligeable dans le développement d’un tel projet,
On réhabilite alors rarement les bâtiments et quartiers anciens, comme dans tout projet de construction, la démarche envisagée
on les remplace. doit permettre également une diminution des coûts du projet,
Depuis une trentaine d’années, on observe au contraire un mou- et l’amélioration de la qualité des ouvrages.
vement de retour à l’adaptation des bâtiments et quartiers Tous les éléments de la structure constructive, depuis les fonda-
anciens, et les modes de bâtir et d’habiter traditionnels sont tions jusqu’aux charpentes, sont ici passés en revue. Ce survol n’a
reconsidérés, revisités; des expériences de développement de pas la prétention d’être exhaustif, mais, à travers la présentation
techniques originales de construction sont menées, des mises en de mises en œuvre traditionnelles parmi les plus fréquemment
œuvre nouvelles pour des matériaux parmi les plus anciens rencontrées, et de propositions d’interventions, dont certaines
comme la terre crue sont imaginées. font appel à la tradition, et d’autres aux techniques et matériaux
Tout particulièrement dans les années 1970, en France, des contemporains, il peut servir de support pour développer une
actions de réhabilitation du bâti ancien ont été engagées, l’adap- approche personnelle de la pratique de la réhabilitation.
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Évaluation
des désordrese
L’analyse de l’état de conservation, et l’identification d’éven-analyse systématique de la nature, de l’ampleur et de l’ori-
tuels désordres, dans les ouvrages porteurs et portés du gros-L’ gine des désordres permet d’élaborer le diagnostic de fai-
œuvre, permettent de construire un diagnostic techniquesabilité technique et financière du projet de réhabilitation. Au
global et d’évaluer l’ordre de grandeur du coût de réhabilita-cours de cette démarche, on évalue la stabilité générale du
tion. De plus, la démarche permet debâtiment, celle de chacun des ensembles de sa structure, l’état
préciser les urgences relatives d’ac-de conservation des ouvrages secondaires, ainsi que les loca-
tions conservatoires, comme unlisations et les effets de l’humidité.
bâchage de la toiture, des étaie-
Sont ainsi successivement étudiés :
ments provisoires ou une clôture L’analyse de l’état du bâti
■ les structures porteuses en maçonnerie, ouvrages de fonda- efficace du bâtiment.
permet de précisertion, murs porteurs et leurs enduits, en relevant les traces
d’humidité et les désordres induits ; les urgences relatives
Parmi les ouvrages divers en géné-
■ les ouvrages portés comme les voûtes, les planchers, les char- d’actions conservatoires.
ral refaits au cours de la réhabi-pentes et les escaliers, en observant l’état des appuis et en (litation, on peut citer la distribu-identifiant les traces et effets de l’humidité ;
tion électrique, le chauffage
■ les parties du second-œuvre solidaires des structures por- (réemploi possible de la chaudière et
teuses et portées telles que conduits de fumée et de venti- de radiateurs), la plomberie/sanitaire (réutilisation d’appareils
lation et revêtements des sols ; sanitaires et de certaines évacuations), la zinguerie (collecte
■ les menuiseries extérieures et intérieures afin de recenser des eaux pluviales), puis les peintures et les décors intérieurs
celles qui peuvent être conservées en l’état ou réparées, et extérieurs (identification et protection des parties à conser-
celles utilisables comme fermetures provisoires, et les perce- ver et relevé de certains éléments très dégradés du décor qui
ments dans les murs dont il faut assurer la fermeture. méritent d’être refaits).
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Liants traditionnels
plus résistant aux dégâts des eaux. Avec un mélange de plâtrees liants permettent de fabriquer les mortiers qui organi-
et de chaux, on obtient un mortier d’une rapidité de prise etL sent les liaisons entre des matériaux de construction secs.
d’une dureté supérieures à celles du mortier de chaux. Enfin,Les trois grands liants de la tradition sont l’argile, le plâtre et
e depuis l’apparition des ciments, on a souvent mélangé chauxla chaux. Depuis la seconde moitié du XIX siècle, les ciments
et ciment pour préparer le mortier «bâtard», dans lequel laont détrôné les chaux.
chaux ralentit la vitesse de prise du ciment tandis que le ciment
Mélangée à de la chaux, l’argile est encore parfois utilisée.
accroît la dureté de la chaux.
Depuis une trentaine d’années, les techniques anciennes de la
terre banchée et de la brique crue sont revisitées, des produits
nouveaux, comme la brique de terre crue compressée, sont Argile
mis au point et les liants à base de terre et de chaux retrou-
vent droit de cité. La terre constituée majoritairement d’argile est le liant le plus
ancien. L’argile devient plastique par addition d’eau et durcitLe plâtre entre surtout dans la composition d’enduits intérieurs
quand cette dernière s’évapore. Onet de plaques de plâtre.
peut alors lier entre elles les ossa-
La chaux est utilisée pour faire des enduits et des badigeons.
tures en branches des parois ver-
ticales (murs) et horizontalesLes mortiers sont obtenus en mélangeant les liants avec du
Depuis la seconde
(couvertures en terrasse) et lessable (la maçonnerie traditionnelle utilise aussi la terre) et de
emoitié du XIX siècle,« étancher » en les revêtantl’eau. Suivant la nature des liants, il s’agit de mortiers de chaux
avec des « enduits » d’argileet plâtre, de chaux et/ou de ciment. Lorsqu’on ajoute des gra- les ciments ont
plastique étalés à la mainviers au mélange, on obtient des bétons. Plastiques au
détrôné les chaux.
(construction en torchis). Cettemoment de leur mise en œuvre, les mortiers et les bétons dur-
technique était déjà mise encissent de manière irréversible par le phénomène chimique de (
œuvre en Anatolie du sud aula prise qui accompagne l’évaporation de l’eau.
eVII millénaire avant notre ère.
Des liants différents sont parfois mélangés afin de cumuler les
avantages de chacun d’eux. La très ancienne habitude d’addi- Le durcissement de l’argile par la cuisson fut découvert par les
tionner de la chaux à l’argile stabilise le mélange, en le rendant potiers longtemps avant que la terre cuite ne soit utilisée dans
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La maison ancienne
la construction. Le premier grand nique et le produit restant, oxyde de cal- est dite « hydraulique » ou « maigre » car
exemple connu de son utilisation systé- cium ou « chaux vive », est hydraté, elle peut faire sa prise en présence d’eau.
matique dans le bâti est celui de la ville « éteint », pour servir de liant. Cette La prise des chaux traditionnelles est
de Mohenjo-daro, située au Pakistan, extinction par immersion provoque le lente : de 30 jours pour les chaux
dans la vallée de l’Indus, qui fut élevée foisonnement des blocs, qui se transfor- aériennes ou grasses à 15 jours pour les
en briques régulières 2 500 ans avant ment en une pâte dite « chaux éteinte ». chaux moyennement hydrauliques ou
notre ère. Mélangée à des sables et agrégats, elle maigres. Les chaux éminemment
devient un mortier. hydrauliques modernes font leur prise en
trois jours, et la chaux limite ou ciment àLorsque la pierre à chaux est un calcairePlatre
prise rapide en 10 min.pur, la chaux est dite « aérienne » ou
« grasse ». Elle fait sa prise par carbona- Connue depuis presque aussi longtempsLe plâtre est obtenu par la cuisson du
tation en se combinant avec le gaz car- que le plâtre, la chaux, dont la produc-gypse (sulfate de calcium hydraté) qui,
bonique de l’air. Lorsque la pierre à tion est relativement chère en raisonporté à une température de 160 à
chaux est un calcaire argileux, la chaux d’une cuisson à plus haute température180°C, perd une partie de son eau de
combinaison et devient pulvérulent (sul-
fate de chaux anhydre). En présence
d’eau, il s’hydrate à nouveau et reprend
la dureté du gypse.
Appellation traditionnelle Fleur de chaux Chaux maigre CimentAu cours de sa prise rapide, le volume du
plâtre augmente. Ses qualités d’adhé- Appellation contemporaine aérienne éminemment ciment
éteinte hydrauliquerence aux briques et aux pierres sont
Appellation normalisée excellentes. En revanche, il est per-
CAEB/CL90 XHN/NHL CPJ, CPA/CEM I, CEM II
(en France/en Europe)méable, donc gélif, et ne convient pas au
Température de cuisson scellement de pièces en fer. 850 850 1 400
(en ° C)
Type de matériau calcaire pur calcaire et argile, calcaire et argile, Le plâtre est connu depuis l’Antiquité :
20 à 30 % 25 % on a retrouvé en Anatolie du sud des en-
Type de prise aérienne aérienne/hydraulique hydraulique
duits en plâtre vieux de 9000 ans; des
600 150 < 30 Début de prise (en min) mortiers de plâtre y ont été utilisés en
* La norme européenne (avril 2001) se substitue peu à peu à la norme française (1981) dans l'étiquetage des produits.emaçonnerie jusqu’au II siècle avant notre La chaux grasse, ou chaux aérienne éteinte en pâte, ne fait pas l'objet d'une appellation normalisée.
Les CEM I, ou ciments Portland artificiels, sont composés à 95 % de clinker (mélange de calcaire, marne et argile broyé) ; les CEM II ou ciments ère. Depuis, les mortiers de plâtre et
Portland composés, contiennent 65 % de clinker et 35 % de composants secondaires (laitier, pouzzolane, cendres…). Il existe une chaux HL
chaux ont été traditionnellement utilisés (anciennement XHA), composée de clinker : son comportement est assimilable à celui d'un ciment. Les chaux hydrauliques naturelles sont les chaux
dites XHN ou NHL. La chaux NHLZ comporte des additifs jusqu'à 20 % et n'est pas une chaux hydraulique naturelle pure.
en maçonnerie tandis que le plâtre seul
a surtout été employé pour faire des
enduits intérieurs.
Type de liant
Résistance minimale
NHL 2 NHL 3,5 NHL 5 CEM II 32,5 CEM II 42,5 CEM II 52,52(en N/mm ) Chaux
à 28 jours (limite
2 3,5 5 32,5 42,5 52,5
inférieure nominale) Les chaux sont obtenues par calcinationde la pierre calcaire à une température
4 10 15 52,5 62,5
supérieure nominale) avoisinant 900°C. Au cours de la cuis-
2* Il n’y a pas de classe de résistance normalisée pour les chaux aériennes ; leur résistance à la compression est estimée à 3 N/mm à 28 jours.son, le carbonate de calcium de la
« pierre à chaux » rejette son gaz carbo-
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