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La Maison, une idée moderne

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176 pages

La maison représente pour plus de 70 % des Français le rêve absolu. Les constructeurs de maisons individuelles sont devenus des créateurs de rêve et permettent à chaque famille qui souhaite acquérir une maison d’avoir une maison "valeur sûre", une maison proche de l’environnement, une maison architecturalement en phase avec leurs goûts, une maison innovante. C'est parce que l’offre est en adéquation avec la demande qu'il y a des maisons à tous les prix. L’UNCMI (Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles) est un syndicat national qui existe depuis plus de 30 ans. Il regroupe presque 60 % des constructeurs et s’efforce de tirer la profession à des niveaux de qualité attendus par le grand public. La maison, une idée moderne est le reflet de toutes ces jolies idées sur le rêve que nous faisons tous.


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PRÉFACE
LA MAISON, UNE IDÉE MODERNE
Pourquoi ai-je choisi de donner à ce livre, témoignage communautaire de l’UNCMI, le titre de “La Maison, une idée moderne” ?
Parce que de tout temps, le choix du logis a guidé l’homme dans la poursuite de son dévelop-pement, la modernité a toujours été le moteur de l’évolution de la maison. Le premier abri – la grotte – fut le produit du hasard, généré par les effets du chaos sur la matière, façonné par l’érosion. Depuis l’homo sapiens, l’habitat a été la grande affaire de la condition humaine. Fruit du processus irréversible de la modernité et des techniques, le désir de bâtir, dès la plus haute Antiquité, a fédéré les compétences des maîtres d’œuvre, des compagnons et des artisans.
Construire une maison est l’aboutissement d’une somme de talents, de savoir-faire. Edifier, c’est répondre aux besoins d’un maître d’ouvrage
CHRISTIAN LOUIS-VICTOR, président de l’UNCMI
isolé, pour loger et protéger sa famille, d’une entreprise pour produire, d’une collectivité pour gérer des services et assumer les missions d’intérêt général.
La maison est donc le fruit d’une démarche e saint-simonienne au sens du 19 siècle : “l’intel-ligence humaine, la créativité sont à la base de toutes les réussites industrielles”. C’est donc dans cet état d’esprit que depuis plus de 40 ans, les constructeurs de l’UNCMI, forts des 650 marques qu’ils représentent et de leur part de marché dominante, exercent leur responsabilité de bâtisseur au bénéfice de la collectivité. Priorité est donc donnée à la dé-marche du progrès par l’innovation, la qualité et la responsabilité.
Dans une société où nos concitoyens ont privilégié le “Bien Être” et le “Mieux Être”, le bien être par
5 POUR BEAUCOUP D’ENTRE NOUS, AVOIR UN TOIT, C’EST UN PEU COMMENCER D’ÊTRE. tpEronurctpteeermumresantensestnocccoei,onlfloraogrinéqtpéuoeenàsdleesépvrcooolduntusiiotondmedmsuacctooenumsi-udlers,ropréconcse-miaossndeicmUnenglealhCudruotuaestiquiunlesnav-uodnzetevaoscernarvu,egcenotettémoigtesdoninnvonas l’assurance et le mieux être par les loisirs, la de Qualité” en sont autant de preuves et d’inten-Maison se trouve être le point de convergence tions. Tout dernièrement la création, avec le entre ce besoin et ce désir. Je dirais même ministère de l’Éducation Nationale, de la licence une sorte de point d’acupuncture idéal. L’homme universitaire de conducteur de travaux en est en effet ce drôle de corps qui, contrairement maisons individuelles donnera aux jeunes à tous les autres, n’a pas son centre de gravité qui choisiront cette profession la qualification en lui-même. Il lui faut un objet qui l’affecte exigée par le haut niveau de technicité qu’impo-comme son complément direct. La maison en sent l’évolution des nouvelles technologies est aussi l’un des symboles. mises en œuvre et les exigences accrues des consommateurs. Le grand atelier national sur acquéreurs, maîtres d’ouvrage, mais également démontre la formidable avancée qualitative aux grands défis de notre siècle, en particulier des constructeurs qui y participent et de ceux la protection de notre environnement naturel qui, faute de structure suffisante pour y être qui prend appui aujourd’hui sur le concept de présent, l’y encouragent. développement durable. Pour beaucoup d’entre nous, avoir un toit, c’est un Les constructeurs adhérant aux valeurs de l’UNCMIpeu commencer d’être.Cette ambition terrestre se doivent d’être à la hauteur de la mission qu’ils peut paraître bien modeste pour certains. Elle est se sont choisie. à nos yeux la prise de conscience d’une immense responsabilité. L’approche qualité globale doit être génératrice de toute la réflexion sur le produit maison, actuel- Les nouvelles technologies, la mise en synergie lement et pour les générations futures. des compétences des constructeurs, indus-triels, grands distributeurs d’énergies, et spé-L’UNCMI a compris l’importance de cet enga- cialistes des financements de l’accession à la gement, mais elle souhaite que cette réflexion propriété illustrent parfaitement, et c’est aussi et que cette action soient jalonnées d’autant l’objet de ce livre, que là où il y a une volonté, de signes que la profession va dans la bonne il y a un chemin. C’est celui de l’excellence et direction. La création de la certification qualité, de la modernité que nous avons collectivement NF maison individuelle, la démarche “Maisons retenu pour vous.
LA MAISON ) ENVIRONNEMENTALE
LA MAISON ENVIRONNEMENTALE
LA MAISON, AVANT-SCÈNE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
LES POèTESSONT VISIONNAIRES. ILS RÊVENT L’ÉPOQUE SUIVANTE. Le concept même de l’écologie, de la recherchemépris des ressources naturelles, il pressentait de l’harmonie entre l’habitat et la nature, ales catastrophes écologiques :“C’est comme germé, il y a plus de 160 ans dans la tête d’unsi l’on permettait à quelques spéculateurs d’ex-poète américain, Henry David Thoreau, dontporter un à un les nuages du ciel ou les étoiles le grand-père était Français, natif de l’île dede la voûte céleste. Nous finirons par en être Jersey. Thoreau, considéré, aujourd’hui, commeréduit à ronger la croûte terrestre elle-même le premier poète et philosophe naturaliste, s’étaitpour nous nourrir”. Cette prophétie fut pro-établi au bord d’un étang, dans les bois, ànoncée en 1857… Walden, pour y construire un “cabanon” et déve-lopper une théorie qui paraissait alors – en pleine150 ans après cet avertissement, un économiste frénésie industrielle – insensée : le respect demondialement respecté, Sir Nicholas Stern, a l’environnement. Dénonçant avec véhémenceéclairé, dans un rapport publié par le gouvernement la mise en coupe réglée des espaces naturels,britannique en octobre 2007, les conséquences des forêts du Maine et du Massachusetts, ledramatiques du réchauffement climatique
aux émissions de gaz à effet de serre. Le coût
colossal de cette négligence pourrait mettre en
péril toutes les économies occidentales et, par là,
la stabilité des institutions. Ainsi, il semble que
H.D. Thoreau, dans sa retraite au fond des bois, avait anticipé la grande révolution du dévelop-pement durable.“La nature, à chaque instant, s’occupe de votre bien-être,écrivait-il.Elle n’a pas d’autre fin. Ne lui résistez pas.”
Yann Arthus-Bertrand, lors de la dernière Journée de l’UNCMI, avait tenu le même langage aux cons-tructeurs :“La maison, c’est là où on aime. Demain, elle sera écologique. Pour moi, la maison idéale,
Le constructeur qui s’engage dans la démarche HQE intègre dans son processus qualité l’évaluation du terrain et du site, les options environnementales de la maison et la gestion écologique du chantier.
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À quoi sert une maison ( si nous n’avons pas de planète vivable où la poser ? HENRY DAVID THOREAU
c’est une maison respectueuse de son environ-nement. Beaucoup de gens seraient près à payer un peu plus cher pour cette éco-maison.” À l’occasion de cette réunion annuelle des constructeurs, Pierre-André Périssol, député, maire de Moulins et ancien ministre du Loge-
ment, avait exprimé un sentiment identique : “L’enjeu de la maison individuelle, c’est le développement durable. Et, dans ce domaine, il y a encore des marges de progression.” Pour Dominique Voynet, ancien ministre de l’Écologie, la maison “intelligente”, c’est-à-dire bioclimatique, doit vivre en harmonie avec son environnement
et “être posée en fonction du soleil, du terrain”.
LA MAISON ENVIRONNEMENTALE
UN VERREJUDICIEUSEMENT FILTRANT ( Les chercheurs japonais sont en train de mettre au point, dans le cadre d’une coopéra-tion entre la société Nippon Sheet Glass et l’Institut natio-nal des sciences et technolo-gies avancées pour l’industrie, des vitres qui laisseraient pas-ser le rayonnement thermique du soleil quand il fait froid et l’arrêteraient quand il fait
chaud. Une autre piste est
explorée : faire le vide entre
les deux verres des doubles
vitrages. Dans les doubles vitrages actuellement instal-lés l’argon – un gaz rare – a remplacé l’air et ce seul changement a réduit de 30 % les déperditions.
LA MAISON ENVIRONNEMENTALE
En France, l’intensité énergétique est inférieure à 30 % à ce qu’elle était dans les années 70.
L’ANTICIPATION DES PROFESSIONNELS La définition exacte du développement durable tient en quelques mots :“Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la vie des générations futures”. En 2050, les projections des démographes évaluent à 10 milliards d’êtres humains la population de la planète. Dans ce
contexte, si chaque habitant des pays en dévelop-
pement consomme autant d’énergie qu’un Japonais
en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera
multipliée par quatre. Aussi, il importe, dans les
prochaines années de concilier le progrès éco-
nomique et l’équilibre social sans mettre en péril
l’équilibre naturel de la planète. Aujourd’hui, le secteur du bâtiment est responsable de 25 % des émissions de CO , de 42 % de la consommation 2 d’énergie finale en France et de 40 % de la con-sommation d’eau. L’objectif des pouvoirs publics, avec le concours de l’ADEME, est de diminuer
la consommation d’énergie dans le secteur du
bâtiment par quatre d’ici à 2050.
Les constructeurs, depuis plusieurs années, ont
compris ces enjeux. Ils ont anticipé, avant même
que la demande pour un éco-habitat s’impose aux
autorités publiques, les exigences des Français
en matière de développement durable et orienté
leurs recherches, leur réflexion, vers des modèles
de maison moins prodigues en dépenses d’éner-
gie, plus efficaces en isolation thermique. Les
panneaux photovoltaïques, dont les performances
technologiques ont connu récemment d’extraor-
dinaires progrès, sont devenus monnaie courante.
De nombreuses émissions de radio ou de télévi-
sions, relaient, dans les médias grand public, des
conseils qui ne relevaient pas du simple bon sens
il y a seulement 20 ans : orienter les pièces à vivre
d’une maison au sud, au sud-est, au sud-ouest ;
planter des arbustes en fonction des vents, pour
mieux abriter la maison du froid ; isoler les toitu-
res avec des matériaux naturels dont on retrouve
les vertus aujourd’hui ; recycler l’eau de pluie pour
la lessive ou l’arrosage du jardin ; installer un
chauffe-eau solaire pour les douches, une pompe
à chaleur, maintenir une température agréable
dans la maison en captant la chaleur naturelle
dans le sol – selon les principes géothermiques –
pour la restituer dans les pièces. Selon les enquê-
tes successives réalisées auprès des Français,
une majorité des deux tiers exprime une sensibi-
lité très forte sur ces questions de maîtrise de
l’énergie et de respect de l’environnement.
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Toutes les projections industrielles indiquent qu’il existe un énorme potentiel “gagnant-gagnant” pour les investissements dans les projets de petite échelle dans le domaine de l’énergie durable.
Un pour Un
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