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Voies et impasses de l'aménagement des territoires

De
276 pages
La société française, bloquée dans d'archaïques structures, s'est condamnée à laisser la plupart de ses territoires évoluer "au fil de l'eau". Les conditions d'une autre évolution, pour éviter par exemple la constitution de ghettos, étaient connues mais n'ont jamais été voulues. Le succès relatif des Parcs Naturels Régionaux montre pourtant que des politiques déterminées sont toujours possibles et génératrices d'équilibres, témoignages de ce que peut faire une République volontaristes. Est-il trop tard ? On peut inverser certaines tendances mais on ne peut pas ressusciter ce que l'on a laissé mourir.
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Tant que les fronîères étaient relaîvement étanches aux mouvements de capitaux et aux migraîons, autrement dit tant que parler d’« économies naîonales » était pleinement significaîf, aménager l’hexagone fut un exercice relaîvement aisé, qui permit d’amorcer un rééquilibrage entre Paris et ce qui fut le « désert français ». Mais les belles heures de l’aménagement des territoires se sont achevées à l’époque où les Français ont refusé en 1969 le projet de réforme régionale et où le pays s’est ouvert peu à peu à ce qui deviendrait la mondialisaîon. Avec la « croissance économique », les acquéreurs de résidences secondaires se sont approprié les plus beaux sites côîers. Avec sa régression, l’urbanisaîon croissante s’est progressivementaccompagnée d’une ségrégaîon spaîale et sociale nouvelle, cependant que des pans enîers du territoire connaissaient un déclin qu’aucun « plan autorouîer » ou « programme TGV » ne sont parvenus à arrêter.
L’auteur montre comment la société française, bloquée dans d’archaïques structures, a refusé un certain nombre de réformes et s’est condamnée à laisser la plupart des territoires évoluer « au fil de l’eau ». Les condiîons d’une autre évoluîon, pour éviter par exemple la consîtuîon de gheos, étaient connues mais n’ont jamais été voulues. Le succès relaîf des Parcs Naturels Régionaux montre pourtant que des poliîques déterminées sont toujours possibles et génératrices d’équilibres, témoignage de ce que peut faire une République volontariste. Est-il trop tard ? On peut inverser certaines tendances, mais on ne peut pas ressusciter ce qu’on a laissé mourir.
ancien conseiller technique auprès du directeur général des collecîvités locales au ministère de l’Intérieur, a exercé d’autres foncîons dans l’appareil d’État. Il a été élu local, acîf dans diverses associaîons et a écrit une trentaine d’ouvrages.
ISBN : 978-2-343-10659-5 27
JeanLuc Mathieu
Voies et impasses de l’aménagement des territoires Analyse de politiques publiques
Voies et impasses de l’aménagement des territoires
Analyse de politiques publiques
Jean-Luc Mathieu Voies et impasses de l’aménagement des territoires
Analyse de politiques publiques
Du même auteurDoriot et le parti populaire français, Institut d’études politiques de Paris, 1956. Initiation aux faits économiques et sociaux, Fernand Nathan, 10 vol., 1967 à 1971, en collaboration. Les institutions spécialisées de l’ONU, Masson, 1977. La Communauté économique européenne : marché ou État ?, Nathan, 1990. Migrants et réfugiés, PUF, coll. « Que sais-je ? »1991. Histoire des DOM TOM, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1993. La défense de l’environnement en France, PUF, coll. « Que sais-je ? »1994. L’outre-mer français, PUF, coll. « Politique d’aujourd’hui », 1994. Les grands problèmes de population? », PUF, coll. « Que sais-je 1994. La protection internationale de l’environnement, PUF, coll. « Que sais-je ? »1995. La Nouvelle-Calédonie, PUF, coll. « Que sais-je ? » 1995. L’insécurité, PUF, coll. « Que sais-je ? » 1995. Environnement et tourisme. Un tourisme compétitif et durable grâce à un environnement pérenne, en collaboration, La Documentation française, 1997. La maîtrise des finances publiques, Flammarion, coll. « Dominos », 1997. La défense internationale des droits de l’hommeQue, PUF, coll. « sais-je ? » 1998. La politique fiscale, Économica, 1999. La défense nationale, PUF, coll. « que sais-je ? » 2002. L’Union européenne, PUF, coll. « Que sais-je ? ». 2008. La départementalisation de Mayotte. Analyse d’une politique publique, L’Harmattan, 2015. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-10659-5 EAN : 9782343106595
Remerciements
Je tiens à exprimer ma reconnaissance : - à Claude Mathieu, pour ses encouragements et conseils constants et patients ; - à Isabelle Rican, responsable du centre de documentation du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, grâce à qui j’ai eu accès à de nombreux documents ; - et à Agnès Frère, qui m’a beaucoup aidé dans mes recherches documentaires, ainsi qu’à ses collègues de la Direction de la documentation et des archives historiques de la Cour des comptes.
La rédaction de ce livre a été achevée le 11 novembre 2016.
Introduction  Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a adopté, à l’unanimité, en septembre 2015, un avis intitulé : « Promouvoir une culture de l’évaluation des politiques publiques ». Dans son introduction, le rapport indique :  « Une politique publique représente «un programme d’action propre à une ou plusieurs autorités publiques ou gouvernementales ». C’est donc un outil mis en œuvre par la puissance publique (Etat, collectivités) pour atteindre un certain nombre d’objectifs dans un domaine particulier (l’emploi, l’éducation, la santé, le logement, la ville, l’égalité, la jeunesse, l’environnement, etc.) et dans un laps de temps donné.  Chaque politique nécessite des moyens humains, matériels et financiers qu’il faut utiliser à bon escient, et engager un ensemble d’acteurs : décideur(s) politique(s), bénéficiaires, agents exécutants.  Les politiques publiques sont censées constituer un ensemble cohérent répondant aux attentes des citoyens ».  Nous soulignons deux éléments de cette définition : « un programme d’action » et « un ensemble cohérent ». L’aménagement du territoire correspond-il à un « programme d’action » et qui plus est « cohérent » ? Correspond-il à plusieurs programmes ? Est-ce seulement un « concept », c’est-à-dire, selon le dictionnaire Hachette, une « représentation mentale abstraite et générale » ?  Les aménagements des territoires, en France, ont résulté, progressivement, de moins en moins de décisions de l’Etat et, de plus en plus, du jeu de forces d’importances diverses :
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