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Arts et métiers au XVIIIè siècle

De
218 pages
Ce volume présente un parcours de terminologie diachronique dans l'histoire de la culture française et européenne au moment de la grande révolution scientifique et technique du XVIIIè siècle. De la "scientia" médiévale aux arts de faire, c'est au cours de ce siècle que les arts et métiers entrent de plus en plus en dialogue avec les savoirs scientifiques: la mutation épistémologique qui va de l'art à la science et de la science aux arts et métiers est une histoire de termes et de nouvelles nomenclatures.
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Maria Teresa Zanola
e Arts et métiers au siècle
Études de terminologie diachronique
Préface d’Alain Rey
Postface de Bénédicte Madinier
e Arts et métiers au XVIIIsiècle Études de terminologie diachronique
Collection « Rose des vents » dirigée par Gabriel-Aldo Bertozzi Cette collection est avant tout un choix d’œuvres qui dit « OUI » à ceux qui ont influencé ou influencent le sentir contemporain et « NON »au déjà dit. Dans une telle direction, en partant des e révolutionnaires de la littérature de fin XIXsiècle, la collection e parcourt les thèmes de l’avant-garde du XXsans négliger les terrains où la francophonie exprime un renouvellement de l’écriture et de la vie et non pas un hétérogène amalgame de points de vue. Et encore «OUI »à ces études universitaires qui unissent la recherche à l’originalité et à l’innovation. Déjà parus Gabriel-Aldo Bertozzi,«Une heure de littérature nouvelle». Projet et réalisation, 2013 Marco Nuti,Écrivains inspirés par Paul Cézanne. De Rainer Maria Rilke à Virginia Woolf, 2009. Tristan Corbière,Les Amours jaunes, édition établie, présentée et annotée par Lorella Martinelli, 2006.
Maria Teresa Zanola
e Arts et métiers au XVIIIsiècle
Études de terminologie diachronique
Préface d’Alain Rey Postface de Bénédicte Madinier
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03398-3 EAN : 9782343033983
TABLE
Préface,9par Alain Rey …..……………………………… Introduction………………………………….…….…… 15
Pour une terminologie diachronique …………………….19 Art, artiste, artisan ……………………………………….41 La terminologie des arts et métiers ………………………57 L’art des techniques ……………………………………..69 La technique des savants; La technique, des institutions e aux praticiens; La «technique» au XVIIIsiècle
Les méthodes descriptives. Le dictionnaire technique entre répertoires et encyclopédies ......87 LeDictionnaire de Chymiede Macquer et leDiction-nairede Duchesne: des dictionnaires scientifiques et techniques de savants La nomenclature chimique ………………………...…......113
Arts et métiers pour le luxe: techniques, innovations et terminologies …………….............…….… L’importance des outils ……………………………..….. Les mots des horlogers ……………………………..….... L’histoire de la faïence fine …………………………..…. Cuir et peaux: une terminologie durable ……………..….. L’art de la chapellerie …………………………..……….. Arts et métiers du textile ……………………..…………..
129 131 139 147 155 167 173
Conclusion: arts et métiers, le luxe du quotidien …..……..185 Postface,par Bénédicte Madinier …..........….......……….191 Bibliographie …………………………………..……...195 Index des noms ……………………………………..…211
Préface
La terminologie, au sens où nous entendons ce vocable – il eut d’abord une valeur péjorative – ne s’est développée que récemment. Ce n’était pas une raison pour en faire, en termes saussuriens, un temple de la synchronie. Car l’élaboration et l’étude des formes linguistiques nécessaires pour maîtriser les concepts, dans tout domaine structuré de savoirs et de pratiques, sont aussi anciennes que l’homo sapienssocialisé et doué d’un langage vocal articulé. Cependant, avant l’écriture, on ne dis-pose d’éléments qu’à propos des techniques elles-mêmes, non de leur verbalisation supposée. À partir de l’écriture, dont l’in-vention semble bien être liée aux comptes et aux listes (ce qui suggère une proto-lexicographie et terminographie), on peut en principe faire commencer des terminologies constituées. Elles concernent d’abord le langage des rites et des institutions – avec ce sommet que constitueLe Vocabulaire des institutions indo-européennes,d’Émile Benveniste. Les historiens des reli-gions, par exemple, ont exploré sans en faire état les terminolo-gies des rites et croyances suméro-akkadiennes, à travers deux langues très différentes, le sumérien et la première langue sémi-tique connue, l’akkadien; dans le même domaine les travaux sur de grands textes passés par traduction d’une langue à d’autres (par exemple le corpus biblique, de l’hébreu au grec, du grec au latin, du latin à des centaines de langues), tout en se situant dans le domaine de la philologie ou dans celui de l’histoire des idées, faisaient plus qu’aborder celui de la terminologie. Cepen-dant, ces études philologiques ou lexicologiques conservaient un point de vue linguistique, et l’étude explicite des structures conceptuelles à travers des corpus écrits ne pouvait se manifes-ter que par l’étude historique des notions et des pratiques, outre celle des textes. Du fait qu’une perspective «terminologique» e au sens moderne recevait d’autres désignations avant le XX
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