Au bout du rêve

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Après une période de purgatoire, La Belle au Bois Dormant a pris place au panthéon des chefs-d'oeuvre de Walt Disney. Cette réussite est survenue après une longue maturation semée d'embuches et de défis de toutes sortes. Cet ouvrage propose de la situer dans le parcours personnel de Walt Disney et dans la production des studios. Il tente enfin de cerner l'influence du film dans l'oeuvre des productions Disney et au-delà.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
Lecture(s) : 12
EAN13 : 9782296985636
Nombre de pages : 154
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Michel Bosc
Au bout La Belle
au Bois Dormant
de Walt Disney®du rêve
Après une période de purgatoire, le dessin animé de Walt
® Au boutDisney , La Belle au Bois Dormant, a pris place au panthéon de
ses chefs-d’œuvre et fait aujourd’hui fi gure de prodige artistique.
Cette réussite est survenue après une longue maturation, semée
dd’embûches et de défi s de toutes sortes ; cet ouvrage se propose de du rêve
la ssituer dans l’univers des contes, dans le parcours personnel de
Waal ltt Disney et dans la production des studios. Après un décryptage
métmé hodique des prouesses visuelles et musicales du fi lm, l’auteur
enen p prrésésente les premières sorties françaises, jalonnées de deux VF
succesuccesssucce cess ssiives et contrastées, ainsi que d’une abondante production
dde le l liiivvres, disques, jouets et autres produits dérivés. Il tente enfi n
de ceded cerner l’infl uence du fi lm et sa descendance dans l’œuvre des
proproductroductductions Disney et au-delà.
Né en 119963, Michel Bosc est compositeur et écrivain. Sa vocation est née à l’âge de
7 ans en voyant le fi lm La Belle au Bois Dormant. Son œuvre aborde la musique de La Belle
cha ammbreb , la musique symphonique, la musique sacrée, la mélodie et l’opéra. Elle
a nototamment été jouée à Paris, Lyon, Tours, Strasbourg, Lille, aux Etats-Unis, au au Bois Dormant
JaJapopponn, en Esppagne, en République tchèque et en Israël. Plusieurs pièces ont été
ppuubbl liiéées chez Wz WWo olfhead Music (USA), WMF Ellis et Aedam Musicae (France).
MMiichelhel Bosc a éscc a crit plusieurs articles et études sur des sujets ayant trait à la de Walt Disney®
mususi iqquue e b aroqque et à son interprétation, l’ouvrage Musique baroque française,
splenndedeuurrs et ré résurrection, en particulier. Il est également l’auteur du recueil
dededeep p poépoéssiesiess Cathéhédrales (Loris Talmart), des romans Marie-Louise – L’Or et la
Re es ssoouuur rcece ete Poste restante, de la pièce de théâtre Viendras-tu ? Enfi n, il a écrit
Mannnneeququi inins s Gé éGGé, chic de Paris (Wax Fruit Press) et l’essai Symbolisme et
drdramamata turgrgie e de Mae M eterlinck dans Pelléas et Mélisande (L’Harmattan).
IlIlluus sttrratitionoon dn dee c coouvuverture : © Thinkstock
ISBN : 978-2-296-99495-9ISBN 96-9 994949
15,50 €15,5 , 0
Michel Bosc
Au bout du rêve



Au bout du rêve
La Belle au Bois Dormant,
de Walt Disney®

























© L’HARMATTAN, 2012
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-99495-9
EAN : 9782296994959
Michel Bosc




Au bout du rêve
La Belle au Bois Dormant
de Walt Disney®



















Première version d’Aurore, signée par Marc Davis.
© Disney


La version définitive, dessin de production.
© Disney





Maléfique, dessin de production.
© Disney


Le dragon, dessin de production.
© Disney








L’auteur remercie
Alain-Paul Diaz
















































« Esprit de Vérité,
Frappe l’ennemi odieux.
Que le mal soit châtié
Et le bien, victorieux ! »
(Flora, bénédiction de l’épée de Vérité durant le combat final).


Paris, vacances de Pâques, avril 1971 : c’est une fin d’après-
midi, un enfant sort du Gaîté-Clichy, un cinéma Gaumont situé
avenue de Clichy. Il a sept ans, c’est la seconde fois qu’il se
rend au cinéma. Il vient de voir La Belle au Bois Dormant, de
Walt Disney, dont c’est la seconde sortie française. Durant le
mois précédent, il a dévoré dans Le Journal de Mickey
l’adaptation du film proposée en bande dessinée et en vers. Il a
également vu un extrait du film à la télévision, en noir et blanc,
dans l’émission La Séquence du Jeune Spectateur. Dans
l’excitation, il a supplié sa mère de l’emmener voir le film. Là,
c’est un foisonnement de couleurs et aussi de musique. Il n’en a
jamais entendu autant en une seule fois. Il est dans le film, dans
la féerie des images, mais en même temps distancié de
l’intrigue, capable d’apprécier la beauté des chansons et des
orchestrations qui suscitent son enthousiasme (les scènes de la
robe, du gâteau et surtout du dragon) et sa peur (l’arrivée des
fées au château de Maléfique). Les impressions, puissantes, se
gravent en lui (notamment lors de la valse dans la forêt). Une
résonance jusqu’ici inconnue le submerge. C’est un
enchantement. Et puis, soudain, le rêve se brise : le film est
terminé. L’enfant se retrouve sur les marches du perron du
cinéma. Désemparé. Il se détourne pour cacher ses larmes à sa
mère car il est dans un désarroi profond : comment exister sans
cette harmonie ? Comment supporter d’être coupé de cette
musique ? Comment vivre cette solitude ? Une initiation vient
d’avoir lieu, une vocation est née, spontanément. La réponse à
ses questions lui vient dans un souffle : il va recréer cet univers,
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qu’il sait d’instinct, immédiatement, être désormais le sien.
Envie d’écrire de la musique et de manier l’orchestre. Nécessité
absolue de retrouver cette émotion et de replonger dans ce
monde en réinventant sa vibration. Jamais encore il n’a fait cela.
Il n’a pas eu d’éducation musicale. Il n’y a pas ou très peu de
musique classique à la maison. Il n’a pas le droit d’utiliser le
tourne-disque familial. Tout cela est sur le point de changer : à
ses parents incrédules, il réclame le disque du ballet de
Tchaïkovski. Son premier disque 33t, son premier disque de
musique classique : la suite de Casse-noisette tirée du ballet sur
une face, celle de La Belle au Bois Dormant sur l’autre. Il
aimerait voir le film à nouveau, en vain. Comment le rejoindre
sans y avoir accès ? Par la magie des objets à collectionner.
Petits, puis grands livres, figurines, livres-disques, cassette
audio, visionneuse View-Master : progressivement, le monde de
La Belle au Bois Dormant se reconstitue autour de lui. Bientôt,
le pas est franchi : le coffret de trois disques 33t de La Belle au
Bois Dormant par le London Symphony Orchestra, dirigé par
André Previn, fait son apparition ; d’autres disques de
Tchaïkovski, auquel il restera tout particulièrement fidèle,
suivent. L’enfant grandit, devient boulimique de musique
classique, sa curiosité est exacerbée, illimitée. Parfois, sa
détermination vire au désespoir : il y a trop à apprendre, trop de
musiques à découvrir… Il retourne au cinéma : Fantasia le
conforte dans son aspiration et lui ouvre d’autres portes :
Stravinsky, Bach et les orchestrations de sa musique pour orgue
par Leopold Stokowski… Bientôt, c’est l’acquisition de la
première partition classique : Le Sacre du Printemps. L’horizon
se révèle…
Il y a 40 ans, un enfant dans la détresse découvrait
soudainement sa vocation. Aujourd’hui, Michel Bosc est
compositeur, orchestrateur et écrivain. Son itinéraire démontre
que Disney est un catalyseur, un pourvoyeur de poésie. Il a vu
le film plus de 100 fois, en connaît les dialogues par cœur. Les
sensations initiales, si fortes, sont restées inscrites en lui : rires,
larmes… les émotions sont là, intactes. Par-dessus tout, il
exprime sa gratitude à tous ceux qui ont produit et offert ce
film, cet instant de grâce, aux enfants : pour lui, c’est une
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marque de respect de la part de ces artisans du rêve à l’égard de
l’enfance et de l’art.
Quintessence de l’esprit Disney, dernier grand classique, La
Belle au Bois Dormant a pourtant été un film critiqué, délaissé.
Ce que Michel Bosc a perçu comme une injustice dès l’enfance.
Il a toujours eu envie de défendre le film. Pourquoi La Belle au
Bois Dormant a-t-il été mal aimé ? Probablement parce qu’il
peut aussi être appréhendé comme un outil de résistance : on
subit le mal, au regard duquel la puissance du bien semble très
faible. Mais les fées, par leur ténacité, nous montrent comment
vivre en opposition. Nous indiquent de quelle façon traverser ce
champ de mines que constituent les épreuves de la vie en se
mettant entre parenthèses. Elles nous prouvent qu’une règle de
vie, basée sur la constance des sentiments, sur la fidélité, sur le
don de soi, sur l’autorité aussi, permet d’atteindre la rédemption
par l’amour universel. Au-delà des péripéties narrées par le
conte, les fées nous enseignent comment combattre l’adversité,
vaincre les forces obscures qui nous enferment dans une
existence subie, soumise à la fatalité. De l’autre côté du
merveilleux, l’âpreté.
Le livre de Michel Bosc nous déroule le fil de tous les « Il
était… » qui font la force et la richesse de ce film atypique, tous
les secrets qu’il a dévoilés en vivant à son contact depuis la
révélation décrite plus haut, instant clé qui, il y a 40 ans,
décidait de la suite de sa vie. Heureux anniversaire !


Alain-Paul Diaz






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