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Corde à vide

De
105 pages
D'après Stephen Hawking, l'intelligence artificielle pourrait mettre fin à l'humanité. Ne serait-ce pas le cas si les ordinateurs dépassaient l'homme dans la création artistique, propre à notre espèce ? Dans un style clair, précis, parfois tranchant, ailleurs tendre et poétique, Alain Rouet décrit quatre personnages fascinants qui s'affrontent dans ce combat entre l'artiste et la machine. Corde à vide tient du conte philosophique à la manière de Voltaire et Diderot et se lit comme un thriller.
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D’après Stephen Hawkîng, l’întellîgence arïicîelle pourraît meTre in à l’humanîté. Ne seraît-ce pas le cas sî les ordînateurs dépassaîent l’homme dans la créaïon arïsïque, propre à notre espèce ? Dans un style claîr, précîs, parfoîs tranchant, aîlleurs tendre et poéïque, Alaîn Rouet décrît quatre personnages fascînants quî s’aFrontent dans ce combat entre l’arïste et la machîne. ïent du conte phîlosophîque à la manîère de Voltaîre et Dîderot et se lît comme un thrîller.
d’Auge. Il est physicien, violoniste, et collecîonneur
fantaisie poéîque, cinq romans,Chasseur d’ombres
Les încîvîlîtés du trapèze volant
hTp://www.alain-rouet.com
Illustraïon de couverture : © Pîxabay
ISBN : 978-2-343-13721-6 12,50
AJleaainRPioeurerte Pisetta
Corde à vide
Roman
Corde à vide
Écritures Collection fondée par Maguy Albet Philippot-Mathieu (Andrée),Mes bien chers tous, 2017. Arfaoui (Najib),Tingis café, 2017. Hochman (Natacha),Derrière la grille, 2017. Lévy (Odette),Les plis du temps, 2017. Moreau (Marie-Hélène),Téléréalité, 2017. Duperray (Françoise),Dans le souffle des vagues, 2017. Morin (Claude),Loin de la violence, 2017. Boxberger (Pierre),Lola ou le contrat de méfiance, 2017. Derville (Paul),Bouromka, 2017. Lebel (Dominique),Bitume ou L’enfer de la route, 2017. Gontard (Marc),Granville Falls, 2017. Estragon (Gérard),À l’étape et autres nouvelles, 2017. Henri (Christian),Marrakech photo, 2017. Jullien (Claudine),Comme un verre brisé, des éclats de mémoire, 2017. Hillion (Joël),Une île sur le fleuve, 2017. * ** Ces quinze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.editions-harmattan.fr
Alain Rouet Corde à vide Roman
Du même auteur Poésie Sèves,Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1985. L’Ombre des feuilles,Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1986. Points du jour,Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1989. Symphonie fantastique,Le Méridien éditeur, 1990. J’étais un froid château d’Auvergne,Encres vives, 1993. Fantaisie poétique Un Druide,L’Harmattan, Paris, 2011. Romans Chasseur d’Ombres,L’Harmattan, Paris, 2009. Le Journal de Fanny, L’Harmattan, Paris, 2011. Le violon de Chiara, L’Harmattan, Paris, 2013. Chacune en sa couleur,L’Harmattan, Paris, 2014. Les incivilités du trapèze volant,L’Harmattan, Paris, 2016. Nouvelles Les Faussaires,L’Harmattan, Paris, 2015. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-13721-6 EAN : 9782343137216
«D’après StephenHawkîng, l’întellîgence artîicîelle pourraît mettre in à l’humanîté »
Sonia
Âgée de troîs ans j’aî commencé ’étude du vîoon après avoîr découvert ’înstrument auprès de mon grand-père quî devaît en jouer fort bîen.
J’étaîs sans doute assez douée puîsqu’un professeur du conservatoîre de Parîs, j’avaîs onze ans, me prît sous son aîe et deux années durant tenta en vaîn de convaîncre mes parents de me consacrer à ’înstru-ment ; à ’écoe j’étaîs égaement bonne éève, mes parents pensaîent que es scîences me garantîraîent un avenîr pus sûr que a musîque, et e grand maïtre dut renoncer à faîre de moî ’une de ses pouîches de course, j’avaîs aors treîze ans.
Je n’en contînuaîs pas moîns à travaîer sérîeuse-ment mon vîoon, maîs à dîre vraî ce n’est qu’à ’âge de quînze ans que je me passîonnaîs vérîtabement et pour a musîque et pour es mathématîques, avec pour es deux une frîngae quî m’auraît demandé de mener deux vîes en paraèe, ce que j’aî presque faît.
Avant quînze ans, j’étaîs une ie sage, travaî-euse, obéîssante, sans grand désîr. À quînze ans j’aî vîbré aux premîers regards des garçons, a passîon
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étaît née en moî, ee ne m’a jamaîs quîttée, ma vîe commençaît. Passîonnée de musîque, j’écoutaîs es grandes œuvres, m’en împrégnaîs, avec mes amîs nous uttîons à quî e premîer reconnaïtraît ’înterprète, nous mettîons un poînt d’honneur à faîre décou-vrîr aux autres notre dernîère trouvaîe, une œuvre souvent connue, nouvee pour nous, es dernîers quatuors de Beethoven, ceux de Brîtten, es chants sérîeux de Brahms, a sonate pour ato et pîano de Chostakovîtch. En mathématîques, juste après e bac nous nous ancîons entre copaîns dans ’étude des agèbres de Lîe, puîs de a géométrîe agébrîque que j’aaîs ong-temps învestîr.
À côté des mathématîques et de a musîque venaîent à moî cînéma, théâtre, îttérature, es garçons, es rues de Parîs, une bouîmîe quî me aîs-saît peu d’heures de sommeî, un bonheur, une joîe de vîvre, quî aaîent me porter des décennîes. Mes années d’études entre baccaauréat et troîsîème cyce sont passées comme un cent mètres de peîn bonheur.
Ma vocatîon de composîtrîce remonte à ’époque où je faîsaîs une thèse de mathématîques à ’unîver-sîté de Lumîny. Ce campus domîne es caanques quî s’égrènent entre Marseîe et Cassîs. Je travaî-aîs beaucoup, maîs pas pus aors qu’aujourd’huî je ne pouvaîs rester enfermée dans un bureau quand e soeî brîaît. Je descendaîs dans es caanques, m’abrîtaîs derrîère un rocher au bord de ’eau, à
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je pouvaîs travaîer des heures sur a géométrîe agébrîque quî me passîonnaît. Les caanques évoquent es coueurs crues, rochers bancs, mer beue outremer, cîe pur, argeràs jaunes d’or dès e moîs de févrîer, on oubîe es sons, des mîîers d’însectes de toute sorte quî jouent chacun eur partîtîon en essayant de se faîre entendre dans un déuge de décîbes. Oîvîer Messîaen nous apprît à écouter es chants d’oîseaux en es transposant une ou deux octaves pus bas, en raentîssant e rythme. Je me îvraîs à cet exer-cîce dans tous es sens, transposant es strîduatîons pus bas, pus haut, jouant avec es rythmes.
Je contînuaîs paraèement ma pratîque du vîoon, préférant jouer dehors quand e temps e permettaît. L’été sous es pîns j’avaîs a concurrence des cîgaes, oîn d’en être gênée je cherchaîs confusément à fondre eur cymbaîsatîon dans es harmonîes d’une sonate de Beethoven ou d’une partîta de Bach.
Au début ce n’étaît pour moî qu’un fond sonore quî me rendaît d’humeur joyeuse et renforçaît mon paîsîr de jouer, peu à peu c’est devenu un accompa-gnement que j’aî commencé à modîier mentaement par transposîtîon et modîicatîon rythmîque.
J’aî passé ma thèse, puîs tout de suîte commencé à étudîer sérîeusement a composîtîon. Cea faît bîzarre dans un aboratoîre, une chercheuse quî faît une bonne thèse, obtîent un poste au CNRS, et démîssîonne pour aer suîvre des cours au conser-vatoîre. Au îeu d’un saaîre ixe je vîvaîs chîchement
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