Drummologie Akan

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La drummologie dans sa définition se perçoit comme l'étude des tambours parleurs africains, notamment du peuple Akan élevé à la connaissance transversale des aspects sociologiques, anthropologiques, culturels et historiques. Véritable instrument musical de communication, ce tronc-tambour dont elle découle, est la marque de l'existence du Dieu vivant qui transmet la parole et met l'homme au cœur du processus de sa propre réalisation. Elle jouit, de ce fait, de multiples fonctions dans la société.
Publié le : mardi 1 septembre 2015
Lecture(s) : 38
EAN13 : 9782336390185
Nombre de pages : 120
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Maximin B K
DRUMMOLOGIE AKAN
La drummologie dans sa défnition se perçoit comme DRUMMOLOGIE l’étude des tambours parleurs africains, notamment du
peuple Akan élevé à la connaissance transversale des aspects AKANsociologiques, anthropologiques, culturels et historiques.
Véritable instrument musical de communication, ce
tronc-tambour dont elle découle, est la marque de l’existence
du Dieu vivant qui transmet la parole et met l’homme au
cœur du processus de sa propre réalisation.
Elle jouit, de ce fait, de multiples fonctions dans la société,
tant au niveau social, politique, historique, religieux que
juridique pour la régulation de la vie en communauté dont
elle incarne sa force et son intégration parfaite.
Maximin B K est né à Transua, en Côte d’Ivoire. Enseignant
de Français à la retraite depuis le 16 septembre 2004, il s’adonne
maintenant à la recherche pour promouvoir les valeurs culturelles
Bron et Akan.
Illustration de couverture : J. Allain
ISBN : 978-2-343-05570-1
9 782343 055701
14 €
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DRUMMOLOGIE AKAN Maximin B K



DRUMMOLOGIE AKAN













Maximin BENE Koffi







DRUMMOLOGIE AKAN


L'HARMATTAN












Photos intérieur : Etienne NANGBO
Dessins intérieur : Auteur























© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-05570-1
EAN : 9782343055701
AVANT-PROPOS

Que le lecteur ne soit pas surpris de lire ce mot
« cüÚnÚnologie » qu’il découvre pour la première
fois. Ce terme apparaissant pour la première fois à
l’écrit n’est que synonyme de « drummologie » dont
l’emploi s’attribue au Feu Niangoran Bouah.
Le langage est un don de Danganman. Il est la
manifestation de la musique des sphères. Ainsi
AkanyÚnfС avaient été dotés ou pourvus d’une
langue appelée « Cüii ». Le mot «Cüii» ne désignait
pas le parler d’une langue véritable donnée, mais
revêtait une connotation référentielle. Le «Cüii »
désignait plutôt la manière de faire ou d’agir des
AgÐnÐn civilisés, paisibles, mais dangereux à
l’image de la panthère. La langue Cüii était codifiée
par « CüÚnÚn-CÚr¥man-AtumbannÚ ou
TroncTambour à Fesses nues ». Elle se veut scientifique à
l’instar des langues classiques.
Le « CüÚnÚn-CÚr¥man ou Tronc-Tambour » révèle
un Personnage existant et actant, personnalisé en
PÚnmb¡-l’éclat et communiquant la vie à toute la
Création. Danganman communique alors ses
Volontés ou lois aux hommes sous forme de
Commandements par ses Anges qui les transmettent
par le Tambour ou la Parole.
L’initiation à la langue Cüii ou BÐnÐn se faisait
dès le sein maternel par des berceuses ou des chants
7
de tendresse susceptibles d’éveiller la sensibilité du
bébé, sa sympathie. En effet, tandis que ses facultés
sensorielles gustatives et olphatiques s’éveillaient
par l’haleine des parents, le lait maternel et autres
produits consommés, les sensorielles visuelles,
auditives et tactiles, s’épanouissaient par des
berceuses, si bien que l’enfant pouvait s’adonner au
sommeil ou au sourire selon le chant qu’il avait déjà
entendu et aimé, accompagné de tapotements sentis
sur les fesses.
Cette initiation heureuse fut préjudiciable plus
tard à la langue BÐnÐn ou Cüii au contact avec les
KÐlang¡. La première initiation à la vie étant très
importante, les enfants de père BÐnÐn et de mère
KÐlang¡ ne purent se défaire de la langue KÐlang¡ et
ne tentèrent rien par la suite pour s’intégrer
réellement à la culture bÐnÐn. Les mots ou le
vocabulaire bÐnÐn, dit abron, leur faisant défaut, la
perte notoire de leur enracinement culturel ne
devrait pas leur permettre cette appellation de
BÐnÐn, dit Abron.
Nul ne sut par quel complexe de supériorité ou
d’infériorité lesdits Abron avaient pu se renier en
rejetant ainsi la langue des Danjinan ou Danjira qui
fut « Kasaa KanyÚÚn ou Langue Pure », la source de
toutes les langues AkanyÚn ou Akan. Réhabiliter la
langue des Danjira, c’est susciter la réconciliation
de tous les AkanyÚnfС ou Akan dans leur originalité
d’ensemble.
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INTRODUCTION

Vivre ensemble par naissance, par nécessité ou
par vocation, on a besoin de quelques principes de
vérités ou valeurs sur lesquelles on doit conformer
sa conduite pour entente, harmonie et
épanouissement. Ces principes, vérités ou valeurs
sont forgés en fonction de l’idéal ou objectif fixé.
Ces principes, vérités ou valeurs s’appellent
« coutumes ».
En effet, par leur proximité avec la nature, les
ancêtres avaient des instincts très aiguisés qui leur
permettaient de lire des signes de Dieu. Ils
épousèrent le rythme de la nature, à savoir : le jour,
la nuit, les clairs de lune, les saisons, les
phénomènes et les événements. On en a aujourd’hui
des résidus que des gens utilisent pour extorquer des
biens aux autres ; ce sont les devins, les voyants, les
marabouts, les charlatans, etc.…
Cet ensemble de valeurs ou coutumes constitue
un lien qui nous rattache à nos ancêtres d’une
manière vitale, existentielle et effective. Cela se
conçoit dans l’éducation des enfants, jeunes et
adultes au sein de leur famille ou communauté. Ces
coutumes jouent donc un rôle éducatif et nourricier
perçu par les initiés à travers les révélations qui leur
sont faites, les connaissances de tous genres qu’ils
acquièrent et l’intervention des aînés et des vieux
qui les assistent en vue d’une intégration sociale ou
9
communautaire (famille, village ou tribu). Cela est
un gage de fidélité aux ancêtres et de garantie de vie
réussie, d’où sa pérennité exprimée en ces termes :
«On est venu la trouver, on s’en ira la laissant » ou
«Ce que l’on a trouvé en naissant, on le laisse en
mourant ».
Alors, qu’est-ce que l’on trouve en naissant et
qu’il laisse en mourant? Et comment le
transmeton ? Et bien, interrogeons la tradition akan ou bÐnÐn
codifiée par le « CüÚnÚn-CÚr¥man ou
TroncTambour ».
Mais le Tronc Tambour à Fesses nues, appelé
« CüÚnÚn-CÚr¥man-AtumbannÚ », ne révèle rien sans
raison, il le fait par nécessité, quand il est sollicité.
Et les Crochets intercèdent, à cet effet auprès du
Tronc Tambour, en faveur de « AcÚr¥man », le
Tambourinaire en vue d’une importante
communication. Ainsi, sur la demande des Crochets
le Tambour fait des Révélations.

Le Tambourinaire fait donc appel au Crochet :
Düa kÐrocii Bois tordu
Düa kotocii Bois crochu
K¡t¡kÐr¡ cÚcÚ k¡k¡¡ Crochets cueillant roses
Se, se, se Informe, informe, informe
WÐan se, se ? Information, information
de qui ?
MŽ se, se ! Mes informations,
informations !
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MÚ se wÐ d¥ kasa Je te dis de parler.

Et le Crochet intercède en ces termes:
Danganman CÚr¥man Tambour de
l’Eternel Verbe
Miséricordieux
Y¥ dÚ b¥ man wÉ mÚr¥ sÐ Nous allons
ressusciter ton
avènement
Danganman CÚr¥man Tambour de
l’éternel Verbe
Miséricordieux
MÚ sÐndayÚ J’ai rêvé
NÚ mÚ a nyannÚ Que j’étais réveillé
MÚ a nyannÚ Je suis réveillé
AcÚr¥man nza mun Dans les mains du
Tambourinaire

Le Tambourinaire accède au Tambour :
KÐr¡ k¡ tÐ Je suis allé trouver
KÐr¡ k¡ tÐ Nanan nÐnm Je suis allé trouver
les Vénérables
MÚ a ndÐ KÐr¡ k¡ tÐ HÚnÚn Je n’ai pas trouvé
le Roi des
Vénérables
Düa a je nŽ nna Bois a arraché son
sommeil
Düa cüÚnÚn-bÐa Bois, masse de
troncs
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