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Mary Cassatt

De

Ce livre est à la fois une biographie (la vie) et une étude de l’œuvre du peintre. Achille Ségard (1872-1936), l’auteur, était écrivain, poète, critique d’art. Il a réalisé la première biographie complète de Mary Cassatt (1844-1926). Il l’a rencontrée à de nombreuses reprises, lui a fait lire et corriger les épreuves. Pour prendre une terminologie actuelle, il s’agit donc d’une biographie autorisée.

Dans une lettre à Achille Ségard, du 23 novembre 1914, Mary Cassatt a écrit :

« Je crois que vous avez été on ne peut plus indulgent pour moi. Quand on revient à la vie après une longue absence on se demande si vraiment ce qu’on a fait vaut la peine. Mais on ne peut faire que son mieux, et laisser le jugement à d’autres... »

Achille Ségard a su avant tout le monde reconnaître l’importance de Mary Cassatt dans le paysage artistique et nous donne une analyse fine et détaillée de l’artiste.

Au-delà du texte originel, qui était indisponible depuis longtemps, l'édition enrichie de VisiMuZ rajoute plus de 150 photos de tableaux, agrandissables en plein écran par simple-tap. Pour chacune, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « beaux-arts » et une biographie de référence. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.

Outre les illustrations, ces textes de référence sont complétés par d’autres anecdotes issues d'autres témoignages sur l'artiste et par des commentaires VisiMuZ relatant les aventures de certains tableaux.

En replaçant les tableaux dans le contexte global de l’œuvre de l’artiste, en faisant comprendre au lecteur l’évolution artistique du peintre, VisiMuZ rend sa biographie plus attrayante et pédagogique.

Pour un livre d’art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :

- disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,

- adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,

- agrandissement des photos pour mise en valeur des détails,

- création d’une photothèque personnelle avec les photos de l’ebook,

- tableaux mis en valeur, encadrés par la tablette.


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Avant-propos
La collection VisiLiFe a pour objet l'édition ou la réédition de biographies de référence de peintres célèbres. Ces biographies sont celles qui sont systématiquement évoquées par les biographies postérieures qui puisent abondamment à leur source. Les auteurs sont des écrivains au style très agréable, ils connaissent personnellement les artistes dont ils évoquent la vie et l’œuvre. Ces biographies avaient un défaut : elles étaient parfois frustrantes à lire quand on n'avait pas en mémoire les tableaux évoqués par l'auteur. Avec le numérique, cet obstacle est levé et les ouvrages de la collection VisiLiFe incluent systématiquement les œuvres en regard des textes pour une meilleure compréhension du travail de l'artiste et surtout un plus grand plaisir de lecture. Vous pouvez agrandir chaque photo en pleine page par unsimple-tap. Le détail de la navigation est indiqué ci-après. Vous pouvez évidemment annoter votre livre numérique. La visite virtuelle ne remplace pas la visite réelle. Aussi nous vous indiquons en fin d’ouvrage la localisation des œuvres que vous avez pu admirer au cours de votre lecture. Grâce au numérique, vous pouvez enfin profiter pleinement des illustrations en les agrandissant.
Votre livre est un e-book.
Quelques conseils pratiques d'utilisation
1) Malgré tout le soin apporté à sa réalisation, les programmes de lecture actuels connaissent quelques défauts de jeunesse, qui peuvent altérer l'affichage de plusieurs caractères. Ainsi, sur certains lecteurs, les espaces insécables peuvent dans quelques polices ne pas être gérées. Dans ce cas, il apparaît un petit carré au lieu d'une espace. Le choix d'une autre police de caractères permet de contourner le problème. De même, l'agrandissement du corps des lettres peut poser quelques soucis d'ajustement pour les images. Ici, il suffit de changer la taille des caractères pour améliorer l'affichage. Enfin, les césures sont traitées selon des règles anglo-saxonnes et ne respectent pas encore les règles francophones. Mais votre livre numérique est aussi un livre enrichi, pour vous donner plus de plaisir en regardant les photos des œuvres.
2) Affichage des œuvres en pleine page. Parsimple-tapdans le corps du texte sur la photo de l’œuvre, on affiche celle-ci en pleine page. Undouble-tapalors l'affichage en plein permet écran. Un autredouble-tap retourne à l'affichage pleine page. On peut revenir à la page du texte en cliquant sur la zone en bas à gauche « Revenir à la p. xxx » ou sur la croix en haut à gauche, selon les lecteurs.
3) Biographie des artistes. Lorsque vous lisez votre livre en étant connecté à Internet, vous pouvez, parsimple-tapsur le nom des artistes, lorsqu'il est indiqué dans le cartel des œuvres, accéder aux notices biographiques qui leur sont consacrées au sein de l'encyclopédie libre Wikipédia. Attention : pour ne pas alourdir la lecture, ces liens ne sont pas signalés.
4) À la fin du livre, vous pouvez afficher un diaporama de toutes les œuvres présentes dans l'ouvrage. Le cartel est rappelé en bas de chaque page.
5) Les dates de certaines vies d'artistes ou de création des œuvres peuvent être imprécises. Nous avons choisi d'indiquer les incertitudes de la manière suivante :
be : betweenou entre ca : circaou vers an : anteou avant
po : postou après
Nous sommes très attentifs à vos impressions, remarques et critiques concernant le fond et la forme des ouvrages publiés par VisiMuZ. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires à l'adresse suivante : guides@visimuz.com
Mary Cassatt
un peintre des enfants et des mères
Introduction de l'éditeur
Lapremière édition de ce livre a été publiée aux éditionsPaul Ollendorff, en 1913. Achille Ségard (1872-1936), l’auteur était écrivain, poète, critique d’art. Il a rencontré Mary Cassatt à de nombreuses reprises, lui a fait lire et corriger les épreuves. Pour prendre une terminologie actuelle, il s’agit donc d’une biographie autorisée. [*] Dans une lettre à Achille Ségard, du 23 novembre 1914, écrite à la VillaAngeletto,à Grasse Mary Cassatt a écrit : « Je crois que vous avez été on ne peut plus indulgent pour moi. Quand on revient à la vie après une longue absence on se demande si vraiment ce qu’on a fait vaut la peine. Mais on ne peut faire que son mieux, et laisser le jugement à d’autres» Achille Ségard a su avant tout le monde reconnaître l’importance de Mary Cassatt dans le paysage artistique et nous donne une analyse fine et détaillée de l’artiste. L'auteur avait donné à chaque chapitre un libellé que nous avons évidemment conservé, mais nous avons ajouté une numérotation des chapitres, afin de faciliter l’orientation et la recherche. En 1913, le travail de recherche de datation était encore embryonnaire. Mary Cassatt ne datait pas ses œuvres et encore aujourd’hui certaines datations sont imprécises. Nous avons laissé dans le texte les dates de réalisation des tableaux telles qu'elle avaient été indiquées par l'auteur, mais nous avons respecté dans les cartels les dates maintenant précisées par des recherches ultérieures et que les historiens ont validées. Ce sont ces dernières qui font foi de nos jours.
Dans l'édition originale de l'ouvrage d’Achille Ségard, les 38 reproductions étaient disséminées dans les cahiers du livre, deux par deux, sans titre et sans lien aucun avec le texte. Une part délicate de notre travail d’éditeur a consisté à retrouver les œuvres d’après les descriptions de l’auteur et à les insérer dans le texte, à l’endroit où l’auteur en parle. Les œuvres ont été référencées selon le classement du catalogue raisonné de Adelyn Dohme Breeskin de 1970 (Smithsonian Institution Press, City of Washington). Dans ce catalogue, les peintures et pastels vont de 1 à 615, les aquarelles de 615 à 689 , les dessins de 690 à 935. Quelques œuvres avaient été rajoutées après parution numérotées de 937 à 943. Certaines œuvres étaient restées très longtemps dans des collections privées et n’ont pas été incluses dans ce catalogue. Un autre catalogue raisonné est en cours de réalisation par Adelson Galleries Inc., New York, mais nous n’avons pu avoir accès à son contenu. En conséquence, quelques œuvres de notre sélection, non incluses dans le catalogue Breeskin, n’ont pas de numéro de référence.
Nous avons gardé les annotations de l'auteur relatives à la localisation (collection ou musée) des œuvres en 1913. La localisation actuelle des tableaux est indiquée systématiquement dans les cartels. Elle est souvent différente de celle indiquée par l’auteur en 1913, soit que les tableaux soient entrés dans des musées, soit que les musées aient eux-mêmes changé. Il va sans dire par exemple que chaque fois que l'auteur indique musée du Louvre, ou musée du Luxembourg, on doit lire musée d'Orsay.
Les cartels des tableaux présentent un fond différent selon la notoriété des tableaux représentés. Gris pour les tableaux les moins connus, bleu lorsque leur notoriété est plus importante, rose lorsqu’il s’agit d’œuvres devenues des icônes universelles de la peinture.
Tableaux, dessins, lithographies sont parfois commentés lorsque des informations complémentaires peuvent enrichir la lecture (en italique et avec un fond légèrement grisé pour indiquer que cette note n’est pas issue du texte originel). L'abréviation V. (VisiMuZ) signifie qu'il s'agit d'un ajout de l'éditeur.
Lesicônesdestableauxsontagrandissablesparsimple-tap.Ceux-cipeuventêtrevusensuite
Les icônes des tableaux sont agrandissables parsimple-tap. Ceux-ci peuvent être vus ensuite en plein écran via undouble-tap. Les notes de l’auteur ont été reprises. Nous avons également pris la liberté d’ajouter quelques notes (numérotées à partir de 100 et accessibles par un lien) lorsque les e connaissances du XXI siècle peuvent venir en complément ou en contradiction avec celles d’il y a 100 ans. En couverture :Mère et enfant (Le Réveil de Bébé après sa sieste), Metropolitan Museum of Art, New York. Photo : VisiMuZ
Première édition : juin 2015 Dépôt légal : juin 2015 N° éditeur : 9791090996168
[*]. Lettre autographe de Mary Cassatt à Achille Ségard, vente Ader, Paris, 20 mai 2014.
I. Miss Mary Cassatt
De silhouette mince et haute, très aristocratique, habillée de noir, s’appuyant sur une canne et s’avançant avec précaution sur les allées sablées de son parc aux arbres magnifiques, telle m'apparut Miss Mary Cassatt, le jour où je lui rendis visite pour la première fois, dans son bel ermitage de Mesnil-Théribus, dans l’Oise. Je l’aidai à gravir le perron. Un sourire d’extrême bonté éclaira son visage grave, et, sous des boucles mêlées de fils d’argent, les yeux gris et bleu, couleur d’eau dormante, animèrent tout le visage aux méplats fortement accusés. Elle me tendit une main énergique et fine, longue, maigre, laborieuse et vivante, prolongement vibratile de la sensibilité. Nous causâmes. Sur les murs de la galerie vitrée, des estampes japonaises, d'un dessin précis et sûr, créaient une atmosphère d'art. Par une porte entr'ouverte, on apercevait l'ébauche d'un portrait d'enfant, en chapeau de printemps, rehaussé de roselettes rouges, à côté d'une jeune mère en corsage rouge-rose mélangé de violet. L'arabesque extrêmement élégante de ce groupe et l'intensité heureuse de la couleur avivaient la conversation d'une sorte de « présence » silencieuse et vivante. Les arbres du parc étaient immobiles. Dans les intervalles de la causerie, le silence était grave. Je suis Américaine, – disait-elle, nettement et franchement Américaine. Cependant, ma famille est d'origine française. Bien avant la révocation de l'édit de Nantes – exactement en [1] 1662 –, un Français appelé Cossart émigra de France en Hollande , puis alla s'établir à la Nouvelle Amsterdam. Son petit-fils vint s'installer en Pennsylvanie. C'était l'arrière-grand-père de mon père. Ma mère est aussi une Américaine, fille d'Américains. Sa famille était d'origine écossaise, émigrée en Amérique vers 1700. Notre famille est donc établie depuis longtemps en Pennsylvanie, et plus particulièrement à Pittsburgh, où je suis née. Cependant, ma mère était de culture française. Elle avait été en partie élevée par une dame américaine qui avait été en pension chez Mme Campan, qui dirigeait une institution où se trouvaient un assez grand nombre de jeunes filles de l'aristocratie impériale. Par les hasards de la vie, cette dame était revenue à Pittsburgh, où elle avait accepté quelques élèves. Ma mère avait appris chez elle à parler le plus pur français et elle continua [2] toute sa vie à correspondre en français avec celles de ses amies qui parlaient cette langue . [3] Elle avait une culture générale et une culture littéraire extrêmement étendues . Notre père, qui était banquier à Pittsburgh mais qui n'avait pas du tout l'âme d'un homme d'affaires et qui [4] était imbu de beaucoup d'idées françaises, se consacra à notre éducation . Au plus lointain de mes souvenirs, je me revois, petite fille de cinq ou six ans, apprenant à lire à Paris, où mes parents étaient venus consulter des médecins au sujet d'un de leurs [5] enfants . Ils demeurèrent à Paris pendant cinq ans. Nous retournâmes ensuite à Philadelphie, où se poursuivit une partie de mon éducation. Vers 1868 ma mère et moi revînmes à Paris pour un peu plus d'un an. Un peu avant la guerre, c'est-à-dire vers 1868, je [6] décidai de devenir peintre. C'était décider en même temps de partir pour l'Europe . À l'école académique de Philadelphie, on dessinait tant bien que mal d'après des copies anciennes ou des plâtres antiques. Il n'y avait pas d'enseignement. Je crois d'ailleurs que la peinture ne s'enseigne pas, et qu'on n'a pas besoin de suivre les leçons d'un maître. L'enseignement des [100] musées suffit. Je partis donc pour l'Italie et demeurai à Parme pendant huit mois, où je me mis à l'école du Corrège. Maître prodigieux!
[1]Enfant buvant du lait,1868, pastel, 42 x 37 cm, collection particulière BrCR165
V. – Ce pastel a été daté par Adelyn Dohme Breeskin autour de 1890. Mais les datations actuelles le rattachent aux œuvres de jeunesse, en 1868.
[2]La Joueuse de mandoline,1868, huile sur toile, 92 x 73,5 cm, collection particulière BrCR17
V. – Le premier tableau présenté par Mary Cassatt au Salon. Lors de ce séjour à Paris, elle a été l'élève de Jean-Léon Gérôme.
[3]Portrait de Mrs. Robert Simpson Cassatt, mère de l'artiste,1873, huile sur panneau, 62,4 x 57,4 cm, collection particulière BrCR27
V. – Ce tableau a été peint en Flandre, à Anvers ou Haarlem. Je partis de là pour l'Espagne. Les Rubens du musée du Prado me transportèrent d'une telle [7] admiration que je courus de Madrid à Anvers . J'y demeurai tout un été pour étudier Rubens.
[4]Bacchante,1872, huile sur toile, 62 x 50,7 cm, Pennsylvania Academy of the Fine Arts (PAFA), Philadelphie (PA) BrCR15
V. – D'après les archives du musée du Prado, Mary Cassatt obtint son autorisation de copiste (n° [*] 416) le 5 octobre 1872 .
[*] Vistas de España, M. Elizabeth Boone, 2007, Library of Congresss, p. 235.
[5]Sur le balcon à Séville,1873, huile sur toile, 101 x 54,6 cm, Phildadelphia Museum of Art, Philadelphie (PA) BrCR18
[6]Après la corrida,1873, huile sur toile, 82,5 x 64 cm, Art Institute of Chicago, Chicago (IL) BrCR23