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Van Dyck

De
365 pages
À partir de la création de son premier atelier à l’âge de seize ans, sir Anthony van Dyck (1599-1641) devint célèbre dans le monde de l’art. Rubens, son professeur lorsqu’il était enfant, disait de lui qu’il était son élève le plus talentueux. Il confirma cette remarque par une carrière d’artiste de cour en Angleterre et en Espagne. De nos jours, il est reconnu comme peintre de portraits, capturant l’élégance et la beauté opulente de la vie des cours européennes au XVIIe siècle. Dans cette présentation fascinante de la longue carrière de Van Dyck, Natalia Gritsai met en relief le meilleur des chefs-d’œuvre de l’artiste.
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Van DyckPage 4 :
Autoportrait, 1620-1621 et 1627.
Huile sur toile, 81,5 x 69,5 cm.
Alte Pinakothek, Munich.
Auteur :
Natalia Gritsai
Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo van Tan Street
ème4 étage
Dictrict 3, Ho-Chi-Minh-Ville
Vietnam
© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image-Bar www.image-bar.com
Tous droits dÊadaptation et de reproduction réservés pour
tous pays. Sauf mention contraire, le copyright des fluvres
reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs.
En dépit de nos recherches, il nous a été impossible dÊétablir les
droits dÊauteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous
prions de bien vouloir vous adresser à la maison dÊédition.
ISBN : 978-1-78310-009-5
2ÿ Nombreux sont les peintres qui créèrent des portraits aussi
authentiques, aussi beaux et de coloris aussi parfait que ceux de
Van Dyck. Cependant nÊayant pas le même sens de la lumière et du
clair-obscur, ils ne purent atteindre lÊélégance et lÊoriginalité qui
caractérisent ses fluvres. Ÿ
· Roger de Piles
3Biographie
22 mars 1599 : Naissance dÊAnthony van Dyck, septième enfant dÊun riche commerçant en
tissus, Frans van Dyck, et de Maria Cuypers.
17 avril 1607 : Mort de la mère dÊAnthony van Dyck.
Octobre 1609 : Inscrit sur les listes de la Guilde de Saint-Luc comme apprenti dÊHendrik
van Balen.
11 février 1618 : Obtient le titre de maître de la Guilde de Saint-Luc.
29 mars 1620 : Dans le contrat conclu entre Rubens et les jésuites dÊAnvers pour lÊexécution
de trente-neuf peintures de plafonds de la nouvelle église de lÊOrdre
construite dans la ville, parmi les aides de Rubens, ne figure que le nom
dÊAnthony van Dyck.
20 octobre 1620 : Thomas Locke écrit de Londres à William Trumbull, qui se trouvait à Bruxelles,
au sujet de lÊarrivée de Van Dyck dans cette ville.
er25 novembre 1620 : Dans une lettre à Dudley Carleton, Toby Matthew lÊinforme que le roi Jacques I
alloue à Van Dyck un traitement annuel de cent livres.
28 février 1621 : Reçoit un passeport pour lÊétranger et lÊautorisation signée par le comte
dÊArundel dÊun congé de huit mois. Retourne à Anvers.
Octobre-novembre 1621 : Arrive à Gênes et sÊinstalle dans la maison de Cornelis et Lucas de Wael.
Février-août 1622 : Peint des portraits à Rome.
Octobre 1622-janvier 1623 : Accompagne la comtesse dÊArundel à Turin, Milan et Mantoue.
er1 décembre 1622 : Mort de son père à Anvers.
Juillet 1625 : Effectue un voyage à Marseille et Aix-en-Provence où il rencontre le
correspondant de Rubens, Peiresc (le portrait de ce dernier figure dans
LÊIconographie de Van Dyck).
Automne 1627 : Retour à Anvers où sa sflur Cornélia meurt le 18 septembre.
51628 : Il devient membre de la Confrérie jésuite des célibataires ÿ Sodaliteit van de
bejarde Jongman Ÿ.
Mai 1630 : Van Dyck est mentionné sous le titre de ÿ Peintre de Sa Majesté Ÿ (Schilder
van Heure Hoocheyd, cÊest-à-dire de lÊinfante Isabelle). Néanmoins, il
continue à vivre à Anvers et ne sÊinstalle pas à Bruxelles, où se trouve la
résidence de lÊInfante.
4 septembre -16 octobre : La reine de France, Marie de Médicis, visite lÊatelier de Van Dyck au cours
de son voyage à Anvers.
Hiver 1631-1632 : Travaille à La Haye, à la cour de Frédéric-Henri et Amalia van Solms, prince
et princesse dÊOrange.
1632 : Arrive à Londres. Il est élevé à la dignité de chevalier et désigné comme Sir
Antony van Dyck, peintre principal au service de Leurs Majestés (principal
Painter in ordinary to their Majesties) ; vit à Blackfriars ; pendant lÊété, un
logement lui est affecté au palais royal dÊEltham dans le Kent.
Hiver 1634 : De Londres se rend en Flandre.
18 octobre 1634 : Van Dyck est élu doyen honoraire de la Guilde de Saint-Luc à Anvers.
Printemps 1635 : Rentre à Londres.
1639 : Mariage avec Mary Ruthven, dame de compagnie de la reine Henriette-Marie.
Octobre-novembre 1640 : ¤ Paris, il tente sans succès dÊobtenir la commande de la décoration de la
Grande Galerie du Louvre. Revient à Londres.
Octobre 1641 : Séjourne à Anvers.
er1 décembre 1641 : Naissance de sa fille Justiniana.
9 décembre 1641 : Van Dyck meurt à Blackfriars.
11 décembre 1641 : Inhumé dans le chflur de la cathédrale Saint-Paul à Londres (le tombeau de
Van Dyck a été détruit lors du grand incendie de Londres, en 1666).
7Introduction
ujourdÊhui encore, le nom du peintre
flamand Anthony van Dyck, symbolise leAraffinement et lÊélégance. Cependant, sa
plus grande contribution à lÊart réside sans doute
dans la nouvelle manière dÊaborder le modèle et
dÊy discerner les traits individuels, qui ne peuvent
être découverts que grâce à un contact personnel.
CÊest à son talent de portraitiste hors du commun
que Van Dyck doit lÊimmense succès quÊil remporta
auprès de ses contemporains : durant toute sa vie,
il se consacra essentiellement au portrait à lÊhuile et,
L’Adoration des Bergers
après 1615
Huile sur toile, 115,3 x 163,7 cm
The Courtauld Gallery, Londres
89vers la fin, au portrait gravé. CÊest également
comme portraitiste quÊil fut mondialement reconnu
et quÊil entra dans lÊhistoire de lÊart européen du
e
XVII siècle.
Cependant, Van Dyck est aussi connu pour des
tableaux peints dans dÊautres genres : compositions
historiques, allégories et paysages. Il contribua
également à résoudre de nombreux problèmes
artistiques. Et si dans ses compositions religieuses
ou mythologiques transparaît souvent son regard
scrutateur de portraitiste, ses portraits par contre,
révèlent des traits typiques de la peinture historique.
Saint Martin partage son manteau
vers 1618
Huile sur bois, 171,6 x 158 cm
St Martin, Zaventem
10Les portraits réalisés par Van Dyck sont
extrêmement variés. Ses possibilités dans le
genre semblent illimitées et sÊétendent du rapide
croquis saisi sur le vif ou dessiné de mémoire, à
lÊétude appliquée dÊun portrait intime au
portrait-tableau monumental ou même parfois,
au facétieux ÿ portrait historié Ÿ représentant le
modèle soit en héros de la mythologie antique,
soit en personnage dÊune pièce contemporaine.
Les portraits créés par lÊartiste perpétuent
lÊimage des contemporains du peintre et reflètent
lÊidéal de lÊhomme de ce temps. Van Dyck vécut
à lÊépoque dÊune nouvelle étape de lÊhistoire de
L’Apôtre Pierre se repentant
vers 1617-1618
Huile sur toile, 63,2 x 51,7 cm
Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
12lÊart du petit état des Pays-Bas du Sud qui, dÊaprès
le nom de sa plus grande province, est souvent
appelé Flandre. LÊécole nationale de peinture se
trouvait alors en plein épanouissement. La révolution
enéerlandaise, qui secoua le pays à la fin du XVI
siècle, eut pour résultat la sécession des provinces
du Nord (la Hollande) devenues la République
indépendante des Provinces-Unies, alors que les
provinces du Sud restèrent sous la domination de
lÊEspagne. LÊart néerlandais se divisa alors en deux
écoles nationales indépendantes, lÊune hollan daise,
lÊautre flamande.
Étude de tête de vieillard
vers 1618
Huile sur bois de chêne, 49,5 x 58 cm
Gemäldegalerie, Kunsthistorisches Museum Wien, Vienne
1415Les principales réalisations de lÊart flamand
edu XVII siècle sont liées au nom de Rubens, ainsi
quÊà ceux de ses plus proches disciples, parmi
lesquels Van Dyck, sans aucun doute, occupe la
première place. Pierre Paul Rubens (1577-1640)
est le maître incontesté de lÊécole flamande. CÊest
lui qui orienta la peinture flamande vers de
nouvelles voies, créant un art humaniste
étroitement lié à son temps, dynamique et
passionné. Van Dyck adapta à sa manière les
innovations de Rubens pour atteindre des
sommets inégalés dans lÊart du portrait.
Tête et mains de garçon, étude
vers 1618
Huile sur papier, 45,1 x 29,5 cm
Collection privée
1617Première Période anversoise
Vers 1616-1621
Van Dyck vécut une existence brève. Semblant
pressentir sa fin précoce, il se hâta de réaliser ce
pour quoi il se sentait prédestiné. Issu dÊune
famille bourgeoise aisée, il était le fils dÊun
marchand prospère de tissus. Outre Anthony
(qui était le septième enfant dans la famille),
Frans van Dyck et Maria Cuypers eurent encore
onze enfants. Après la naissance du douzième,
sa mère mourut alors quÊil avait à peine huit ans.
Comme le signalent les biographes de lÊartiste,
Portrait d’une jeune femme avec un enfant
vers 1618
Huile sur panneau, 131 x 102 cm
Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
(probablement Baltazarina van Linck
et son fils Adrien van den Heetvelde)
18cÊétait une femme très habile en broderie, qui
réalisa plusieurs scènes historiques avec une
ÿ adresse si étonnante que les maîtres de cette
profession les considéraient comme des
chefsdÊfluvre Ÿ. Il est possible que ce soit elle qui
donna les premières leçons de dessin à son fils.
Dans la maison paternelle, Anthony reçut une
éducation sérieuse et apprit la musique. Très tôt, il
se fit remarquer par des dons exceptionnels qui
permirent même de parler dÊenfant prodige.
Cependant, fidèle aux vieilles traditions de la
bourgeoisie flamande, Frans van Dyck aspirait à
donner à son fils une profession sûre, cÊest-à-dire,
Moïse et le serpent d’airain
1618-1620
Huile sur toile, 205 x 235 cm
Museo Nacional del Prado, Madrid
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