Comment parler de cinéma ?

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Cet ouvrage collectif veut surtout aborder le problème de la critique de cinéma en ce début de XXIème siècle. En cherchant à savoir ce qui pousse les critiques actuels à continuer à parler de cet art évanescent et quelquefois carrément mercantile, cet ouvrage tente de mieux appréhender l'utilité de la critique de cinéma par la bouche même de ceux qui l'analysent (philosophes, écrivains, professeurs, psychanalystes, critiques). Comment parler du cinéma, comment parler aussi des images qui le constituent ?
Publié le : samedi 1 octobre 2005
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EAN13 : 9782296413290
Nombre de pages : 207
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COMNŒNTP~ERDECThŒMA?

Du même auteur:

Fellini, un rêve, une vie, Le Cerf, collection 7e Art. Paris, 1997. « Philosophie et cinéma », CinémAction n° 94, janvier 2000. «Vers un cinéma numérique?» MédiaMorphoses n° 2.
« Médias people: du populaire au populisme ». MédiaMorphoses les médias ? »MédiaMorphoses n013. n08.

« Peut-on psychanalyser

Woody Allen. Éditions Gianni Gremese, Rome, 2004. Pedro Almodovar. Éditions Gianni Gremese, Rome, 2004.
Woody dans tous ses états. Jean-Max Paris: 2005. Expressions très populaires. Méjean (dir.), L'Harmattan.

Éditions Lacour, 2002.

L'école au cœur, allegro ma non troppo. Avec Françoise Onténiente. Éditions Lacour. 2003.

Sous la direction de Jean-Max MÉJEAN

COMNŒNTP~ERDECThŒMA?

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http://www.Iibrairieharmattan.com diffusion. harmattan @wanadoo.fr harmattanl @wanadoo.fr

@ L'Harmattan,

2005

ISBN: 2-7475-9220-0 EAN : 9782747592208

Merci à Éléonore et Jean Ungaro pour leur aide précieuse

ONT PARTICIPÉ À L'ÉLABORATION DE CE LIVRE
André Asséo, producteur et animateur France-Inter le samedi à 16 heures. de l'émission Cinéfilm sur

Olivier Barlet, critique de cinéma et rédacteur en chef de la revue Africultures et de son site Internet http://www.africultures.com où l'on trouvera de nombreux articles sur les points traités ici. Dernier ouvrage paru: Les Cinémas d'Afrique noire: le regard en question (L'Hannattan, prix Art et essai du CNC, 1997). Anne-Laure Bell, journaliste au Film français, titulaire d'un DEA d'études cinématographiques. Critique de cinéma, elle présente séances et débats autour de films proj etés dans le cadre des programmations École, Collège et Lycée au cinéma. Alain Bichon, journaliste et enseignant à Florence, collaborateur des Rencontres du cinéma italien (Annecy) et de la revue Vivilcinema, spécialiste du cinéma italien contemporain. Auteur de Les années Moretti: dictionnaire des réalisateurs italiens, 1975-1999 (Rencontres du cinéma italien d'Annecy, 1999). Philippe Boisnard, philosophe et vidéaste.
Olivier Bonnard, journaliste au Nouvel Observateur. Barbara Canné, d'Orléans. traductrice, Master 2 de traduction à l'université

Solène Charbonnier, traductrice, master II de traduction d'édition à l'université d'Orléans, année 2004-2005. A participé à l'ouvrage collectif, Woody dans tous états (éditions L'Hannattan). Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, critique littéraire, d'art et de cinéma. Professeur émérite, Université de Paris VII-Jussieu. Fondateur du département de cinéma de l'Université de Vincennes. A publié notamment: Cinéma, Psychanalyse et Politique (éditions Séguier), King Kong (éditions Séguier), De la Raison ironique (éditions Des femmes), L'érotisme (PUF, coll. Que sais-je ?). Assure actuellement une chronique mensuelle de télévision dans la revue Sciences de l'homme et sociétés.

Hervé Deplasse, journaliste au magazine Brazil.

Virginie Despentes, Les jolies choses.

écrivain,

auteur de Baise-moi,

Bye bye Blondie,

Pierre Étaix, cinéaste. Réalisateur de Yoyo, Tant qu'on a la santé, L'âge de monsieur est avancé. Auteur de nombreux ouvrages et de dessins sur le cinéma.

Janine Euvrard, critique de cinéma et auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma dont le dernier ouvrage s'intitule Israéliens, Palestiniens: Que peut le cinéma? Carnets de route. Éditions Michalon, Paris, 2005. Michel Euvrard, critique de cinéma. Terry Gilliam, cinéaste, auteur de, entre autres, Brazil, Monty Python Sacré Graal, etc. Christophe Goffette, rédacteur en chef de la revue Brazil.
Mamat Haghighat, cinéaste, auteur du film Deux Anges. Maria Koleva, cinéaste indépendante.

Gérard Lenne, critique de cinéma à Télé 7 Jours et président du Syndicat français de la critique de cinéma. Jean-Max Méjean, enseignant et critique de cinéma, auteur de plusieurs ouvrages sur des cinéastes comme Federico Fellini, Woody Allen, Pedro Almodovar, etc. Coordinateur de l'ensemble de cet ouvrage.
Nebojsa Popovic, critique de cinéma à la télévision de Belgrade. André Roy, poète, critique rédaction de 24 images. de cinéma et journaliste au comité de

Alvaro Sanjurjo-Toucon, critique de cinéma à Montecarlo Television et pour la revue Guambia. Alik Shpilyuk, rédacteur en chef de Kino-Kola avec la collaboration avec Aksinia Kurina, journaliste indépendante. Jean Ungaro, philosophe, collaborateur à la revue MédiaMorphoses. Dernier ouvrage paru: Américains héros de cinéma, L'Harmattan, coll. De visu. Paris, 2005.

Gregory Vaelens, critique de cinéma et éditeur du site Internet de la Fipresci. François Vila, attaché de presse. Stéphane Zagdanski, philosophe, auteur de La mort dans I 'œil, Critique du cinéma comme vision, domination, falsification, éradication, fascination, manipulation, dévastation, usurpation, paru en 2004 chez Maren Sell. Charmant en société, il se révèle, dans la solitude de ses livres, intransigeant, irrévérencieux, impertinent, ironique, parfois insultant, souvent drôle. Manifestement, il sait de quoi il parle, et il n'attend rien de personne. Son site Internet est: http://parolesdesj ours.free.fr

Consulter aussi:

Le cinéma à l'épreuve du système télévisuel. Dirigé par Laurent Creton. CNRS Éditions, Paris, 2002. Jacques Rancière. Le destin des images. La Fabrique, Paris, 2003. François Jost. Introduction à l'analyse de la télévision. Ellipses, Paris, 1999.
Cinéma et audiovisuel. Nouvelles images, approches Ouvrage coordonné par Odile Bachler, Claude Murcia Vanoye. L'Hannattan, Paris, 2000. nouvelles. et Francis

Positif, n° 440, octobre 1997. Dossier: « Fonction de la critique ».

SOMMAIRE
INTRODUCTION: Comment parler de cinéma ?, par Jean-Max Méjean p. 13

l - ÉTAT DES LIEUX EN FRANCE, ET DANS LE MONDE En France: Entretien avec Gérard Lenne, par Jean-Max Méjean Dans le monde: La FIPRESCI, par Grégory Vaelens La critique cinématographique au Québec, par Michel Euvrard Entretien avec André Roy, par Janine Euvrard L'Uruguayen 2004 et la critique cinématographique, par Alvaro Sanjurjo- Toucon En Serbie-Montenegro : Le pouvoir du non-dit, par Nebojsa Popovic En Italie: incohérences et volontarisme, par Alain Bichon Les particularités de la critique de cinéma ukrainienne, par Alik Shpilyuk L'état de la critique en Iran, par Mamat Haghighat La critique cinématographique africaine face au regard de l'Occident, par Olivier Barlet II - LES SPÉCIFICITÉS DE LA CRITIQUE Défaite de la critique ?, par Jean Ungaro Comment parle-t-on du cinéma à la télévision?, par Anne-Laure Bell Le cinéma parlant, entretien avec André Asséo, par Jean-Max Méjean Place « Net» pour une critique, par Anne-Laure Bell p.87 p. 102 p. 119 p. 125 p. 19

p.29 p.31 p.35 p.40 p.45 p.51 p.64 p.69 p. 73

La place de l'attaché de presse, entretien avec François Vila, par Jean-Max Méjean Le journaliste, le cinéma, sa cuisine et la médiaglobalisation, entretien avec Anne-Laure Bell Sous les paillettes exactement, entretien avec Olivier Bonnard, par Anne-Laure Bell Silence, on tourne mal, par Maria Koleva Entre simulacre et réalisme, le cinéma critiqué, par Stéphane Zagdanski Psychanalyse et cinéma, l'image est inépuisable, par Roger Dadoun
III
-

p. 130 p. 136 p. 141 p. 150 p. 153 p. 161

UN EXEMPLE DE QUERELLE: L' AFFAIRE BRAZIL / BESSON 177 181 184

p. Besson m'a tuer mon cinéma, par Hervé Deplasse Luc Besson, ou le paradigme de la censure culturelle capitaliste, p. par Philippe Boisnard p. La critique des critiques, par Jacques Morice Témoignages sur l'affaire: Terry Gilliam, Virginie Despentes, Gérard Lenne, Jerry Bellamy, Albert Dupontel, Alexandre Harlot et Franck Magnier p. Besson chez Fogiel p. Entretien avec Christophe Goffette, rédacteur en chef de Brazil, p. par Jean-Max Méjean Entretien avec Virginie Despentes, par Jean-Max Méjean Leconte est bon, par Jean-Max Méjean L'exercice n'a pas été profitable, monsieur Skorecki, par Xavier Beauvois

188 194
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p.200 p.203 p.205

L'ouvrage est illustré d'extraits reproduits du livre Criticons la 1 caméra de Pierre Étaix, avec l'autorisation de l'auteur et de l' édi teur Séguier Archimbaud que nous tenons ici à remercier vivement.

1 Pierre Étaix. Criticons la caméra. Paris: Séguier Archimbaud,

2001.

COMMENT PARLER DE CINEMA?
Le cinéma est enraciné dans les mentalités mondiales et, tout particulièrement en France, il continue à attirer toujours autant de spectateurs dans les salles obscures, même si les télévisions, de plus en plus nombreuses, ont tendance à les remplacer notamment en dehors des grandes villes. Il faut observer aussi que le cinéma se consomme par le truchement des DVD qui viennent de plus en plus prendre une part conséquente du marché des images. Il fallait que nous nous interrogions alors sur le cinéma, cet art que d'aucuns qualifient de forain, ou de total, cela dépend du point de vue, non pour en expliciter la valeur esthétique ou sociale, mais en le prenant comme objet d'étude. On sait que, depuis Sainte-Beuve notamment, la critique littéraire a obtenu ses lettres de noblesse et continue à faire la carrière d'un roman même si le genre n'échappe pas non plus au diktat des médias et de la publicité. Pour le cinéma, on savait aussi que l'art littéraire lui avait fait don de ses plus grands critiques, comme André Bazin, Amédée Ayfre ou encore Henri Agel. Puis vint la Nouvelle Vague, et d'autres critiques apparurent qui, à l'instar de Claude Chabrol, François Truffaut ou encore Éric Rohmer ou André Téchiné, sont à leur tour devenus les grands cinéastes que nous
connaIssons.

On l'aura compris: Comment parler de cinéma? veut surtout aborder le problème de la critique de cinéma en ce début de XXIe siècle. En cherchant à savoir ce qui pousse les critiques actuels à continuer à parler de cet art évanescent et quelquefois carrément mercantile, nous nous sommes bien sûr posé bien des questions que nous leur avons gentiment retournées. Ainsi, le livre que vous avez entre les mains tente de mieux appréhender l'utilité de la critique de cinéma par la bouche même de ceux qui l'analysent - et même, pour
certains, le font

- philosophes,

psychanalystes,

écrivains,

professeurs

ou tout simplement critiques. Comment parler du cinéma, comment parler des images aussi qui le constituent? Vaste sujet qui n'est pas près d'être complètement appréhendé. Disons que cet ouvrage collectif tente d'amorcer un débat utile. Dans une première partie, en interrogeant des critiques venus de différents pays, nous tenterons de dresser un panorama de l'état de la

Comment parIer de cinéma?

critique en France, bien sûr par l'intermédiaire du président du Syndicat français de la critique de cinéma, Gérard Lenne, mais aussi dans le monde par le biais de la Fipresci 1. Et un petit panorama nous conduira dans divers pays pour tenter de comprendre en quoi consiste la critique de cinéma, quels sont ses supports, ses moyens et surtout comment elle résiste face à I'hégémonie de la télévision: en Iran, en Italie, en Uruguay, en Serbie-Montenegro, en Afrique, au Québec, en Ukraine. Certains de ces pays sont d'ailleurs quelquefois bien oubliés lorsqu'on évoque le délicat problème des rapports entre le cinéma et les médias, notamment la télévision qui reste bien sûr la pierre d'achoppement de notre enquête. Dans une seconde partie, la critique de cinéma sera abordée sous l'angle de différents métiers ou points de vue que le cinéma engendre, même si nous n'avons pas pu bien évidemment être exhaustifs, entreprise illusoire en toute chose, et particulièrement au cinéma. Mais nous avons voulu demander à des critiques, mais pas seulement, comment ils envisageaient que leur travail entrait dans le cadre de l'analyse et de la promotion du cinéma, que ce soit à la télévision, à la radio, dans les nouveaux médias issus de l'Internet, mais aussi dans le cadre de la presse, de la philosophie et sous l'angle même de la psychanalyse, puisque Roger Dadoun, tout comme Stéphane Zagdanski d'une certaine manière, n'hésitent pas à affirmer que le cinéma et la psychanalyse nés la même année sont pratiquement inséparables, tant l'analyse de l'image appelle les lois édictées par Sigmund Freud et certains philosophes, comme Platon dans le célèbre et rebattu Mythe de la Caverne qui serait la préfiguration du cinéma. Enfin, une dernière partie revient sur les guerres picrocholines qui enveniment quelquefois les relations entre les critiques et les réalisateurs, comme ce fut récemment le cas pour Patrice Leconte, mais surtout Luc Besson dont la polémique avec le magazine Brazil défraya, il y a peu, la chronique et sur laquelle nous revenons pour mieux la préciser et tenter de dégager la finalité de la critique. Qui devrait demeurer libre (comme la presse) de toute contrainte afin de conserver son utilité et sa pugnacité, fait sur lequel insistent tout particulièrement une réalisatrice, Maria Koleva, et une écrivain, Virginie Despentes. Mais à l'heure du cinéma considéré comme une marchandise par la télévision et certains magazines, il est bien telnps de se demander
1 Fédération Internationale de la PREsse de CInéma.

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Comment parler de cinéma?

comment la critique pourra et devra survivre à son splendide isolement quelquefois. On le sait, on l'a dit, « la critique est aisée, mais l'art est difficile», certes, mais sans « liberté de blâmer, il n'est pas d'éloges flatteurs », écrivait aussi Beaumarchais. La critique devrait pouvoir trouver sa voie entre les deux, non dans le dédain ou le mépris d'un art bien souvent imparfait, mais dans la créativité qui a su déjà donner naissance à une critique utile et profonde comme l'a si bien illustré Serge Daney. En attendant celui qui saura le remplacer pour pourfendre la médiocrité ambiante, dépêchons-nous de critiquer pour que le spectateur, ou le téléspectateur, puisse accéder à cet art tout aussi difficile et qui consiste à établir les fondements d'une analyse.
Jean-Max Méjean

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I Etat des lieux en France et dans le monde
,

EN FRANCE

ENTRETIEN AVEC GERARD LENNE
Gérard Lenne, vous êtes l'actuel président du Syndicat français la critique de cinéma. Depuis quand ce syndicat existe-t-il ? de

Il a revêtu diverses formes et a connu des appellations différentes avec les années. Avant de s'appeler Syndicat, il s'appelait Association française de la critique de cinéma et de la télévision jusqu'en 1981. Cette association existait depuis la Libération, ayant pris juste après la guerre le relais d'une association qui existait depuis les années 30. Le terme de syndicat n'a donc rien à voir avec le sens habituel qu'on accorde généralement à ce mot? Qui et non. Quand on parle de « syndicat», on pense tout de suite aux syndicats généralistes, et nous sommes plus proches des syndicats professionnels, pour ne pas dire corporatistes, qui regroupent les travailleurs par métiers. Notre syndicat se situerait en fait entre les deux: quelqu'un qui y adhère peut en même temps se syndiquer à un syndicat de journalistes par exemple. Il s'agit donc d'un syndicat qui ne prend pas position par rapport à la profession? Quand même si. Le SFCC peut être amené à prendre des positions par rapport au cinéma. Il y a bien souvent des sujets qui touchent de près à notre engagement et sur lesquels nous sommes amenés à prendre position. Je pense bien évidemment à tous les problèmes touchant la censure et la liberté d'expression. C'est notre vocation

Comment parler de cinéma?

d'intervenir en pareil cas, bien sûr. Par ailleurs, il est vrai que nous sommes une petite association et que nous n'avons pas les moyens d'engager par exemple, comme les grands syndicats confédérés, des négociations avec le patronat. Combien comptez-vous d'adhérents?

C'est un nombre assez fluctuant, mais on tourne toujours audessus de 200 personnes environ. Nous avons peut-être perdu une dizaine d'adhérents au moment de la création d'une autre association de critiques de cinéma, ce qui est peu. Par contre, nous avons perdu une trentaine d'adhérents, en général des personnes qui ne paient plus leur cotisation depuis deux ans pour des raisons rarement exprimées. On peut considérer que la plupart du temps, vu le nombre de rappels que nous leur adressons, il ne s'agit pas seulement de négligence, mais de choix délibéré. Comment trancher? Toutefois, si nous en avons perdu une trentaine, nous en avons par ailleurs gagné vingt-cinq. Nous comptons actuellement 215 adhérents environ, avec une oscillation d'une année sur l'autre entre 210 et 225.
Comment un syndicat peut-il vivre? qui ne compte pas davantage de membres

Bien sûr ce ne sont pas les seules cotisations qui nous font vivre. On peut vivre parce que nous avons d'autres activités comme l'organisation de manifestations dont la principale et la plus connue est bien sûr la Semaine de la critique au festival de Cannes, qui constitue notre plus importante activité. Nous organisons aussi des rendez-vous mensuels avec de grands cinéastes, le Prix de la critique et la publication de notre bulletin mensuel. Or, dans la société actuelle, rien n'est gratuit. Prenons l'exemple des projections qui se font dans le cadre de la préparation de la Semaine de la critique à la Cinémathèque française: nous sommes associés avec elle, mais elle nous répercute toutefois le prix de la location de sa salle. Nous avons donc un trésorier qui gère un budget très serré, qu'il faut chaque année remettre en question parce que les cotisations des adhérents n'en constituent qu'une petite part. Nous sommes donc obligés de chercher des subventions d'institutionnels. Par exemple, nous avons obtenu le 5 avril 2004 un financement de la Procirep que nous attendions depuis plus de trois ans, et qui représente pour nous une somme importante,

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