J'irai danser rue Rossi

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À dix-sept ans, Suzanne Oussov quitte sa famille pour suivre des études de danse classique en Union soviétique. Rue Rossi, à l'école du Kirov, elle apprend pendant six ans la technique, la rigueur et la force de la méthode Vaganova. Mariée à un Soviétique, elle va connaître le quotidien de l'URSS des années soixante : appartement communautaire, pénurie de denrées alimentaires... Plus tard, elle s'oriente vers l'enseignement. Elle nous fait partager dans ce livre son parcours riche et mouvementé.
Publié le : vendredi 1 mars 2013
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782296531789
Nombre de pages : 226
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Suzanne J’irai danser Oussov rue Rossi
Parcours d’une danseuse du Brésil au Kirov sous l’ère soviétique
Paroles recueillies par Monique Panisset
Graveurs de Mémoire Série : Arts du spectacle vivant
J’irai danser rue Rossi
Graveurs de Mémoire
Cette collection, consacrée essentiellement aux récits de vie et textes autobiographiques, s’ouvre également aux études historiques
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La liste des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le sitewww.harmattan.fr
Suzanne OUSSOV
J’iai danse ue Rossi
Parcours d’une danseuse du Brésil au Kirov sous l’ère soviétique
Paroles recueillies par Monique PANISSET
Illustration de couverture : photographie de Jean-Claude Brossier, la rue Rossi à Saint-Pétersbourg, 2009.
© L'Hamattan, 2013 5-7, ue de l'École-Polytecnique ; 75005 Pais http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-29346-2 EAN : 9782336293462
Parler de ma vie ne m’était pas possible. J’avais besoin de partager une grande intimité pour me raconter à quelqu’un. Je ne pouvais me confier qu’à une amie, je l’ai fait avec Monique.
Nos rendez-vous pour l’écriture de notre « Prix Goncourt » comme on le nommait avec dérision, furent des moments de partage, de confiance, de rigolades et de profonde amitié.
Suzanne OUSSOV
Une pièce dans un appartement, ensoleillée, très claire, la fenêtre est ouverte. Un oiseau est entré par accident et il se cogne violemment sur les murs, affolé. Ses ailes s’agitent, bruits sourds de chocs et cris de détresse de l’oiseau paniqué. Je le regarde et je ne sais pas quoi faire. Puis enfin, le silence, le calme, il a retrouvé la sortie, le ciel et sa liberté. Premières images du Brésil, premier souvenir d’une enfant. Premier souvenir d’existence. J’ai dix-huit mois et je suis soulagée de voir l’oiseau s’enfuir. Je suis à Rio en 1938, je viens d’arriver au Brésil avec ma mère et mon frère Fortunato.
Tante Suzanne me l’avait bien dit : « Ta mère est courageuse de se marier avec un étranger, moi, je n’aurais jamais pu faire ça !… »C’était si loin de la France, leBrésil !Comment ma mère en est arrivée à prendre une telle décision ? Pourquoi cette destinée si singulière ?
Ledestinenavaitdécidéainsi,réunissantmafamillepaternelle voyageuse et ma famille maternelle étonnante, présage d’une vie itinérante pour moi, jamais complètement ancrée mais toujours marquée de rencontres profondes et riches.
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