La réception des arts dits premiers ou archaïques en France

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Relégués pendant longtemps au rang des arts archaïques, entre l'art préhistorique et l'art grec, les arts d'Afrique embarrassent généralement les historiens de l'art. L'auteur dégage un bilan négatif de l'évolution des mentalités et un retard considérable de la France dans ce domaine, peu disposée, en outre, à faire une place dans ses institutions aux scientifiques spécialistes des arts extra-occidentaux : les ethnoesthéticiens.
Publié le : jeudi 1 juillet 2010
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EAN13 : 9782296698048
Nombre de pages : 72
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Couverture : Dessin de l’auteur d’après une Tête d’Oni réalisée par un sculpteur d’Ife entre le XIIème et le XVème siècle, en alliage de cuivre, mesurant 31cm de haut, découverte dans le quartier de Wunmonije d’Ife et conservée au Musée National d’Ife sous la référence d’inventaire : Ife 6.

À Andreï

INTRODUCTION

Le texte présenté est une réflexion portant sur la réception des arts premiers ou archaïques en France. Certaines parties ont été reprises et prononcées lors d’un colloque1. Le livret se divise en trois parties. Une première, afférente à la notion d’archaïsme permettant de situer les qualificatifs appliqués aux arts extra-occidentaux ; une seconde, portant sur l’évolution de la reconnaissance et de la réception des arts extra-occidentaux de laquelle dépend la troisième, traitant de la réception actuelle de ces arts principalement dans les institutions publiques françaises. L’art nègre… Tel était son nom lorsque le grand public découvrit ces œuvres de l’art d’un continent presque encore inconnu. Il était un art noir, sombre et obscur comme la peau de ses auteurs. L’enténèbrement d’alors rappelle que l’art nègre n’est pas encore aujourd’hui sorti de son statut. Les expressions qui l’ont qualifié dans le temps - art tribal, arts primitifs, arts premiers -, nous renvoient toutes à la source de la négritude et tracent les lignes d’une relation qui ne s’est pas améliorée dans le temps. La réception des arts extra-occidentaux est ensuite envisagée chronologiquement dans le monde, principalement aux Etats-Unis et en France, depuis les premières grandes expositions jusqu’à la création de musées et divers lieux consacrés exclusivement à ces arts venus d’ailleurs. Le passé colonial de la France a influencé le regard porté sur les arts des nations colonisées et se répercute encore sur la monstration des œuvres. Il est grand temps d’interroger nos consciences afin de rapidement donner toute la place qu’ils méritent aux arts extra-occidentaux.
1 Colloque à l’Université de Toulouse, Le Mirail, 21-23 février 2008, intitulé

«L’archaïque contemporain» dont les actes seront prochainement publiés.

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