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Lars von Trier

De
232 pages
Cette étude parcourt le cinéma de Lars von Trier, par le sillon des émotions de ses personnages. Ce pathos se déchaîne comme une énergie et se transcrit dans et sur leurs corps puisque chaque personnage s'expose comme une surface-peau. Ces deux concepts, celui du pathos et de surface, parcourent les films du cinéaste afin de mettre à nu leur nature.
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T
sacrifice des personnages.Àtour, la surface-écran se son partage une surface fissurée et une surface polie, et converge pour fois dans la relation entre le spectateur et l’écran. Les films du et de surface, afin de mettre à nu leur nature et étendue.
l
NataliaLARANJINHA
LARS VON TRIER
Pathos et surface
OUVERTUREPHILOSOPHIQUE
Lars von Trier
Ouverture philosophique Collection dirigée par, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d’ouvrages qui se propose d’accueillir des travaux originaux sans exclusive d’écoles ou de thématiques. Il s’agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions, qu’elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n’y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu’habite la passion de penser, qu’ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions HyeJeong SEO, Paul Ricœur,Image de Dieu: Rédemption et Eschatologie, Tome 2, 2017. HyeJeong SEO, Paul Ricœur,Image de Dieu: Origine et déchéance, Tome 1, 2017. Dimitra PANOPOULOS,L’hypothèse platonicienne, 2017. Hans COVA,Pour une approche stratégique des espaces politiques, Essai de philosophie politique, 2017. Tristan VELARDO,Georges Palante, La révolte pessimiste, 2017. Robert TIRVAUDEY,Apprendre à penser avec Marc Aurèle,2017. Xavier LAMBERT (dir.),Action, énaction. L’émergence de l’œuvre d’art, 2017. Alessia J. MAGLIACANE,Zéro. Révolution et critique de la raison. De Sade et Kierkegaard à Adorno et Cavell, 2017. Olivier NANNIPIERI,Du réel au virtuel.Les paradoxes de la présence, 2017.
Natalia Laranjinha
Lars von Trier
Pathos et surface
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11742-3 EAN : 9782343117423
REMERCIEMENTS
Ce travail est le résultat d’une recherche au sein d’un post-doctorat conduit à l’Université de New York. Je tiens à remercier la Fondation pour la Science et la Technologie (FCT) pour l’attribution d’une bourse qui m’a permis de me dédier exclusivement à cette étude. Je voudrais également remercier le CIAC (Centre de Recherche en Arts et Communication) de l’Université de l’Algarve. J’exprime ma gratitude au Professeur Jacques Lezra, responsable du département en Littérature comparée de l’Université de New York, pour son accueil et pour m’avoir facilité l’accès aux ressources de l’université. Je remercie vivement Michael Iampolski, Professeur à l’Université de New York, pour son exigence, nos longues conversations et son amitié, qui m’ont poussée chaque fois unpeuplus loin. Un remerciement à Stine Vesterskov, assistante de Lars von Trier à Zentropa Productions,pour son aideprécieuse en ce qui concerne les images de cet ouvrage. Ungrand merci à Madeleine Schlawitz de l’Institut du Cinéma du Danemark pour sa gentillesse. A mes amis pour leur disponibilité, leur soutien et leur encouragement : Paula Costa, Berta Sucena, Tamara Major, Lígia Oliveira, Nelia Brito, Élia Frade et Patrick Sousa. A Léonilde et José Amaro pour leur support.
AVANT-PROPOS
Lars von Trier occupe aujourd’hui une place prééminente sur la scène cinématographique contemporaine. Aimé par certains, détesté par d’autres, il ne laisse personne indifférent. Le spectateur ressent souvent un vertige physique, une sorte de nausée face à la cruauté de sa violence, aux espaces claustrophobes et, surtout, à l’égard des situations déchirantes dans lesquelles il entraîne ses personnages. Polémique, il fait de la provocation son geste favori, Lars von Trier se complaît à inciter le spectateur en jouant et (souvent) en manipulant les émotions de ce dernier. Le cinéaste n’opère pas dans l’aiguillage émotionnel à travers la beauté, la plasticité des images ; il y oppose l’organicité, le viscéral dans le but de nous heurter, de créer ce choc responsable de l’écœurement chez certains, d’une gêne prolongée chez d’autres. Bien entendu, les scènes de violence physique, erronément associées à la gratuité et l’inutilité,sont pointées comme certains des instigateurs de ce malaise. Et, si ceci est vrai d’une part, il semble, d’autre part, que la déplaisance provoquée par ses films surpasse la démonstration dénudée et brusque de la violence physique. En fait, d’autant plus dérangeante que déconfortante s’avère être la violence des espaces dans lesquels il fait sombrer ses personnages. Et c’est bien cet espace la raison du dérangement ; pour quiconque connaît le cinéma de Lars von Trier, on sait qu’il va nous emmener dans des