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Le Pouvoir de Melchisédech - Tome 2

De
290 pages

Pièce de théâtre en quatre actes dont voici les deux derniers. Cette œuvre renferme un récit captivant. L’auteur nous fait voyager à travers des univers différents : de la Belgique à la France, en passant par l’Angleterre, l’Italie, et le Moyen-Orient. Il nous invite à découvrir des époques de notre histoire bien différentes. Un ouvrage maîtrisé, moderne, fluide, entre le fantastique et l’ésotérisme s’adressant à un large public. François possède un don particulier : celui de voyager à travers l'espace et le temps. Plongé au cœur d'une aventure extraordinaire dont il est le héros, et aidé par de nombreux compagnons, ensemble, ils permettront à la prophétie de se réaliser... Malgré cette prédiction, pourront-ils sauver leur vie ?


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-20924-3

 

© Edilivre, 2017

Acte 3

Scène 1

Deux lutins, malgré leur petite taille, sont parvenus à ramener François du Monde d’En Bas.

L’un d’eux :

« Que nous dit le Maître ? »

L’autre plus âgé :

« Eh bien, que le fils de Sylvia devait rejoindre le Monde d’En Haut ! Stupide hominidé !… Tu as déjà oublié ! Dans ce monde de demain, il se nomme François ! Cet idiot a sauté de la fenêtre de la chambre au lit d’acier et couvert de draps parfumés ! Tu te rappelles, colimaçon ! »

Le plus jeune :

« Oh, non ! Pourquoi devons-nous encore rejoindre ce monde bruyant et mal odorant, avec des chars sans chevaux ! »

Ils voient tous deux passer des gens, à pieds, à vélo, et habillés comme dans les années des « Golden Sixties ».

Le plus âgé des lutins :

« Il te faut travailler correctement si tu veux un jour devenir comme le Maître : un Passeur d’Âmes. »

Le plus jeune :

« Où devons-nous le laisser ? »

Le plus âgé :

« Le Maître a demandé de le déposer ici ! »

Nous sommes à l’intérieur d’une grotte. François, adulte, est allongé sur le sol, il ne bouge pas. La Fête de Liber venait de se terminer. Il se relève. Arrivent alors ses frères, Remus et Télégonus portant la toge blanche. Tous les trois étaient dans ce lieu sacré afin de prendre part à un divertissement. A l’intérieur de la grotte du Lupercal, on avait rassemblé des jeunes filles et des jeunes hommes !*

Tous quittent ce lieu obscur. Seul François reste là, allongé sur le sol, dans cette grotte. Une fanfare joue des airs populaires à l’extérieur.

Il vient de passer d’Âme à Âme, d’une époque à une autre.

Il se lève difficilement. Voyager de la sorte est éreintant ! Il finit par rejoindre une foule de touristes. Englouti par cette affluence d’individus, il devient anonyme. Et cela le réjouit.

Mais débute une chasse à l’homme. François est recherché par la police. On entend des coups de feu.

Il sera capturé et amené à l’hôpital psychiatrique.


* On peut envisager une chorégraphie.

Scène 2

Dans le centre psychiatrique où François est soigné.

Le Médecin :

« Allongez-vous, je vous prie ! »

Une fois le patient installé, le médecin va lui poser plusieurs questions.

Le Médecin :

« Alors ce traitement, il est efficace ? »

François :

« Toujours la même chose docteur ! Je vois un tunnel et tout au bout, une lumière vive. Et me voilà plongé dans une autre réalité ! »

Le Médecin :

« Expliquez-moi cela ? »

François :

« Et bien, suite à cette lumière, je me suis retrouvé dans un endroit insolite ! Il s’agissait d’une demeure particulière ! »

Le Médecin :

« En quoi était-elle particulière ? »

François :

« Elle n’avait pas de fenêtres, juste quelques ouvertures ! Une femme est entrée, il m’a semblé la reconnaître. Elle ressemblait tellement à Pamela ! »

Le Médecin :

« Qui est Pamela, Monsieur ? »

François :

« Eh bien, il s’agit de cette personne qui m’accompagne lors de ma promenade. Pamela, elle se nomme ! Tout comme ma première épouse d’ailleurs ! »

Le Médecin :

« Voyez-vous encore votre première épouse ? »

François :

« Non ! Elle est morte, Monsieur ! Suite à un très grave accident ! Nous étions à la montagne, et elle a fait une chute de plusieurs mètres. Son corps s’est fracassé sur les rochers !… J’étais presque parvenu à la retenir ! C’est terrible de voir la femme que vous aimez tomber dans le vide ! Pourtant des milliers de gens étaient déjà passé là sans rien connaître desemblable ! Pourquoi elle ? hum ! Pourquoi ? »

Le Médecin :

« Je comprends très bien ce que vous ressentez ! Ce sentiment d’injustice, cette culpabilité vous ronge de l’intérieur ! Mais vous n’êtes en rien responsable de sa mort, voyons ! Et c’est elle que vous retrouvez dans vos rêves ? »

François :

« Ce ne sont pas des rêves ! Encore moins des hallucinations ! Il s’agit plutôt d’un monde parallèle dans lequel il me faut trouver ma place. On me parle de prédiction ! On me demande d’être bâtisseur ! Cette femme dont je vous parle, fait l’éloge de mon courage au combat, de mon entrée triomphale dans la ville ! »

Le Médecin :

« Ce sont des rêves éveillés ! Rien de bien particulier ! Vous avez imaginé cette histoire ! En fait inconsciemment, vous recherchez un équilibre dans votre vie ! Vous êtes confronté à de grosses difficultés ! Par exemple, vous ne vous rappelez plus tous les éléments de votre passé. Mais vous avez trouvé le moyen de remplir les vides, si je puis dire ! Vous avez inventé des histoires fabuleuses ! Mais rien de tout cela n’est réel !… Vous comprenez ? »

François :

« Je veux bien vous croire ! Mais comment expliquez-vous ces idées morbides, et toute cette agitation de l’esprit, dans lequel il y a tant de désordre ? Et cette autre réalité dans laquelle je me retrouve, après avoir passé une porte, une fenêtre, l’entrée d’un temple, d’une sépulture, d’unegrotte. Comment expliquez-vous cela ? »

Le Médecin :

« Il s’agit de troubles psychiatriques ! Votre esprit est comme désorganisé ! L’examen clinique a montré que vous avez de nombreuses contusions au niveau cérébral ! Vous êtes resté plusieurs mois dans un état végétatif ! Vous avez des pertes de mémoires ! Parfois même vous délirez ! »

François,
un peu fâché :

« Mais je ne suis pas dément ! »

Le Médecin :

« Je n’ai pas dit cela ! Il s’agit probablement d’une forme très particulière de paraphrénie avec des productions délirantes ! Mais cette pathologie se développe généralement chez des individus atteints de mythomanie ! »

François,
énervé :

« Mais vous me traitez de menteur ! »

Le Médecin :

« Pas du tout ! Entendez-moi bien, vous souffrez d’un mal très particulier ! Tout ce que vous voyez est certainement virtuel ! Mais ce qui est étrange, ces productions semblent bien structurées ! Vous en êtes le témoin privilégié, et souvent l’acteur ! »

François :

« Tout cela est le fruit de mon imagination, alors ! »

Le Médecin :

« Probablement des pensées refoulées… ou alors il y a une autre possibilité ! »

François :

« Oui, dites-moi ! »

Le Médecin :

« Eh bien ! Il existe un phénomène que nous appelons la rétro-cognition. Il s’agit de visions ou d’hallucinations, souvent liées à des événements passés, mais qui n’ont pas été nécessairement vécus ! Ce trouble survient généralement chez des individus ayant connu des situations traumatisantes. Cette maladie mentale vous fait voyager dans des délires fantastiques, historiques et mythologiques… Mais voyons, Monsieur ! C’est aussi la preuve d’une activité cérébrale intense !… Allez, mon ami ! Quelqu’un est la pour vous ! Vous quittez l’hôpital ce matin ! La police a fait son travail en vous ramenant jusqu’ici ! Aucune plainte n’a été déposée à votre égard ! Vous pouvez dès lors quitter l’hôpital !… Au revoir et bonne chance ! »

Et François quitte le cabinet du médecin en chef. Viennent vers lui le psychologue et Pamela di Mondo.

Pamela :

« Bonjour François ! »

François :

« Bonjour ! »

Le Psychologue :

« Ah François ! C’est un grand jour ! Vous nous quittez définitivement ! Je vois que vous êtes en charmante compagnie ! Je suis certain que vous prenez bien soin de lui, Madame ! Il a de la chance, de plus vous êtes ravissante ! »

Pamela :

« Merci beaucoup ! Vous êtes un flatteur, Monsieur ! »

Le psychologue,
discrètement :

« Ce patient a l’obligation de suivre son traitement à la lettre ! Vous savez très bien, comme moi, que François a eu de très graves lésions cérébrales ! Celles-ci ont perturbé son fonctionnement psychologique. Il lui faudra du temps avant de récupérer toutes ses capacités intellectuelles. »

Le psychologue fait un signe de la main, invitant Pamela à se rapprocher. François n’écoute pas, son attention est attirée par autre chose.

Le psychologue, tout bas :

« Sur vingt-cinq ans de métier, c’est la première fois que je rencontre quelqu’un de si particulier !… Faites attention à vous, Madame ! Cet individu peut être dangereux ! Il n’éprouve que peu de sentiments à l’égard des autres !… Il n’est pas facile de le situer cliniquement ! Mais en ce qui me concerne, j’ai découvert chez cet homme de la trentaine de graves tendances paranoïdes ! Son rapport nous a clairement expliqué qu’il souffrait de décompensation. Il se sent habité par des entités étranges qui le pousseraient à commettre l’irréparable !… Soyez prudente ! Il ne vous ditpas tout ce qu’il sait ! Croyez-moi vous devez vous en méfier ! »

Et ce thérapeute à l’allure fière s’éloigne de Pamela et François sans se retourner.

François :

« Cet homme me prend pour un psychopathe ! »

Pamela :

« Vous exagérez ! »

François,
un peu en colère :

« C’est ça, c’est moi qui exagère, et c’est lui qui me traite de mythomane ! »

Pamela :

« Bientôt, vous me dirai que vos visions sont authentiques et surnaturelles ! »

François :

« C’est bien de cela qu’il s’agit ! Ces expressions fantastiques m’habitent ! Et tout ce que je vois, tout ce que je vis est réel ! Croyez-moi ! Ce sont les signes de ma particularité ! Et cette spécificité m’a été léguée, à moi et ma famille voilà bien longtemps ! »

Pamela :

« Mais de quoi me parlez-vous voyons ? Arrêtez de délirer ! »

François :

« Il nous faut regarder notre vie comme unesuperposition de miroirs dont chacun d’eux correspond à une existence qui est nôtre. »

Pamela :

« Mais pourquoi posséder ce don particulier propre à votre famille ? »

François :

« Je l’ignore ! Peut-être à comprendre le sens de ma vie, à trouver les moyens de recommencer une existence heureuse, et chasser le mauvais sort qui hante chacune de mes nuits ! »

Pamela :

« Toutes nos existences viennent rebondir d’Âme à Âme, et finissent par s’échouer, telle une vague, sur le rivage de notre conscience ! C’est bien cela dont il s’agit ? »

François :

« Tout à fait ! Bien au-delà du fait de discerner les vérités qui nous habitent, nous traversons en force et en lumière les Mondes d’Hier et les Mondes de Demain. Je suis le témoin de l’existence de ces deux mondes : celui de la lumière et celui de l’ombre. Et je serai guéri de tout cela, le jour où je pourrai aimer, autant que je serai aimé. »

Pamela :

« Et de cette transhumance viendra la guérison ! Vous vous sentirez libéré de toute cette agitation intérieure, du désespoir et de l’effondrement ! »

François :

« Oui ! Et enfin comprendre le sens de ma vie ! Fairetoutes les guérisons afin de me révéler à moi-même !… Peut-être suis-je capable de partager ce don ?… Vous pourriez m’accompagner ! Vous seriez le témoin de mes existences passées ! »

Pamela :

« Vous me faites peur avec vos idées !… Enfin je suis prête à tenter le coup !… Mais vous rêvez ! Tout cela est impossible ! »

Pamela s’approche de plus en plus de François. Ils finissent par se prendre dans les bras. Ceux-là sont faits l’un pour l’autre, mais ils ne le savent pas encore.

François :

« Enfin la guérison !… Oui, la guérison ! »

Et leurs lèvres se rejoignent…

Ensuite, ils vont tournoyer en rient. Mais soudainement, Pamela et François disparaissent. On peut voir comme une lumière vive les emporter. Ce soir, ils sont conviés à une somptueuse réception.

Scène 3

Nous voilà plonger au cœur d’une somptueuse réception, à l’époque de l’Antiquité romaine. François se retrouve assis parmi les conseillers. Pamela di Mondo est à ses côtés. Le Roi d’Albe, Numitor, s’adresse à lui.

Numitor,
en riant :

« Enfin je te vois en joie, Romulus ! Il t’a fallu choisir une nouvelle épouse, mais bizarrement tu as désigné, sans le savoir, la sœur cadette d’Hersilia ! De plus, on la nomme de la même façon ! Alors, il me plaira de la distinguer par ce petit sobriquet : d’Hersilia Major, nous parlerons maintenant d’Hersilia Minor. Car il ne te suffira pas de prendre pour femme l’aînée des enfants, il te faudra aussi la cadette ! »

Romulus :

« Cela ne la remplacera pas ! Mais il me plaît de constater de nombreuses similitudes entre ces deux sœurs dont l’une est morte à présent. Elle m’a laissé longtemps dans le tourment ! Et je ne serais pas étonné qu’en l’absence d’honneurs funèbres, de néfastes spectres viennent tourmenter nos nuits ! »

Numitor :

« Pas d’inquiétude, fiston ! Son corps repose en paix ! J’ai fait demandé un Pâtre, malgré le fait qu’elle a été privée de son statut ! Le suicide a fait d’elle une défunte particulière :insepultusrend la mort dangereuse ! »

Romulus :

« Il ne sera pas facile de se réjouir à quelques jours de la neuvaine ! Malgré que ma jeune épouse fait de son mieux pour me rendre heureux, mon esprit se lamente à quelques jours des consécrations !… Je vois que toute la famille est présente ! Sauf tous ces gens défunts qui nous laissent un vide, et font que de notre souffrance, il est difficile d’êtreapaisé !… Ma première épouse me manque ! Elle était mon guide !… Elle s’exprimait de façon juste !… Ma nouvelle compagne découvre peu à peu ce monde qui n’est pas le sien !… Mais parlons d’autre chose ! Le peuple semble content de son nouveau souverain ! »

Numitor :

« Oui ! Très content ! Réjouissons-nous ! Mangeons ces mets succulents, buvons ce vin délicieux ! Profitons de ce jour présent, fiston ! »

Romulus :

« Soyons heureux ! Remercions les Dieux de nous avoir épargné de la maladie, de la famine, et des guerres. »

Tout à coup, on amena devant le commandant de la garde une femme âgée. Il n’était pas possible de voir son visage, dissimulé sous un large capuchon. Malgré que le Maître de cavalerie, Celer, l’invite à se retirer, elle insiste pour rencontrer le Roi d’Albe-la-Longue.

Celer :

« Voyons, Madame ! Il n’est pas question de déranger notre Majesté ! »

Et deux soldats de la garde retiennent du mieux qu’ils peuvent cette vieille femme.

Acca Larenta :

« Je vous en conjure ! Laissez-moi parler au Roi ! »

Numitor,
se lève :

« Que se passe-t-il commandant ? »

Celer :

« Cette femme prétend vous connaître, Majesté ! Elle souhaite vous avertir d’un grand danger ! »

Numitor :

« Montrez-nous votre visage, Madame ! Et dites-nous les raisons de votre venue ! »

Numitor lève les bras afin d’obtenir le calme de l’assistance. Et la vieille femme fait apparaître son visage pâle et tout ridé.

Acca Larenta :

« Mon bon Roi, il me faut vous mettre en garde ! Me reconnaissez-vous ? Je suis l’épouse de Faustulus, Acca Larenta ! »

Le Roi dépose le morceau de viande juteux qu’il tient en main, avale une gorgée de vin.

Numitor :

« Qu’elle mange à satiété ! Ensuite, laissons-la-nous expliquer tout cela ! »

Le Maître de cavalerie, Celer, conduit la vieille dame devant les ripailles. Après avoir mangé jusqu’à satiété, elle se lève et s’exprime devant tous les invités.

Acca Larenta :

« Quelle joie de revoir sylvia et ses enfants réunis ! Mon époux et moi les avons élevés comme nous l’aurions fait de nos propres petits. Faustulus connaissait un secret ! Mais il ne pouvait le dévoiler à personne ! Un jour, il découvre un parchemin magique…

Ce manuscrit était d’une grande valeur !

On l’avait déposé au fond du panier. Celui-là même qui contenait les enfants de Sylvia. »

Numitor :

« Pourquoi nous parler de cela, Madame ? »

Acca Larenta :

« Ces enfants possédaient un don très particulier : celui de percevoir les deux mondes ! »

Numitor :

« Que voulez-vous dire par là ? »

Acca Larenta :

« Eh bien ! Celui de voyager dans les Mondes de Lumière, et aussi au Pays des Ombres. »

Numitor :

« Par quel moyen, Madame ? Nous savons que ce voyage n’est pas possible pour nous, les être humains ! »

Acca Larenta :

« Grâce au parchemin, mon bon Roi ! Oui ! Grâce au parchemin magique ! »

Numitor :

« Ce parchemin a été convoité, n’est-ce-pas ? »

Acca Larenta :

« Exact, Majesté ! Un jour un homme étrange est venu nous parler ! Il disait que ce parchemin lui appartenait ! Cetétranger a promis beaucoup de pièces d’Or, à condition de lui rendre ce document particulier ! Mais mon époux, Faustulus, savait qu’il appartenait aux enfants du fleuve, à Romulus, Remus et Télégonus !… Alors il a refusé !… Nous sommes d’honnête gens vous savez ! »

Numitor :

« Cet étranger est-il revenu ? »

Acca Larenta :

« Oui ! Un peu plus tard ! Et il a même menacé mon époux, d’enlever l’un des enfants de Sylvia, s’il ne lui donnait pas le manuscrit ! Alors sans rien comprendre au sens des mots, il avait confectionné un document tout à fait semblable, en recopient tout texto ! Et sans le savoir, cet étranger disposait à présent d’un faux ! »

Numitor :

« Que s’est-il passé ensuite ? »

Acca Larenta :

« Faustulus, mon époux et moi-même, accompagnés des enfants de Sylvia, et aidés de petits êtres venus des Temps Obscures, avons voyagé dans les Deux Mondes ! Jusqu’au jour où Sylvia fut sacrifiée et envoyée au Pays des Morts ! Alors cet homme venu d’un autre temps nous a promis de la libérer du Monde d’En Bas, à condition de lui donner le vrai parchemin. »

Numitor :

« Qui était-il ? »

Acca Larenta :

« Je n’en sais rien ! Il disait avoir absolument besoin de ce document magique ! Mais nous ne possédions plus ce manuscrit ! Mon époux l’avait laissé dans ce Monde de Demain. De colère, cet Étranger a enlevé l’un des enfants de Sylvia. Ce soir-là, on retrouvera Faustulus, mon époux, suspendu au bout d’une corde, dans l’une des granges. »

Numitor :

« Que s’est-il passé ensuite ? »

Acca Larenta :

« J’ai vu cet Étranger sortir de notre maison ! Il n’était pas seul ! L’accompagnaient de drôles de gens, habillés des couleurs de la nuit ! Cet homme reviendra bientôt, il vous fera connaître bien du tourment. »

Numitor :

« Mais que cherches-tu à nous dire, vieille femme ? »

Acca Larenta :

« Cet homme a trouvé le moyen de voyagé dans les Deux Mondes, que ce soit d’ici ou d’ailleurs ! Il cherche à se venger ! »

Numitor :

« Prouvez-le ! »

Acca Larenta :

« Bientôt il viendra en cette ville ! C’est par la porte du temple qu’il voyage dans les Mondes d’Hier et de Demain. Et de la cruauté, il en a fait un métier ! Les méthodes de cetindividu dépassent l’entendement ! Comme un démon, il cherchera à atteindre chacun d’entre vous ! »

Numitor :

« Mais tu perds la tête, vieille femme ! »

Remus :

« Qui peut croire à cette histoire ! »

Hersilia :

« Elle a bien vu ces individus sortir de chez elle, pourtant ! »

Romulus :

« Oui, mais je ne vois rien de fabuleux à cela ! »

Acca Larenta :

« Vous n’êtes pas obligé de me croire ! Un démon, je vous dis ! Un démon ! »

Et l’épouse de Faustulus quitte les lieux, avançant péniblement vu son grand âge. Romulus a mangé et bu plus que raisonnablement. Il tombe endormi ! Une lumière blanche finit par l’envelopper, et le voilà emporté dans une autre réalité.

Scène 4

La voiture d’Étienne roule à toute allure en direction de Monte San Biagio. Avant le crépuscule, ils arriveront devant le domaine des Alestra. François est encore endormi à l’arrière du véhicule.

Étienne :

« Nous arriverons peu avant le crépuscule.

J’ai prévenu Francesco de notre arrivée. »

Pamela :

« Vous savez François n’a plus de secret pour moi ! Je suis au courant de ce don particulier ! »

Étienne :

« A quoi pensez-vous ? »

Pamela :

« De la façon dont il se déplace ! »

Étienne :

« C’est-à-dire ? »

Pamela :

« Et bien ! Le fait qu’il est capable de voyager d’Âme à Âme ! Et il n’est pas le seul à avoir ce don, n’est-ce-pas ? »

Étienne :

« Non, il n’est pas le seul ! »

Pamela :

« Quelle situation a déclenché cela chez François ? »

Étienne :

« Peut-être une situation traumatisante vécue dansl’enfance ! Notez, il y a bien eu cet accident ! »

Pamela :

« De quoi parlez-vous ? »

Au fur et à mesure qu’Étienne explique la situation, nous nous trouvons plonger dans cette situation du passé.*

Étienne :

« Nous devions quitter la ville de Rome rapidement. Notre père, Jean-Claude, avait reçu des menaces de mort ! Ce jour-là, un affluent était en crue ! Et au moment où notre voiture a traversé le pont, celui-ci s’est effondré ! Heureusement, nous étions déjà passé de l’autre côté. Malgré tout le véhicule est venu se fracasser contre un mur en réfection. »

Pamela :

« N’avez-vous rien vu de particulier ? »