LES ÉCRANS NOSTALGIQUES DU CINÉMA FRANÇAIS

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Le muet possédait une esthétique particulière : émouvoir le spectateur par le seul biais des images, tirer un maximum d'effets afin de susciter une qualité de sentiments que l'on crut ne pas retrouver dans le cinéma parlant. Comme cela était facilement prévisible, l'arrivée du Parlant, et tout d'abord du sonore, provoque d'un coup un grand trouble dans la profession. La magie que le Muet exerçait ne va-t-elle pas tendre à disparaître au profit du texte ? Le lecteur pourra découvrir le passage difficile du Muet au Parlant qui a provoqué des drames, des abandons, puis la venue d'une foison de nouveaux metteurs en scène et comédiens pour un renouveau.
Publié le : mardi 1 janvier 2002
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EAN13 : 9782296290808
Nombre de pages : 268
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LES ÉCRANS NOSTALGIQUES DU CINÉMA FRANCAIS
TomeI

Les Débuts du Parlant 1929-1932

@L'Hannatlan,2002 ISBN: 2-7475-2599-6

Christian GILLES

LES ÉCRANS NOSTALGIQUES DU CINÉMA FRANCAIS
Torne I

Les Débuts du Parlant 1929-1932

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris France

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

Du même auteur
D D D D D Arletty, biographie, Les Directeurs 1990. 1988. et leur Image, Dujarric,

L'Année du Théâtre, Ergo Press, 1989. de la Photographie

Christophe Malavoy, biographie,

Ergo Press, 1990.

Les Déesses du Cinéma Français, Atlas, 1992.

Chez L'Harmattan
D Le Cinéma des Années Trente par ceux qui l'ont fait : Les Débuts du Parlant (1929-1934), 2001. a Le Cinéma des Années Trente par ceux qui l'ont fait : L'Avant-Guerre (1935-1939),2001.

a

Le Cinéma

des Années

Quarante

par ceux qui l'ont fait

:

L'Occupation

(1940-1944),

2001.

a Le Cinéma des Années Quarante par ceux qui l'ont fait: L'Après-Guerre (1945-1950), 2001.

a
D D D

Le Cinéma

des Années

Cinquante

par ceux qui l'ont fait :

La Qualité Française (1951-1957),

2001. 2001. 2001

Arletty ou la Liberté d'Être, biographie,

Ginette Leclerc, le Désir des Hommes, biographie, Théâtre Passions, 2001

REMERCIEMENTS

Je remercie les personnes qui m'ont aidé dans l'élaboration de ces livres, ma famille et mes amis, notamment Arlette Dubois, Danielle et Edmond Margot.

"La qualité ne se commande pas. C'est involontairement qu'un auteur pond un chef-d'œuvre. Trop de gens croient pouvoir décider à l'avance de la qualité d'un ouvrage. On ne dit pas "je vais pondre un chef d'œuvre", ou plutôt si on le dit, on a des chances de pondre un navet. Le chef-d'œuvre émergera de lui-même d'une besogne considérée comme parfaitement commerciale".

Jean RENOIR (Ma vie et mes films, Flammarion)

Avant-propos

ette "nouvelle" Histoire du Cinéma Français des années trente en trois volumes pourrait commencer par un jeu amusant, et révélateur pour le lecteur: dresser sur les quelque 1 300 longs métrages réalisés entre 1929 et 1939 la liste des films qu'il a vus (en se référant aux indispensables "Catalogues des longs métrages de fiction" de Raymond Chirat et Maurice Bessy, ed. Pygmalion) avec cette différence que celui qui n'en compte qu'une cinquantaine, voire une centaine, n'a pas le même regard "éveillé" sur ce cinéma que

C

celui qui en a vu - ou pu voir - cinq cents, ou davantage!
C'est l'évidence: pour apprécier cette époque de notre cinéma, il faut avoir visionné un certain nombre de films, pour ne pas dire un nombre certain. En effet, l'Histoire du Cinéma Français est-elle inscrite dans le nom de trois ou quatre cinéastes? D'une petite vingtaine de classiques? Bien des productions peut-on répondre, sont à première vue dépassées aujourd'hui. Ce qui plaisait il y a soixante-dix ou quatre-vingt ans séduit moins en 2001. Pourtant, beaucoup de ces films oubliés devraient susciter l'intérêt, qu'il soit du domaine purement visuel, historique, social, voire même simplement anecdotique.

Le principal but de l'ouvrage est donc de poser des points d'interrogation sur les renommées acquises, de faire d'urgentes (re)découvertes. Les trois volumes sont ainsi répartis: tome I : la période 1929-1932 tome II : la période 1933-1936 tome III: la période 1937-1939 Dans chaque volume le chercheur pourra trouver la liste des films les plus importants de l'année, tous pays confondus. Il se rendra compte de la grande diversité du cinéma, et cela tout spécialement à cette époque.

PREMIÈRE

PARTIE

~

UNE RÉVOLUTION

DANS LE CINÉMA

LE PARLANT

~

"Le hasard d'une soirée au cinéma, dans une salle du boulevard m'a donné une joie artistique si extraordinaire qu'elle semble ne plus dépendre de l'art. Je sais depuis peu que le cinéma est destiné à nous donner des impressions de beauté fugace et éternelle, comme seul nous en donne le spectacle de la nature ou, parfois, de l'activité des hommes".

Louis Delluc

D'un art à l'autre

"Raimu m'exprima ses craintes, raconte le cinéaste Robert Florey! : il n'était pas convaincu en ce qui concernait le succès du cinéma parlant, nouveau pour lui, et qu'il comparait un peu à "un truc d'attraction foraine", "une machine qui ne sera que passagère". Je lui expliquai que j'avais dirigé durant ces deux dernières années cinq films Paramount à New York, interprétés par des artistes connus, que les vedettes de Broadway venaient toutes au Parlant, que l'on ne tournait plus de films muets aux Etats-Unis et je l'invitai à venir voir L'Amour chante qui commençait à passer sur les boulevards. Ce qui semblait l'inquiéter le plus était la qualité de reproduction de sa voix. "Est-ce que l'on reconnaîtra ma voix ou sera-t-elle changée? Il faudrait au moins essayer; je tiens à ce que ma voix demeure la même", me dit-il. Bien entendu nous fîmes des essais qui furent concluants. Au Parlant, Raimu était Raimu, et il en fut satisfait".
1 Pierre Leprohon, Anthologie du cinéma (L'Avant-Scène).

Les Débuts du Parlant 1929-1932 L'anecdote traduit bien les doutes de ce curieux passage d'un cinéma à un autre, du Muet au Parlant. Mais faisons d'abord un peu d'histoire. A la fin des années vingt, le cinéma est parvenu à un réel degré de perfection. Depuis les films de modeste métrage réalisés à la fin du siècle dernier, le cinématographe a accompli d'incontestables progrès. Pourtant, l'art des images, auquel on attribuera le rang de "Septième Art", avait été accueilli avec le plus profond mépris par l'intelligentsia du début du siècle. Les frères Lumière, eux-mêmes peu confiants en leur découverte, ne lui avaient prédit qu'un avenir relatif. .. ! Petit à petit, cette carte postale animée, comme on se plaisait à dire, s'est néanmoins fait respecter et les plus grands noms du théâtre ( l'illustre Sarah Bernhardt se prêta également au jeu), de la littérature, de la peinture et de la musique participèrent à son évolution. Aujourd'hui, le cinéma est devenu un maillon important de la culture générale. Considéré, il fait l'objet d'études, de polémiques, à défaut d'être resté aussi populaire qu'autrefois.

Les chefs-d' œuvre de la fin du Muet
En France, Marcel L'Herbier présente son film L'Argent (1928), Abel Gance, Napoléon (1927), dont la fastueuse première a lieu à l'Opéra de Paris. La Passion de Jeanne d'Arc (1928) est tourné dans les studios français par le Danois Carl Th. Dreyer. Aux Etats-Unis, L'Aurore (Sunrise, 1927) de F.W. Murnau et Solitude (Lonesome, 1928) de Paul Fejos marquent leur époque.

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Les écrans nostalgiques du cinéma français

Comment définir le cinéma muet?
Le Muet possédait une esthétique particulière: émouvoir

le spectateur par le seul biais des images - accompagnant le
film, l'orchestre, s'il était bon, y aidait -, tirer un maximum d'effets afin de susciter une qualité de sentiments que l'on crut ne pas retrouver dans le cinéma parlant. Les comédiens devaient suggérer, aussi leurs gestes étaient-ils particulièrement mis en valeur. Les éclairages illuminaient les visages diaphanes des héroïnes, telles des lueurs immatérielles, que renforçait la photogénie naturelle du noir et blanc. On adaptait à ces images une partition de plus ou moins bonne qualité, directement jouée dans la salle par un orchestre dont l'importance variait. La plupart du temps, ce n'était qu'un simple pianiste improvisant d'après le déroulement de l'action. Certaines partitions furent écrites spécialement pour l'image. Le choix du spectateur allait d'ailleurs autant à la qualité de l'accompagnement musical qu'à celle du film proprement dit.

Un passage difficile
Comme cela était facilement prévisible, l'arrivée du Parlant, et tout d'abord du sonore, provoque d'un coup un grand trouble dans la profession. Le cinéma ne va-t-il pas devenir un art trop proche du théâtre? La magie que le Muet exerçait ne va-t-elle pas tendre à disparaître au profit du texte? Le pouvoir des images

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Les Débuts du Parlant 1929-1932 ne sera-t-il pas amoindri par une cacophonie de sons plus ou moins maîtrisés? Ce sont les questions que se posent les puristes. La critique prend tout de suite position et déclare fermement: "Le film parlant ne durera pas!". Les cinéastes français comme Marcel L'Herbier ou Abel Gance, que leurs recherches esthétiques avaient longtemps cantonnés dans le cinéma d'Avant-Garde, luttent de toute leur énergie contre le Parlant. Pour eux, c'est la fin de la poésie et du lyrisme; la place est laissée au bavardage.

"L'image, écrit Jean Epstein, le grand cinéaste théoricienl,
se trouva tout à coup capable de se faire entendre. La sonorité du film fut, d'abord, utilisée surtout musicalement, ce qui n'apportait qu'un perfectionnement à l'usage établi de faire accompagner toute projection par un orchestre ou un piano mécanique. D'ailleurs, la musique de l'image, comme l'image elle-même, s'adresse presque directement au sentiment personnel du spectateur-auditeur, et l'union de ces deux facteurs d'expression, à mon avis peu rationnels, constituait un couple d'action équilibré, synchrone. Cet équilibre et ce synchronisme se trouvèrent détruits quand le film devint" 100 p.100 parlant" dans son enthousiasme de se sentir soudain guéri de son mutisme. Cela fit un étrange et disparate véhicule de la pensée, dont l'une des roues, celle de la parole, tournait quelque soixante fois plus lentement que l'autre, celle de l'image. Il fallait évidemment que ces deux rythmes finissent tant bien que mal par s'harmoniser. Le lourd héritage spirituel du rationalisme classique, la vieille influence de la culture parlée et écrite, la facilité et les bénéfices qu'offtait aux réalisateurs l'imitation du roman et du théâtre, l'emportèrent sur le peu d'utilité pratique apparente,
1 Esprit du cinéma, Jean Epstein (Ed. Jeheber).

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Les écrans nostalgiques du cinéma français sur l'inexpérience et l'inorganisation du jeune langage visuel, suspect de ne pouvoir servir à faire que de la très subtile poésie, de s'apparenter au rêve, cet ennemi numéro un de notre civilisation extravertie. Sauf exception, le rôle de l'image se trouva réduit à celui de porte-parole, de tissu conjonctif, chargé seulement d'assurer la liaison entre les mots". A Hollywood, le détracteur le plus virulent du cinéma "parlé" n'est autre que Charlie Chaplin: "C'est anéantir la grande beauté du silence, la pantomime est le plus ancien des arts et exprime mieux les sentiments que la parole". Son personnage de Charlot, tributaire des mimiques du cinéma muet, peut difficilement être crédible dans le cinéma pariant. De plus, Chaplin souhaite conserver un langage universel, que le Parlant semble tout à coup compromettre. Son film Les Lumières de la ville, (City lights) sorti en 1931, ne compte que des effets sonores, ce qui n'empêche pas son succès - relatif - dans le cadre d'une production parlante. Mais c'est un cas unique! A ce propos, il faut souligner que Chaplin tire un maximum de ces effets et que l'œuvre n'aurait rien gagné à être parlée, bien au contraire sans doute.. . Si dans les pages suivantes nous nous sommes attachés à décrire l'évolution d'une forme d'expression à travers les bouleversements qu'elle occasionne dans son pays d'origine les Etats-Unis, il est intéressant aussi de se rendre compte, comme point de comparaison, de la position mondiale de deux nations, le Japon et l'URSS, à l'égard du Parlant. Tout d'abord le Japon. En 1931-1932 de grands metteurs en scène tournent encore des films muets. Pour citer un cas

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Les Débuts du Parlant 1929-1932 extrême, ce n'est qu'en 1936 avec Le Fils unique que Yasujiro Ozu se laisse tenter par la nouvelle technique. En URSS, le même phénomène se produit. On sonorise prudemment les succès des années vingt et un maître comme Eisenstein s'oppose avec violence au Parlant. Jusqu'en 19331934, la plupart des films soviétiques demeureront sonores.

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Le parallèle américain

1926-1930

Les premières tentatives "Sam Warner, raconte avec humour Charles Ford,l l'aîné des frères fondateurs de la Compagnie Warner Bros, se gratta la tête. Il était perplexe. Les affaires étaient mauvaises et, à vrai dire, la société était au bord de la faillite ou, dans le meilleur des cas, prête à être absorbée par un autre "grand" de Hollywood.(., .) Or, l'ingénieur en chef des studios, Frank Murphy, venait de révéler à l'aîné des Warner que la Western Electric avait mis au point un appareil destiné à réaliser et projeter des films sonores. Pressentant là une chance de salut, sans même avertir ses frères, Sam Warner s'embarqua pour New York afin de se renure compte sur place des possibilités offertes par la nouvelle invention.(...)"
I L'univers des images animées, Charles Ford (Ed, Albin Michel).

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Les Débuts du Parlant 1929-1932 Nous sommes donc à Hollywood, en 1926. Les frères Warner décident de produire Don Juan, un somptueux drame historique avec John Barrymore, le séducteur numéro un de la fin du Muet, en vedette. Afin de frapper un grand coup et de s'assurer un succès commercial qui les sauverait de la faillite, ils utilisent un nouveau procédé: le Vitaphone. Chargé de la réalisation, Alan Crosland se sert de cet atout supplémentaire pour le prestige de sa mise en scène. En fait, Don Juan est simplement un film sonore, où une bande son composée d'une partition musicale avec bruitages imprimés sur la pellicule suit l'action. Mais pour la première fois la musique est soudée aux images, au film. Ce coup d'essai provoque de nombreuses réactions. "Je souhaite la bienvenue au film parlant, déclare joyeusement le pionnier David Wark Griffith, parce qu'il apporte à l'écran silencieux la magie de la voix humaine et tous les bruits de la nature les plus infimes et les plus majestueux, depuis le chant du rossignol jusqu'au grondement du Niagara". Mais une grande part de la critique explique le succès public qui en découle par un simple accès de curiosité. ln Old San Francisco produit en 1927, toujours par la Warner, n'est, lui aussi, qu'un film sonore accompagné musicalement.

Le Chanteur de Jazz
D'un point de vue historique, Le Chanteur de jazz est célèbre pour être le premier film parlant. Réalisé par Alan Crosland, il a pour interprète Al Jolson, une grande vedette de Broadway. Présenté à grand renfort de publicité, le film remporte un important succès financier. Le scénario n'est cependant pas 24

Les écrans nostalgiques du cinéma français inoubliable, ce n'est même qu'un mélodrame fort simple adapté au goût de l'époque. L'histoire - l'opposition d'un fils à son père, leur rupture et leurs retrouvailles dans des

circonstances dramatiques - donne lieu à des scènes
émouvantes qui font pleurer les foules. Et pourtant Le Chanteur de jazz est un film parlant... où l'on ne prononce que cinq mots: - Do you like it, Mother? (et dans ce cas, puisqu'il n'y a aucun dialogue, il serait préférable de dire: le premier film chantant !) Mais l'enthousiasme qu'il provoque marque bien le début d'une nouvelle forme d'expression que le cinéma n'a plus le droit de rejeter. Une revue comme Ciné Miroir, qui n'a aucune prétention intellectuelle - elle se contente de donner des informations sur les stars, comme la majorité de la presse corporative de l'époque -, note cependant ses inquiétudesl : "C'est une œuvre superbe et la voix d'Al Jolson vient renforcer la puissance dramatique de son jeu, c'est incontestable. Il y a des longueurs dans la partie du chant. La scène où le fils chante devant sa mère en s'accompagnant au piano nous séduit en raison de sa nouveauté et parce qu'elle démontre combien l'invention est relativement parfaite. Serons-nous dans le même état d'esprit dans six mois, quand nous aurons entendu une douzaine de films parlants ?" Néanmoins le succès public prouve une fois de plus que le spectateur a toujours soif de nouveauté, que l'on ne peut retourner en arrière. Qu'il s'agisse ou non d'un progrès dans l'écriture filmique, le Parlant est adopté. Lumières de New York (Lights of New York) de Bryan Foy, le premier film 100 % parlé, est présenté en 1928 et bientôt tou~es les compagnies californiennes se voient obligées de concurrencer
I Numéro du 14/3/1929.

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Les Débuts du Parlant 1929-1932 ces nouveaux films en sortant chacune leur production parlante. L'année suivante, la majorité des longs métrages américains adoptent la nouvelle technique et en 1930 l'intégralité de la production. Cela n'alla pas sans mal. Comme en témoigne Charles Ford 1: ".. .La nouveauté avait pourtant failli déclencher une nouvelle "guerre des brevets". Les travaux préparatoires avaient été effectués par les ingénieurs des deux plus puissantes compagnies d'électricité, la Western Electric, soutenue par la Banque Morgan, et la General Electric, appuyée par Rockfeller et la Chase Bank. La première compagnie avait lancé sur le marché deux procédés similaires du cinéma parlant, le Vitaphone (acheté par les Warner) et le Movietone (acquis par William Fox). De son côté, la General Electric avait livré par le truchement de sa filiale Radio Corporation of America (R.C.A.) un troisième procédé d'enregistrement sonore, le Photophone. La bagarre fut évitée de justesse grâce aux efforts de conciliation de Will Hays et de David Sarnoff, président de la General Electric. Il fut entendu que chaque salle de cinéma pourrait être équipée selon ses préférences et que tout le monde pourrait indifféremment projeter des films enregistrés avec les trois procédés. L'entrée en lice des techniciens européens et la mise au point du procédé Tobis-Klang-Film provoquèrent une véritable cascade de litiges et de procès auxquels un accord général mit fin en 1931. Depuis lors, on utilise les procédés les plus variés mais standardisés et les directeurs de salle n'y prêtent plus la moindre attention".
I L'univers des images animées (Albin Michel).

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