Marrakech Express (scénario original)

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Maroc. Eté 1969. Summer of love : saison propice au relâchement de mœurs. C'est le mouvement hippie dont la devise est "faites l'amour, pas la guerre". Mourad, le narrateur, universitaire qui vit à Marrakech, relate l'épisode de l'été de l'amour, alors qu’il était adolescent. Ce sont quelques jours de folles vacances passées dans un pays de cocagne (une station balnéaire paumée). On y fait la connaissance de jeunes hippies (Jamal, Meriem & co.), Le Clan Softy en conflit avec Les Bad Boys, la bande rivale. Ambiance de musique, de fumette & d'amour.
L'histoire se déroule en deux temps. Nous avons d’abord le récit de Mourad, sous forme de flash-back, de l'épisode de l'été 1969, puis de sa réception à Marrakech, un quart de siècle plus tard.


Publié le : mercredi 14 août 2013
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EAN13 : 9782332601735
Nombre de pages : 344
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Mail : client@edilivre.com

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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-60171-1

 

© Edilivre, 2013

 

NATURE :

Comédie Musicale.

Comédie de mœurs : Hymne à la musique, la danse, la mode fait à la sauce de l’humour, de l’humeur et de l’amour.

SUJET :

Brève rencontre d’une bande de vieux copains, qui en une nuit féerique à la ville de Marrakech, fait le point sur le passé et le présent.

C’est une Valse à deux temps : Fin des années Soixante (Bonjour nostalghia !) et fin des années quatre-vingts (vous avez dit Futur ?)

THEME :

A la recherche du temps perdu ou de l’Illusion perdue ?

MUSIQUE :

Toile de fond ? Musique Pop (Nationalités, cultures et décennies confondues) Années 60, 70, 80, 90.

La chanson leitmotiv est confiée à Khaled (Ex-cheb) chanteur représentatif de la Nouvelle Génération Rock Maghrébine du New Raï.

Notes de l’auteur

1 – Version 01 : (Faite à Casablanca-Maroc, le 25-05-1988)

MARRAKECH EXPRESS OU POTES AU LOOK VENU d’AILLEURS : 1er Scénario en tant que cinéphile. Ecrit en trois mois et 18 jours (commencé le 06-02-88 et terminé le 24-05-88).

Vivement le scénar opus 2 ! E. MUS. K.

2 – Version 02 : (Faite à Fribourg – Suisse, en Septembre 1989)

17 mois plus tard (en Août 89), c’est le 20ème Anniversaire du Festival Pop de Woodstock : tous les médias européens en parlent.

Mais alors, mon scénario (sans prétention) est bien dans l’air du temps ! Bientôt, le magazine ACTUEL se penche sur la question en menant une enquête sur la Génération Woodstock.

3 – Version 03 : (faite à Casablanca – Maroc, le 21/06/1994)

La fête de la Musique ? C’est aujourd’hui, le 21 juin.

« Faites donc de la Musique ! ». Déjà, six années se sont écoulées depuis la 1ère ébauche du scénario Marrakech… toujours (Hélas !) inédit.

Néanmoins, son thème principal (à la recherche de l’illusion perdue) reste assez poignant voire d’actualité. Côté mode, on s’aperçoit, cette année, que la Mode Psychédélique (des années 70) est en vogue. Pour ma part, ça sent le « déjà vu ». Tant mieux. A chacun son époque ! Après tout…

N.B : Cette 3ème Version, élaborée à Casablanca a nécessité environ neuf (09) mois de travail : commencée : le 21/06/1994

Achevée : le 10/03/1995.

Dédicace :

A tous les branchés d’hier et de toujours, je dédie cette anthologie musicale personnelle.

E. MUS. K.

 

FICHE TECHNIQUE

SCENARIOOPUS n° 01

TITRE ORIGINAL :MARRAKECH EXPRESS

Sous-Titre :Potes au Look Venu d’ailleurs

DECOUPAGE et DIALOGUES In Extenso

IDEE ORIGINALE :

AUTEUR : EL BAQQALI MUSTAPHA

Pseudonyme : MUS. K. E

ADAPTATION et DIALOGUES DE L’AUTEUR :

D’APRES : Sa Pièce intitulée « CHALET ABANDONNE »

PRODUCTEUR  : ……………………

REALISATEUR  : ………………………

CASTING  : ………………………

PRODUCTEUR EXCUTIF  : ……………………

PRODUCTEUR ASSOCIE  :

SCENARIO  : E. MUS. K

MUSIQUE  : KHALED

PAROLES  : KHALED

EQUIPE TECHNIQUE  : ……………………

IMAGE, MONTAGE, SON, CHOREGRAPHIE, DECORS, COSTUMES, MAQUILLAGES, Coiffure, Etc…

Interprétation :
(Par ordre d’entrée en scène) :

MOURAD : NARRATEUR (COMMENTAIRE)

TAREK

SAMIRA

MERIEM

JAMAL

BAD BOYS

AHLAM

NAOUAL

BEATNIK

DANSEURS

BARMAN

GARCON

VIDEUR

VIEILLARD

MONSIEUR

GRANDE DAME

MICHAEL

SYLVIE

MBIRI

JAMIL

LATEFA

ALAIN

JEAN-LUC

ANISSA

ABDELAADIM

HICHAM

NAJLA

MERE DE MERIEMET AHLAM

ZANOUBA, SŒUR DE JAMAL

FATY

GARDIEN

CHAUFFEUR

BERGER

BERNARD

JEUNE FILLE 1

JEUNE FILLE 2

Synopsis

 

 

Date, Lieu : Casa 01 – Maroc. Le 01-01-1991 (Jour le l’An)

TRAITEMENT : Découpage Texte, en six (06) parties

I – Partie 01 :
Prologue, ouverture, acte premier

Mourad, mélancolique universitaire (mais pas trop !) donne une réception dans son appartement du Quartier du Centre Guéliz, à Marrakech : Ville à la couleur du plaisir. C’est aussi la ville de tous les fantasmes.

Ainsi, du haut du balcon de son appartement, situé au 5ème étage, Mourad contemple la ville rouge, (Il danse même des claquettes) en attendant ses invités. Très vite, il se laisse bercer par sa mélancolie. Son imagination va loin : Mourad se penche sur son passé. Marrakech, c’était le point de départ d’une aventure de ses vacances de l’été 1969 : L’année de toutes les illusions !

Une date qui va marquer son adolescence et toute sa vie à jamais. C’était le Temps des Copains, des Hippies (Eh oui !), de l’Amour, de la Musique, avec comme toile de Fond, le mouvement Hippie (Peace and Love).

C’était, bien entendu, l’année-charnière : la Fin des Années 60 et les répercussions du Festival Pop de Woodstock dans le monde, à quelques mois seulement de la séparation des Beatles : groupe musical anglais, symbole de toute une génération dingue de la vie.

C’est donc à Marrakech que l’ado Mourad (Couleur Café et la rage au cœur) en compagnie de Jamal, son copain Beau Gosse, se lance dans l’aventure. Tous les deux, ils vont faire la connaissance de Meriem et de sa sœur Ahlam : chouettes donzelles qui arrivent au bon moment.

Le quatuor embarque pour Moulay Bousselham, une petite station balnéaire, sur la côte atlantique marocaine.

Un coin perdu, ignoré des touristes de l’époque. Pourtant, la vie y est animée. Mieux : on peut même admirer le vol des Flamants roses.

Entre temps, un jeune couple, Tangérois (Venant de la ville de Tanger, située au nord du pays) prend le train de nuit, allant plus à l’Ouest, à la recherche du bon temps.

Ce sont Tarek et sa copine de classe Samira.

Les uns et les autres finissent par se rencontrer, faire connaissance. Une grande amitié est née : c’est la Bande à Jamal, communément surnommée « Le Clan des Softies », en Anglais comme c’est la mode. Au fait,1 « Softies » (dont le singulier est « Softy ») est l’équivalent de « Les Paisibles ».


1. [Softiz] et [ Softi]

II – Partie 02 :
Deuxième et troisième acte

En effet, les Softies sont de paisibles Hippies marocains prêchant l’Amour contre la Guerre. Le Clan Softy est donc le clan des Bons. Evidemment, le clan des Méchants : ce sont les Bad Boys (ou Mauvais Garçons), la bande rivale de P’tit Hassan, le garçon au bandana rouge autour de la tête.

Les Bons et les Méchants. C’est la bonne tradition des comédies musicales qui se respectent. Ce petit monde passe du bon temps, évoluant entre la plage, la place du bourg, le café restaurant Miramar ou la discothèque Crazy Horse : (Rien à voir avec « le Crazy Horse », cabaret parisien en vogue).

Non. C’est le titre d’un album du chanteur Folk des années 60 :

Neil Young. (Titre que l’on pourrait traduire par : « Cheval Fougueux »

Justement, au Crazy Horse, le Disco (bien entendu), les nuits d’été, pour les Softies, sont plus belles que leurs jours sur la plage : on danse, on rit, on se bagarre aussi…

Mourad aime la pétillante Ahlam. C’est sa Lola. Timide qu’il est, il rate toujours son tête-à-tête avec sa dulcinée.

En revanche, Ahlam trouve du plaisir à appeler Mourad « mon Othello », à cause de son teint basané. Lui, il a beau crier « le Noir c’est Beau » : il n’arrive à convaincre personne.

Facile à deviner : Jamal, dit Jo et Jojo, est le leader du groupe. C’est le type du jeune séducteur : beau et sûr de lui.

Meriem, Marie des fois, est la jeune bourgeoise BC BG. Elle aime Jamal pour son physique car il est (Jamal) « Beau comme un dieu », Mais, avec l’arrivée de la jeune et mystérieuse Naoual, Meriem aura du mal à cacher sa jalousie. Et dire que c’est sa sœur cadette Ahlam qui a ramené Naoual avec elle !

Tandis que Jamal, insouciant, n’hésite pas à faire la cour à la nouvelle venue, en présence de sa copine Meriem. Quel culot ! Cette dernière en est bien malheureuse.

De mal en pis, alors que les garçons Tarek et Mourad rentrent, en fin de soirée, au Vieux Chalet, pour dormir, Jamal, lui, en gentleman, raccompagne les jeunes filles, Ahlam, Meriem, Naoual et Samira, chez elles, au camping. Encore une nuit d’été qui s’en va.

Le Lieu ? Le Vieux Chalet : c’est le refuge des vacances du Clan Softy.

Le chalet se dresse sur la falaise surplombant la baie de Moulay Bousselham. Il a l’air d’un îlot perdu, vu de loin, perché sur le sommet de la colline…

C’est là où les copains passent le clair de leur temps : des après-midi confidentiels. Ils se découvrent mutuellement. Le passé de chacun est éclairé, exorcisé. Il y a comme un malaise chez cette bande de jeunes !

III – Partie 03 :
Troisième acte (Suite)
et quatrième acte

« Qui se ressemblent s’assemblent », dit le dicton.

Certes, ce n’est pas un pur hasard, si les Softies sont des Hippies : il y a un arrière-plan social. Aussi, Jamal refuse-t-il de se plier aux normes établies. Tarek déteste le snobisme petit-bourgeois. Mourad est en manque de chaleur familiale (orphelin de père et de mère). Quant aux filles : Samira (Sam), Meriem (Marie), Ahalm (Lola) et Naoual, elles refusent le statut de la Femme Subalterne. (Attention ! Nous sommes encore à la fin des années 60. Le courant Féministe verra son apogée dans les années 70 !).

Pendant que les membres du Clan Softy bavardent dans leur « île Perdue », les Bad Boys, la Bande des Mauvais Garcons, se donnent en spectacle sur la place du Bourg. Ils provoquent les passants, fidèles à eux-mêmes : C’est-à-dire, plus vulgaires que jamais !

Entretemps, sur la terrasse du café Miramar, on voit s’installer des personnages, on ne peut plus sérieux. En voilà de « curieux oiseaux » pour un coin peuplé surtout par la jeunesse. Inutile de chercher : ce sont, ils sont deux, des parents, à la recherche de leurs enfants.

« Qui se ressemblent s’assemblent ». Décidément, ce dicton marche à tous les coups ! N’oublions tout de même pas que c’est une comédie musicale où s’affrontent, le mot est assez fort, des protagonistes. Donc, on trouve les Bons et les Moins Bons et puis les autres.

Côté court, deux Adultes (Le Vieillard et le Monsieur) se rencontrent et se séparent donc sur la Terrasse du Café Miramar : lieu de rendez-vous idéal.

Côté jardin, c’est la surprise ! Le beau Jamal, est alité sans connaissance : On est déjà en plein mélo ! On lit de l’angoisse sur le visage de ses copains. Leur leader vient d’être victime d’une agression sur la plage nocturne. Il allait prendre un bain de minuit au clair de lune. Qui en est l’auteur de l’agression ? Se demandent les sept amis.

Bientôt, les sept amis ne seront plus sept. D’autres membres viendront les rejoindre dans leur « îlot Perdu ». D’abord, Michael et Sylvie : un américain et une Française, deux Hippies convaincus. Ensuite, M’biri, un Black aussi fort qu’idiot, un ex-membre des Bad Boys. Tiens ! Un renégat ? Un Dur qui se range du côté des Bons : ça promet !

IV – Partie 04 :
Quatrième acte (Suite)

Ainsi, au Vieux Chalet, on se retrouve avec une dizaine de copains. Désormais, on connaît l’auteur de l’agression.

Mais, Jamal ne réagit pas. Il veut donner l’exemple : un Hippie n’est point vindicatif.

Cependant, la tension monte. Les réflexions se bousculent.

Puis, c’est l’invasion des « Profanateurs » au Vieux Chalet : l’arrivée des Parents (Le père de Meriem et Ahlam et les Parents de Jamal). Pour la petite histoire, le vrai prénom de Jamal – Jojo c’est Mohamed !. Et, c’est la goutte qui fait déborder le vase !. La divergence d’opinions est telle que l’assistance passe un mauvais quart d’heure.

Avec le départ des visiteurs indésirables (en l’occurrence les parents), c’est le compte à rebours qui commence. On va droit au dénouement de la Première Partie du scénario : Jamal, le leader, se remet en question. Il décide de tout plaquer et de fausser compagnie à ses potes !

Meriem, sa copine, devine vite son mobile. Elle sait que Jamal a eu un coup de cœur pour Sylvie, comme ce fut déjà le cas pour la jeune Naoual. A coup sûr, pense-t-elle, il va rejoindre la Sylvie ?! Celle-ci est seule depuis sa séparation de son compagnon Mike. Vrai ou faux ?

Bref, la dernière image de l’Acte 04 est suggestive : Flash back : Jamal et Sylvie prennent un bain de nuit (Au Ralenti) sur la plage en vrais amoureux.

Fin de la première partie du Scénario.

V – Partie 05 :
Deuxième partie : 1er Acte, 2ème Acte

Le Premier Acte de la Seconde Partie du scénario nous ramène à Nos Jours. Lieu : la ville rouge de Marrakech.

C’est la suite logique de la scène d’Ouverture (Sc. 02). C’est donc la 2ème Partie du Script :

On rencontre un cycliste de dimanche – un adulte couleur café – qui se rend à la gare. Très vite, on découvre que c’est Mourad, adulte, une vingtaine d’années plus tard. Le Hippie d’hier est un Yuppie d’aujourd’hui !

A la gare, on fait la connaissance de ses premiers invités : Tarek (Adulte) et sa fille Latefa (15 ans), aux yeux bridés comme sa défunte mère SAMIRA. L’accueil est chaleureux.

C’est la rencontre du passé et du présent devant les yeux émerveillés de la jeune Latefa.

Retour donc vers le Futur !. On retrouve l’appartement de Hadj Mourad, au quartier Guéliz où il donne sa réception.

Là, un autre vieux copain fera son apparition. C’est Jamal, l’ex-leader du Clan Softy. Aujourd’hui, c’est un homme rangé, calme, avec ce calme propre aux gens qui ont roulé leur bosse.

Dans le corridor propre de l’appartement de Mourad, un calendrier accroché au mur, attire l’attention de chaque visiteur : on y voit la photo d’une dame en blanc, au charme sulfureux. Peut-être serait-elle l’idéal féminin de Mourad ? Qui sait ? En tout cas, rien ne laisse prévoir que cet homme est heureux.

Mourad réserve une surprise à Tarek et Jamal : la visite prochaine d’un autre ancien membre du Clan Softy : Meriem, l’ex-copine de Jamal. Contre toute attente, Jamal reçoit la nouvelle, ô surprise ! Avec le même calme imperturbable.

Pire ! Comme si Meriem n’avait jamais existé pour lui.

Effectivement, les trois hommes, avec la jeune Latefa, se rendent chez Meriem. Celle-ci est folle de joie. Revoir Jamal, après toutes ces années ! Lui, il reste de marbre. Sa rencontre avec Meriem, chez elle,

chez Mourad ou chez Jean-Luc, une connaissance de Mourad, n’arrange pas les choses. Quel beau dommage !

Meriem, la quarantaine, est aujourd’hui, une bourgeoise au commerce prospère. Mais, elle est d’abord une femme seule, une veuve. Le seul homme qui compte vraiment pour elle, c’est son jeune fils Jamil, 16 ans. Coïncidence ! Meriem célèbre chez elle le 16ème anniversaire de son fils. Question de créer de l’ambiance autour d’elle, afin de fuir sa solitude, ses habitudes pépères, voire ses vices (cigarettes et alcool).

Anissa, c’est une amie d’enfance à Meriem. Une invitée pour l’occasion. Il se trouve qu’elle aussi, Anissa, passe par des moments difficiles : son récent divorce. Tiens ! Tarek est fort intéressé par sa présence. Un veuf et une divorcée : ça pourrait marcher. Mais, le comportement plutôt frivole d’Anissa va décourager Tarek. « Dommage qu’elle fasse pétasse » regrette-t-il.

On fait également la connaissance d’Alain et de Jean-Luc : le premier est un coopérant Français dont le contrat est résilié. Il regrette son départ du Maroc. Lui, c’est une force tranquille, la quarantaine. Quant à Jean-Luc, plus volage, malgré sa carrière diplomatique. C’est le célibataire endurci en quête du bon plaisir.

VI – Partie 06 :
Deuxième partie : 3ème et 4ème Actes, Épilogue

A vrai dire, le couple gagnant dans cette galerie de personnages, est sûrement la jeune génération : Jamil et Latefa.

En les voyant ensemble, on est tenté d’avoir une pensée pour les couples d’hier : Tarek et Samira ou même Mourad et Ahlam, vingt ans plus tôt ! Dans tous les cas, nous avons un regard tendre sur la relation naissante entre Jamil et Latefa :

En avant les juniors ! On danse en visionnant des clips vidéo.

On se permet des randonnées sur scooter. On se fait des confidences. Ah ! Elles sont loin les années 60 ! De nos jours, on n’oppose plus l’Amour à la Guerre. On aime pour aimer. On cherche le plaisir instantané et c’est tant mieux !

La nuit féerique des retrouvailles des Vieux copains se poursuit. Elle semble interminable, cette nuit à Marrakech ! On passe de l’appartement de Mourad pour faire un saut chez le collègue Alain. Puis, on rend visite à Meriem, le temps de la revoir et de lui souhaiter un bon anniversaire pour son fils Jamil. Ceci n’empêche pas Jamal et Meriem de se retrouver sur la piste pour danser un bon Rock ensemble comme au bon vieux temps. De là, on retourne chez Mourad pour dîner : D’une résidence à l’autre… Puis, on va prendre un « apéro » chez Jean-Luc, dans sa villa de location.

Décidément, en compagnie de Mourad, on n’arrête pas de picoler, « d’arroser » des événements… Chez Jean-Luc, Alain, l’homme serein, s’est senti mal : il a trop bu. Anissa, elle, se laisse vivre en dansant le Tango avec Jean-Luc. Tandis que Tarek et Mourad, saoûls, se trémoussent à la marocaine.

Après tout, la danse n’est-elle pas l’expression externe de la joie ? Cette soirée unique se prolonge tard dans la nuit.

Le lendemain : c’est le jour d’après. Après ? La longue nuit féerique des retrouvailles, bien entendu ! On retrouve les vieux copains qui prennent du plaisir à visiter la ville rouge en calèche : tradition locale ! La jeune génération Jamil, Latefa et les autres, préfère la moto à la calèche, pour faire sa randonnée.

Sur la Place de Jamaa El Fna, noyau de la ville de Marrakech, Mourad et Jamal évoquent les Folles vacances de l’Eté 69 : ils ont du mal à admettre le temps qui passe : « 20 ans déjà ? C’est dingue ! ». Néanmoins, Mourad, en éternel ado incorrigible, se met à draguer une jeune touriste blonde. Celle-ci a un grain de beauté ! Mourad, Fétichiste ? Qui sait ?

Les trois hommes, Mourad, Jamal et Tarek, s’installent sur la terrasse du glacier de la Place. Vue panoramique. Le temps de prendre un jus, puis ils rentrent chez Mourad.

C’est alors que ce dernier se décide à faire ses ultimes confidences. Il met son cœur à nu. Emu, il pleure. « Un mec qui chiale ?! Dur, dur ! ». Il a un cœur gros comme ça. Son séjour en France aurait pu être des plus heureux s’il n’avait pas été largué par sa fiancée Soukaïna, une jeune universitaire Beur. Aussi, tous ses projets tombent-ils à l’eau. Du jour au lendemain, il se trouve installé à Marrakech, noyant son désespoir dans l’alcool. En dehors d’Alain et d’Affifa, jeune copine de 21 ans, étudiante, il n’avait personne pour le consoler. Sans être déraciné, il a toujours vécu sans famille, orphelin de père et de mère depuis son bas âge : Chienne de vie !

L’Epilogue : En guise de conclusion, on va, enfin, faire la connaissance du dernier couple de visiteurs. Ce n’est autre que l’ex-copine de Mourad au bon vieux temps : j’ai nommé Ahlam, sa pétillante Lola !

Aujourd’hui, c’est une bonne femme, aux cheveux peints en rouge, mariée à un homme énorme, Abdelaadim ou Abdou, un bon vivant, aimant le rire et la bonne bouffe.

Or, Ahlam a totalement changé : c’est une dame acariâtre, d’un sérieux repoussant, sans aucun sens de l’humour.

Pire ! Elle est possessive, jalouse, passionnée pour les scènes de ménage !

Ainsi, la réception donnée par Mourad, sous le signe de l’Amitié retrouvée, à l’occasion de son prochain retour en France. Houla ! Cette réception, in extremis, tourne vite au vinaigre.

A cause d’Ahlam, justement. Celle-ci met l’appartement de Mourad sens dessus-dessous, en essayant de rattraper son « Hénaurme » mari. Lui, mi-amusé, mi-effrayé, se sauve. De grands enfants !

Et, tout le monde court, la comédie reprend le dessus, en file indienne.

Mourad reste en retrait : son regard anxieux en dit long !

– Fin du traitement

Première partie

Scénario :
Opus n° 1 = Marrakech…
Prologue : Scène unique

Scène 01 – Écran noir

1 – Plan sonore : Solo de Sitar joué par le grand Ravi Shankar.

2 – Sur l’écran noir, du bas vers le haut, défile un texte en gros plan.

COMMENTAIRE (Voix grave d’homme) : lisant en off le texte en question.

« En 1969, en France, le Rock était interdit. Pas moyen de monter un Festival.

Or, en Amérique, la même année, le Festival de musique Pop Woodstock est une réussite totale.

On dit que ce Festival Peace & Love a rapporté des Fortunes à ceux qui l’ont organisé. On en a fait un film-culte et un disque triple Album qui ont fait le tour du monde.

Si Woodstock suscite encore autant de rumeurs, c’est bien que les « révoltés » et les rêves de cette époque ont frappé.

Clichés pour clichés, qui se cache, 20 ans après, derrière les grandes photos mystiques de Woodstock ?

Une équipe de reporters américains en ont retrouvé les acteurs pour Life.

1969-1989 : Génération Woodstock… » ACTUEL N° 123

Septembre 89

3 – Fin du commentaire. Le solo de sitar se poursuit : haut volume.

Ouverture

Scène 02 – Balcon d’appartement. au Gueliz. Marrakech. jour.

1 – Ecran blanc, lumineux : Rayon de soleil. Belle journée printanière. De nos jours.

2 – On entend, en fond sonore, une musique de Gnaouas, avec une voix féminine aigue : C’est Sapho (chanteuse marocaine Top 50) qui chante sa célèbre chanson. « Marrakech »

3 – En tenue de sport (bleu-blanc) de trois quarts dos, un jeune homme se penche sur le balcon.

4 – Plan raccord : Contrechamp sur ce qu’il voit : le grand boulevard du Centre-ville Guéliz (Vue aérienne).

Palmiers et immeubles en pisé rouge. A l’horizon, ciel d’azur et soleil couchant.

5 – Zoom avant sur le minaret Koutoubia.

COMMENTAIRE (Voix grave de Mourad, le jeune homme sur le balcon, en tenue de sport). Oh ! Marrakech ! Ville à la couleur du plaisir, nous revoilà ! En 48 heures, tu seras de la fête aussi. A coup sûr, tu vas revivre avec nous le temps des copains !

6 – Brusquement, Mourad se met à danser des claquettes :

Ambiance dansante N° 1 :
« Souvenir, Souvenir… »

COMMENTAIRE (toujours off). Oh là là. Toto et Sam. Jojo et Mariama. Et puis Lola et… moi. Moaa ! Hein ? Voulez-vous danser avec Moa ?

Rire.

7 – Mourad danse encore des claquettes : Suite de l’Ambiance DansanteN° 1. (thème du Souvenir).

8 – Zoom arrière sur le minaret Koutoubia.

COMMENTAIRE (Voix off de Mourad). Ah, ces années tordues !

Hip. Hop. Hippie ! (Le jeune homme s’arrête de danser). Oui, l’été 69 ? « The Summer of Love » : Inoubliable ! Des Ados. Cool. Branchés… Ça. C’était nous : mes potes et moi-même. (Rire). Et puis, le look… Venu d’ailleurs. Dingue ! Dingue…

9 – En off, on entend le cri lointain d’un train roulant.

10 – On reste quelques secondes sur la Koutoubia en plan moyen. En bas de l’écran, s’inscrit, en surimpression, une date : été 1969, « The Summer of Love ».

Fin de l’ouverture

Acte premier

Scène 03 – : Gare de tanger – intérieur nuit

Série de Flashes back : Eté 69 retour en arrière N° 1 :

A la gare. Quai des Départs.

Train à l’arrêt. On lit en arrière plan, l’enseigne lumineuse : « Gare de Tanger Ville »

Plan flash sur l’Horloge. Il est 23 heures.

Montée des voyageurs dans les voitures. Dans la foule, on remarque un jeune couple : (Plan très rapproché) une jeune fille brune, à la coupe Stone, vêtue d’un tailleur rose bonbon. Un jeune homme très mince, aux cheveux crépus, entièrement habillé en jean’s bleu.

Plan d’ensemble : on repère le jeune couple, dans la foule, bousculant les gens comme on peut, à la recherche de la classe E (Economique).

JEUNE HOMME (Tarek). Le train part dans moins d’une minute. (S’arrêtant, tête tournée). Magne-toi, Sam…

JEUNE FILLE (Samira). Mais, je ne peux pas courir avec mon talon – aiguille…

Flash sur les chaussures noires de Samira. Elle fait une grimace. Avec ses yeux bridés, elle est le portrait d’une vietnamienne.

TAREK. Marche vite. (Il s’arrête. Il fait la révérence. Mais, on le bouscule). Oh, Samira la Classe ! Viet, mais classe.

SAMIRA. Ça t’ennuie, Toto ?

TAREK. Disons, c’est encombrant.

Le jeune couple atteint le Wagon réservé à la classe E.

Plan moyen serré sur eux de dos, grimpant dans la voiture.

En premier plan, Tarek, dépose le sac à dos, à ses pieds.

SAMIRA le rejoint. Elle est essoufflée et tout en sueur.

SAMIRA. Dis. Le train va rouler toute la nuit avant d’arriver à la petite ville de Souk El Arbaa.

TAREK. Hé ! Je ne sais pas ce que tu as contre l’autostop ?

J’ai toujours voyagé en stop, moi !

SAMIRA. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, mon cher…

Cut.

Scène 04 – Place Jamaa El Fna Marrakech – jour

Place publique célèbre. Zoom sur un cercle de charmeurs de serpents.

Pano-travelling autour des spectateurs. On distingue parmi eux, deux jeunes gens au look bohémien : L’un, Jamal, est un grand blond chevelu aux vêtements sport larges. L’autre, son compagnon, est Mourad. En tee-shirt noir, salopette en jean’s. Il a le teint basané et la coupe de cheveux à l’AFRO. On reste sur eux, un instant, vus de dos. On remarque qu’ils portent tous les deux un sac à dos.

JAMAL (Sur lui). On y va, Hadj ?

MOURAD (Sur lui). D’ac. Mais, cesse de m’appeler Hadj, veux-tu ?

JAMAL. Tiens !

MOURAD. Ça me fout des complexes. Tu comprends ça ?

JAMAL. C’est ton nom. Je regrette.

MOURAD. Non. Non. C’est mon surnom. Et puis, c’est mon papy qui s’appelait ainsi.

JAMAL (Rire). Tu vois, Hadj, un surnom, ça te colle comme une nana moche.

MOURAD (Neutre). Bref. Et si on allait à la sortie de la ville. Là, on aura plus de chance avec le stop.

JAMAL (Enthousiaste). Ne t’en fais pas, mec. Ton vieux Jojo est un routard chevronné.

Plan américain des deux, ¾ dos, marchant à pas décidé le long du Boulevard menant vers la sortie de la ville, en direction de Casablanca.

Scène 05 – Sur la route sortie Marrakech. jour.

Enchaîné. Fond sonore : Musique et chant de Jimi Hendrix. Chanson « Hey Joe ».

Ambiance N° 2 :
chant et Danse « L’autostop »

Au bord de la route, sacs à dos par terre, Jamal danse comme un fou. Mourad simule la chanson. De temps à autre, passage de voitures. Avec la fin de la chanson, Jamal arrête de danser. Il reprend son sérieux.

En premier plan, à la manière des autostoppeurs, il tend le bras, poing fermé et pouce tendu. A chaque passage de voiture, il brandit le bras.

JAMAL. Ah, la vache !

MOURAD (En arrière plan). On va passer la nuit ici, Jo…

JAMAL. Ta gueule !. Regarde là-bas…

Contrechamps. On voit un palmier, image floue, en arrière plan.

JAMAL. Bon, oiseau de mauvais augure, tu ferais mieux de te cacher derrière ce palmier.

MOURAD. Quoi ? (Il s’éloigne). Bof. J’y vais. Ne te fâche pas, vieux… Trois à quatre véhicules passent. Bientôt, une petite voiture attire l’attention des deux stoppeurs. Flash sur le palmier derrière lequel apparaît la tête de Mourad, inclinée.

MOURAD (OFF). Jo ! Une bagnole jaune moutarde en vue. Prépare-toi !

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