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Mémoire archaïque de l'art contemporain

De
184 pages
Malgré des formations sociales et culturelles diamétralement opposées aux nôtres, "l'art" dit primitif avec ses rituels manifestent, une troublante parenté avec les arts contemporains ; notamment plastiques et spectaculaires. L'approche ici du rituel archaïque essaye de comprendre la nature de cette ressemblance, ce qui fait des artefacts archaïques des formes peut-être plus proches de celles de l'art contemporain, que celui-ci n'est proche de l'art des quelques siècles qui précèdent l'art moderne.,
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MÉMOIRE ARCHAÏQUE DE L'ART CONTEMPORAIN

Claude AMEY

MÉMOIRE ARCHAÏQUE DE L'ART CONTEMPORAIN
Littéralité et rituel

L'Harmattan 5-7, me de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava. 37 10214 Torino ITALIE

Collection

Esthétiques

Dirigée par Jean-Louis Déotte
Comité de lecture: Jacques Boulet, Pierre Durieu, Véronique Fabbri, Pierre-Damien Huyghe, Jean Lauxerois, Daniel Payot, Michel Porchet, André Rouillé, Peter Szendy.

Correspondants: Humbertus Von Amelunxen (Allemagne), Martine Déotte-Lefeuvre (Afrique), Jean-Louis Flecniakoska (USH Strasbourg), Anne Gossot Gapon), Carsten Juhl (Scandinavie), Germain Roesz (Ars), Georges Teyssot (USA), René Vinçon (Italie).

Pour le présent volume Couverture: FrançoisFarellacci

@L'Hannatian,2003 ISBN: 2-7475-5427-9

AVERTISSEMENT

Le texte présent a été primitivement conçu t'Omme mémoire pour IHabilitation à diriger des recherches dans le cadre universitaire. Il a été modifié en vue de l'édition, mais il a gardé la forme que j'avais pensé delJOir fui donner pour ce genre d'exercice, ce/le d'une !lnthèse des recherches du candidat. Il comprend, dans t'et esprit, des développements théoriques qui, bien que traversés par une même problématique, n'ont pas l'homogénéité requise pour un texte unitaire,. certaines de ses parties, plus que d'autres, demandent davantage d'élaboration. En outre y subsiste une disproportion thématique,. notamment, plus de la

moitié de ce travail est occupé par l'ol?jet théorique "rituel anhaïque': Enfin, je me permets de dédier ce travail, qui a tenu compte des critiques qui lui ont étéfaites, à Jean-Louis DÉDITE, mon directeur de recherche, et aux autres rapporteurs et membres de mon jury de

soutenance, Pierre-Damien HUYGUE, Danièle Jacques RANCIÈRE et Philippe TANCEUN. Je remercie aussi Marie DESMANGEOT remarques.

PISTONE,

pour ses précieuses

A propos d'un masque africain: "Ce n'est pas un st'héma qui raconte une histoire sur quelque those,. il ne représente pas quelque chose d'autre, quelqu'un un plateau imaginaire. Il ne représente qui pose, une St'ène sur même pas, t'omme on

pourrait être tenté de le croire, un dieu ou un esprit: dans
un cadre approprié, il est l'esprit lui-même. C'est là également un aspect commun à l'art traditionnel afrit'Clin et à beaucoup d'œuvres d'art euroPéennes t'Ontemporaines : la Jonction du schéma visuel n'est pas de donner f'illttSion d'un monde réel idéalÙé, " (Norbert Elias, Ecrits sur l'art Cffrit'Clin)

QUESTION DE LITTERALITÉ DE L'ART
Le texte présent tourne autour de l'idée qu'en s'affranchissant des règles normatives, l'art s'est aussi émancipé du façonnement d'apparences chargées de rendre sensibles des Idées transcendantales et de soumettre le monde sensible à leur triage; credo esthétique qui a fondé en raison son statut culturel de régime secondaire. C'est là une mutation on ne peut plus profonde, qui sanctionne la défection de tout ce que désignait le nom d'art et qu'il s'agit de penser quant à son devenir autre avec les concepts que dès lors il requiert. Quelque chose est arrivé à l'art qui a renversé sa fonction médiatrice et qu'on pourrait comprendre comme sa littéralisation; s'il y a quelque pertinence à penser une littéralitéde l'art moderne et surtout contemporain, c'est dans le sens où cette notion permet peut-être de constituer un paramètre théorique à même de décliner les procédures désormais illimitées de cet art. Il ne sera ici question que de quelques prémisses, notamment en vue d'éclairer des conditions qui ouvrent l'art contemporain à toutes sortes de technai, dans le temps historique et dans l'espace géographique, et d'abord ici archaïques et extraoccidentales. Pour faire court, ajoutons que la réflexion qui suit part d'une interrogation tout empirique et simple, voire d'une observation d'amateur d'art qui constate qu'une tendance forte des œuvres du xxème siècle défie defado l' œuvre d'art canonique en tant qu'elle constitue un tout proportionné et unitaire, expression d'une intelligibilité coïncidant avec une perception d'''un seul coup d'œil" et mémorisable (depuis Aristote) dans la distance contemplative afférente. Plus concrètement, des œuvres contemporaines décisives

outrepassent le temps et l'espace assignés par la compréhension représentative et ouvrent le corps du spectateur à la défaillance du regard; juste quelques exemples patents: le mémorial de Brancusi à T1!gu Jiu, en Roumanie, installation composée de la Table du silence,de la Portedu baiseret de la Colonnesansfin (une trentaine de mètres de haut) s'étend sur à peu près un kilomètre; Runningfence de Christo est une barrière de toile de plus de cinq mètres de haut qui court sur quarante kilomètres; Double Negative de M. Heizer, consiste en une faille creusée dans le désert du Nevada sur quatre cents cinquante-sept mètres; Ouvertureet Ka Mountain de Bob Wilson durent respectivement vingtquatre et cent soixante-huit heures; pour Coyote: l like
America and Amerit'Cl likes Me,

J.

Beuys passe quelques

jours

avec un coyote dans une galerie new-yorkaise ; The Cry of the Peoplefor Meat du Bread and Puppet déf1le sur plusieurs kilomètres dans New York; Dernièresannéesde C. Boltanski occupe plusieurs salles du Musée d'Art Moderne de Paris, etc. La liste pourrait être longue. On sait, de l'autre côté, que des rituels archaïques peuvent durer des jours voire des semaines et plus, et s'étendre dans un espace non limité ou hors du visible. Alors, question: comment se fait-il que des sociétés et des cultures aussi différentes, pour ne pas dire opposées en tout, réalisent des artefacts dont la configuration, les technaiet procédures paraissent sur ce plan de l'espace et du temps, mais aussi sur celui des matériaux et autres, mutatis mutandis si semblables? C'est cette question, au départ naïve, qui a provoqué la réflexion qui suit et qui s'appuie sur la notion de littéralité comme une façon de nommer une caractéristique de l'art contemporain dont la mémoire semble, entre autres, s'étendre à un "art" archaïque.

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PROBLÉMATIQUE
1. Question, donc, d'une littéralité attribuée à l'art contemporain. Elle a été posée ici et là par des théoriciens et des artistes, quoique plus ou moins incidemment1, ou avec d'autres mots. Il est vrai qu'en faire un thème de réflexion systématique ne va pas de soi, d'autant que le terme est radical, semble ne pas laisser de place au plan signifiant ou symbolique associé à l'art. Mais gageons qu'on peut qualifier un art de "littéral", des œuvres de "littérales", tout en sachant qu'il ne s'agit pas d'en faire une catégorie esthétique pour édifier une classe d' œuvres comme un genre particulier d'art. Ce serait perpétuer le nom d'art comme une entité définie, alors que la notion de littéralité est précisément, telle qu'entendue ici, un ferment de dissolution de l'art. Il ne peut donc s'agir que d'un concept qui permette de saisir, au sens faible un symptôme, au sens fort un paradigme qui désignent une tendance de l'art à s'affranchir des paramètres qui ont circonscrit le statut et la fonction de l'art occidental et de ses œuvres, et surtout de penser ses indices de défection et peutêtre un devenir autre de l'art. A travers quelques jalons théoriques incitateurs, le concept de littéralité s'appuie d'abord négativement sur une tendance décisive de l'art contemporain a relégué les médiations conventionnelles de ce qu'on nomme "art": l'Idée transcendantale, l'esprit dont l'art serait l'expression sensible; la forme qui en découle comme autorité apriori aux fins d'épurer le donné brut selon les dispositions et convenances de l'idéalité à édifier; la clôture de l'œuvre
1 On ne peut les citer ici, mais on peut néanmoins indiquer un texte qui a fait date, celui de Michael Fried, "Art and objecthood", Artjo17lm,juin 1967 ; trad. française, Ar/studio, n° 6, 1987.

normative conforme à l'appréhension continue, interne au champ de la perception d"'un seul coup d' œil" ; les médiums et les procédures qui garantissent à l' œuvre un espace et un temps secondaires, suspendus (peinture, sculpture, théâtre pour s'en tenir à ces arts visuels et de l'espace) ; l'usage de l'œuvre dans la distance contemplative et herméneutique, etc. Mais ce serait là enfoncer des portes ouvertes si la notion de littéralité ne devait pas servir à aborder les enjeux d'une mutation radicale. C'est ce qu'on tentera de dégager ici en quelques traits. Lorsque nous disons littéralité, il s'agit de littéralité artistique; donc une contradiction dans les termes: le nom dément l'épithète qui le qualifie et vice-versa, puisque l'art est de l'ordre de l'apparence, du symbolique et ce faisant de la médiation. En même temps, il ne saurait être question d'une littéralité autre qu'artistique - le réel est, et si on pouvait le dire littéral comme on le dit brut, il ne prendrait sens que dans le recul qui l'érige comme réalité; le réel est toujours un "il y a", donc un "il" qui énonce qu'il "y a", même s'il s'agit d'un énoncé sans énonciation, qui reste de désignation. Le réel en tant qu"'il y a" ne peut donc être littéral, et s'il est sans médiation, il est néanmoins "immanence sans immédiateté", c'est-à-dire une immanence énoncée2; et à plus forte raison, l'œuvre d'art, qui tient le lieu du "il" de "il y a", comme énoncé médiateur de l'Idée et du réel, ne saurait être en principe littérale. Autrement dit, la notion de littéralité appliquée à l'art est un paradoxe, et si elle a un sens à son propos, ce ne peut être que d'ores et déjà comprise par rapport à une aporie propre à la disposition signifiante de l'art. Ne pouvant qualifier le réel, elle ne peut donc être qu'artistique, c'est-à-dire appartenant à un hiatus
2 Sur cette question, voir Jean-Luc Nancy, Ulle PmséejÙrie, Galilée, 1990, pp. 197225.

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interne de l'art, ou n'a d'intérêt que rapportée à l'art, et plus encore au régime représentatif qui lui a donné son nom, lequel ouvre sa faille à l'époque moderne et le distrait de son assise. En clair, on imagine mal la validité du concept de littéralité pour des productions d'artefacts ou d'événements qui n'auraient plus de rapport avec l'idée d'art; en admettant par hypothèse aventureuse que le nom d'art disparaisse des jeux de langage, il n'y aurait plus d'emploi pour la notion de littéralité. - Reste qu'il faudra nommer ce hiatus ou cette faille qui légitimerait la notion de littéralité. Pour assouplir d'emblée la notion, disons que littéralité, qui s'oppose à symbolique, est le concept nucléaire autour duquel peuvent rayonner comme synonymes, en passant sur les nuances, les termes d'autoprésentation, d'immédiateté, d'immanence, de présence ici et maintenant, d'intransitivité, de matérialité, de frappe..., lesquels s'opposent symétriquement à ceux de représentation de l'Idée, de médiation, de transcendance, de présence différée, de transitivité, d'apparence, de signification... On a ainsi un double réseau qui donne une idée à la fois plus diffuse et plus lisible du littéral, mais qui aussi, comme il se doit, le complexifie, surtout lorsqu'il s'agit de le confronter aux œuvres. Mais déblayons le terrain. 2. Parler de littéralité artistique est donc paradoxal. Mais paradoxe originaire, car comme l'évoquent les dictionnaires, le littéral se rapporte à tout dispositif signifiant, notamment littéraire. Du côté de l'étymologie, littera signifie à la fois la "lettre" de l'alphabet et la façon de former les lettres ou l'écriture; dans le domaine du droit la "preuve littérale" est celle qui existe par écrit. Il s'agit donc d'une matérialité. Mais ce qui est par écrit ce sont les textes, messages, épîtres, etc., et par extension les textes littéraires, codifiés par le régime

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d'une signification communicable. Il est dès lors intéressant de noter que d'emblée la notion de littéralité,qui découle de la lettre, oscille entre la matérialité, ce qui est objectalement fixé, et le dispositif signifiant (symbolique, allégorique, spirituel, moral, etc.), mais à l'intérieur d'une entité considérée unitaire. Autrement dit, la littéralité exprime un certain niveau de cristallisation du sens, d'où il découle que la matérialité de la lettre ne peut être en elle-même littérale: elle est nécessairement le corrélat externe-interne d'un système symbolique; c'est à cet égard le sens qui est littéral et non la lettre qui n'en est que le support tangible; une traduction est littérale quand elle observe le mot à mot, c'està-dire suit "au pied de la lettre" le sens du texte original. Le littéral participe donc d'une sémiotique. La rhétorique d'Augustin distingue les signes "propres" des signes "transposés" qui permettent d'accéder à l'allégorie biblique, et saint Thomas oppose ceux-ci au "sens spirituel". Par la suite (Du Marsais), on distinguera le sens littéral du sens figuré, c'est-à-dire celui qui se présente directement à l'esprit, sens fondamental, sens du dictionnaire, sens codifié ou commun, distingué de la signification comme idée totale, dont ses connotations et ses nuances éthiques ou mystiques, etc. ; ou si l'on veut, la fable qu'on lit, la scène ou l'icône qu'on voit, en bref ce qui apparaît en surface aux sens et est distinct de ce qui se détecte au-dessus ou en profondeur. De façon générale, il y a un niveau du sens basique ou immédiatement donné d'où peuvent rayonner des sens non littéraux dont il est le socle; on parlera d'un sens littéral, "textuel" ou "exact", par rapport au sens métaphorique, allégorique ou mythique. En bref, la lettre et l'esprit s'opposent dans leur
association (signifiant

/

signifié),

et la question

serait

de

savoir si la lettre fait naître l'esprit, en est le jalon d'accès, le révèle ou si au contraire elle lui fait obstacle, le cache,

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l'empêche de poindre3; et en art, si le signifiant est transparent ou opaque à l'esprit, d'où dépend l'intelligibilité de la signification - à quoi toutes les théories de l'art seront confrontées dans la tradition occidentale. A propos des Écritures, Augustin parle de 1'«admirable profondeur [...] dont voici devant nous la surface, attrayante pour les petits... », ftgure superftcielle d'un mystère. Ainsi la lettre, la ftgure, la fable, si elles peuvent donner accès à l'insondable esprit, peuvent aussi lui faire écran: au xnème siècle, ad litteram s'oppose parfois à ad sensum et à ad sententiamqui doit viser le plus haut niveau de sens; à l'icône, à l'histoire on peut retirer toute dignité de sens4. «La lettre tue et l'esprit vivifie », disait Saint-Paul; ce qui apparaît littéralement à l'exégèse ne vaut que pour ce qui trans-paraît au-delà. Mais comment vivrait l'esprit sans la lettre, rétorque J. Lacan5. On n'en sortira pas facilement. Sous ce rapport, Lacan nous intéresse. La prévalence du signifiant chez le psychanalyste implique un processus de "littéralisation" du sujet6 pris dans «la lettre, à savoir [comme] structure essentiellement localisée du signiftant» (E, 501); c'est ce qu'il appelle prendre la lettre «tout uniment, à la lettre », laquelle est « ce support matériel que le discours concret emprunte au langage» (E, 495). Cette matérialité de la lettre n'est certes pas substance, mais elle est la "littéralité du signiftant" qui relègue à sa limite le signifté qu'elle épuise et qui s'autonomise comme un signe immédiatement référé, quasi-signal ou indice; le sens
3 Tzvetan Todorov, Théories des symboles,Points / Seuil, 1985, pp. 51,77,89 sq., 94. 4 Georges Didi-I-Iuberman, FroAlzgelico, Champ Flammarion, 1995, pp. 60-64. 5 Jacques Lacan, Ecrits, Seuil, 1966, p. 509 (E). 6 Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy, u LaCOII,Galilée, 1990, pp. 43, 46, 93, 152, 185.. Titre de 10 lettre. Ulle lectllrede

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appartient dès lors à la seule lettre. Sans doute Lacan maintient-il le signe et sa structure double, donc la barre (Sis) où se constitue à la fois la signifiance qui suppose le franchissement de la barre pour passer à l'étage du signifié, au sujet de l'inconscient, du désir, etc., mais aussi la résistance à la signification. Néanmoins, cette structure métaphorique où se produit l'effet de sens qui est de « poésie ou de création» (E, 515) justifie, par l'autonomie et l'épaisseur de la chaîne signifiante (métonymique), qu'il s'agisse bien d'une sorte de littéralité inassignable; dans la mesure où la lettre n'a plus à être adéquate à quelque chose d'autre, à l'esprit ou au référent, elle est seulement adéquate à un geste permanent et radical d'in-adéquation comme écart entre l'énoncé et l'énonciation (if. l'immanence sans immédiateté). Ce qui en fait une présence qui se dérobe à la représentation. Il faudrait aller plus avant et voir si la notion de littéralité qui nous intéresse peut maintenir la dimension métaphorique que conserve Lacan pour le langage, sachant que la question se pose autrement pour les arts visuels... Il est par ailleurs un autre aspect du littéraldu côté de la figure ou du visible. Le Petit Robert dit du calque qu'il est une traduction littérale, c'est-à-dire que la copie qui duplique le modèle lui est identique ou du moins se tient au plus près. Ici le représentant se fait transparent pour donner l'illusion que le représenté est littéralement le référent. C'est un processus inverse de celui du signe lacanien: le signifiant tend à effacer ses marques propres, sa facture de représentant, pour donner figure au signifié qui se résume au modèle; le meilleur exemple est le trompe-l'œil, voire le naturalisme ou le réalisme, etc. Mais qu'il s'agisse de la subordination du signifié (Lacan) ou de l'effacement du signifiant (copie), c'est le jeu pondéré ou disloqué entre les plans constitutifs du signe ou de la représentation, et plus proche de notre propos, entre l'art comme tel, comme

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