Chansons d'Afrique et des Antilles

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Publié le : vendredi 1 janvier 1988
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EAN13 : 9782296141827
Nombre de pages : 144
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ITINÉRAIRES ET CONTACTS DE CULTURES

@ L'Harmattan, 1988 ISBN 2-7384-0009-4

CENTRE D'ÉTUDES FRANCOPHONES UNIVERSITÉ PARIS XIII

ITINÉRAIRES ET CONTACTS DE CULTURES
Volume 8

CHANSONS D'AFRIQUE ET DES ANTILLES

Editions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005 Paris

ITINÉRAIRES ET CONTACTS DE CULTURES VOLUMES PARUS

1. L'écrit et l'oral 2. L'enseignement des littératures francophones 3. Littératures insulaires: Caraïbes et Mascareignes 4.-5. Littératures du Maghreb 6. Paris-Québec 7. Le roman colonial 8. Chansons d'Afrique et des Antilles 9. Hommage à Léopold Sedar Senghor

COMITÉ

DE RÉDACTION

Jacqueline ARNAUD, Michel GUERRERO,Jean-Louis JOUBERT,Jacques BINET, Claude FiLTEAU, Jeanne-Lydie GORÉ, Bernard MAGNIER, Bernard LECHERBONNIER, ernand LAMBERT,Maximilien LAROCHE, F Jean-Marcel PAQUETTE. Toute correspondance Éditions L'Harmattan et demande d'abonnement doit être adressée à 7, rue de l'Ecole-Polytechnique - 75005

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Paris

SOMMAIRE

Bernard Mali

MAGNIER: Présentation

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9

Massa Makan DIABATÉ:L'épopée mandingue et le titre d'honneur de Sunjata Keita. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Drissa DIAKHITÉ: Des hymnes à la maternité: les chants de veillées de circoncision {solisi} du Birgo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Catherine MAZAURIC Salif Keita, un héritier singulier. : .........

11 21 29

Congo-Zaïre Sylvain BEMBA La naissance du discours amoureux dans la vie : quotidienne chantée au Congo-Zaïre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Théophile OBENGALa chanson mbochi ..................... : Pius NGANDULa chanson de la rupture dans la musique du Zaïre : Cameroun Patrice KAyo: La chanson dans la société traditionnelle Bénin Ascension BOGNIAHO la découverte de la chanson populaire au :A Bénin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Côte-d1voire Jean DÉRIVE: La chanson dans une société de tradition orale: les Dioula de Kong. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Madagascar Michèle RAKOTOSON Dix ans de chanson : à Madagascar. ....... 99 89 81 39 55 63

bamiléké

77

Guadeloupe-Martinique Nelly SCHMIDT:Chansons des « nouveaux libres»: 1848-1851 . . . . 107

La chanson est une petite chose qui a beaucoup d'importance. Jacques BREL

La chanson: art majeur? Art mineur? Huitième art? Le débat est ancien. On connaît la chanson... Chanson des rues ou chant de moissons, chants de revendication (les plus beaux paraît-il) ou berceuse, chanson d'amour ou chant de funérailles, chanson à entendre et à boire. La chanson ne cesse de donner le tempo à la vie. Elle n'appartient à aucun groupe social, elle est de toutes les époques, à la fois, indispensable et superflue, anecdotique et fondamentale. Si, depuis Beaumarchais, nous savons qu'en France « tout finit par des chansons »,il semble bien qu'il en soit de même en d'autres temps et dans d'autres lieux. Alors que la mode musicale s'est emparée de l'Afrique et de la Caraïbe, que les salles de spectacle de l'Hexagone rivalisent pour accueillir Touré Kunda ou Mary Kanté, Xalam ou Youssou N'dour, Salif Keita ou Pierre Akendengué, Dédé Saint-Prix ou Malavoi, à la suite des pionniers que furent Myriam Makeba, Manu Dibango ou Francis Bebey, ce numéro souhaite donner, ici et là, quelques échos à des chants récents ou plus anciens, issus de l'Afrique noire de la Caraïbe et de l'océan Indien. Ce numéro d'Itinéraires et contacts de cultures n'a pas été conçu pour faire un tour d'horizon complet du phénomène. Il réunit des textes abordant des thèmes fort divers, ayant pour dénominateur commun essentiel: la chanson, ses paroles et ses musiques, ses interprètes et ses auditeurs, son espace et son temps. Le grand nombre d'écrivains - la moitié des collaborateurs - ayant accepté de participer à ce numéro témoigne de la considération dont bénéficie cette forme d'expression. Tous disent son importance, dans l'histoire comme dans le quotidien. Tous invitent à d'autres écoutes, à d'autres découvertes, avec ou sans musique.
Bernard MAGNIER

L'ÉPOPÉE MANDINGUE ET LE TITRE D'HONNEUR DE SUNJATA KEITA
par Massa Makan DIABATÉ (Mali)

L'épopée se situe entre l'histoire et le mythe. Reprenant un fait historique, elle concentre autour d'un personnage qui a marqué son temps, tout l'acquis culturel d'une société, en intégrant à ce fait vécu ses proverbes, ses contes et ses sentences populaires. D'autre part, elle attribue au personnage autour duquel elle se forme toutes les valeurs passées et présentes, et constitue alors un lien de reconnaissance et de distinction d'un peuple par rapport aux autres. L'épopée est donc un fait éminemment culturel. Mieux, par son ossature, son arrangement interne, elle caractérise une société sédentaire, ou en passe de l'être, par une combinaison subtile entre l'histoire et les autres faits culturels. Christiane Seydou, qui est spécialiste de littérature peule, écrit, parlant de la société peule « l'épopée relate des événements relativement récents, comparativement aux épopées des populations voisines (au Sénégal: wolof, XVI"siècle; au Mali: Kusa, XVIIesiècle; Bambara, XIIIesiècle). Elle semble donc coïncider avec l'intensification de la sédentarisation des Peuls. Là où l'épopée peule est la plus développée, c'est dans la région du Ma~_sina et du Kounâri, c'est-à-dire là où culture peule et culture mandingue sont le plus étroitement en contact». (l) Le loisir dans la société malinké est certain, car il existe une caste de professionnels de la parole, chargée de distraire le cultivateur et le guerrier en période de repos. Cette sédentarisation, en fait, correspond à l'une des valeurs fondamentales de la société malinké, l'attachement à la terre. La tradition dit: « Si tu veux vivre en bonne concorde avec le Malinké, laisse-lui sa

terre et sa femme. »
Sunjata, le personnage principal de cette épopée, le modèle d'homme que la société malinké se présente à elle-même, est avant tout un homme de la terre qui, chassé par son frère, revient au Mandé.
(1) Christiane Seydou: L'Epopée peule au Mali et ses rapports avec la culture mandingue (Congrès d'études mandingues, Londres, 1972). 11

C'est le tontigi à qui la terre revient en héritage de ses pères. Aussi, au Mandé, une épopée ne peut naître autour d'un griot! dans l'héritage du Mandé, il n'a que la parole en bien propre. La deuxième valeur que la société glorifie plus que tout se trouve être le pouvoir (sebaya) ou précisément le fanga (la force brutale, à caractère contraignant), et cette valeur est liée étroitement au caractère du Malinké, homme de la terre, c'est-à-dire un homme sans finesse. Mais au Mandé, le pouvoir, qui est monopole, crée contestation: chacun veut l'avoir. Sa recherche devient une compétition soutenue par le fadenya (2) qui trouble l'ordre social, ce que la société malinké hiérarchisée ne pardonne pas. Le héros est toujours rejeté par elle, voire même méprisé. Il lui faudra chercher des alliés par l'institution du dyo (pacte d'alliance), face à la neutralité de la société. Il apparaît dans son désir d'ascension personnelle, comme celui-là qui veut par ses faits et gestes, ternir la renommée des autres clans jusque dans leur origine. Car est faden pour le Malinké, tous ceux qui, avant lui, se sont couverts de gloire. Mais s'il triomphe, c'est la société, qui au nom du maninkaya (l'état d'être malinké) a vaincu avec lui, en le dépouillant dans une large mesure de son exploit individuel:
« Nana ma mandi fa kojugu Ion. » (Le héros ne plaît que lorsque des jours néfastes s'annoncent.)

Cependant, sa vie durant et compte tenu du fadenya, il restera toujours un héros, l'homme de l'action, toujours défié et qui devra toujours relever le défi. Mieux, on ne lui pardonnera pas une défaite par laquelle ses exploits passés seraient anéantis. Sunjata est différent de ce schéma classique: il est,comme tout héros malinké, frustré d'une part de ses exploits au profit du maninkaya. Mais le maninkaya à son tour lui fait une place importante, en se référant à lui: il est dit: « Mande Jenjenfen ani dakanyà fen» (celui qui a dispersé le Mandé pour l'ajuster). En termes clairs, l'homme qui a porté le trouble à son paroxysme pour ensuite établir la société sur une base plus solide, mais non nouvelle. La société malinké, attachée à la terre, ne connaîtra pas l'épopée savante, c'est-à-dire limitée à un petit nombre de sa population. Car si elle est hiérarchisée, elle n'est pas aristocratique: parmi les ton tajon (3), le roi chargé de la direction de la vie politique apparaît comme un compagnon. Et les griots qui racontent les épopées appartiennent à tous les tontigi, aussi au Mandé ne trouve+on pas l'épopée sous la
(2) Fadenya: aller plus loin que les ancêtres. (3) Tontajon: celui qui porte l'arc et le carquois, c'est-à-dire le guerrier. 12

forme de chroniques, telles celles encore racontées à la cour des Almamis du Fouta Djallon. Elle embrasse toute la société malinké, chacun jouant son rôle dans la distribution hiérarchisée des fonctions sociales et de ce fait elle est populaire. Rester ce qu'étaient ses pères, mais aussi respecter l'ordre voulu par eux, est le fondement même du maninkaya. Ainsi, chez les Malinké, l'épopée valorise-t-elle tout d'abord les vertus essentielles du Malinké: son conservatisme et son goût du pouvoir. Elle est populaire, s'adressant à des gens qui se disent, à l'inverse des Peuls, hommes de la terre. Au reste, il convient de dépasser les vieilles définitions de l'épopée populaire pour adopter celle, fondamentale, d'épopée vivante, dans son fond et dans sa forme. Le mode de vie du Malinké est resté sensiblement le même, depuis le XIIIe siècle jusqu'au Xxe,aucun progrès économique important n'étant intervenu pour changer sa mentalité. Il s'accroche au passé, et plus particulièrement à ce qui en donne une image idéale: l ëpopée. Les faibles changements qui interviendront seront incorporés en celle-ci. Pour le Malinké et pour tous les peuples qui ne connaissent

pas un bouleversement économique, « l'épopée restitue le modèle
fondamental, l'archétype élaboré par la tradition et l'éducation, qu'elle rappelle aussi sous une forme vivante, imagée, et d'autant plus parlante aux cœurs et aux mémoires qu'elle emprunte son semblant de vérité à l'histoire... » (Christiane Sydou). L'histoire n'étant pas datée, elle rapproche les gens d'aujourd'hui et ceux d'hier: depuis Sunjata jusqu'à Modibo Keita, l'ex-chef de l'Etat malien. Luttant contre la pénétration française, Samory Touré au XIXesiècle, se posera comme une réincarnation de Sunjata. Et la société Malinké croira en lui. Il ira jusqu'à prendre à son compte les us et les traditions de l'épopée de Sunjata, et même son adhésion à l'islam, que la classe politique malinké avait pratiquement délaissé au XVIIeiècle, entre dans le cadre de l'épopée vivante. s Plus près de nous, il est intéressant de noter que Modibo Keita, dans une certaine mesure, a été lui aussi intégré à l'épopée de Sunjata, sous une forme encore plus vivante. Il entre premier à l'école des Instituteurs de William Pont y, et en sort lauréat, se posant dès le départ comme un premier parmi ses pairs. Ensuite, il joue un rôle très important lors de la création du R.DA (Rassemblement Démocratique Africain). En sa qualité de secrétaire de Mamadou Konate, il est arrêté en plein Paris et incarcéré. De retour à Bamako, l'administration coloniale le poursuit et l'incarcère à nouveau, à Tabara, près de Tombouctou. Il a la prestance physique d'un sin bon ; or, au Mandé, était écarté du pouvoir tout homme diminué physiquement, ou franchement laid, la beauté étant saisie comme un reflet de la bonté. 13

Les griots auront vite fait de comparer ses tourments à ceux que Sunjata a connus. Ainsi, l'épopée mandingue, avec la personnalité de Modibo Keita - qui ne s'est jamais dit descendant de Sunjata prendra une tournure politique: la lutte du R.DA. contre le colonialisme français. Le griot n'est plus le griot du horon (4); il est attaché au R.D.A. Sous le régime de Modibo Keita, l'épopée mandingue part de Sunjata et va jusqu'à l'indépendance du Mali. On ne se soucie pas de savoir qui l'a créée. Elle prend sa source dans l'émotion collective, et elle circule dans le public, entraînée par le cycle de perpétuel renouvellement qu'est la tradition orale. Les griots, dans le cadre de la tradition orale, cadre commode et souple, vont créer une série indéfinie de variantes, à partir de l'œuvre initiale. L'hymne de la République du Mali sera inspiré de la devise musicale de Sunjata; l'épopée mandingue devient une force matérielle, et un moyen de mobilisation populaire autour de Modibo Keita réincarnant Sunjata, c'est-à-dire, pratiquement obligé de justifier son pouvoir temporel par un pouvoir spirituel, comme c'est souvent le cas en Afrique noire. Pour un observateur étranger, ce phénomène se présente comme une régression culturelle: le Mali en passe de reprendre sa vie d'avant la colonisation. A notre avis, il n'en était rien: l'épopée mandingue, parce que vivante, avait déjà réalisé un syncrétisme avec l'islam; en se cristallisant autour de Modibo Keita, elle essayait tout simplement de s'adapter à la lutte anti-impérialiste, en tant que fait culturel. D'autres observateurs ont vu dans ce phénomène, l'ébauche d'un culte de la personnalité. Mais le culte de la personnalité n'est-il pas précisément d'essence populaire? Le peuple portant spontanément son affection sur un personnage rassemblant les qualités essentielles. Après les événements du 19 novembre 1968, c'est-à-dire le coup d'Etat militaire, l'épopée mandingue a changé de stade. L'intérêt n'est plus porté sur Sunjata, mais sur un de ses compagnons, Tira Magan Traoré, vainqueur du pays sénégambien, c'est-à-dire un héros de l'action individuelle à caractère violent. Et les griots ont vite fait d'établir un lien de parenté entre ce héros et le colonel Moussa Traoré, président du Comité militaire de libération nationale, ce que ce dernier n'a pas demandé. Ainsi, l'épopée mandingue est vivante; elle incorpore tous les changements. Elle ne prendra fin que lorsqu'un essor économique réel interviendra au Mali.
* ** (4) Horan: homme libre qui n'appartient 14 qu'à lui-même.

Voici le « titre d'honneur» de Sunjata, fondateur de l'Empire du Mali au XIIIe siècle, chanté par Kele Monson Diabaté, un des aèdes les plus célèbres du Mali. Titre d'honneur traduit le mot malinké jasa, c'est-à-dire la contraction de fa (père) et de sya (race). Sunjata est ici chanté par rapport à tous ceux qui l'ont devancé dans le manykanya (l'être malinké, avec l'éducation que cela suppose). La version ici présentée est une version littéraire, accompagnée de notes explicatives.
Sogolon Magan, Sogolon Magan (1) tu es venu pour les griots au Mandé; toi qui disperses le Mandé pour l'ajuster. (2) Saluons Sos a bali (3) Sumanguru au Mandé, premier roi et roi autochtone. Prenez vos carquois esclaves du Mandé, (4) prenez vos arcs gens du Mandé. Jata ne pouvait qu'être roi, gens du Mandé. Sogolon Jata ne pouvait qu'être roi. Les gens de Sos a et ceux du Mandé se sont battus, (5) les pleurs sont partis au Soso, les rires sont venus au Mandé. Saluons Soso bali Sumanguru, premier roi et roi autochtone. Il a pris il a pris Il a pris il a pris Il a pris il a pris son son son son son son arc, Sogolon Magan, (6) arc pour se promener (7) arc, Sogolon Magan, arc pour se promener. arc, Magan Konate, (8) arc pour se promener.

On a dit ceci à des gens du Mandé qui ont été des hommes de premier rang. On a dit ceci à Nyani Masakara (9) sur la colline de Nyani ; à nunanfara Kamara et Kolinkin Magan Suba Danan. Ils n'étaient pas sorciers, ils n'étaient pas génies. L'ange de la mort a passé au Mandé (10). Sinbon, tu es venu après des hommes, d'autres viendront après toi. Suba 0 Magan Konate le pouvoir est bon !(11) Suba 0 Kirifiya Magan Konate le pouvoir est bon! Faites la guerre au Mandé. 15

Si on ne fait pas la guerre, on ne connaîtra pas le vainqueur. On a appelé un homme, Damansa Wulani Wulantanba. (12) Sibi a engendré Kenbu il a engendré Kenbutenen, il a engendré Mulayi trawere. Arrêtons! Il faut s'arrêter. (13) Tous ceux-ci ont tiré le fusil (14) pour ton ancêtre, à Dakajala, (15) lui sans esclaves; et les esclaves sans maître. (16) L'ange de la mort a passé sur le Mandé. Sinbon tu es venu après des hommes, des hommes viendront après toi. Magan Sunjata le pouvoir est bon. On a appelé un homme, Tanan Mansa Kankan. (17) Sinbon tout le monde a tiré le fusil pour ton ancêtre, à Dakajala ; lui sans esclaves, et les esclaves sans maître. Sinbon, où sont les hommes d'autrefois? (18) On a appelé un homme, Sunu Sako, Sunu Mamuru, Sagona Magansi (19). Sinbon, tout le monde a tiré le fusil pour ton ancêtre, à Dakajala. On a soufflé une trompette taillée dans un os humain pour lulukaranani (20). On a soufflé une trompette d'or pour ton ancêtre, Jul ukaranani. On a dit au Mandé Kukuba et Bantanba; (21) Nyani Nyani Kanba Siga. (22) Avec un pantalon en peau d'homme, Sumanguru est entré au Mandé; il est entré au Mandé avec un bonnet en peau d'homme. (23) Sinbon tout le monde a tiré le fusil pour ton ancêtre, à Dakajala ; lui sans esclaves, les esclaves sans maître. Sinbon, où sont les hommes d'autrefois? Fakoli-grosse-tête, et Fakoli-grande-bouche, (24) Solon Bula, fils de Fakoli, (25) Baya Bula, fils de Fakoli. (26) Trente têtes d'écureuil et trois têtes d'écureuil (27) 16

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