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Papa Wemba icône de la musique africaine, de génération en génération

De
168 pages
L'auteur nous entraîne dans deux univers parallèles de "l'homme" et de "l'artiste" Papa Wemba. Dans sa marge de liberté créatrice, qui est aussi celle de l'imaginaire, l'artiste déploie toute son inventivité et son capital de générosité à l'égard de ses fans et ses collègues musiciens. Papa Wemba se révèle être la mémoire de nos sentimentalités les plus tendres, les plus conviviales et les plus souriantes; il est le poète de nos espoirs et de nos espérances. Papa Wemba était de la race des optimistes les plus contagieux, à l'âme perpétuellement adolescente.
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PAPA WEMBA Didier Bokelo Bile
Didier Bokelo nous entraîne dans deux univers parallèles de
« l’homme » et de « l’artiste » Papa Wemba. Dans sa marge de
liberté créatrice, qui est aussi celle de l’imaginaire, l’artiste déploie
toute son inventivité et son capital de générosité à l’égard de ses PAPA WEMBA
fans et ses collègues musiciens. Ne peut être digne d’un tel faisceau
de sympathie qu’un artiste qui aura marqué singulièrement les Icône de la musique africaine, esprits de son temps, autant que le temps lui-même lui aura
permis de mûrir son art pour le bien de sa communauté. Papa de génération en génération
Wemba se révèle être la mémoire de nos sentimentalités les plus
tendres, les plus conviviales et les plus souriantes ; il est le poète Préface de Manda Tchebwa
de nos espoirs et de nos espérances. Dans son petit village urbain
« Molokaï », au cœur de Matonge, on le dit pétri de bonté et de
sagesse, parce qu’il en était « le chef coutumier ». Dans ce beau
monde de bons vivants, juvénile jusqu’au bout de l’aventure, il
incarnait l’espérance de toute une jeunesse qui, sur ses pas, s’est
mise soudain à s’inventer des édens de jouvence bercés, depuis
plus de trois décennies, par des textes et mélodies taillés dans du
marbre sonore. Papa Wemba était, lui, de la race des optimistes les
plus contagieux, à l’âme perpétuellement adolescente.
Didier Bokelo Bile est Ingénieur agronome de l’Université
de Kinshasa et Spécialiste en Télédétection et Cartographie
numérique de l’Ecole Régionale postuniversitaire
d’Aménagement et Gestion intégrés des Forêts et Territoires
tropicaux (ERAIFT) de Kinshasa. Expert national, il est
actuellement chercheur en modélisation économique sur l’utilisation
des terres. Auteur et co-auteur de plusieurs productions scientifques, il
ea participé à la 21 Conférence Internationale des Nations unies sur le
changement climatique, tenue en France, à Paris en décembre 2015.
Illustration de couverture : Marie Laure Yaone
ISBN : 978-2-343-10098-2
20 €
H_RDC_BILE_9,5_PAPA-WEMBA_V4.indd 1 24/09/16 18:16:05
Didier Bokelo Bile
PAPA WEMBA





Papa Wemba
Icône de la musique africaine,
de génération en génération

OKELO BILE Didier B








PAPA WEMBA
Icône de la musique africaine,
de génération en génération


Préface de Manda Tchebwa









L’Harmattan

































© L’Harmattan, 2016
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-10098-2
EAN : 9782343100982
Dédicace


‘‘A mes amis avec qui nous partagions la même passion pour la
musique, et dont les avis parfois divergents exprimés durant les
chaleureuses et fraternelles discussions aux homes VIII et X de
l’Université de Kinshasa ont aussi inspiré ce livre, je dédie cet
ouvrage.

Je pense principalement aux Ingénieurs Agronomes : Maxime
Nzita, Alain Lubini, Roger Yata et David Bunze ; sans oublier
Emany Ilunga, Rocky Lokonda et Bijou Tenday. Qu’ils
trouvent ici l’expression de toute ma gratitude et de toutes mes
amitiés’’.

“A mes parents, Nicolas Bokelo Bile et feu Pauline Lusala, paix
à son âme ! A mon épouse Péguy Diwata et à mes enfants bien
aimés, Lévi, Arielle-Consolate et Bernie, tous Bokelo, je dédie
ce livre”.
7 Remerciements


Grand merci à l’artiste papa Wemba, paix à son âme! qui,
en dépit de ses multiples occupations, nous avait accordé son
temps pour des entretiens, en nous livrant à cœur ouvert un
certain nombre d’informations du présent ouvrage. Merci
également aux artistes musiciens, tels Fafa de Molokaï (depuis
Paris) et Bendo Son ‘’Number One’’ qui à travers le reseau
social ‘’Facebook’’, ne cessaient de répondre à certaines de nos
questions, en nous livrant d’autres informations utiles sur leurs
parcours dans Viva la Musica.
Nous ne pouvons à cet égard oublier de nommer, le
Docteur Emany Ilunga Beya, notre ami personnel, médecin
exerçant aujourd’hui en République Populaire d’Angola, qui a
facilité nos premiers contacts à Kinshasa avec l’artiste Papa
Wemba.
Nos remerciements s’adressent aussi à Marie Laure
Yaone, Manager de papa Wemba à Kinshasa, qui est une
grande sœur et amie grâce à qui, le contact avec l’artiste s’est
plus raffermi, et qui nous a finalement intégré dans le rayon de
l’artiste papa Wemba, ainsi que de son Manager en France,
Cornelly Malongi. De même sa ceinture rapprochée, nous
citons Virginie Lofembe, Stephanie Siamouna, Nafy Bofossa,
Jacquie Mukenge et Sylvie Basombo pour leur intérêt à ce
travail.
Aussi, nous remercions par la même occasion Laurent
Kopi, un ami et collègue à l’USAID, Cornelie Sifa et Olga
Kavira pour leur soutien au présent ouvrage, ainsi que le
Cardinal Ekoumany, “sapelogue Ivoirien” pour toutes les
révélations sur les trois derniers jours passés avec papa Wemba
à Abidjan, avant sa mort.
Nous clôturons cette petite section en remerciant tous
ceux-là qui ont cru à ce projet dès sa genèse jusqu’à sa
concrétisation, en nous soutenant moralement et spirituellement
au travers de leurs conseils, orientations et stratégies en vue de
donner de la forme à cette œuvre d’esprit.
9 Préface


Dans un pays où les épopées sont toujours vivantes,
palpitantes et chaleureuses, les icônes y trouvent toujours un
lieu favorable d’émergence dans les tumultes de nos
différences, dans le trou blanc de l’oubli. Il y a icône et icône.
En voici une, d’une essence particulière. S’inscrivant
dans la lignée de ses aînés Kallé Jeff, Franco, de Mujos, Vicky
Longomba et autres Franc Lassan, Papa Wemba, inventeur de la
« rumba frenchen », est, sans nul doute, l’une des icônes les
plus adulées de la scène musicale congolaise. Chantre du beau
et du bon, éclaireur de conscience, passeur de rêves et de
sensations subliminaires, l’artiste au look de sapeur a, qui plus
est, un immense talent de chanteur à la « voix de rossignol »,
magnétisante à souhait, qui a fini par lui conférer un
rayonnement mondial.
Dans son pays, la République Démocratique du Congo,
un tel génie appartient à la race tant recherchée des « alanga
nzembo ». C’est-à-dire les « grands maîtres » de la chanson.
Ceux qui travaillent à cultiver les valeurs cardinales de la
culture congolaise en s’efforçant d’en pérenniser l’identité la
plus abyssale.
Qu’un tel personnage si attachant, si charismatique ait
inspiré un livre, ne devrait guère nous surprendre. D’autant que
ne peut être digne d’un tel faisceau de sympathie qu’un artiste
qui aura marqué singulièrement les esprits de son temps, autant
que le temps lui-même lui aura permis de mûrir son art pour le
bien de sa communauté. Ce pari-là, il fallait le tenir. Ayant
arpenté avec des fortunes diverses les coteaux menant vers la
gloire, Papa Wemba peut aujourd’hui, 37 ans après ses premiers
pas, s’estimer heureux d’appartenir à la famille d’icônes qui
fondent le panthéon de la musique congolaise. Tous y sont allés
de leur âme d’enchanteur. Tous n’y ont pas joui du même degré
de dévotion. Mais dans tout cela, Papa Wemba se révèle être la
mémoire de nos sentimentalités les plus tendres, les plus
conviviales et les plus souriantes ; il est le poète de nos espoirs
et de nos espérances.
11

Dans son petit village urbain « Molokaï », au cœur de
Matonge, on le dit pétri de bonté et de sagesse, parce qu’il en
est le chef… coutumier. Dans ce beau monde de bons vivants,
juvénile jusqu’au bout de l’aventure, il incarne l’espérance de
toute une jeunesse qui, sur ses pas, s’est mise soudain à
s’inventer des Eden de jouvence bercé, depuis plus de trois
décennies, par des textes et mélodies taillés dans du marbre
sonore. C’est que chacun ici est convaincu qu’il n’y aurait
jamais rien à attendre d’un quelconque chansonnier muselé, un
chansonnier qui serait incapable de vendre à ses auditeurs
l’espoir de vivre. Quoi qu’on en dise, Papa Wemba est, lui, de
la race des optimistes les plus contagieux.
C’est la raison pour laquelle, ici, tout le monde aime sa
générosité et son âme perpétuellement adolescente. Fallait-il
attendre quatre sacrées décades pour réaliser combien l’icône de
la chanson congolaise a mûri et irradié de son génie singulier la
marche et l’histoire de son pays ? De Stukas à Zaïko, de Zaïko à
Yoka Lokole, de Yoka Lokole à Viva la Musica, partout
l’ombre de Papa Wemba a plané avec, ô miracle du destin,
l’insistance d’un esprit démiurgique.
Quel bonheur de découvrir qu’après tant d’années
passées sur scène, l’homme a su garder sa fraîcheur d’antan,
avec dans son regard quelque chose de l’ordre de l’immortel.
C’est que sur cette longue route de l’aventure sans fin, Papa
Wemba n’est pas seul. A ses côtés, ont évolué des artistes aux
talents multiples. A la seule différence, lui a toujours été chef de
« band ». Une « band », pleine de complicité, d’ambition et de
lucidité. Voici que le livre de Didier Bokelo, porté par une
plume joviale, nous plonge au cœur de joyeux compères,
complices dans l’aventure, dans la musique et dans la joie, entre
coups de blues et coups de cœur.
Et c’est de bon droit que chacun de tous ses compagnons
de route se revendique fièrement de la lignée « Viva » de ses
avatars postérieurs. De Jadot le Cambodgien à King Kester
Emeneya, d’heureuse mémoire, en passant par Kisangani
Espérant, Petit Aziza, Bipoli na Fulu, Fafa de Molokaï, Debaba
el Shabab, Djuna Djanana, Dindo Yogo, Maray Maray, Petit
12 Prince Bengali, Reddy Amisi, Spraya Dora, Lidjo Kwempa,
Luciana de Mingongo, Célé le Roi, Stino Mubi, Bendo Son,
Asta Paola, et j’en passe, le formateur d’idoles a bien diplômé
des talents à la mesure de sa générosité et de son talent. A leurs
côtés, Shungu Wembadio a su vaincre le temps, grâce au temps.
Que des mémoires indélébiles (celles d’une aventure et
des passions en partage), des portraits bien sympathiques,
assortis de ce souffle bon enfant de ces années fastes de Viva la
Musica !
Dans les méandres des pérégrinations saisonnières dont
la scène musicale congolaise est si familière, chacun à sa
mesure a toujours su perpétuer la marque stylistique imprimée
par son idole. C’est bien là l’esprit de ce livre passionnant de
Didier Bokelo, mélomane passionné et témoin privilégié de
l’évolution de la carrière de Papa Wemba et de ses multiples
formations musicales.
Ecrit dans l’urgence de redire une carrière d’idole et
d’icône qui défie toutes les mémoires, sinon toutes les
amnésies. D’ici j’entends encore un fan de « Bokul » lui crier
dans un moment de déprime : « Ne te presse pas, sous prétexte
de nous faire plaisir. Prends ton temps et ne t’inquiète pas, on
sera là le jour que tu sentiras l’envie de revenir chanter pour
nous ». La chose va de soi, car c’est à Wemba, et à nul autre,
qu’il revient de remplir le cœur d’un chacun de ce trop-plein de
bonheur dont l’art est si prodigue.
Le lecteur serait bien avisé de profiter de la parution de
cet ouvrage pour bien réviser la grammaire et la syntaxe de la
carrière de Papa Wemba. A vue d’œil, sous la plume de Didier
Bokelo, on réalise bien combien son art incarne une part vitale
du rêve d’un homme atypique, amoureux de belles mélodies,
inventeur de petites « îles de beauté » dans le tréfonds de ses
auditeurs.
A l’essayiste devenant historien, de nous entraîner dans
les labyrinthes des codes sociaux et éthiques propres à la société
molokaïen. Société où l’art, l’artiste et « l’ar » (l’argent en argot
kinois, selon le mot de Yoka Lye Mudaba) participent d’un
impératif de survie dans une ville où l’homme n’est finalement
que la résonance des échos d’une société foncièrement
économique et sybaritique à la fois. Peu importe, alors, que l’on
13 soit porté parfois vers les plaisirs du quotidien, l’ambiance
électrisée des nganda ultra-sonorisés, les réseaux d’alliances et
de solidarité que tisse le peuple de la ville en travestissant
parfois certains paradigmes anthropologiques ambiants. Il n’est
donc que dans l’ordre des choses que langages et styles
vestimentaires empruntent à la SAPE, l’autre religion de Papa
Wemba, des canons nouveaux inventés par les artistes à l’aune
de chaque saison festive en cours.
Ce décor, si familier au Kinois noceur et flambeur
impénitent, à partie liée avec l’environnement sociologique de
l’icône de la « Rumba Frechen ». Chaque page du livre de
Didier Bokelo est un vrai régal. L’auteur, porté par une écriture
ravissante, nous entraîne dans deux univers parallèles de «
l’homme » et de « l’artiste », Wemba. Dans sa marge de liberté
créatrice, qui est aussi celle de l’imaginaire, l’artiste déploie
toute son inventivité et son capital de générosité à l’égard de ses
fans et ses collègues musiciens. L’image que l’on retient à la fin
est celle d’un homme qui n’est pas si seul qu’on pouvait le
croire ; il est l’homme de tout le monde. Transcendant les
limites de sa famille biologique, surgit en dévoilements
progressifs une nouvelle famille, professionnelle celle-là, où de
nouveaux frères et sœurs plus solidaires que jamais tissent une
nouvelle parenté. Ici se superposent, dans une déroutante
dialectique, deux lignages : celui de la parenté tetela matricielle
et celui dérivant du village Molokaï, son nouveau lieu social
urbain.
Pianotant sur les deux registres, le voilà, Wemba, qui
voyage avec le lecteur dans une remarquable odyssée. Chaque
étape de sa vie est comme un tableau à l’aquarelle où se
dévoilent tantôt le citoyen congolais dans son intimité ordinaire,
tantôt un artiste en quête d’affirmation qui, pour mieux « durer
», se doit d’affronter sinon de confronter son talent à celui de
ses amis d’aventure. En croisant sur route, au tournant des
années 68, d’abord Gaby Lita et son Stukas boys, il trouve là un
moyen d’investir sur le futur. Puis lorsque le destin le met sur la
route de Gégé Mangaya et DV Moanda, sur Kanda Kanda à
Matonge des années 69, où il croise dans la foulée le guitariste
Pépé Manuaku et le chanteur Jossart Nyoka Longo, etc. C’est le
déclic d’une carrière qui, bientôt, va s’ouvrir largement à
14 l’international. Un décor de rêve, Zaïko, devient une étape
obligée pour ce jeune né chanteur d’accéder à la notoriété
kinoise.
Sur scène, chaque fois, c’est un Shungu Wembadio
toutfeu tout-flamme qui s’offre à l’appétit du regard de ses fans. Il
chante, bondit comme un jeune félin, pirouette, rit quasi hilare
sur les mots et les idées de ses chansons, un munyere (béret)
bien vissé sur la tête. Des émotions se maillent joyeusement
dans la bonne humeur. En face, il y a du beau monde, bien sapé,
endimanché comme personne, prêt à gagner le pari de
l’ambiance molokaï. Il y a là dans son art, ainsi que le montre si
justement le livre, comme un absolu dans lequel, du reste,
chacun aimerait s’engloutir comme au bon vieux temps de ses
devanciers. Ici et ailleurs. A la manière d’Elvis Presley bien sûr,
mais pourquoi pas celle de James Brown, et celle du vieux
Frank Lassan, sapeur avant l’heure devant l’Eternel.
Que retenir de ce livre ? Si ce n’est que Shungu
Wembadio n’est ni un historien, ni un romancier ; simplement,
une icône, un chanteur… de charme, inégalé et insurpassable
dans son genre. De même, Viva la Musica, son groupe, est un
joyeux petit monde d’amitié, de fraternité, de partage et de
liberté tous azimuts.
Plaise à chaque lecteur de ce livre, qui arrive bien à son
heure et que je vous recommande vivement, d’y trouver sa part
de rémanence, et la vertu d’exalter les rêves les plus
magnifiques dont la voix de Papa Wemba est porteuse depuis
qu’il nous habite.
Et que viva la musica !

Manda Tchebwa


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