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Une vie de Héraut

De
328 pages
Issu des rangs des jongleurs et des ménestrels, le héraut, au Moyen Âge, était là pour donner tout son éclat à un événement public. Lors d'un tournoi, c'est lui qui devenait le maître de cérémonie. Il est tentant de comparer la solennité d'une fête médiévale à la recherche de perfection requise pour un concert de musique classique. Aujourd'hui, c'est un grand soliste ou un grand maestro qui tient la place du héraut de jadis. Au seul geste du chef répondent à leur tour toutes les voix de l'orchestre...
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Jean Périsson
UNE VIE DE HÉRAUT Un chef d’orchestre dans le siècle
Préface de Christian Merlin
Une vie de héraut
La Philosophie en commun Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain, Patrice Vermeren  Nourrie trop exclusivement par la vie solitaire de la pensée, l'exercice de la réflexion a souvent voué les philosophes à un individualisme forcené, renforcé par le culte de l'écriture. Les querelles engendrées par l'adulation de l'originalité y ont trop aisément supplanté tout débat politique théorique.  Notre siècle a découvert l'enracinement de la pensée dans le langage. S'invalidait et tombait du même coup en désuétude cet étrange usage du jugement où le désir de tout soumettre à la critique du vrai y soustrayait royalement ses propres résultats. Condamnées également à l'éclatement, les diverses traditions philosophiques se voyaient contraintes de franchir les frontières de langue et de culture qui les enserraient encore. La crise des fondements scientifiques, la falsification des divers régimes politiques, la neutralisation des sciences humaines et l'explosion technologique ont fait apparaître de leur côté leurs faillites, induisant à reporter leurs espoirs sur la philosophie, autorisant à attendre du partage critique de la vérité jusqu'à la satisfaction des exigences sociales de justice et de liberté. Le débat critique se reconnaissait être une forme de vie.  Ce bouleversement en profondeur de la culture a ramené les philosophes à la pratique orale de l'argumentation, faisant surgir des institutions comme l'École de Korcula (Yougoslavie), le Collège de Philosophie (Paris) ou l'Institut de Philosophie (Madrid). L'objectif de cette collection est de rendre accessibles les fruits de ce partage en commun du jugement de vérité. Il est d'affronter et de surmonter ce qui, dans la crise de civilisation que nous vivons tous, dérive de la dénégation et du refoulement de ce partage du jugement. Dernières parutions Rosemarie FERENCZI,Kafka. Subjectivité, histoire et structures, 2014. María Beatriz GRECO,Une autorité émancipatrice, Un parcours de la pensée de l’égalité chez Jacques Rancière, 2014. Auguste EYENE ESSONO,Le mythe, l’écriture et la technique, 2014. Michaela FIŠEROVÁ,Partager le visible, Repenser Foucault, 2013. Marc LE NY,Hannah Arendt ; le temps politiques des hommes, 2013. Geoffroy MANNET,L’impureté politique. La sociologie de Pierre Bourdieu au miroir de la pensée politique de Jacques Rancière, 2013. In-Suk CHA,Essais sur la mondialisation de notre demeure : Vers une éthique transculturelle, 2013.
Jean Périsson Une vie de héraut
Un chef d’orchestre dans le siècle PRÉFACE DECHRISTIANMERLIN
© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03673-1 EAN : 9782343036731
«Q u e l d r ô l e d e m é t i e r ! D a n s l e c l a s s i q u e , v o u s p r o f i t e z s a n s h o n t e d ’ a p p l a u d i s s e m e n t s q u i r e v i e n n e n t à M o z a r t o u à B e e t h o v e n . »
A l e x a n d r e T a r a u d
«m u s i q u e , l a S a n s l a u n e e r r e u rv i e s e r a i t »
F r i e d r i c h N i e t z s c h e ,C r é p u s c u l e  L e i d o l e sd e s
P R É FA C E
Au départ, c’était un nom lié à l’histoire d’un théâtre avec lequel j’avais un lien affectif particulier. Enfant, dans les années 1970, c’est à Nice que j’ai découvert l’amour de l’opéra, grâce à un grand-père qui fermait son cabinet de généraliste chaque dimanche pour occuper les fonctions de médecin de service à l’Opéra de Nice. Quoique fasciné par les chanteurs, depuis devenus légendaires, qui se produisaient alors rue Saint-François de Paule, de Placido Domingo à Montserrat Caballé en passant par Régine Crespin, j’étais déjà fortement intrigué par la figure centrale du chef d’orchestre et interrogeais volontiers mes grands-parents sur leurs souvenirs en la matière. C’est là que j’entendis pour la première fois prononcer le nom de Jean Périsson, qu’ils avaient souvent vu en action lorsqu’il était directeur de la musique quelques années auparavant. Mais si mon grand-père a soigné nombre de cantatrices à la gorge enflammée ou de spectateurs s’étant foulé la cheville dans l’escalier du théâtre, il ne me semble pas qu’il ait jamais dû intervenir pour venir en aide au maestro défaillant. Un peu plus tard, lors de mes obscurs balbutiements de critique musical, je me rendis au Théâtre Graslin de Nantes pour assister à la rarePénélopede Fauré, un ouvrage que je connaissais vaguement au disque mais n’avais jamais vu représenté à la scène. Le chef était ce Jean Périsson dont Nice gardait le souvenir : il était alors directeur musical de l’Opéra de Nantes. Je découvris un homme svelte et de belle allure, élégant au pupitre, mais ne fus pas conquis par le jeu de l’orchestre : j’apprendrais beaucoup plus tard, ne serait-ce qu’en lisant le présent ouvrage, que cette période nan-taise avait été l’une des rares expériences négatives dans un parcours mu-sical globalement marqué par des enchaînements heureux. J’attendais donc encore un élément probant pour me faire une idée plus complète de l’art d’un chef appartenant alors pour moi au passé. C’est alors que, titulaire de la rubrique disques de la revueL’Avant-Scène Opéra, je fus chargé de refaire une discographie comparée complète de Carmen. Vaste programme : en 1998, on comptait déjà 93 enregistrements du chef-d’œuvre de Bizet, 34 intégrales en studio, 29 intégrales sur le vif et 30 disques d’extraits. Je résolus d’être le plus complet possible pour ne rien laisser au hasard. C’est ainsi que je me procurai en microsillon la version enregistrée à Pékin en 1982, événement culturel qui avait fait grand bruit
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