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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Édouard Piette
Notes pour servir à l'histoire de l'art primitif
NOTES POUR SERVIR A L’HISTOIRE DE L’ART 1 PRIMITIF PAR Ed. PIETTE
Malgré les découvertes de Boucher de Perthes, on di scutait encore sur l’existence simultanée de l’homme et des grandes espèces éteintes dont on trouve les ossements dans les gravières, quand Lartet et Christy commenc èrent leurs fouilles dans les cavernes. Le résultat de leurs explorations les fra ppa eux-mêmes d’étonnement. Cet homme dos vieux temps quaternaires, auquel les uns ne voulaient pas croire, que les autres regardaient comme un sauvage à peine sorti d e l’animalité, s’était élevé à la conception des arts plastiques et s’était passionné pour eux. Ne connaissant pas le métal, il s’était efforcé de sculpter et de graver avec des éclats de silex, et il avait représenté, non sans un remarquable talent d’imitation, les animaux au milieu desquels il avait vécu, le mammouth, le renne, les équidés, etc . Cette révélation produisit, dans le monde savant, des sentiments d’admiration ou de scepticisme et, chez les explorateurs des cavernes, un grand enthousiasme. Je demandais un jour à M. Franchet, excellent observateur qui a dirigé les fouilles de M. de Vibraye à Laugerie-Basse, s’il n’avait pas ét udié la composition des amoncellements à gravures et à sculptures et s’il n ’avait pas observé des différences dans les couches dont ils sont formés. Il me répond it : « Ni M. de Vibraye ni moi n’y avons songé ; et Lartet et Christy n’ont pas pensé plus que nous à en faire l’étude stratigraphique. Émerveillés à la vue des surprenan ts vestiges d’un temps si éloigné, nous ne cherchions que dos gravures et des sculptur es ; nous les cherchions avec la même passion que l’ouvrier des placers qui a la soi f de l’or et n’a d’yeux que pour les pépites dans les terres qu’il retourne. » Ce que me disait M. Franchet est vrai. Il serait po urtant injuste de prétendre que les premiers fouilleurs de grottes n’ont fait qu’apporter de nouvelles preuves à l’appui de la contemporanéité de l’homme et des animaux disparue pendant l’ère quaternaire primitive. Lartet et Christy et, après eux, MM. de Vibraye, Franchet et Garrigou ont su distinguer, dans les cavernes et les abris, trois t ypes de stations humaines, celui du Moustier, celui de Laugerie-Haute et celui de la Madeleine, créant ainsi dans ses grandes lignes l’archethnologie que M. de Mortillet allait élever à la hauteur d’une science, et ne laissant à leurs successeurs que des questions de détail à résoudre.
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