Raphaël

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Cette nouvelle monographie consacrée à Raphaël vous permet de découvrir l’artiste dans son environnement historique et géographique. D’Urbino à Florence, de Florence à Rome, Raphaël a mis son talent et sa gloire au service des plus grands. L’édition VisiMuZ est une réalisation originale et innovante, alliant textes, informations pointues, et une iconographie très abondante et judicieusement placée. Elle s’adresse à tous les publics.

Elle se base d’abord sur la biographie écrite par Henri Focillon, célèbre historien de l’art, professeur au collège de France, représentant de la France à la Société des Nations (avec Paul Valéry). Il était considéré par tous comme « un pédagogue hors pair ». Son Raphaël est à la fois érudit, brillant, et jubilatoire.

Sur ces bases solides, VisiMuZ a réalisé un important travail de recherche bibliographique qui a permis de retrouver les tableaux évoqués par l'auteur, la plupart alors cités sans être illustrés, et d’ajouter leur reproduction. À la place des 24 reproductions des éditions antérieures de ce texte historique, cette édition numérique nous a permis d’enrichir la monographie de plus de 140 photos de tableaux, dessins, gravures, insérées dans l’ouvrage au moment précis où l'auteur évoque l'œuvre dans le texte. Pour chacune, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « Beaux-Arts » et une monographie qui, avec l’équivalent de 345 pages (dont 143 de planches), est une référence pour l’artiste.

En replaçant les tableaux dans la vie du peintre, VisiMuZ permet au lecteur de mieux comprendre son évolution artistique, et rend la lecture plus attrayante et pédagogique. Pour un livre d’art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :

• disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,

• adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,

• agrandissement des photos pour mise en valeur des détails, et tableaux mis en valeur, encadrés par la tablette,

• création d’une photothèque personnelle avec les photos de l’ebook,

• constitution d’une bibliothèque « Beaux-Arts » pour un budget très raisonnable.


Publié le : jeudi 12 mai 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791090996229
Nombre de pages : non-communiqué
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Avant-propos

La collection VisiLiFe a pour objet l'édition ou la réédition de biographies de référence de peintres célèbres. Ces biographies sont celles qui sont systématiquement évoquées par les biographies postérieures qui puisent abondamment à leur source. Les auteurs sont des écrivains au style très agréable, ils connaissent personnellement les artistes dont ils évoquent la vie et l’œuvre. Ces biographies avaient un défaut : elles étaient parfois frustrantes à lire quand on n'avait pas en mémoire les tableaux évoqués par l'auteur. Avec le numérique, cet obstacle est levé et les ouvrages de la collection VisiLiFe incluent systématiquement les œuvres en regard des textes pour une meilleure compréhension du travail de l'artiste et surtout un plus grand plaisir de lecture. Vous pouvez agrandir chaque photo en pleine page par un simple-tap. Le détail de la navigation est indiqué ci-après. Vous pouvez évidemment annoter votre livre numérique. La visite virtuelle ne remplace pas la visite réelle. Aussi nous vous indiquons en fin d’ouvrage la localisation des œuvres que vous avez pu admirer au cours de votre lecture. Grâce au numérique, vous pouvez enfin profiter pleinement des illustrations en les agrandissant.

Quelques conseils pratiques d'utilisation

Votre livre est un e-book.

1) Malgré tout le soin apporté à sa réalisation, les programmes de lecture actuels connaissent quelques défauts de jeunesse, qui peuvent altérer l'affichage de plusieurs caractères. Ainsi, sur certains lecteurs, les espaces insécables peuvent dans quelques polices ne pas être gérées. Dans ce cas, il apparaît un petit carré au lieu d'une espace. Le choix d'une autre police de caractères permet de contourner le problème. De même, l'agrandissement du corps des lettres peut poser quelques soucis d'ajustement pour les images. Ici, il suffit de changer la taille des caractères pour améliorer l'affichage. Enfin, les césures sont traitées selon des règles anglo-saxonnes et ne respectent pas encore les règles francophones.
Mais votre livre numérique est aussi un livre enrichi, pour vous donner plus de plaisir en regardant les photos des œuvres.

2) Affichage des œuvres en pleine page. Par simple-tap dans le corps du texte sur la photo de l’œuvre, on affiche celle-ci en pleine page. Un double-tap permet alors l'affichage en plein écran. Un autre double-tap retourne à l'affichage pleine page. On peut revenir à la page du texte en cliquant sur la zone en bas à gauche « Revenir à la p. xxx » ou sur la croix en haut à gauche, selon les lecteurs.

3) Biographie des artistes. Lorsque vous lisez votre livre en étant connecté à Internet, vous pouvez, par simple-tap sur le nom des artistes, lorsqu'il est indiqué dans le cartel des œuvres, accéder aux notices biographiques qui leur sont consacrées au sein de l'encyclopédie libre Wikipédia. Attention : pour ne pas alourdir la lecture, ces liens ne sont pas signalés.

4) À la fin du livre, vous pouvez afficher un diaporama de toutes les œuvres présentes dans l'ouvrage. Le cartel est rappelé en bas de chaque page.

5) Les dates de certaines vies d'artistes ou de création des œuvres peuvent être imprécises.
Nous avons choisi d'indiquer les incertitudes de la manière suivante :
  • be : between ou entre
  • ca : circa ou vers
  • an : ante ou avant
  • po : post ou après

Nous sommes très attentifs à vos impressions, remarques et critiques concernant le fond et la forme des ouvrages publiés par VisiMuZ. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires à l'adresse suivante :
guides@visimuz.com

Introduction de l'éditeur

Cette nouvelle monographie consacrée à Raphaël vous permet de découvrir l’artiste dans son environnement historique et géographique. D’Urbino à Florence, de Florence à Rome, Raphaël a mis son talent et sa gloire au service des plus grands. L’édition VisiMuZ est une réalisation originale et innovante, alliant textes et informations pointues, ainsi qu'une iconographie très abondante et judicieusement placée. Elle s’adresse à tous les publics.

Elle se base d’abord sur la biographie écrite par Henri Focillon, célèbre historien de l’art, professeur au Collège de France, représentant de la France à la Société des Nations (avec Paul Valéry). Il était considéré par tous comme « un pédagogue hors pair ». Son Raphaël est à la fois érudit, brillant et jubilatoire.

Sur ces bases solides, VisiMuZ a réalisé un important travail de recherche bibliographique qui a permis de retrouver les tableaux, dessins, estampes et affiches évoqués par l'auteur, la plupart cités sans être illustrés. À la place des 24 reproductions des éditions antérieures de ce texte historique, cette édition numérique nous a permis d’enrichir la monographie de plus de 140 photos de tableaux, dessins, estampes, insérés dans l’ouvrage au moment précis où l'auteur évoque l'œuvre dans le texte. Pour chacune de ces œuvres, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « Beaux-Arts » et une monographie qui, avec l’équivalent de 345 pages (dont 143 de planches), se veut une référence pour l’artiste.

En replaçant les tableaux dans la vie du peintre, VisiMuZ permet au lecteur de mieux comprendre son évolution artistique, et rend la lecture plus attrayante et pédagogique.

Le référencement de l'œuvre de Raphaël est à la fois complexe et très avancé. Illustre de son vivant, jamais oublié, les œuvres de Raphaël se trouvent dans les endroits les plus prestigieux et dans les collections des Grands de ce monde. Cinq siècles nous séparent de la vie de l’artiste, les études sont très nombreuses, mais les moyens techniques récents ont apporté une lumière parfois nouvelle et remis en cause certaines certitudes. Raphaël était entouré à Rome d’une pléiade d’élèves et d’assistants qui, sans avoir son génie, ont montré un talent solide.

Giulio Romano (Jules Romain dans sa version francisée), Gianfrancesco Penni, Giovanni da Udine, Perin del Vaga, Polidoro da Caravaggio, Rafaellino del Colle, Pellegrino da Modena, entre autres, vont souvent réaliser les peintures conçues et dessinées par le Maître. Raphaël pensait, comme Léonard, que la peinture était d’abord intellectuelle (« la pittura è una cosa mentale ») et n’hésitait pas à charger ses élèves les plus brillants de l'exécution de peintures dont il avait conçu les moindres détails. Il est donc parfois très difficile d'attribuer la réalisation à Raphaël ou à ses élèves. Certains historiens distinguent les tableaux complètement autographes de ceux qui ont été peints à plusieurs mains, sans toujours au demeurant être en accord. La tâche est rendue encore plus difficile du fait des restaurations qui ont pu avoir lieu sur cinq siècles. Nous avons indiqué certaines des collaborations lorsqu'elles sont unanimement reconnues. Elles concernent évidemment plus la période romaine, pendant laquelle Raphaël dirigeait un atelier important.

De nombreux catalogues raisonnés des œuvres de Raphaël ont été établis à partir du début du XIXe siècle, parmi lesquels on peut citer ceux de Joseph A. Crowe et Giovanni B. Cavalcaselle en 1882, ou d'Oskar Fischel en 1924. En 1966, le catalogue établi par Luitpold Dussler comprenait 187 numéros.

Le catalogue raisonné le plus connu, qui est aussi l’un des plus récents et des plus à jour pour les peintures, est celui élaboré par Pierluigi de Vecchi entre 1966 et 1969. Nous rapportons donc chacune des œuvres citées à la numérotation dans ce catalogue. Il comprend 155 numéros, pour un peu plus de 250 peintures. Malgré la multitude d’études réalisées, des découvertes peuvent encore avoir lieu de nos jours. Trois au moins des tableaux illustrés dans notre monographie, validés par les experts comme étant de Raphaël, n’étaient pas connus du catalogue raisonné.

Pour cette nouvelle édition, en sus du texte principal, nous avons ajouté des commentaires pour certains tableaux. Ces commentaires sont en italique et indiqués par le préfixe V (pour VisiMuZ). En tant qu'éditeur, nous avons aussi pris la liberté d’ajouter quelques notes (numérotées à partir de 100) lorsque des références livresques peuvent éclairer la prose érudite de l’auteur.

Notre édition présente les œuvres avec leur localisation de 2016, lorsqu’elle est connue. Elle est indiquée systématiquement dans les cartels, puis synthétisée par pays et par ville à la fin de l'ouvrage.

Enfin, comme dans tous les ouvrages de VisiMuZ, les cartels des tableaux présentent un fond différent selon la notoriété des tableaux représentés. Gris pour les tableaux les moins connus, bleu lorsque leur notoriété est plus importante, rose lorsqu’il s’agit d’œuvres devenues des icônes universelles de la peinture.

Les reproductions des tableaux sont agrandissables par simple-tap. Ceux-ci peuvent être vus ensuite en plein écran via un double-tap.


François Blondel (mai 2016).


En couverture : Le Parnasse (détail), Chambre de la Signature, Vatican.
Photo : VisiMuZ.


Première édition : mai 2016
Dépôt légal : mai 2016
N° éditeur : 9791090996229

I. RAPHAËL ET L'ART ITALIEN

 Autoportrait (attribué à) 
[1] Autoportrait(attribué à), ca 1506, tempera sur bois, 47,5 x 33 cm, galerie des Offices, Florence V54

Pourtant, de toutes les époques de l'art, le XIXe siècle était peut-être la moins faite pour recevoir un pareil enseignement et pour en jouir. Il n'a jamais connu de trêve à sa fièvre et ce qu'il a le plus chéri, c'est sa fièvre même. Il s'est détourné du vieil héritage gréco-latin pour interroger le génie du Nord, il s'est complu au malaise de l'homme, il l'a diversifié, approfondi, agité, il n'a saisi sa grandeur que dans l'héroïque, il lui a interdit le repos et la paix. Il a aimé l'Italie, mais dans l'exquis de son mysticisme, dans ses débordements d'énergie, dans sa fougue naturaliste, bien plus, dans son maniérisme, dans son écume, dans ses volutes. Il a fait avec joie la découverte des peintres gothiques et du Quattrocento, au point de dévier le développement naturel et national des écoles, par exemple les Anglais. Il ne se refusait pas aux accords larges, puisqu'il a compris et restitué la vraie grandeur de Michel-Ange, celle de Vinci, mais il leur conférait à tous deux ses propres inquiétudes, qu'il aimait à retrouver dans leurs œuvres, en y répandant la couleur assombrie de ses songes. Un grand homme, un grand artiste n'est pas seulement valeur absolue, mais valeur d'interprétation aussi. Chaque âge et presque chaque génération se peignent de lui l'image qui leur convient le mieux. Le romantisme ne pouvait voir Raphaël que comme il a vu Racine : et c'est par exception que Delacroix, par-delà les préférences d'école et de groupe, admire Racine et Raphaël.

Enfin les méthodes modernes de l'histoire de l'art, fondées principalement sur la critique des sources et sur les rapports d'influences, en relevant avec soin dans l'œuvre de Raphaël les souvenirs et les emprunts, tendaient à en faire moins l'expression d'un génie homogène et personnel qu'une sorte de table des matières de la Renaissance italienne et, du même coup, si l'on veut, la dangereuse préface de l'éclectisme : on ne devait pas seulement le considérer comme un de ces maîtres qui, venant au soir d'une époque trop riche, exerçant un trop impérieux ascendant de manière sur des talents plus débiles, annoncent et préparent les décadences, mais comme un artiste intelligent, intermédiaire, déjà touché de faiblesse et déjà lui-même un maniériste. Nous avons tellement pris l'habitude de voir les œuvres à travers leur histoire qu'il nous faut faire un effort pour nous arracher à cet ordre de pensées et de jugements. Nous voici placés entre l'exclusivisme idolâtre des classiques et les exigences d'un temps qui chercha dans l'œuvre d'art un trait plus volontaire et un plus mystérieux arrière-plan de pensée. En revenant à la très ancienne Italie, non pour des études d'apports ou d'influences, mais pour essayer de qualifier la continuité d'un style, nous avons plus de chances de comprendre un art dédié à la poésie de la forme humaine, à la paix de l'âme heureuse et à la majesté de l'ordre.

Nous tendons toujours à concevoir l'histoire des grandes civilisations comme le développement d'un principe unique. Il est remarquable de voir à travers les siècles l'Italie double : ou plutôt elle se partage en deux courants, qui coulent, non pas selon un chemin parallèle, mais en se croisant parfois et en mêlant leurs eaux. Il y a l'Italie du style, de l'équilibre, de l'aplomb architectural et de la ligne calme ; il y a une Italie de savant caprice, de dilettantisme fiévreux et de passion expressive. L'une reçoit, continue et propage, mais avec son don propre, son accent à elle, la leçon de l'art antique ; l'autre tressaille perpétuellement de modernité, elle est hantée, elle aussi, par le songe du bonheur et par la grandeur des anciens, mais elle ne s'en contente pas, elle tend toujours à reculer la limite de l'homme, elle travaille la forme, qu'elle semble vouer à une instabilité éternelle ; elle fait bouger l'architecture même, elle la parcourt de mouvements, elle la ponctue d'ombres. Des derniers Byzantins d'Italie aux héritiers de Bernin, on peut suivre, à travers des expressions inégales et dissemblables, le parcours de cette précieuse italianité, ferment de découvertes et de révélations. L'autre, la grande Italie classique, de Cavallini à Giotto, de Giotto à Masaccio et de Masaccio à Raphaël, voit l'accord s'établir avec continuité.

Giotto n'est pas seulement défini par l'accent réaliste et par la puissance pathétique : il est avant tout le créateur d'un ordre monumental, un grand architecte de l'espace. Il a donné à la fresque ses lois essentielles, fréquemment oubliées et sauvées d'âge en âge par quelques hommes de génie. Avant lui, les ateliers byzantins de Toscane tracent sur les murailles les plus savants réseaux graphiques : ces merveilleux artisans de courbes et de contre-courbes définissent par l'ornement l'univers, l'humanité, le drame de l'Évangile. Le secret de ces ondulations si belles, ils le transmettent, non seulement à Sienne, mais à Florence même. Le mouvement dans l'immobile, ces poses ingénieusement fléchies et qui donnent au corps la courbure molle et mathématique d'un instrument de musique, c'est là l'extrême fleur de toute une civilisation dont nous connaissons mal les soucis de style et de technique, et qui prend fin au moment où s'achève la décoration de la basilique d'Assise.

 Groupe de martyrs (Maître de l'église d'Aphentico, Mistra) 
[2] Empire byzantin (1204-1453), Groupe de martyrs (Maître de l'église d'Aphentico, Mistra), fresque, XIVe siècle

Dans toute l'Europe, sur les tympans de nos églises romanes, sur les fresques de Mistra[101], de Studenica[102], de la Curtea de Arges[103], et dans l'école toscane, règne, du XIe au XIVe siècle (la France y renonça la première), une séduisante, énergique et mystérieuse stylistique décorative, où la forme humaine évolue dans un espace à deux dimensions, scandé par une perspective symbolique.

 Hommage d'un homme simple à saint François 
[3] GIOTTO di Bondone (1266-1337), Hommage d'un homme simple à saint François, 1300, fresque, 270 x 230 cm, basilique supérieure, Assise
La Stigmatisation (au dessus de l'entrée)
[4] GIOTTO di Bondone (1266-1337), La Stigmatisation, ca 1325, fresque, 390 x 370 cm, chapelle des Bardi, basilique Santa Croce, Florence
La Prière des Prétendants
[5] GIOTTO di Bondone (1266-1337), La Prière des Prétendants, 1303-1306, fresque, 200 x 185 cm, chapelle des Scrovegni (ou de l'Arena), Padoue
 

Au-dessus de l'Attente des prétendants, à genoux, en prière, et dont les têtes au même niveau définissent une sorte d'horizon humain, pèse avec majesté le grand calme du mur démeublé d'accessoires.

[6] GIOTTO di Bondone (1266-1337), La Rencontre de la porte dorée, 1304-1306, fresque, 200 x 185 cm, chapelle des Scrovegni (ou de l'Arena), Padoue
La Rencontre de la porte dorée
 

La...

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