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Séquences. No. 286, Septembre-Octobre 2013

De
64 pages
« Cinéphagie ou cinéphilie? »: la revue oscille entre ces deux approches, tent[ant] de réconcilier les diverses façons de voir le cinéma en acceptant sainement les mutations du regard » (Élie Castel). En effet, à l’instar de ses récents numéros, Séquences nous propose une grande diversité de points de vue sur le cinéma, allant d’une analyse du cinéma politique lors du dernier Festival de Cannes, d’un résumé du livret de la trame sonore de Mon oncle Antoine et de regards critiques sur les grands films de l’année tels que Au-delà des collines (Mungiu) et Hannah Arendt (von Trotta). À lire aussi : une étude sur la thématique de la nourriture au cinéma et une entrevue avec Denis Côté dont le film Vic + Flo ont vu un ours est en couverture.
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CANNES|PRÉSENCE AUTOCHTONE|CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE - 50 ANS|JEAN COUSINEAU ETMON ONCLE ANTOINE
OE N 286|SEPTEMBRE - OCTOBRE 2013|58 ANNÉE|5,95$
LA MAISON DU PÊCHEUR ALAIN CHARTRAND
AU BOUT DU CONTE AGNÈS JAOUI
HANNAH ARENDT MARGARETHE VON TROTTA
ONLY GOD FORGIVES NICOLAS WINDING REFN
ÉTUDE |LES FILMS DANS LES PLATS
WWW.REVUESEQUENCES.ORG
VIC + FLO ONT VU UN OURS
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Extrait de la publication
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Extrait de la publication
w w w . r e v u e s e q u e n c e s . o r g
Conseil d'administration :Beauregard, Élie Castiel, Yves Mario Cloutier, Odile Tremblay Directeur de la publication :Yves Beauregard Rédacteur en chef :Élie Castiel | cast49@sympatico.ca Comité de rédaction :Luc Chaput (Documentation) Jean-Philippe Desrochers (Dossiers / Études) Sami Gnaba (Entrevues)
Correction des textes :Richard Gervais Rédacteurs :Caillard, Jérôme Delgado, Julie Guilhem Demers, Denis Desjardins, Pierre-Alexandre Fradet, Pascal Grenier, Ismaël Houdassine, Maxime Labrecque, Jean-Marie Lanlo, Francine Laurendeau, Pierre Pageau, Mario Patry, Asher Pérez-Delouya, Charles-Henri Ramond, Patricia Robin, Mathieu Séguin-Tétreault, Julie Vaillancourt, Claire Valade
Correspondants à l'étranger:Aliénor Ballangé (France), Michel Euvrard (France), Anne-Christine Loranger (Allemagne), Pamela Pianezza (France), Maria Stasinopoulou (Grèce)
Design graphique :Simon Fortin — Samouraï Tél. :514 526-5155 |www.be.net/samourai
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MOT DE LA RÉDACTION
Cinéphagie ou cinéphilie ? i d’une part les deux termes communiquent la notion de « cinéma », force est S de souligner que l’engouement que chacun d’eux exerce sur les spectateurs demeure une zone d’ombre, quelque chose de difficile à cerner car lesrègles de conduitene sont pas les mêmes pour l’un et pour l’autre. L’élément le plus important dans le cas de la cinéphagie est celui de la quantité. Pour le cinéphage, l’art de consommer le plus de films possible en un temps déterminé, quels que soient les genres, les réalisateurs, les comédiens et voire même la qualité des films, est un acte de dévotion. La cinéphagie est en quelque sorte une façon de collectionner les films sans nécessairement les conserver en formats « maison ». Le cinéphile, lui, cherche ce qui se fait de mieux dans le monde du cinéma. Chez ce type de spectateur, prime la curiosité, non pas celle qui se rapproche du voyeurisme, mais – au contraire – de la découverte, de la connaissance, de l’intérêt pour l’Histoire du cinéma. Et en principe, c’est un cinéaste que le cinéphile suit : son œuvre, sa démarche, ses transformations, son adaptation aux diverses époques. Il y a, chez le cinéphile, une ouverture d’esprit participative lorsqu’il s’agit de considérer le cinéma comme art créatif. Un cinéphile peutil être dans le même temps également cinéphage? Si l’on se base sur les deux ou trois dernières décennies, la réponse est affirmative puisque les genres normalement appréciés des cinéphages (cinéma de genre, série B, mélodrame, Bollywood, péplum… ) s’inscrivent de plus en plus fréquemment dans le territoire cinéphilique. Car c’est avant tout les changements dans la politique du regard qui en sont la raison. Les établissements supérieurs d’enseignement en études cinématographiques ont ouvert la porte à des genres autrefois impensables dans le milieu. Cette porte d’accès à l’altérité ne peut être que bénéfique, même si parfois des effets pervers s’y glissent parci parlà, laissant des sensations indésirables qui, avec le temps, s’éclipsent rapidement. Dans ce numéro, à l’instar des quelques récents et de ceux à venir, nous tentons de réconcilier les diverses façons de voir le cinéma en acceptant sainement les mutations du regard. Si avecVic+Flo ont vu un ours, Denis Côté côtoie Gore Verbinski etThe Lone Ranger, ou bien encore si Michel Gondry etL’Écume des jourss’harmonisent tant bien que mal avec Guillermo del Toro et sonPacific Rim, c’est parce que chacun d’eux a des choses importantes à dire sur quelques éléments fondamentaux de l’expérience cinématographique: les images, les sensations et, plus que tout, la complicité entre le spectateur et le réalisateur. Pour le cinéphage, c’est une question de satisfaction éphémère mais tout de même légitime; pour le cinéphile, un rapport/échange intellectuel avec le créateur. C’est sous cet angle que le numéro que vous tenez entre vos mains a été conçu.
Élie Castiel Rédacteur en chef
Photo : Un cinéma dans les années 60 (The National Archives UK) Extrait de la publication SÉQUENCES286|SEPTEMBRE — OCTOBRE 2013
Extrait de la publication
SOMMAIRE
Vic+Flo ont vu un ours PANORAMIQUE 1Mot de la rédaction Cinéphagie et Cinéphilie
4
7
14
16
18
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Manifestations Cannes – Prise II|Présence autochtone
Scripts Comédie, mode d’emploi – Entretien avec Judd Apatow> La puissance comique contre les impuissances exis-tentielles|Les cinémas du Maghreb et leurs publics> E pluribus unum|Le Fespaco, une affaire d’États>À la merci de l’évolution|Full Service : Sexe, amours et secrets de stars>Les aventures de « Monsieur Sexe » à Hollywood |Tout ce que tu possèdes : scénario et regards croisés> De lumière et d’espoir|Cinéma et audiovisuel latino-américains: L’Indien, images et conflits|L’Image numérique au cinéma|: Scénario pour un filmUn amour d’UIQ qui manque
Hommage Cinémathèque québécoise>50 ans voués au cinéma
IndustrieQuébec Pierre Alexandre Labelle – confondateur deUnder the Milky Way>Défis économiques de la distribution digitale
Trames sonores Jean Cousineau | Mon oncle Antoine>La quintessence de l’Amérique
Salut l'artiste [Jean] Bach … [John D.] Wilson
ÉTUDE 23les films dans les plats Du péché épicurien au savoir-faire alimentaire, une célébration des sens
En couverture :Vic+Flo ont vu un oursde Denis Côté
ARRÊT SUR IMAGE 28 Flashback La Grande Bouffe>Du passé, faisons table pleine.
30
32
Horschamp Le Premier Homme>Le juste
L'écran DVD Behind the Candelabra>The King of Bling
LES FILMS 34 En couverture Vic+Flo ont vu un ours>Élégamment méchant|Denis Côté>« On oublie que le 35mm, c’est encore ce qu’il y a  de plus beau. C’est l’époque ! »
38
48
6064
Gros plan Au-delà des collines>Choc au sommet|Bling The Ring>Boy meets girls|L’Écume des jours>Autant en emporte le Vian| Hannah Arendt>Le vrai visage du mal|Only God Forgives>Beauté désespérée
Critiques Au bout du conte>Destin et libre arbitre de la vie quotidienne|Drug War>La loi du milieu|Fill the Void> La Juive qui filmait|The Lone Ranger>Pâle imitation| Louis Cyr : L’homme le plus fort du monde>Le contede Cyr, un Québécois vrai|La Maison du pêcheur>De grandes espérances|of Steel Man >Le maelström d’acier|Pacific Rim>Du bonbon|Twixt>Le code de production de Coppola|World War Z>Fuyez, pauvres fous!
Vues d'ensemble er 1 Amour|Les Amants passagers|Ce que le jour doit à la nuit| Do Not Disturb| Much Ado About Nothing|Pierre de patience|Voyez comme ils dansent
Mise aux points [Une sélection des films sortis en salle]
Only God Forgives
Extrait de la publication
SÉQUENCES286|SEPTEMBRE — OCTOBRE 2013
4
PANORAMIQUE|Manifestations
Festival de Cannes Le cinéma politique se porte encore bien Dans la section Un Certain Regard, cette année, nous retrouvions une grande quantité de films politiques de qualité. Le cinéma politique comme genre est un phénomène des années 1970, un peu ce que l’on a nommé la « politique-fiction ». La reconstitution historique ou la chronique sociale servent pour créer un cinéma politique de réflexion. En 2013, la tradition s’est maintenue.
Pierre Pageau
L’IMAGE MANQUANTE(RITHY PANH) Le plus bel exemple de cinéma politique, à la fois réflexif et cinématographique, a été celui du film de Rithy Panh. Nous attendions son film avec un grand intérêt, conscients de la valeur de plusieurs de ses films précédents :S21, la machine de mort Khmère rouge(2002),Les Artistes du théâtre brûlé(2005) etDuch, le maître des forges de l’enfer(2010). Nos attentes ne sont pas déçues; d’ailleurs, le jury a décerné son Grand Prix àL’Image manquante. Dans le dossier de presse, Panh dit : « Ce que je vous donne aujourd’hui n’est pas une image, ou la quête d’une seule image, mais l’image d’une quête : celle que permet le cinéma.» Au cœur de ce film, il y a une question : comment représenter la guerre, représenter l’horreur, représenter l’indicible ?Nuit et Brouillard (1956), d'Alain Resnais, faisait bien comprendre que le travail esthétique est nécessaire pour décrire l’horreur et l'ineffable. Panh a retenu la leçon à sa façon : il va fabriquer de petites ma rionnettes qui devront les représenter, lui et sa famille, lors du grand « dérangement » au Cambodge, entre 1975 et 1979. Cette foisci, le film est encore plus autobiographique que ses précédents parce qu’il fonctionne à partir d’une voix off au « je ». Il parle à son père, un homme qui n’a rien dit lors des atro cités des Khmers rouges. Mais, selon le fils, ce silence fut le plus grand cri de révolte. Cette voix off et les marionnettes nous font revivre et comprendre le génocide de l’intérieur. Panh utilise ses marionnettes, statiques,
SÉQUENCES286|SEPTEMBRE — OCTOBRE 2013
pour concrétiser ce qui n’existe pas : des images (animées) de la monstruosité des Kmers rouges. L’effet est saisissant et totale ment convaincant.
OMAR(HANY ABUASSAD) Omarest un autre film qui fait preuve d’engagement et d’audace. Le film prend cause et parti pour la Palestine, et d’une façon bru tale parfois. Omar tente de franchir le mur qui sépare les deux territoires. Pourquoi ? Non pour une raison politique mais pour pouvoir rejoindre Nadia, la fille qu’il aime. Au départ,Omarest donc une sorte deRoméo et Julietteen territoire palestinien. Ensui te, Omar et ses deux amis tuent un soldat israélien. La réplique d’Israël est rapide et vive. Et c’est Omar qui sera pris. La suite et la fin du film deviennent plus politiques. La torture, la délation, une détention incompréhensible témoignent bien du conflit persis tant, et pratiquement sans issue, entre Palestiniens et Israéliens. Bref, une histoire d’amour et une tragédie politique se nouent et permettent au film d’échapper à un simplisme de la démons tration. Le récit, parfois inutilement compliqué, demeure cependant compréhensible et crédible. Parce que les personnages et les comédiens (des non profes sionnels) témoignent bien de leurs émotions. Parce qu’une utilisation intelligente du gros plan sert aussi bien le contenu politique que les émotions. Ces émo tions sont celles d’un
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L'Image manquante
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