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Si ma chanson t’arrive

De
274 pages

Voici 250 chansons aux évocations ardentes, à la fois sentimentales, drôles, bouleversantes, militantes, introspectives, légères ou amoureuses à l'extrême. Un parcours singulier et expérimental en 14 chapitres, rehaussé des couleurs tour à tour douces ou appuyées du grand théâtre de la vie.
L'auteur, s'adressant au public le plus large en même temps qu'aux acteurs du monde de la chanson, relève ici le défi de donner à entendre, par leur simple lecture, la musique, le rythme, la mélodie des mots et des vers dans leur vibration et leur poésie primales, proposant à chacun d'entrer à l'écoute des résonances de son propre cœur, et de se laisser transporter dans ces régions où se situent les enjeux décisifs de notre présence sur terre et du rôle que nous acceptons d'y jouer.


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Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-77028-8
© Edilivre, 2014
Du même auteur : (non encore publiés)
• le Voyage illuminé (dessins et poésie)
Du même auteur
• Rêves de Brume, Nuits de Lune (dessins et haïkus)
• Capsulesuivi deles Zavatars (bandes dessinées humoristiques)
Textes, mise en page initiale et effets graphiques : ©YvonLesouef2014
Tous les textes de ce livre font l’objet d’un dépôt spécifique et permanent de copyright : Droits d’auteur enregistrés,CopyrightDepot.comsous le numéro00053616 Le certificat est consultable en ligne à l’adresse : http://www.copyrightdepot.com/cd59/00053616.htm
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Dédicace
à ceux qui cherchent la voie juste en eux-mêmes, dans leur relation aux autres et au monde dans sa globalité, incluant le respect de toute forme de vie
Introduction
Ce recueil de paroles de chansons s’adresse à la fois aux amateurs de littérature poétique et « populaire » à la recherche de sens et d’émotion, et aux acteurs (actuels ou à venir) du monde de la chanson, chanteurs et chanteuses, compositeurs et musiciens, qui s’en verraient inspirés et souhaiteraient me proposer leur collaboration, à la fois pour les textes déjà mis en musique ou pour les nombreux autres qui attendent encore leur accompagnement.
La plupart sont ici présentés pour la première fois dans leur version définitive (ou le plus près de l’être !), après avoir été remaniés, peaufinés, voire refondus tout ou partie pour certains, le recul des années s’étant révélé salutaire à mettre en évidence insuffisances, lourdeurs ou faiblesses.
J’ai tenu à présenter ce travail non pas sous la forme vulgaire de catalogue mais sous celle d’un recueil structuré et organique. Longuement méditée et âprement mise en place, une architecture a fini par s’imposer, se présentant comme une longue structure en arche soutenue par quatorze chapitres.
Chacun de ces chapitres a sa tonalité propre, qui s’oppose ou s’unit au précédent, le tout formant une entité voulue solide et cohérente, ce qui était le challenge en partant d’un ensemble épars de plus de 550 textes composés sur une période de nombreuses années. Chaque chapitre est également une entité propre, avec un corps, une pensée, une volonté directionnelle, un ressenti spécifique. Je souhaite avoir réussi à construire un livre ayant sa logique de parcours, son unité et sa force, sans priver chaque chanson de son autonomie initiale.
Succession de climats, donc, de sentiments, d’impressions, d’évocations, d’humeurs, d’idées, de narrations, d’affirmations, de prises de position. D’un mouvement de balancier parfois radical, le lecteur se trouve ainsi projeté sur des rivages tantôt mouvementés, passionnés, sereins, inquiets, joyeux, tendres, sentimentaux, sensuels, frivoles, rageurs, vindicatifs, naïfs, drôles, sarcastiques, jubilatoires, cyniques, sublimes, fatals, désespérés, mystiques, nihilistes, angéliques ou démoniaques… Quête impérieuse prenant la forme d’un combat aux soubresauts parfois gigantesques entre l’ombre et la lumière, alternance entre sérieux, gravité, nostalgie, douleur, d’une part et légèreté espiègle, fantaisie, euphorie, jubilation d’autre part, où la joie et la confiance en la vie reviennent toujours s’affirmer.
Ce parcours affublé d’un fond bigarré et chaotique, étend ses inspirations à des régions peu ou pas fréquentées dans le domaine de la chanson française (en tout cas de celles qui occupent les ondes radio et surtout télé) et s’accompagne tout naturellement d’une variété de styles appropriée quant à la forme. Si la structure de chaque texte reste simple, qu’il soit avec ou sans refrain, la langue varie, et passe des accents d’une certaine poésie, lyrique ou symbolique, à ceux du langage parlé, ou ceux de la chanson de variété d’aujourd’hui, ou encore de celle dite « à texte » (bien que les limites entre ces catégories ne soient pas simples à définir, et que je m’emploie à les brouiller).
J’accorde beaucoup d’importance à la musicalité intrinsèque du vers (les mots ayant leurs propres timbres), et à sa rythmique (les coupes internes sont nécessaires quand le vers est long). Si certains « e » en fin de mot restent muets comme dans le langage parlé, d’autres, comme dans la poésie classique, sont prononcés et chantés, formant un pied de plus à compter dans la métrique du vers. Le lecteur attentif comme le mélodiste s’en rendra compte facilement en comparant, pour chaque chanson, deux ou trois des couplets entre eux, la structure métrique restant constante d’un couplet à l’autre, même si les vers peuvent être chacun de longueur inégale à l’intérieur du couplet lui-même. Ainsi repérée, cette métrique donne un rythme déterminé au vers, et donc une assise stable au compositeur pour caler sa mélodie (ce qui évite d’avoir
recours à certains artifices plus ou moins heureux). Mais il peut, bien sûr, ne pas tenir compte de ces prérogatives, et parfois aboutir à d’aussi bons résultats…
La catégorie la plus représentée reste la chanson d’amour, que j’ai aimé revisiter d’une multitude d’approches et de points de vue, dans mon identité d’homme principalement, mais aussi à l’occasion m’incarnant virtuellement en femme pour des textes exclusivement destinés à des interprètes féminines. Ce qui ne les empêche pas, bien sûr, d’en aborder d’autres. Je me suis également « incarné » en enfant, en robot, en extra-terrestre, en monstre, en rat, etc… ! Au travers du «je» introspectif le plus souvent utilisé, je me présente donc comme un acteur transformiste dans le «jeu» de plusieurs personnages, investissant la scène chacun à leur tour, exprimant leur singularité, leurs différences, leurs espoirs, leurs convictions. Jeu de caméléon, donc, qui en disant les ressentis de différents caractères pourrait aussi bien être l’expression des nombreux aspects d’une conscience fluctuante, personnelle ou collective, aux prises avec le choc des coups, le questionnement, les espoirs et les désirs face au théâtre parfois si brutal et d’apparence absurde, de la vie de tout un chacun.
C’est majoritairement l’inspiration qui m’appelle et me guide dans ma passion d’écrire, et c’est elle qui vient ouvrir les robinets des deux ou trois containers indispensables à son expression : la sensibilité, la mémoire émotionnelle, et l’imagination. J’essaie de servir humblement et au mieux cette inspiration, la longue expérience des années m’ayant montré que c’est de cette « grâce », et de là seul, que vient le meilleur de ce que je produis : ce sur quoi il reste toujours une force et un mystère irréductibles. J’écris donc en général dans une certaine « urgence calme », liée à la nécessité de ne pas laisser s’enfuir un certain « souffle magique », et de tenter de dire l’essentiel, le vital, le caché, le subtil, l’indicible même, dans la liberté de créer, loin de tout dictât, qu’il soit économique ou culturel. Ainsi certains de mes titres s’orientent naturellement vers une certaine chanson dite « de variété » (tout en la revendiquant de qualité !) ou vers une poésie simple, naïve, parfois « à l’ancienne » et voulue telle (que certains jugeront archaïsante), quand d’autres textes sont résolument plus intellectuels et complexes, ou encore dirigés vers la marge, le peu fréquenté, voire le peu fréquentable au goût de certaines sensibilités !
À cet égard, le chapitre 7 présente un kaléidoscope des textes les plus limites, les plus en rupture même, contenant du rageur, du cinglant, du violent, du tragique, du bizarre, du gothique, du fantastique, de la science-fiction, de l’horreur, et même avec de bonnes bouffées d’humour (plus ou moins noir) occasionnelles, il se recommande assez peu aux personnes très fragiles ou mal à l’aise avec ces genres. À contrario, il pourrait attirer et réjouir les lecteurs, musiciens et interprètes en recherche d’inédit en matière de chanson, ou à qui d’autres chapitres auraient parus un rien lénifiants. Une occasion, à mon avis, de déployer ici des ambiances sonores étranges et aventureuses (post-modernisme, ambient hypnotique et électro expérimentale bienvenus…). Il reste que les nombreuses métaphores et allégories sont largement dispensées dans tous les genres et qu’elles véhiculent différents niveaux de lecture, conscients ou inconscients d’ailleurs, mais opérationnels : les chansons ont de toute évidence des fonctions subliminales, et par là-même, parfois thérapeutiques. Et ce n’est pas là, pour moi, une des moindres raisons d’en écrire.
Une belle collection de titres a été mise en musique à ce jour, signalés par les symboles  : le premier signe les œuvres de la mélodiste Claire Lefebvre, qui m’offre sa collaboration depuis 2006, le second les miennes ; les deux réunis indiquant une création en commun. Les symboles occasionnels indiquent des chansons à priori exclusivement destinées au sexe correspondant.
La mise à disposition sur Internet de plusieurs maquettes sonores est actuellement à l’étude,
afin de fournir à cette publication un complément bienvenu (et depuis longtemps réclamé par certains !). Toutes les informations relatives à ce projet et à la publication du livre en général seront régulièrement détaillées et mises à jour sur mon site internet ou son blog associé : yvonlesouefcréations.jimdo.com où de plus chacun est inviter à me transmettre ses commentaires, et où les artistes intéressés pourront également me contacter. Je suis notamment, mais pas seulement, en recherche d’un groupe folk (ou pop-folk) progressif qui aurait une sensibilité pour les musiques anciennes (Moyen-âge et traditionnelles) tout en voulant y intégrer des éléments modernes et originaux (mais avec classe !), afin d’interpréter par exemple des titres comme ceux des chapitres 3, 8, 10 et 11, en incluant deux voix lead (duo mixte). Il y a pour le reste de nombreuses possibilités pour les interprètes et les compositeurs quel que soient leurs goûts et leur genre de prédilection : acoustique, électrique, électronique… Yvon Lesouef, mars 2014
1
Un Rêve d’Amour
Le Temps de nos Splendeurs ©YvonLesouef2014
De mon cœur sombre et bouillant Jailliront des laves bleues Et des saphirs explosant Au vert miroir de tes yeux
Je t’offrirai les élans De ma tendresse et leurs feux Pour cet éternel instant Où l’espace s’ouvre en deux
De mon cœur doux et patient Naîtront d’invisibles roses Et des flammes d’iris blancs Pour des incendies qu’on ose
Je t’offrirai comme un chant Leurs parfums d’apothéose Et la joie d’un cœur vivant Brûlante métamorphose
Quand j’ouvrirai
Les portes de mon cœur
À tes frémissements
Des profondeurs
Quand pour entrer
Au temple des saveurs
Nous vivrons l’heureux temps
De nos splendeurs
De mon cœur aux notes noires Tu goûteras le ressac Les fulgurances d’ivoire De l’écume de mes lacs
Je t’offrirai pour le soir Les rouges chauds des hamacs Pour nos matins tout l’espoir Jailli des tombeaux de Pâques
Quand j’ouvrirai
Les portes de mon cœur
À tes frémissements
Des profondeurs
Quand pour entrer
Au temple des saveurs
Nous vivrons l’heureux temps
De nos splendeurs
De mon cœur secret à part Je peindrai des ciels nouveaux Nervurés ou léopards Pour toi les ciels les plus beaux
Je t’offrirai les plus rares Les inattendus joyaux Ceux dont les astres nous parent Flamboyant de leurs anneaux
Quand j’ouvrirai
Les portes de mon cœur
À tes frémissements
Des profondeurs
Quand pour entrer
Au temple des saveurs
Nous vivrons l’heureux temps
De nos splendeurs