Space Opera

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Space Opéra est un essai qui reprend la majorité des thèmes de la science-fiction diffusée à la télévision depuis ces quarante dernières années. Il intègre également l'évolution des grands classiques de cet univers tels que Star Trek, Battlestar Galatica, Doctor Who, etc. Ainsi, Space Opéra répond aux questions que tous les fans de SF se sont déjà posés. Par exemple, est-ce que la condition Androïde avait le même traitement dans les années 70 que dans la nouvelle œuvre de Ronald D Moore ?
Publié le : jeudi 1 janvier 2015
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EAN13 : 9782336366302
Nombre de pages : 152
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Cyril-Mickaël Callejon
Space Opéra est un essai qui reprend la majorité des thèmes
de la science-fi ction diffusés à la télévision depuis ces
quarante dernières années. Il intègre également l’évolution
des grands classiques de cet univers tels que Star Trek,
Battlestar Galactica, Doctor Who, etc. Ainsi, Space Opéra
répond aux questions que tous les fans de SF se sont déjà
posés. Par exemple, est-ce que la condition Androïde avait
le même traitement dans les années 70 que dans la nouvelle
œuvre de Ronald D. Moore ?
« La totalité de la mythologie geek décryptée dans un ouvrage
renversant et sans comparaison, qui propose d’accompagner
le lecteur avec un contenu vidéo éponyme, édité en parallèle ».
40 ans de Science-Fiction à la télévision
Cyril-Mickaël Callejon est un créateur de contenu, musique,
scénario, réalisation, chronique… il est un explorateur
prolifi que des médias et des cultures de l’imaginaire. Grand
passionné de l’histoire du média télé et la science-fi ction
en tant que mouvement culturel il analyse et décrypte les
tendances qui deviendront un jour nos références.
Préface de Yvan West Laurence
ISBN : 978-2-343-04981-6
15,50 €
Cyril-Mickaël Callejon
Space opéra12Space opéra
34Cyril-Mickaël Callejon
Space opéra
40 ans de Science-Fiction
à la télévision
Préface de Yvan West Laurence
5Partagez l’univers de Space opéra aussi en vidéo sur la
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© L’HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique ;
75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-04981-6
EAN : 9782343049816
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Merci aux deux Mickaël, Alex, Doriane, Vince, Lorraine
et à tous ceux qui m’ont permis par leur bienveillance et
leurs encouragements de réaliser cet ouvrage.
78QU’EST-CE QUE TU NOUS CHANTES
AVEC LE SPACE OPÉRA ?
La science-fction n’a jamais été en odeur de sainteté en
France. Que ce soit sous forme de romans, de nouvelles,
de séries TV, de flms, c’est un sujet qui dépasse totale -
ment les sacro-saints garants de notre culture occidentale.
Une expression était par ailleurs souvent utilisée pour se
moquer de ce sujet qui ne faisait pas sérieux « mais enfn,
nous sommes en pleine science-fction ! ». Pas question de
remettre en question les messages de Pantagruel et
Gargantua, les contes de Perrault, même les Dieux Grecs et
Romains ont toujours la côte, mais les histoires qui seraient
non seulement des fctions, et donc pas réelles, mais ins -
pirées par la science, ne sauraient avoir leur place dans la
bibliothèque de Monsieur tout le monde. Ses sujets de préd-i
lections, robots, clones, révolte des machines, voyages dans
l’espace, voire dans le temps, mondes post-apocalyptiques,
l’avenir de l’homme dans les étoiles, non, décidément, la
science-fction, ça ne fait pas sérieux. Alors imaginez un
peu qu’on vous parle de Space opéra ?
Nous avons un digne représentant des prémices de la S-F
dans le panthéon français des auteurs à succès : Jules Verne.
Pourtant il est moins lu et apprécié dans l’hexagone qu’il
ne l’est aux Etats-Unis, où sont également vénérés d’autres
contemporains de Jules, H.G. Wells ou Edgar Rice
Burrough. Ces auteurs ont pourtant un point commun évident :
faire vivre des aventures palpitantes à des personnages qui
se retrouvent dans des situations inhabituelles, fantastiques.
9Tout le monde a rêvé d’embarquer à bord du Nautilus avant
même que le moindre sous-marin nucléaire ne voit le jour,
découvrir des terres inexplorées, avec un homme sauvage
élevé par des singes, ou des dinosaures n’était pas non plus
pour déplaire aux lecteurs de 20.000 lieues sous les mers,
Tarzan ou Le Monde Perdu. En fait beaucoup de récits
modernes s’inspirent de ces nobles auteurs qui avaient puisé
dans les connaissances et les ressources du XIXe siècle
pour mieux en extrapoler le XXe, et rêver d’un ailleurs
parfois très différent du nôtre. Des anthropologues du possible,
qui s’interrogent si nous deviendrons plutôt Eloï ou bien
Morlock, colons de l’espace ou mutants dans les ruines de
nos cités. À moins que les lois de la robotique de Isaac
Asimov ne nous sauvent ? Mais qu’est-ce que l’opéra vient faire
là-dedans me direz-vous ?
Des nouvelles de science-fction étaient parfois traitées
ainsi, en rapport avec les soap opéras qui singeaient déjà
les sujets classiques, les héros en quête d’aventures en les
plaçant, simplement, dans un cadre spatial. Remplacez les
épées par des pisto-lasers, les chevaux par des vaisseaux
spatiaux, laissez quand même des Princesses de Mars, des
Jungles Vénusiennes, et vous obtenez du Space opéra . De
quoi rêver quelque temps avant de revenir à la lecture des
Mains Sales de Sarte. C’est cela le Space opéra, du rêve
qui emprunte l’allure de la Science Fiction, ses outils, ses
gadgets, pour conter une histoire qui semble millénaire, la
quête du héros, la lutte du Bien contre le Mal.
Et là, peut-être l’avez-vous compris, c’est toute la
différence qu’il y a entre Star Trek et Star Wars, l’un est de la
science-fction, l’autre du Space opéra. L’un se basera bien
souvent sur des aspects scientifques, mais aussi philoso -
phiques, pour développer une histoire, l’autre se nourrit
d’aventures sans se soucier d’expliquer quoi que ce soit, ou
si peu… La différence serait plus évidente si nous avions
10gardé le terme évocateur d’Anticipation. Il n’y a pas
d’anticipation dans le space opéra , juste des aventures spatiales,
il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie. « Un conte
de fée », comme le disait le réalisateur de l’Empire contre
attaque, Lawrence Kasdan, « ce flm est un conte de fée, il
en emprunte les règles, ce n’est pas de la science-fction ».
Mais assez parlé de ces deux monuments de la pop culture
américaine dont les fans se plaisent trop souvent à se crêper
le chignon pour savoir qui de l’un ou de l’autre est le
meilleur, enfantillages qui n’aident pas à redorer le blason de la
SF. Revenons aux origines du Space opéra. Des nouvelles
de SF publiées dans des Pulp Magazines, des illustrations
et couvertures qui invitaient le lecteur potentiel à acheter
cette feuille de chou sans tarder… Le Space opéra est plus
proche du Fantastique, de l’Heroic Fantasy que de la SF,
même dans les illustrations du célèbre Frank Frazetta. Sauf
que dans Heroic Fantasy il y a « Fantasy ». Mais qu’est-ce
qui empêche de parler de l’Exode ou des Sept mercenaires
en mode spatial ? Rien, Battlestar Galactica (1978) l’a fait,
ainsi que les Mercenaires de l’espace (Battle Beyond the
stars, 1980)… On trouve même une adaptation à la sauce
spatiale, avec Sean Connery, excusez du peu, du « Train
Siffera Trois Fois » avec Outland (1981). Bien sûr, ces
exemples ont à voir avec le succès exceptionnel de Star
Wars en 1977, une volonté affchée des studios à reproduire
la formule employée par George Lucas, avec plus ou moins
de bonheur. Et les éléments présents donnent bien, au fnal,
du Space opéra .
Si on réduit le Space opéra à sa plus simple expression,
il nous faut un héros, une quête, une aventure sur une
planète étrange et étrangère et puis voilà… C’est, dans les
grandes lignes, ce qu’a fait Edgar Rice Burrough avec
11John Carter dans sa « Princesse de Mars ». Mars, la 4e
planète de notre système solaire qui n’a jamais cessé de
nous faire rêver. Mars, qui emprunte son nom au Dieu de
la Guerre Romain, qui s’appelait Arès chez les Grecs, et
à qui l’on doit, aussi, le terme de « martial » et donc les
« arts martiaux ». Mais surtout, Mars, la planète rouge,
que beaucoup pensaient habitée, à cause de ses fameux
canaux, cachant sans doute une civilisation équivalente à
la nôtre et peut-être belliqueuse. Du temps de Tarzan et de
la conquête de l’Ouest, on n’aurait pas confondu la menace
martienne avec la menace communiste, mais il n’était pas
exclu, qu’un jour, notre voisine soit visitée ou même
colonisée… Alors pourquoi ne pas inventer des civilisations
martiennes, appeler Mars de son vrai nom, Barsoom, et y
plonger un terrien qui, libéré de la gravité terrestre,
développe des capacités extraordinaires ? Les débuts des
aventures de John Carter datent de 1912. C’est du « planète
opéra » puisque « limité » à une planète, Mars, et qu’il
n’y a pas de vrai voyage dans l’espace, mais nous
assistons là à la naissance du Space opéra , dans des histoires
complexes, où les combats épiques se disputent la place
dans un récit aux implications géo-politiques, et les
complots décideront du sort de peuples entiers. On peut citer le
très sérieux Dune de Frank Herbert, dont la saga résonne
dans l’âme de plusieurs générations de lecteurs (moins sûr
pour le flm ou la série TV) mais aussi le délirant Guide du
Voyageur Galactique de Douglas Adams.
Les adaptations cinématographiques, voire télévisuelles,
rendent rarement hommage à l’œuvre originale, au texte,
mais j’ose dire ici que John Carter, par Disney, était une
réussite en tout point, ce qui a visiblement échappé au
public et c’est bien dommage. L’univers de Barsoom y est
magnifquement dépeint, les effets spéciaux servent l’histoire
12et non le contraire, et l’émotion, l’épique, le merveilleux se
taillent des parts de lion dans ce qui est, pour moi, le plus
beau flm de Space opéra des années 2010.
Nous fnirons ce bref survol du Space opéra par quelques
exemples piochés non pas dans la littérature mais dans
l’audio-visuel qui a souvent la préférence des jeunes
générations. Citons pêle-mêle Firefy, la série de 13 épisodes de
Joss Whedon qui a abouti au flm Serenity (c’est même du
Space Western pour ainsi dire), Babylon 5 de Joe Michael
Straczynski, Cosmos 1999 de Gerry et Sylvia Anderson,
Stargate qui voulait renouveler le flm d’aventure au cinéma
et s’est retrouvé avec un univers extrêmement vaste à
travers la Porte des Etoiles exploité avec 10 saisons de SG1,
5 saisons de Stargate Atlantis et 2 saisons de Stargate
Universe (sans compter les téléflms), ou encore les Chroniques
de Riddick, où les règles du Space opéra sont
scrupuleusement observées. N’oublions pas les dessins animés, Albator
étant encore l’exemple le plus évident de Space opéra (il y a
même une série animée adaptant l’Anneau des Nibelungen),
suivi de Space Adventure Cobra, ou encore Ulysse 31…
Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que l’aventure vous
attend, au-delà des étoiles, et c’est sans doute tout là-haut que
Cyril vous attend avec impatience…
Yvan WEST LAURENCE
Octobre 2014, Planète Terre.
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